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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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vendredi 2 mai 2014

USA: le taux de chômage au plus bas depuis près de six ans

Washington - Le taux de chômage aux Etats-Unis a chuté de façon spectaculaire en avril pour atteindre son plus faible niveau depuis septembre 2008, selon les chiffres officiels publiés vendredi par le département du Travail.

Le taux de chômage s'est établi 6,3% en avril, contre 6,7% en mars tandis que l'économie a créé plus d'emplois que prévu à 288'000.

Les analystes s'attendaient à un recul du taux de chômage au sortir de l'hiver, où le mauvais temps a nettement ralenti l'activité, mais pas d'une telle ampleur. Leur prévision médiane tablait sur un taux de chômage à 6,6% avec 210'000 créations nettes d'emplois.

Le nombre de chômeurs s'établit désormais à 9,8 mio, en chute de 733'000.

Les créations d'emplois sont intervenues dans de nombreux secteurs, précise le ministère.
Les services aux entreprises affichent 75'000 nouvelles embauches, le commerce de détail 35'000, la restauration 33'000 et le bâtiment 32'000.

Le ministère a par ailleurs révisé en hausse les créations d'emplois de mars qui s'élèvent désormais à 203'000 au lieu de 192'000 précédemment estimé.

Le taux de participation à la population active (qui regroupe les personnes ayant un emploi et celles qui en recherchent un activement) a toutefois reculé de 0,4 point de pourcentage, soit 806'000 personnes, pour s'établir à 62,8%.

Sur un an, l'économie américaine a créé 190'000 emplois par mois en moyenne.

La durée moyenne hebdomadaire travaillée est demeurée inchangée à 34,5 heures tandis que le salaire horaire moyen est demeuré à 24,31 USD.






awp

dimanche 19 janvier 2014

Obama attendu à Bruxelles le 26 mars pour un sommet UE-USA

BRUXELLES - Le président américain Barack Obama est attendu le 26 mars pour un sommet UE-Etats-Unis, a appris vendredi l'AFP de source européenne.

Le président américain s'entretiendra avec le président du Conseil de l'UE Herman van Rompuy et avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Le sommet sera l'occasion pour Barack Obama de répondre aux attentes de l'Union européenne en vue de rétablir la confiance, érodée par les révélations sur l'ampleur des programmes d'espionnage mis en oeuvre par les Etats-Unis, a-t-on précisé.

Le président américain a annoncé vendredi son intention de rogner les pouvoirs de l'agence de renseignement NSA en réformant la collecte de données téléphoniques, sans pour autant y renoncer, et il a promis de ne plus espionner les dirigeants de pays amis.

La Commission européenne a salué ces engagements comme un pas dans la bonne direction, mais a demandé qu'ils soient suivis d'actes.

La confiance dans l'utilisation des flux de données par les Etats-Unis a été ébranlée par les révélations sur les programmes d'espionnage et a besoin d'être rétablie, a insisté la Commission dans un communiqué.

L'ampleur de l'espionnage américain a été condamné par le Parlement européen qui a réclamé la suspension de plusieurs accords, notamment l'accord Swift permettant le transfert de données sur les transferts bancaires, pour sanctionner ces pratiques.

La Commission européenne n'y a pas donné suite , mais a averti Washington qu'elle attendait des avancées dans les négociations engagées par Viviane Reding, la vice-présidente de la Commission responsable de la Justice, pour un accord général sur la protection des données qui permette aux citoyens de l'UE d'engager des actions aux Etats-Unis en cas de mauvaise usage de leurs données personnelles, ce qui leur est actuellement refusé.

Le sommet UE-Etats-Unis sera également l'occasion de faire le point sur les négociations commerciales engagées depuis juillet pour créer l'une des plus importantes zones de libre-échange du monde afin de doper l'économie des deux côtés de l'Atlantique. Le quatrième cycle de ces négociations doit avoir lieu en mars à Bruxelles.

Barack Obama arrivera de La Haye, où il participera au 3e sommet sur la sécurité nucléaire (NSS) organisé les 24 et 25 mars. Il a également prévu de se rendre au Vatican pour une audience avec le pape François dont la date doit encore être fixée.






afp

jeudi 17 octobre 2013

Obama promulgue la loi mettant fin à la crise budgétaire

WASHINGTON - Le président Barack Obama a promulgué tôt jeudi matin la loi qui relève le plafond de la dette et écarte le risque d'un défaut des paiements, mettant fin à deux semaines de bataille politique et d'incertitude sur les marchés, a annoncé la Maison Blanche.

Le président américain a signé le texte après que le Congrès ait relevé mercredi soir le plafond de la dette du pays jusqu'au 7 février.

M. Obama avait affirmé plus tôt lors d'une intervention à la Maison Blanche que les élus auraient à regagner la confiance des Américains après deux semaines d'affrontements politiques, et dit souhaiter cesser de gouverner de crise en crise.

Le Sénat américain puis la Chambre des représentants ont adopté successivement mercredi soir à de larges majorités un texte de compromis dévoilé quelques heures plus tôt, après d'intenses tractations et des semaines de péripéties parlementaires.

Selon les termes du compromis, le Trésor est autorisé à emprunter jusqu'au 7 février, et l'Etat fédéral est financé jusqu'au 15 janvier.


Accord à court terme

Cette "capitulation" des républicains, qui n'ont pas obtenu comme ils l'espéraient le report de la réforme du système de santé, dite "Obamacare", n'a été possible que parce qu'il ne s'agit que d'un accord de court terme. Des négociations vont se poursuivre en coulisses.

Pour la majorité des observateurs, le fait que l'"Obamacare" sorte presque intact des négociations est une victoire pour Barack Obama. En revanche, le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, sort affaibli de cet épisode, en raison de ses difficultés manifestes à fédérer les différentes tendances des républicains.



awp

mardi 1 octobre 2013

USA: l'Etat fédéral américain au chômage technique

Washington - L'Etat fédéral américain a été mis au chômage technique mardi matin pour la première fois depuis 17 ans, ce qui devait affecter des centaines de milliers de fonctionnaires, faute d'un accord sur le budget au Congrès.

Malgré d'intenses tractations et une soirée d'allers-retours entre le Sénat à majorité démocrate et la Chambre des représentants dominée par les républicains, aucun projet de loi de finances n'a pu être adopté à temps pour le début de l'exercice budgétaire 2014, qui a commencé à 00H00 mardi (04H00 GMT).

La Maison Blanche a donc ordonné peu avant minuit aux agences fédérales de déclencher la cessation partielle de leurs activités, à laquelle elles s'étaient préparées.

Barack Obama avait tenté une ultime intervention lundi, en avertissant qu'une paralysie de l'Etat fédéral aurait "des conséquences économiques très réelles pour des gens dans la vraie vie, et tout de suite".
"Ils l'ont vraiment fait", a déploré le président dans un tweet peu après minuit.

Le président a promulgué lundi soir une loi garantissant aux militaires qu'ils seront payés à temps quoiqu'il arrive.

L'échec du Congrès marque la culmination de 33 mois d'un bras de fer continu sur le budget entre les démocrates et les républicains, qui ont repris le contrôle de la Chambre en janvier 2011 après l'élection de dizaines d'élus du Tea Party.

Du département de la Défense à l'agence de protection de l'environnement, tous les services fédéraux sont sommés de réduire immédiatement leurs effectifs au minimum vital, parfois à seulement 5% de leur personnel. La sécurité nationale et les services essentiels sont exemptés.

Mais environ 800'000 fonctionnaires jugés non essentiels, sur plus de deux millions, auront quatre heures mardi matin pour se présenter à leurs bureaux, ranger leurs affaires, annuler leurs réunions et rentrer chez eux. Jusqu'à ce que le Congrès s'accorde pour allouer des crédits finançant les agences fédérales.

L'un des impacts les plus visibles sera observé dans le secteur du tourisme. La totalité des parcs naturels du pays, géré par le National Park Service, dont les immenses parcs Yosemite et le Grand Canyon, et les musées Smithsonian de Washington, n'ouvriront pas leurs portes au public mardi matin.
En avril 2011, le président Barack Obama s'était rendu au Lincoln Memorial de Washington au lendemain d'un accord in extremis pour financer les opérations gouvernementales. Cette fois, le monument restera fermé.

"OBAMACARE"

La cessation des opérations gouvernementales a déclenché une tempête politique, chaque camp accusant l'autre d'intransigeance.

"C'est une honte que ces gens, élus pour représenter le pays, finissent par représenter le Tea Party et les anarchistes", a tonné Harry Reid, chef de la majorité démocrate.

"Nous en sommes là car le président et les démocrates du Sénat voulaient ce résultat depuis le début", a écrit le républicain Ted Poe sur Twitter.

Mais certains admettaient que l'opinion rejetterait la faute sur les républicains. Ceux-ci "vont être perçus comme ayant bloqué et provoqué la cessation des activités de l'Etat fédéral", a déclaré lundi soir le sénateur John McCain.

La raison du blocage s'appelle "Obamacare", le surnom de la réforme du système de santé de Barack Obama. Les républicains exigeaient que tout accord budgétaire revienne, d'une manière ou d'une autre, sur cette loi emblématique du premier mandat de Barack Obama, votée en 2010. A partir de mardi, des millions d'Américains démunis d'assurance maladie vont pouvoir s'inscrire sur un site gouvernemental pour demander à bénéficier d'une assurance subventionnée à partir du 1er janvier 2014.

Tout Américain devra être assuré à compter de cette date, sous peine d'une pénalité fiscale d'un montant d'abord symbolique (95 dollars en 2014).

Cette obligation, validée de fait par la Cour suprême en 2012, est assimilée à un abus de pouvoir de l'Etat fédéral par les républicains, qui ont voté des dizaines de fois pour l'abroger, toujours en vain. Ils pointaient aussi, à raison, que la loi n'était pas tout à fait prête, le gouvernement ayant reconnu que les systèmes informatiques ne seraient pas opérationnels dès le premier jour.

A l'heure du déclenchement du "shutdown", qui n'affecte pas les administrations locales des 50 Etats, la Chambre débattait toujours d'une quatrième version de son budget, avec un vote prévu dans la nuit, mais sans espoir de dénouement immédiat.








awp

lundi 16 septembre 2013

Fed: Larry Summers plie sous les critiques et retire sa candidature

Washington - L'ancien secrétaire américain au Trésor, Larry Summers, qui a créé la surprise en se retirant dimanche de la course à la présidence de la Banque centrale américaine, a plié sous les critiques, laissant la porte ouverte à la nomination de Janet Yellen, première femme à ce poste.

Dans une lettre datée de dimanche sur papier à en-tête de l'université d'Harvard et adressée à Barack Obama, l'ancien président de la prestigieuse université écrit au président: "c'est à mon grand regret que j'ai compris que mon éventuel processus de confirmation (ndlr: devant le Congrès) serait acrimonieux et ne servirait ni l'intérêt de la Réserve fédérale, ni celui du gouvernement ni même ceux de la reprise économique de notre nation".

"J'ai parlé avec Larry Summers et j'ai accepté sa décision de retirer son nom de la candidature à la présidence de la Réserve fédérale", a indiqué pour sa part M. Obama dans un communiqué.

"Larry était un membre clé de mon équipe au moment où nous faisions face à la pire crise économique depuis la Grande Dépression, et c'est pour une part non négligeable grâce à sa compétence, sa sagesse et ses qualités de dirigeant que nous avons remis l'économie sur la voie de la croissance et réalisé les progrès que nous constatons aujourd'hui", a ajouté le président Obama.

Le Wall Street Journal a indiqué que M. Summers et le président avaient évoqué la décision au téléphone.

Lawrence Summers, 58 ans, qui a été principal conseiller économique du président Obama pendant sa campagne électorale et ses deux premières années à la Maison Blanche, était vu comme le candidat favori de la Maison Blanche face à Janet Yellen, 66 ans, l'actuelle numéro deux de la Banque centrale, pour succéder à Ben Bernanke à la tête de la Fed.

Mais l'économiste réputé, dont on vante l'intelligence mais dont on craint le caractère abrupt, avait suscité de vives critiques et l'opposition d'élus.

Dans la lutte d'influences qui opposait les camps des deux candidats, on a reproché à M. Summers ses liens étroits avec Wall Street et son action en faveur de la dérèglementation financière dans les années 90.

Avant cette annonce coup de théâtre, la banque Citigroup a fait d'ailleurs savoir dimanche que M. Summers ne travaillait plus pour elle en tant que consultant depuis qu'il était considéré comme candidat à la présidence de la Réserve Fédérale.

Quatre élus démocrates de la Commission bancaire du Sénat, qui doit conduire l'audition du candidat désigné par la Maison blanche, ont affirmé qu'ils ne voteraient pas pour l'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton, ce qui promettait une confirmation difficile, que M. Summers qualifie dans sa lettre "d'acrimonieuse".

L'ancien secrétaire au Trésor aurait eu alors besoin de votes d'élus républicains pour obtenir la majorité à la Commission.

Dans les journaux, les tribunes se sont multipliées pour plaider contre la nomination de M. Summers, jugé trop proche des marchés financier à l'heure où la réforme de la règlementation bancaire commence lentement à s'appliquer.

La semaine dernière, plusieurs dizaines d'éminents professeurs d'économie ont signé une lettre ouverte au président Obama soutenant Janet Yellen, l'actuelle vice-présidente de la Fed. Figuraient parmi eux le prix Nobel de l'économie Joseph Stiglitz, les conseillères économiques de l'administration Clinton, Alice Rivlin, Christina Romer et Laura Tyson, ainsi que la présidente de l'Institut de recherche politique pour les femmes, Heidi Hartmann.

Ce retrait de M. Summers laisse en toute logique la porte ouverte à la nomination par Barack Obama d'une femme pour la première fois, à la tête de la Réserve fédérale américaine, souvent considéré comme le deuxième poste de dirigeant le plus puissant aux Etats-Unis. Un troisième nom toutefois a été cité dans la liste des candidats en la personne de Donald Kohn, 70 ans, ancien vice-président de la Fed.

Le mandat de l'actuel président Ben Bernanke s'achève le 31 janvier.





awp

mardi 12 mars 2013

Bruxelles donne son feu vert aux négociations sur le libre échange avec les USA


Strasbourg - Le collège des commissaires européens a donné son feu vert mardi au lancement de négociations de libre-échange avec les Etats-Unis, a annoncé le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, se voulant rassurant sur des sujets sensibles comme les OGM ou la culture.

"Le collège a donné son feu vert au mandat de négociation pour un accord commercial à venir entre les Etats-Unis et l'Union européenne", a déclaré M. De Gucht lors d'une conférence de presse.
Ce mandat, qui doit encore être approuvé par les 27 Etats membres, intervient "un mois à peine" après l'annonce par l'UE et les Etats-Unis de leur volonté d'ouvrir ces négociations, a-t-il ajouté en marge d'une session plénière au Parlement européen à Strasbourg.

"J'espère que les Etats membres donneront leur aval très rapidement de manière à ce que les négociations puissent commencer avant l'été", a poursuivi le commissaire belge.

Il a toutefois reconnu l'existence de dossiers sensibles, tout en se voulant rassurant. Fin février, Paris avait dit être "favorable dans le principe" à un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, "mais dans le respect de la Politique agricole commune (PAC) et de l'exception culturelle française".

"Il y a toujours des craintes et des rumeurs qui circulent. Je voudrais tordre le cou à certaines rumeurs", a affirmé M. De Gucht. "Pour nous, la Commission, la diversité culturelle est un atout et une valeur à défendre", a-t-il affirmé. Il a aussi assuré que les Etats pourraient continuer à soutenir leur secteur audiovisuel, "notamment en prévoyant des quotas de diffusion ou des subventions à la production".

En outre, "l'accord à venir ne modifiera rien en ce qui concerne les OGM. Il n'y aura aucun changement. Notre législation restera en place", a-t-il affirmé.


PAS EXCLU D'ARRIVER RAPIDEMENT À UN ACCORD

Parmi les autres obstacles à lever figurent "la suppression des derniers droits de douane", qui sont en moyenne de 4%, et la résolution des "entraves non tarifaires qui demeurent dans les échanges", a rappelé le commissaire européen.

Une fois l'accord des 27 obtenu, la Commission n'exclut pas de parvenir rapidement à un accord avec les Etats-Unis. "Je ne crois pas que ces négociations vont prendre des années. Il faut réussir la percée sur un certains nombre de points sur le plan politique. Y arriver ce n'est pas une affaire de temps. Il s'agit d'être décidé à y arriver", a estimé M. De Gucht, soulignant la volonté de Washington d'aller également vite sur ce dossier.

De son côté, le président américain Barack Obama a estimé mardi que l'UE était mieux disposée à un accord de libre-échange avec son pays que par le passé.

"Ce qui a changé à mon avis, c'est que dans toute l'Europe, ils ont du mal à trouver la recette de la croissance en ce moment, en partie à cause des mesures d'austérité (et) en l'absence d'un volet commercial plus ambitieux", a-t-il affirmé, se disant "raisonnablement optimiste" sur les chances de parvenir à un accord de libre-échange.

Un tel accord rapporterait environ 119 milliards d'euros par an au Vieux continent, ce qui se traduirait par 545 euros supplémentaires par an pour une famille de quatre personnes, selon une étude réalisée par le Centre for Economic Policy Research à Londres et rendue publique mardi. Le gain serait d'environ 95 milliards d'euros par an pour les Etats-Unis.

Les exportations européennes vers les Etats-Unis pourraient bondir de 28%, et l'industrie automobile devrait être de loin le premier bénéficiaire. Les exportations dans ce secteur devraient plus que doubler (+149%) une fois l'accord mis en place, indique cette étude.

Evoqué depuis plusieurs années, un accord de libre-échange américano-européen a retrouvé un nouvel élan depuis fin 2011 face à l'échec des négociations internationales menées sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les échanges commerciaux entre l'UE et les Etats-Unis se sont élevés à près de 455 milliards d'euros en 2011: l'Europe a exporté pour plus de 260 milliards vers les Etats-Unis et a importé pour plus de 192 milliards.




awp



samedi 27 octobre 2012

USA: la croissance économique s'est améliorée au troisième trimestre


Washington- La croissance économique des Etats-Unis s'est accélérée au troisième trimestre mais reste encore insuffisante pour permettre au chômage de baisser véritablement, selon la première estimation officielle du PIB américain de l'été publiée vendredi à Washington.

De juillet à septembre, le produit intérieur brut du pays a progressé de 2,0% en rythme annualisé par rapport au deuxième trimestre, où il avait crû de 1,3%, a indiqué le département du Commerce.

La hausse du PIB annoncée par le ministère est légèrement supérieure à ce que donnait la prévision médiane des analystes (1,9%).

A dix jours de l'élection présidentielle devant opposer le président sortant Barack Obama au candidat du Parti républicain, Mitt Romney, le taux de croissance officiel apparaît avoir retrouvé son niveau du premier trimestre, mais reste inférieur au minimum requis (2,3 à 2,5% selon la banque centrale) pour permettre au chômage de baisser.

Le taux de chômage américain était officiellement de 7,8% en septembre, soit autant qu'à l'arrivée de M. Obama à la Maison Blanche en janvier 2009, et la question de l'état de l'économie nationale est au coeur des enjeux de cette élection.

Selon le département du Commerce, la croissance économique a été soutenue au troisième trimestre par la consommation des ménages, la dépense publique, essentiellement en matière de défense, et l'investissement dans le logement.

Elle a été freinée à l'inverse par le commerce extérieur, l'investissement privé hors logement et la baisse des stocks agricoles provoquée par la sécheresse qui touche le pays, et en particulier les grandes plaines du Centre, depuis la mi-juin.

Par rapport au deuxième trimestre, l'accélération de la croissance a été tirée surtout par celle de la consommation des ménages et le rebond des dépenses de l'Etat fédéral, indiquent les chiffres officiels.

Les dépenses de consommation des Américains ont ainsi augmenté de 2,0% par rapport au trimestre précédent, où leur taux de progression (1,5%) était tombé à son niveau le plus faible en un an.

Selon les chiffres du gouvernement, la hausse de la consommation a assurée à elle seule 71% de la croissance économique de l'été.

Les données du ministère indiquent également que les dépenses militaires de l'Etat fédéral ont connu au troisième trimestre leur augmentation la plus forte en plus de trois ans (13,0%) et que cela a permis à la dépense publique de contribuer de façon positive à la croissance pour la première fois depuis le printemps 2010, en assurant 0,7 point de hausse du PIB.

L'investissement dans le logement a apporté officiellement 0,3 point de croissance au pays, mais cette contribution a été effacée par le commerce extérieur (du fait d'un recul des exportations supérieur à celui des importations) et la baisse des stocks.

L'investissement privé hors logement a freiné la croissance pour la première fois en un an et demi. Selon le ministère, il a fait perdre 0,1 point de hausse du PIB sous l'effet conjugué d'un baisse des sommes consacrées aux infrastructures et d'une stagnation de l'investissement des entreprises dans leur outil de production.




awp

vendredi 5 octobre 2012

Chute spectaculaire du chômage aux Etats-Unis, ballon d'oxygène pour Obama

WASHINGTON - Le taux de chômage des Etats-Unis a chuté à 7,8% en septembre, son niveau le plus faible depuis l'accession au pouvoir en 2009 de Barack Obama, à qui ce chiffre offre un ballon d'oxygène bienvenu après un débat raté face à Mitt Romney à un mois de l'élection présidentielle.

Ce taux a reculé de 0,3 point par rapport à août, en données corrigées des variations saisonnières, a annoncé le département du Travail, alors que la prévision médiane des analystes le donnait stable à 8,1%.

Cette nouvelle tombe d'autant mieux pour le président démocrate sortant qu'un des leitmotiv du candidat républicain Mitt Romney était d'accuser M. Obama d'être responsable du maintien d'un chômage supérieur à 8% depuis le mois ayant suivi son entrée à la Maison Blanche.

M. Obama, dont la campagne traversait une phase difficile depuis sa prestation sans relief mercredi soir lors du premier des trois débats présidentiels face à M. Romney, devait s'exprimer à 10H50 (14H50 GMT) lors d'un déplacement en Virginie (est), à l'université George-Mason de Fairfax, banlieue sud-ouest de Washington.

M. Romney n'a pas pour autant modéré ses critiques vendredi matin, jugeant dans un communiqué que ces chiffres ne reflétaient pas une vraie reprise.

Nous avons créé moins d'emplois en septembre qu'en août, et moins d'emplois en août qu'en juillet, et nous avons perdu 600.000 emplois manufacturiers depuis le début du mandat du président Obama, a-t-il accusé. Avec les gens qui ont quitté la population active, le vrai taux de chômage serait plus près de 11%, selon lui.

L'exécutif américain, en attendant que le président s'exprime, s'est gardé de tout triomphalisme, le chef du cercle des conseillers économiques de M. Obama, Alan Krueger, notant que ces chiffres montrent que l'économie américaine continue à se remettre des dégâts infligés par la pire récession depuis la grande dépression des années 1930.

Utilisant une formule consacrée, il a aussi affirmé qu'il était crucial que nous poursuivions les politiques de nature à bâtir une économie qui serve la classe moyenne.

M. Romney, depuis le début de sa campagne, accuse M. Obama d'incompétence dans la gestion de l'économie, et affirme que son expérience dans les affaires le qualifie pour remettre l'économie américaine sur les rails.

Le taux de chômage officiel aux Etats-Unis, à 5% début 2008, avait doublé en moins de deux ans à cause de la récession qui s'est étalée de 2007 à 2009 et s'est traduite par la perte de 12 millions d'emplois.

Les chiffres du ministère publiés vendredi apportent néanmoins de l'eau au moulin des républicains puisqu'ils indiquent que les créations d'emploi nettes dans le pays ont baissé de 20% par rapport à août, pour s'établir en septembre à 114.000.

C'est inférieur à la prévision médiane des analystes (120.000), mais le gouvernement a revu en hausse de 36% son estimation des embauches des deux mois précédents.

En 2012, les créations nettes d'emplois ont atteint en moyenne 146.000 postes par mois, contre 153.000 en 2011, indique le ministère dans un communiqué.





awp

lundi 10 octobre 2011

Crise de l'euro: entier soutien d'Obama au couple franco-allemand

PARIS - Le président américain Barack Obama a appelé lundi Nicolas Sarkozy pour évoquer la crise de la dette en Europe et a apporté son entier soutien à la stratégie définie par le couple franco-allemand pour tenter de la juguler, a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

Lors de cet échange téléphonique dans l'après-midi, M. Sarkozy a présenté les résultats de sa rencontre à Berlin le 9 octobre avec la chancelière Angela Merkel, et il a souligné que la France et l'Allemagne sont convenues d'apporter une solution globale et durable aux difficultés de la zone euro avant le sommet du G20 de Cannes.

Le président Obama, ajoute le communiqué, a apporté son entier soutien à la stratégie définie par la France et l'Allemagne pour parvenir à une solution globale permettant de rétablir la stabilité financière dans la zone euro.

MM. Sarkozy et Obama sont convenus de rester en contact au cours des prochaines semaines dans la perspective du sommet du G20 à Cannes, conclut le texte.

La Maison Blanche a indiqué pour sa part que lors de leur conversation, MM. Obama et Sarkozy s'étaient mis d'accord sur le fait que des mesures décisives doivent être prises pour résoudre enfin la crise afin d'assurer la reprise, tant au sein de la zone euro qu'en dehors.

Le président continuera à se coordonner de façon étroite avec ses homologues européens sur cette question, avant le sommet de l'UE le 23 octobre et le sommet du G20 les 3 et 4 novembre, a précisé la présidence américaine dans un communiqué.

Dimanche à l'issue d'une rencontre à Berlin, la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy ont promis des propositions rapides pour régler la crise dans la zone euro mais sans entrer dans les détails. M. Sarkozy a annoncé des réponses durables, globales et rapides avant la fin du mois, pour que l'Europe arrive au G20 unie et avec les problèmes résolus.

La France préside en 2011 le groupe des 20 pays les plus riches et des principaux pays émergents, qui se réuniront en sommet à Cannes les 3 et 4 novembre. Barack Obama a déjà exigé un plan d'action des Européens à cette date.

Lundi, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a dénoncé la vacuité du mini-sommet berlinois et le cavalier seul de Paris et Berlin sur la crise de la dette. Franchement, on n'a pas compris quelle était la substance de la rencontre d'hier entre M. Sarkozy et Mme Merkel, a dit M. Frattini en marge d'une réunion avec ses homologues européens à Luxembourg.





AFP

mardi 27 septembre 2011

Schäuble juge "stupide" l'idée de renflouer le FESF et rétorque à Obama


Berlin  - Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a qualifié mardi d'"idée stupide" l'hypothèse d'un renflouement du fonds de secours de la zone euro, estimant que cela "n'a pas de sens".

Visiblement remonté, il a aussi vertement rétorqué à ses partenaires et notamment au président américain Barack Obama qui avait critiqué la lenteur des européens à résoudre la crise qui secoue la zone euro.

"Contrairement à ce que pense (Barack) Obama, je ne pense pas que "les problèmes de l'Europe soient la cause des problèmes des Etats-Unis", a déclaré M. Schäuble, renvoyant Washington à ses propres déficits et à son chômage qui stagne.

Il n'a pas épargné non plus la Commission européenne dans ses critiques.

Les Européens discutent manifestement d'une augmentation de la "force de frappe" du fonds de secours européen (FESF) mis en place au printemps 2010 pour venir en aide aux pays en difficulté de la zone euro.

Certaines rumeurs ont fait état d'un plan pour ramener sa capacité de prêt à 2000 milliards d'euros, une hypothèse réfutée par plusieurs responsables européens.

"Si nous augmentons le volume, et je ne comprends pas comment quiconque à la Commission (européenne) peut avoir une idée aussi stupide, le résultat serait que les Etats membres mettraient en danger leur notation AAA. Cela ne marche pas, cela n'a pas de sens", a dit le ministre lors d'une conférence à Berlin.

Le FESF qui émet lui-même de la dette sur le marché pour fournir des crédits aux pays à la peine a une notation AAA, la meilleure possible. C'est parce que ses émissions de dette sont garanties par les Etats membres dont six sur 17 -dont l'Allemagne et la France- bénéficient également de cette meilleure note attribuée par les agences de notation.

Mais faire participer les Etats au fonds dans une beaucoup plus large mesure mettrait en danger la notation de certains pays, la France notamment et par ricochet la solvabilité du fonds lui-même serait menacée.

La ministre espagnole de l'Economie Elena Salgado a déclaré mardi qu'une augmentation du fonds "n'était pas sur la table.

"Il faudrait renforcer" le FESF mais cela ne passera pas "nécessairement" par une augmentation de ses capacités de prêts, a-t-elle déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision TVE.


Quand le premier renforcement du fonds, en cours d'approbation dans les capitales européennes, aura été avalisé par tous, "nous devrons penser au moyen de l'utiliser de la manière la plus efficace dans le respect des traités et conformément à nos convictions", a ajouté M. Schäuble.

Les députés allemand doivent voter jeudi sur l'élargissement du FESF et "il est très difficile de convaincre les membres du parlement", a dit le ministre ajoutant que les discussions sur un prochain renforcement ne l'aidaient pas à cet égard.

"J'espère que le président de la Commission européenne (José Manuel Barroso) fera un discours sage devant le parlement européen" mercredi, a poursuivi M. Schäuble, laissant entendre qu'il contribuerait ainsi à éviter d'attiser les spéculations.


AWP

mardi 7 juin 2011

L'Europe est capable de gérer la crise de la dette grecque

WASHINGTON - Le président Barack Obama s'est dit persuadé mardi que l'Union européenne était capable de gérer la crise de la dette grecque, en promettant la solidarité des Etats-Unis face à un dossier difficile.

M. Obama, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière Angela Merkel à la Maison Blanche, a aussi remarqué que son invitée et lui étaient d'accord sur le fait que le problème de la dette en Europe ne doit pas faire peser de risque sur la reprise économique mondiale.

La crise de la dette est une situation difficile, nous le reconnaissons tous. La dette de la Grèce est importante, et (le pays) commence à prendre des mesures difficiles pour améliorer sa situation. Mais ils sont sous la menace des marchés internationaux des capitaux, a remarqué le président américain.

Et en tant que membres de la zone euro, ils vont sûrement essayer d'avoir recours à d'autres membres de la zone euro pour les aider à trouver un chemin de sortie de la crise, a ajouté M. Obama.

Mais je suis certain que grâce à l'impulsion de l'Allemagne, avec d'autres acteurs clé en Europe, (ils) trouveront une façon de faire revenir la Grèce à la croissance, pour que sa dette devienne plus gérable, a-t-il affirmé.

Toutefois, cela va demander de la patience et du temps, et nous avons promis de coopérer pleinement à travailler à résoudre ces problèmes, tant d'un point de vue bilatéral qu'à travers les institutions financières internationales comme le FMI, a encore dit le président des Etats-Unis.

Nous avons dit ceci à l'Allemagne et à d'autres pays impliqués: nous serons là pour vous aider. Nous voulons vous soutenir. Nous pensons que la croissance économique dépendra d'une solution responsable à ce problème grec, a-t-il promis.

Nous pensons qu'il serait désastreux pour nous d'assister à une spirale incontrôlée de défauts (d'emprunteurs) en Europe, car cela pourrait déclencher un ensemble d'autres événements. Je pense qu'Angela est du même avis, a encore dit M. Obama.

M. Obama a aussi affirmé que lui et la chancelière estimaient que la situation financière en Europe ne doit pas faire peser de risque sur la reprise économique mondiale.

La Grèce traverse une profonde crise de la dette et son gouvernement tente de faire passer des mesures de rigueur très impopulaires, alors que la tension sociale ne cesse de monter, sous le regard des pays de la zone euro et du FMI qui lui ont prêté 110 milliards d'euros sur trois ans pour éviter une propagation de la crise au reste de l'Union européenne.

Entretemps, le sommet européen prévu les 23 et 24 juin à Bruxelles, précédé d'une réunion des ministres des Finances le 20, doit de nouveau se pencher sur la crise grecque et les discussions porteront surtout sur une éventuelle aide complémentaire accordée au pays.

Mardi la presse allemande faisait état de résistances au sein de la zone euro sur le versement de nouvelles aides à la Grèce, et le quotidien Handelsblatt estimait que toute décision sur un deuxième plan d'aide à la Grèce ne pourrait pas intervenir avant l'automne.

Face aux divergences réapparues au sein de l'Europe sur le dossier grec, le FMI a de nouveau mis en garde mardi l'UE, souhaitant une cohésion des pays membres sur la poursuite de l'aide à la Grèce.





AFP