Bonjour

Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




Affichage des articles dont le libellé est fed. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fed. Afficher tous les articles

mercredi 17 décembre 2014

USA: la Fed veut garder son cap monétaire pendant une période considérable

Washington - La Banque centrale américaine (Fed) a conservé mercredi ses taux d'intérêts inchangés pour soutenir la reprise et réaffirmé qu'elle entendait garder ce cap monétaire pour une période considérable, non sans susciter d'importantes dissensions dans ses rangs.


A l'issue de deux jours de réunion, le comité monétaire de la réserve fédérale (FOMC) a sans surprise annoncé le maintien de ses taux directeurs entre 0% et 0,25%, leur niveau depuis décembre 2008.

Un mois et demi après avoir tourné la page de ses injections massives de liquidités, la Fed maintient donc en l'état l'autre volet de sa politique monétaire ultra-accommodante, mise en oeuvre pour contrer la récession économique de 2008-2009.

Déjouant les attentes des marchés, la banque centrale a surtout réaffirmé qu'elle maintiendrait ses taux proches de zéro pendant une période considérable, surtout si les projections d'inflation continuent d'être inférieures à l'objectif de 2% sur le long terme.

Plusieurs investisseurs s'attendaient pourtant à ce que la Fed abandonne cette référence temporelle et laisse ainsi entendre qu'elle serait prête à commencer à relever ses taux avant la date prévue de la mi-2015.

Ce statu quo et cet appel à la patience ont provoqué d'importantes dissensions au sein du FOMC, trois de ses membres ayant voté contre la décision adoptée mercredi.

L'un d'eux, Richard Fisher, président de l'antenne de la Fed de Dallas a ainsi assuré que l'amélioration de la conjoncture économique aux Etats-Unis devait conduire à avancer la date d'un premier relèvement des taux. 

Un autre dissident, Charles Plosser, président de la Fed de Philadelphie, a lui indiqué que la référence à un élément de calendrier n'était pas compatible avec l'amélioration de la conjoncture américaine.


Craintes sur l'inflation 

Dans décision, le FOMC note certes que le marché du travail s'est encore amélioré aux Etats-Unis, sur fond d'embauches solides et d'un taux de chômage plus faible.

En novembre, l'économie des Etats-Unis a généré en novembre les plus fortes créations d'emplois depuis presque trois ans et le taux de chômage est demeuré inchangé, à 5,8%, au plus bas en six ans. 

L'activité économique progresse à un rythme modéré, note également le FOMC, alors que le produit intérieur brut a crû de 3,9% en rythme annualisé au troisième trimestre.

Mais le comité monétaire relève également que les dépenses des ménages, moteur de la croissance américaine, ne progressent qu'à un rythme modéré et que la reprise du secteur immobilier demeure lente.

A l'heure d'une chute des cours mondiaux du brut, la Fed semble surtout s'inquiéter du faible niveau d'inflation aux Etats-Unis, qui tourne actuellement autour de 1,4% par an, loin de son objectif de 2%.

Ses nouvelles prévisions économiques dévoilées mercredi donnent corps à cette crainte.

Selon la Fed, les prix à la consommation aux Etats-Unis ne devraient plus progresser qu'entre 1,2 à 1,3% en 2014 contre une fourchette de 1,5% à 1,7% attendue jusqu'à présent.

En 2015, l'inflation pourrait même descendre jusqu'à 1,0% alors que la fourchette basse de son estimation de septembre était fixée à 1,6%. L'objectif de 2% d'inflation annuelle ne serait ainsi atteint au mieux qu'en 2106, selon ces projections.

Pour le reste, la Fed se montre en revanche optimiste et améliore ses projections de croissance et de chômage.

Le produit intérieur brut du pays (PIB) devrait ainsi progresser de 2,3% à 2,4% sur un an au dernier trimestre 2014, marquant une embellie par rapport aux 2,0% à 2,2% prévus en septembre, selon ces nouvelles projections trimestrielles.

L'optimisme est encore plus net sur le front de l'emploi: en 2014, le taux de chômage devrait s'établir à 5,8% alors qu'une fourchette allant de 5,9% à 6,0% était jusque-là prévue.

L'embellie devrait se poursuivre en 2015 où ce taux devrait encore baisser, entre 5,2% à 5,3%, faisant mieux que l'évaluation retenue en septembre (5,4% à 5,6%).




awp

vendredi 31 octobre 2014

Japon: à l'inverse de la Fed, la Banque du Japon accélère le pas

Tokyo - La Banque du Japon (BoJ) a contre toute attente décidé vendredi d'assouplir davantage sa politique monétaire, en augmentant son programme de rachat d'actifs, dans l'espoir de donner un coup de fouet à une économie chancelante, une annonce qui a fait bondir les marchés boursiers.

Cette décision, qui survient deux jours après une démarche inverse de la Réserve fédérale américaine (Fed), a instantanément propulsé la Bourse de Tokyo et le dollar à des niveaux inédits depuis près de sept ans, et les places européennes lui ont emboîté le pas en progressant nettement, Paris prenant plus de 2% en séance.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son comité directeur, la BoJ a fait savoir qu'elle allait désormais augmenter la base monétaire de 80'000 milliards de yens (583 milliards d'euros) par an, contre 60 à 70'000 milliards auparavant.

Cinq de ses neuf membres se sont prononcés en faveur de cette expansion de la politique, réclamée depuis plusieurs semaines par les analystes alors que la troisième puissance mondiale est durement touchée par l'entrée en vigueur début avril d'une taxe sur la consommation à 8% (contre 5% auparavant).

"L'économie japonaise se trouve à un moment critique dans son combat contre la déflation", a déclaré le gouverneur de la BoJ, Haruhiko Kuroda, lors d'une conférence de presse.

L'évolution des prix a subi "une pression à la baisse" en raison "de la faiblesse de la demande à la suite de l'augmentation de taxe et d'un déclin significatif des tarifs du pétrole brut", avait expliqué un peu auparavant la banque centrale.

"Si la pression actuelle perdure, même à court terme, la sortie de déflation, qui a pour l'instant progressé fermement, risque d'être retardée", avait-elle averti.

"Ces mesures reflètent notre détermination inébranlable", et "nous ferons tout notre possible pour atteindre notre objectif d'inflation de 2% au plus tôt", a assuré M. Kuroda, même si ce pas supplémentaire devrait être "suffisant".

Sous son impulsion, l'institut d'émission avait complètement revu en avril 2013 sa façon de lutter contre la déflation, un mal qui a miné l'économie nippone pendant une quinzaine d'années. Plutôt que d'agir directement sur les taux directeurs, il a choisi de cibler une augmentation de la masse monétaire.


LES BOURSES APPLAUDISSENT

La recette semblait fonctionner jusqu'à cette fameuse hausse de taxe, qui a considérablement ébranlé la confiance des ménages, et fait dérailler les "abenomics", ambitieuse politique de relance du Premier ministre Shinzo Abe, faute de réformes structurelles, selon ses détracteurs.

Le Produit intérieur brut (PIB) a ainsi plongé de 1,8% au deuxième trimestre (avril-juin) comparé à celui du trimestre précédent, un recul sans précédent depuis la triple catastrophe (séisme, tsunami, accident nucléaire) survenue en mars 2011.

Des statistiques plus récentes ont confirmé cette morosité, faisant craindre une répétition du scénario de 1997, quand une pression fiscale accrue avait plongé l'archipel dans une longue période de stagnation.

Dans son rapport semestriel diffusé vendredi, la BoJ a divisé de moitié sa prévision de croissance pour l'année en cours (avril 2014 à mars 2015), à 0,5%.

Elle a également abaissé ses estimations pour l'inflation, qui devrait s'établir à 1,2% sur la période (en excluant l'effet taxe), contre 1,3% escompté auparavant, et à seulement 1,7% l'année suivante, contre 1,9% précédemment.

L'évolution de l'indice des prix a encore marqué le pas en septembre et pourrait tomber dans les prochains mois sous la barre des 1%, ont averti des économistes qui ont aussitôt salué ce changement de ton de la BoJ.

"Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre", s'est réjoui Michael Hewson, analyste chez CMC Markets. "Tandis que la Fed a mis un terme à son soutien monétaire et que la BCE est réticente à s'engouffrer dans la brèche, la Banque du Japon n'a pas de tels scrupules, comblant le vide laissé par son homologue américaine".

"Juste au moment où la Fed enlevait le saladier de punch de la table, la BoJ arrive avec une caisse de saké", s'enflammait même Jonathan Sudaria, courtier chez London Capital Group.

Les marchés boursiers ont applaudi le geste. Le Nikkei des 225 valeurs vedettes a franchi la barre des 16'000 points et a terminé sur un gain de 4,83% vendredi.

Autre bonne nouvelle pour les investisseurs tokyoïtes, le fonds de pension du gouvernement japonais (GPIF), le plus important du monde, devant celui de la Norvège, va doubler la part placée en Bourse des sommes qu'il gère.

Le billet vert s'envolait parallèlement vis-à-vis de la monnaie japonaise, dépassant même les 111 yens, seuil qu'il n'avait pas franchi depuis janvier 2008.







awp

vendredi 22 août 2014

USA: si l'emploi progresse plus, hausse des taux plus rapide possible

Washington - La présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen a estimé vendredi que le marché de l'emploi américain n'était pas "encore totalement remis" tout en avertissant que si les progrès s'accéléraient, une hausse des taux plus rapide interviendrait.

 Dans un discours à la conférence de Jackson Hole (Wyoming), Mme Yellen a affirmé qu'il n'y avait "pas de recette simple" pour mener une politique monétaire dans un contexte "de considérable incertitude" sur l'évolution de l'inflation et du chômage.

La patronne de la Fed a par ailleurs confirmé que la fin des achats d'actifs pour soutenir la reprise --la troisième vague d'assouplissement monétaire exceptionnel de la Fed depuis la récession--, est prévue pour octobre.

 Dans une allocution consacrée à l'emploi et à la politique monétaire lors de cette conférence académique annuelle qui rassemble des responsables monétaires du monde entier, Mme Yellen est pour la première fois apparue un peu moins du côté des "colombes", qui privilégient d'abord l'emploi au détriment de la lutte contre l'inflation.

D'un côté, elle a souligné, comme elle l'a fait dans le passé, que les progrès en matière de taux de chômage "surestimaient" l'état véritable du marché de l'emploi. Elle a évoqué les nombreux emplois à temps partiels et les chômeurs découragés ne cherchant plus d'emploi. Le taux de chômage se situe actuellement à 6,2% aux Etats-Unis contre 7,3% il y a un an.

D'un autre côté, Mme Yellen n'a pas exclu que l'inflation se réveille plus vite, affirmant que les salaires, dont l'évolution réelle "a été quasiment plate", puissent "augmenter beaucoup plus rapidement".

La hausse des prix est pour l'instant bien en dessous de l'objectif à moyen terme de 2% de la Fed (1,6%, selon l'indice PCE).

 "Si les progrès du marché de l'emploi se poursuivent plus rapidement et que l'inflation progresse aussi plus vite (...), alors des hausses sur des taux sur les fonds fédéraux pourraient intervenir plus rapidement, et continuer plus rapidement aussi", a-t-elle ainsi affirmé.

La présidente du Comité de politique monétaire (FOMC) a reconnu "les différentes interprétations" qu'il existait au sein des responsables monétaires et économiques sur l'appréciation de l'évolution de l'économie américaine. Elle a souligné "les difficultés" et "la complexité à évaluer la relation entre la marge des ressources inutilisées du marché de l'emploi et le déclenchement des tensions inflationnistes".

 La présidente de la Fed a plaidé également une nouvelle fois pour la prise en compte de nombreux différents indicateurs --allant du taux d'abandon des emplois à celui des postes à temps partiel, pour évaluer la santé du marché de l'emploi.







awp

jeudi 31 juillet 2014

USA: la Fed poursuit la réduction de son aide, signale une remontée des prix

Washington - La banque centrale américaine (Fed) a décidé mercredi de réduire encore son soutien exceptionnel à l'économie des Etats-Unis dont la croissance a nettement rebondi au deuxième trimestre.

A l'issue d'une réunion à Washington, le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale a, sans surprise, décidé de diminuer de 10 milliards de dollars supplémentaires ses injections mensuelles de liquidités.

C'est la sixième fois consécutive que le FOMC réduit son aide monétaire destinée à soutenir la reprise en maintenant une pression sur les taux à la baisse.

Le FOMC a également laissé les taux d'intérêt au jour le jour inchangés, proches de zéro comme ils le sont depuis fin 2008. Le Comité promet toujours qu'ils resteront à ce niveau "pendant une période de temps considérable" après la fin du stimulus monétaire.

Ce point a soulevé la dissension d'un des membres du Comité, Charles Plosser de la banque régionale de Philadelphie, réputé être du camp des "faucons" très soucieux de lutter contre l'inflation.

Ce responsable estime que ce calendrier ne "reflète pas les progrès considérables de l'économie vers les objectifs de la Fed".

Le rythme de réduction des achats d'actifs devrait se poursuivre "à pas mesurés" au cours des prochaines réunions, redit le Comité monétaire, laissant entendre que cette aide monétaire cessera donc en octobre à moins d'un retournement de conjoncture.


L'INFLATION PLUS PRÈS DE L'OBJECTIF

Fait nouveau, le Comité monétaire note dans son communiqué que l'inflation se rapproche de son objectif de 2%. Il souligne que "la probabilité que l'inflation reste au dessous du niveau de 2% a quelque peu diminué".

En effet, l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation CPI s'est établie à 2,1% en juin sur un an.

Les marchés pourraient interpréter cette attention consacrée à l'inflation comme l'indication qu'une première hausse des taux pourrait intervenir plus tôt que prévu. Jusqu'ici, les économistes s'attendaient à un premier mouvement sur les taux à la mi-2015.

"Le ton se fait moins +colombe+", résumait l'économiste de HFE, Jim O'Sullivan, faisant référence au courant au sein de la Fed plus préoccupé par le chômage que par l'inflation.

"Si l'inflation continue d'augmenter, alors ce nouveau langage de la Fed pourrait présager une hausse des taux plus rapide qu'attendu. Mais je reste sceptique", affirmait pour sa part Paul Edelstein d'IHS Global Insight qui attend pour cela de voir "une ferme augmentation des salaires".

Pour Paul Ashworth de Capital Economics, "les subtils changements dans le communiqué et le vote dissident suggèrent que les faucons affirment de plus en plus leur point de vue".

La Fed prend acte du rebond de l'activité économique au deuxième trimestre, alors que le département du commerce a annoncé une expansion du PIB de 4% d'avril à juin après une contraction de 2,1% au premier trimestre due à l'hiver long et rigoureux.

Si "les conditions du marché du travail se sont améliorées", celui-ci demeure "sous-utilisé de façon significative", affirme le communiqué. Une politique monétaire "hautement accommodante demeure appropriée", réaffirme la Fed.

La banque centrale signale une progression "modérée" des dépenses de consommation mais rappelle que la reprise du secteur immobilier demeure "lente".

Vendredi les nouveaux chiffres de l'emploi pour juillet donneront des indications sur la vigueur du marché de l'emploi.

Les analystes s'attendent à ce que le taux de chômage se maintienne à 6,1% après l'embellie du marché du travail en juin. Ils prévoient 220'000 créations d'emplois.

A la surprise des marchés, le taux de chômage aux Etats-Unis s'était replié de 0,2 point en juin par rapport à mai pour s'établir à son plus bas niveau depuis près de six ans, grâce à de fortes créations d'emplois (288'000).

Toutefois, selon l'indicateur avancé de la société de services informatiques ADP publié mercredi et qui ne se focalise que sur les créations d'emplois dans le secteur privé, celles-ci ont été décevantes en juillet à 218'000 contre 281'000 en juin.








awp

jeudi 17 juillet 2014

USA: expansion de l'activité économique dans toutes les régions

Washington - Les douze régions des Etats-Unis couvertes par la Réserve fédérale américaine ont continué à enregistrer une expansion de leur activité économique, indique mercredi le Livre Beige de la Fed.

"Les douze districts de la Réserve fédérale ont indiqué que l'activité économique avait continué à progresser", selon ce rapport qui couvre une période de six semaines précédant le 7 juillet.

Cinq de ces régions enregistrent une croissance "modérée" tandis que les sept autres font état d'une expansion plus "modeste", détaille ce document réalisé à partir d'informations glanées sur le terrain par les banques régionales de la Fed.

Le rapport accrédite l'hypothèse d'un rebond de la croissance américaine après le coup de froid du premier trimestre où le produit intérieur brut avait connu son plus fort recul en cinq ans (-2,9% en rythme annualisé).

L'activité économique a été portée par la hausse de la consommation des ménages dans l'ensemble du pays, grâce à de bonnes ventes de voitures et en dépit de gains modestes dans la vente au détail dans "la plupart" des régions, selon le Livre Beige.

Les conditions du marché du travail se sont elles "améliorées", l'ensemble des douze régions couvertes par la Fed faisant état de hausses "légères à modérées" des créations d'emplois.

Ce constat semble en ligne avec les données officielles sur l'emploi qui ont fait apparaÎtre en juin un déclin du taux de chômage à 6,1% sur fond de fortes créations d'emplois.

Selon le Livre Beige, plusieurs régions ont toutefois continué à faire part de "certaines difficultés" à trouver des salariés pour des postes hautement qualifiés.

Le marché immobilier continue, lui, d'envoyer des signaux mitigés en raison de stocks "généralement" de logements faibles et de niveaux "variables" de demande, selon le Livre beige.

Témoignant devant le Congrès, la présidente de la Fed Janet Yellen a confirmé mercredi que le secteur immobilier montrait "peu de signes de progrès" et que les données sur les ventes de maisons restaient "décevantes".

Selon le Livre beige, le secteur agricole a, lui, montré des signes d'amélioration, en dépit de la "sécheresse persistante" dans la région de San Francisco.

Enfin, le secteur énergétique a été portée par la hausse de la production de pétrole tandis que celle de charbon et de gaz est restée stable.

"La forte demande au cours de l'été devrait contribuer à maintenir les prix du pétrole à un niveau élevé", note le Livre beige.

La Fed fera un nouveau point sur la conjoncture lors de la réunion de son comité de politique monétaire les 29 et 30 juillet, où elle devrait annoncer une nouvelle baisse de ses injections de liquidités.





awp

mercredi 16 juillet 2014

USA: la Fed pourrait changer de cap monétaire "plus tôt" que prévu, selon Yellen

Washington - La banque centrale américaine (Fed) pourrait changer de cap monétaire "plus tôt" que prévu si l'amélioration du marché du travail continuait à dépasser les attentes, a indiqué mardi sa présidente Janet Yellen.

"Si le marché du travail continue à s'améliorer plus rapidement qu'anticipé, les hausses du taux directeur (de la Fed) pourraient probablement intervenir plus tôt et être plus rapides que ce qui est actuellement envisagé", a-t-elle déclaré lors d'une audition devant le Congrès américain.

Depuis fin 2008, la Fed maintient son principal taux directeur proche de zéro pour soutenir la reprise et fluidifier le crédit, créant une période d'"argent facile" qui fait le bonheur des marchés financiers.

Mais à mesure que l'économie américaine reprend des couleurs, la Fed se prépare à relever progressivement ce taux, alimentant un flot incessant de spéculations et des flux de capitaux volatils.

Anxieux, les marchés tablent dans l'ensemble sur une première remontée à la mi-juin 2015. Mais aucune date n'a été officiellement avancée et la question suscite des divisions au sein de la Fed.


Incertitudes

Mme Yellen a de nouveau refusé mardi de préciser une échéance précise et a répété qu'un futur changement de cap n'interviendrait que si l'économie américaine continuait d'avancer vers le double objectif de la Fed, le plein emploi et une inflation annuelle de 2%.

Selon la présidente de la Fed, les récentes données suggèrent bien que la croissance économique a "rebondi" au deuxième trimestre, après un début d'année dans le rouge qui a vu l'économie américaine subir sa plus forte contraction depuis cinq ans (-2,9% en rythme annualisé entre janvier et mars).

Cette embellie doit toutefois "être surveillée de près", notamment s'agissant du marché immobilier qui montre des signes de faiblesse, a-t-elle ajouté.

Sur un plan comptable, l'amélioration sur le front de l'emploi a, elle, dépassé les attentes de la Fed avec un taux de chômage tombé à 6,1% en juin alors que la Banque centrale n'attendait pas un niveau aussi bas avant la fin de l'année.

"L'économie continue de faire des progrès", a résumé Mme Yellen, confirmant par ailleurs que les injections massives de liquidité de la Fed pourraient s'achever en octobre en cas de poursuite de l'embellie économique.

En banquière centrale avisée, la présidente de la Fed fait toutefois preuve d'une grande prudence. Elle suggère ainsi que la banque centrale pourrait maintenir son taux directeur à son niveau actuel si la conjoncture se retournait.

"Si les performances économiques sont décevantes, la trajectoire future des taux d'intérêts pourrait être plus accommodante qu'actuellement anticipé", a ainsi détaillé Mme Yellen, dans le jargon propre aux banquiers centraux.

"Même si l'économie s'améliore, la reprise n'est pas encore complète", a-t-elle plus généralement mis en garde, soulignant "l'incertitude considérable" entourant les prévisions économiques de la Fed.

Sur le front de l'emploi, Mme Yellen estime que "trop d'Américains" sont encore au chômage et s'inquiète d'une baisse du taux de la population à la recherche d'un emploi.

"Il y a des signaux contrastés sur l'économie" et "la Réserve fédérale doit être très prudente s'agissant de sa politique monétaire", a-t-elle résumé, évoquant de précédentes "lueurs d'espoirs" qui s'étaient avérées "trompeuses" et avait conduit à un "excès d'optimisme".

Cette prudence reflète également les divisions sur la question de la remontée du taux directeur au sein du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC), révélées au grand jour par les minutes de sa dernière réunion mi-juin.

Au cours de cette réunion, plusieurs participants avaient plaidé d'un côté pour une approche plus "progressive" --suggérant une remontée des taux plus tardive-- dans le cas où les prévisions de croissance ne seraient pas atteintes d'ici à la fin de l'année.

Mais "d'autres participants" avaient au contraire fait valoir que la croissance économique pourrait être plus dynamique que prévu, nécessitant une remontée "plus rapide" des taux, selon les minutes publiées la semaine dernière.








awp

vendredi 11 juillet 2014

USA: le no2 de la Fed pas favorable au démantèlement des géants bancaires

Washington - Le numéro deux de la Réserve fédérale américaine (Fed), Stanley Fischer, a assuré jeudi ne pas être favorable au démantèlement des géants bancaires, dont la taille alimente des craintes pour la stabilité financière.

"Démanteler activement les plus grandes banques serait une tâche très complexe aux résultats incertains", a assuré le vice-président de la Fed à Cambridge (Massachusetts, nord-est) pour son premier discours depuis sa prise de fonctions mi-juin.

La crise financière a mis en lumière les risques posés par les "too big to fail", ces géants bancaires dont la faillite déstabiliserait l'ensemble du système et qui bénéficient, de fait, d'une garantie implicite des Etats.

Aux Etats-Unis comme en Europe, les pouvoirs publics avaient ainsi dû débloquer des plans de sauvetage massifs pour éviter la faillite de leurs grandes banques en 2008-2009.

"Est-ce que le fait de démanteler les plus grandes banques permettrait à l'avenir d'éviter des plans de sauvetage? Ce n'est pas clair", a assuré M. Fischer, lui-même ancien vice-président de la banque Citigroup (2002-2005) qui a été renflouée par l'Etat fin 2008.

Selon M. Fischer, les crises peuvent ainsi également prospérer dans le cas où une multitude de banques de taille moyenne sont prises par un sentiment de panique.

"Les paniques financières peuvent être créées par des mouvements moutonniers et par l'effet de contagion autant que par les difficultés des grandes banques", a estimé M. Fischer.

Dans son discours, le numéro deux de la Fed a toutefois salué les garde-fous permettant de mieux réguler les géants du secteur (tests de résistance, relèvement des ratio de fonds propres...).

"En augmentant les ratios de liquidités et de capital pour les établissements systémiques, et par le recours actif aux tests de résistance, les régulateurs et les superviseurs ont renforcé les holdings bancaires et réduit le risque de futures faillites", a-t-il ajouté.

Dans une note de bas de page, le dirigeant estime qu'il pourrait même être "judicieux" d'aller au-delà des règles internationales posées par Bâle III, s'agissant des frais imposées aux grandes banques.

Tout en saluant les progrès de la régulation, M. Fischer a également appelé à se préparer aux prochains tourments financiers.

"Nous devons être toujours conscients que la prochaine crise --et il y aura une prochaine crise-- ne sera pas identique à la dernière", a-t-il mis en garde.





awp

jeudi 10 juillet 2014

USA: la fin de l'aide monétaire de la Fed prévue pour octobre

Washington - La fin de l'aide monétaire à l'économie américaine pourrait être décidée en octobre si l'activité poursuit son rebond après son déclin étonnant en début d'année, selon les minutes de la dernière réunion de la Réserve fédérale (Fed) publiées mercredi.

Les données suggèrent que l'activité économique est en train de rebondir au deuxième trimestre après un déclin du PIB d'une ampleur étonnante, indique le compte-rendu de cette réunion des 17 et 18 juin.

La baisse du produit intérieur brut entre janvier et mars était alors évaluée à 1% en rythme annualisé mais elle a été depuis revue à la hausse, à -2,9%, son plus grand recul depuis cinq ans.

Si le rebond se confirmait, il serait approprié de mettre un terme en octobre au programme de rachat d'actifs mené par la Banque centrale afin d'injecter des liquidités dans le circuit financier, selon le compte-rendu.

Les membres du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) se montrent en revanche toujours divisés sur le moment opportun pour commencer à relever le principal taux directeur, maintenu proche de zéro depuis fin 2008 pour soutenir l'économie. Les marchés tablent sur une première hausse à la mi-2015.

Plusieurs participants à la réunion ont d'un côté plaidé pour une approche plus progressive dans le cas où les prévisions de croissance ne seraient pas atteintes.

Mais d'autres participants ont fait valoir que la croissance économique pourrait être plus dynamique que prévu, nécessitant une remontée plus rapide des taux, affirme le compte-rendu.





awp

jeudi 3 juillet 2014

BNP Paribas obtient un délai pour soumettre son "testament" aux USA

Washington - La banque française BNP Paribas a obtenu un délai supplémentaire pour soumettre aux autorités américaines le "testament" permettant son démantèlement ordonné en cas de faillite, a annoncé la Réserve fédérale (Fed) mercredi.

En vertu de la loi de régulation de Wall Street votée en 2010, les grandes banques présentes aux Etats-Unis sont tenues de communiquer chaque année un plan censé permettre de gérer leur éventuelle faillite sans avoir recours à des fonds publics.

La date-limite pour la communication des testaments 2014 était fixée à mercredi mais BNP Paribas et Royal Bank of Scotland ont obtenu un délai jusqu'au "1er octobre", indiquent dans un communiqué commun la Fed et la Compagnie fédérale d'assurance des dépôts bancaires (FDIC).

Les raisons de ce report ne sont pas précisées.

Au total, 17 grandes banques américaines (Bank of America, Citigroup, JPMorgan Chase...) et étrangères (Credit Suisse, Deutsche Bank...) ont déjà soumis leur plan de démantèlement pour cette année, ont annoncé les deux régulateurs américains.

Des établissements non-financiers mais considérés comme étant d'importance "systémique" (AIG, General Electric...) ont fait de même, selon le communiqué.

La partie publique de ces plans, qui ne fournit pas d'informations détaillées, est accessible sur le site des deux régulateurs.

Ces "plans de résolution" doivent permettre de répondre aux problèmes posés par les "too big to fail", ces géants bancaires dont une faillite déstabiliserait l'ensemble du système et qui bénéficient, de fait, d'une garantie implicite des Etats.

Aux Etats-Unis comme en Europe, les pouvoirs publics avaient dû débloquer des plans de sauvetage massifs pour éviter la faillite de leurs grandes banques lors de la crise financière de 2008-2009.

Pour éviter un tel scénario, la zone euro s'est, elle aussi, doté d'un mécanisme de résolution obligeant les banques à soumettre leur "testament" aux autorités.






awp


mercredi 18 juin 2014

USA: la Fed réduit encore son aide monétaire à 35 milliards de dollars

Washington - La banque centrale américaine (Fed) a décidé pour la cinquième fois consécutive mercredi de réduire son soutien monétaire à l'économie des Etats-Unis, tout en laissant ses taux inchangés.

Le Comité de politique monétaire (FOMC) va diminuer de 10 milliards de dollars ses injections de liquidités pour les porter à 35 milliards de dollars mensuels, selon un communiqué.

La Réserve fédérale estime également que la croissance économique des Etats-Unis a enregistré un rebond au cours des derniers mois.

A partir de juillet, la Fed achètera donc pour 15 milliards de dollars de créances immobilières par mois au lieu de 20 milliards, ainsi que des bons du Trésor pour 20 milliards au lieu de 25 milliards.

Les taux d'intérêt au jour le jour demeurent proches de zéro, comme ils le sont depuis fin 2008. 

La banque centrale se rapproche ainsi de la clôture de son programme d'achats d'actifs destiné à soutenir la reprise qui, à ce rythme de réduction, devrait s'éteindre à la fin de l'année, si l'économie le permet.

La Fed a commencé en janvier à réduire ses achats de titres destinés à pousser les taux d'intérêt à la baisse, favorisant les investissements et la consommation.

Comme lors de ses précédentes réunions, le Comité de politique monétaire affirme que le niveau très bas des taux d'intérêt pourrait le rester pendant une période de temps considérable après la fin du programme d'achats d'actifs, spécialement si l'inflation demeure sous l'objectif de 2%.

Les membres du Comité, parmi lesquels figuraient pour la première fois Stanley Fischer, le nouveau numéro deux de la Fed, réaffirment qu'une politique monétaire hautement accommodante demeure appropriée.

Au premier trimestre, l'économie américaine s'est contractée (-1%) après un hiver particulièrement rigoureux.

Le FOMC a en outre drastiquement réduit ses projections de croissance pour les Etats-Unis en 2014, qu'il situe à entre 2,1% et 2,3%, au lieu de 2,8% et 3% envisagés en mars. Pour 2015, la Fed reste optimiste avec une croissance de 3% à 3,2%.

Le taux de chômage devrait aussi être plus bas, selon la Fed, qui l'inscrit à entre 6% et 6,1% en 2014 (contre 6,1% à 6,3%). Le taux de chômage se situe déjà à 6,3% en mai. Sa projection d'inflation est quasiment inchangée entre 1,5% et 1,7% (contre 1,5% et 1,6%). 

Les membres du Comité monétaire ont voté ces décisions à l'unanimité.

Une majorité des membres du FOMC voient les taux d'intérêt au jour le jour de la Fed se situer au-dessus de 1% à la fin 2015, selon les graphiques de la Fed.






awp

lundi 16 juin 2014

USA: le FMI sabre sa prévision de croissance pour 2014

Washington - Le Fonds monétaire international (FMI) a sabré lundi sa prévision de croissance aux Etats-Unis et mis en garde le pays contre son niveau de pauvreté et le relèvement prématuré des taux directeurs de la Fed.

Dans son rapport annuel sur le pays, le Fonds note l'actuel "rebond significatif" de l'économie américaine mais juge toutefois qu'il ne suffira pas à compenser la "perte d'élan" du premier trimestre liée à un hiver rigoureux et une demande mondiale plus faible.

En conséquence, le produit intérieur brut américain ne devrait progresser que de 2% cette année --contre 2,8% prévus en avril-- marquant une quasi-stagnation par rapport aux 1,9% enregistrés en 2013, estime le FMI qui maintient en revanche sa prévision pour 2015 (3%).

Selon le Fonds, les créations d'emplois restent dynamiques aux Etats-Unis mais le marché du travail est "plus faible" que ce suggère le chiffre du taux de chômage, qui décline lentement (6,3% en mai).
L'institution s'inquiète notamment du nombre élevé de chômeurs de longue durée et du faible taux d'activité, qui mesure la part de la population active occupant un emploi.

Selon le FMI, un retour à un marché de l'emploi "robuste" est pourtant requis pour permettre au pays de lutter contre la pauvreté qui touche, selon l'institution, près de 50 millions d'Américains.

Appuyant la volonté de l'administration Obama, l'institution appelle dès lors à relever le salaire minimum fédéral américain, actuellement à 7,25 dollars de l'heure, au risque de froisser l'opposition républicaine et les milieux d'affaires, vent debout contre une telle mesure.

Se penchant sur la politique monétaire américaine, le FMI assure que la Banque centrale américaine (Fed), qui se réunit mardi et mercredi à Washington, doit faire face à de "nombreuses zones d'incertitude" liées notamment à l'état réel du marché du travail.

Le FMI pointe également le risque de nouvelles turbulences financières, notamment dans les pays émergents, au moment où la Fed décidera de relever ses taux directeurs, maintenus proches de zéro depuis fin 2008 afin de soutenir la reprise.

Pour l'heure, la Fed a indiqué qu'une première remontée des taux devrait avoir lieu à la mi-2015 mais le Fonds estime qu'il serait peut-être plus sage d'attendre encore un peu face à l'incertitude ambiante.
"Les taux peuvent se permettre de rester proches de zéro au-delà de la date de la mi-2015 actuellement envisagée par les marchés", assure le Fonds.







awp

jeudi 22 mai 2014

USA: l'inflation va mettre longtemps à remonter autour de 2% (Fed)

Washington - Un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a estimé mercredi que l'inflation mettrait longtemps à atteindre les 2% souhaités par la banque centrale, n'atteignant ce niveau qu'en 2018.

Narayana Kocherlakota, président de l'antenne régionale de la Réserve fédérale de Minneapolis, pense que "le retour à 2% d'inflation va prendre longtemps, probablement quatre ans", selon un discours devant un club économique du Minnesota (nord).

Ce retour au niveau optimal d'inflation est plus lent que ce que prévoient l'ensemble des membres du Comité monétaire de la Fed (FOMC) qui misent dès 2015 sur une hausse des prix entre 1,5% et 2%.

"Je ne suis pas le seul à prévoir un lent retour de l'inflation" à ce niveau, a ajouté M. Kocherlakota, citant les prévisions du Bureau du Budget du Congrès (CBO) qui donnent aussi la date de 2018.

Le président de la Fed de Minneapolis, réputé comme une "colombe" au sein du FOMC, étant plus préoccupé par le chômage que la lutte contre l'inflation, a été le seul dissident à la première réunion du Comité monétaire présidé par Janet Yellen.

Il avait voté contre les décisions du FOMC de mars car il estimait que la Fed devait garder dans son message d'orientation monétaire son engagement chiffré à favoriser le plein emploi.

Une inflation trop basse "signale un problème important" dans l'économie car elle reflète "une demande trop faible de biens et de services n'utilisant pas toutes les ressources à disposition dans la société", a affirmé M. Kocherlakota. "L'inflation basse aux Etats-Unis nous dit que des ressources sont gâchées" et qu'il y a notamment une sous-utilisation de la force de travail.

C'est aussi un handicap pour ceux qui ont des emprunts, notamment immobiliers, car leurs remboursements mensuels augmentent en termes réels alors que leur rémunération ne progressent pas, a expliqué ce membre votant du Comité de politique monétaire de la Fed.







awp