Madrid - L'Espagne, en pleine tourmente financière qui fait
craindre pour sa solvabilité, a provoqué mardi la "stupeur" de ses partenaires
européens, en publiant une "prétendue" déclaration commune sur l'exigence d'une
application immédiate des accords du sommet européen.
En début d'après-midi, le ministère espagnol des Affaires étrangères a publié
un communiqué sibyllin avec ce titre: "l'Espagne, l'Italie et la France exigent
l'application immédiate des accords du dernier sommet européen" de fin juin.
Alors que "la rapidité est une condition essentielle du succès de toute
initiative européenne", "il y a un décalage préoccupant entre la décision qu'a
prise le Conseil européen et l'application de ces accords", affirme le
secrétaire d'Etat espagnol pour l'Union européenne Estado Mendez de Vigo, cité
dans ce texte.
Le communiqué cite nommément le ministre français des Affaires européennes,
Bernard Cazeneuve, et son homologue italien, Moavero Milanesi, qui ont demandé
avec M. Vigo "l'application immédiate des accords" de ce sommet.
SEC DÉMENTI
Mais aussitôt Rome et Paris démentent sèchement et en des termes peu
diplomatiques.
Le gouvernement italien exprime par communiqué "sa stupeur" à propos de
l'initiative annoncée par Madrid, "concernant une prétendue déclaration
conjointe entre l'Espagne, l'Italie et la France, initiative dont le
gouvernement n'est pas informé".
"C'est hallucinant", rétorque M. Cazeneuve. "Il n'y a pas eu de démarche
commune avec l'Italie et l'Espagne. Je n'ai pas demandé d'application immédiate
des accords. On suit les décisions prises au sommet européen et on travaille
dessus", a-t-il déclaré, interrogé par l'AFP.
"Cela n'a aucun sens d'affirmer cela. Cela n'a pas été évoqué entre nous",
a-t-il ajouté.
RECAPITALISATION DES BANQUES EN DIFFICULTÉ
Interrogé sur ces vives réactions, le ministère des Affaires étrangères n'a
pas fourni d'explication. Mais en fin de journée, le communiqué avait disparu
des sites du ministère et du gouvernement espagnols.
A l'issue du sommet européen des 28 et 29 juin, Rome et Madrid ont notamment
obtenu que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et son remplaçant,
le Mécanisme européen de stabilité (MES), puissent recapitaliser directement les
banques en difficulté sans alourdir les finances publiques du pays.
Mais il reste encore des inconnues, en particulier quant au lancement du MES,
pare-feu permanent de la zone euro, et à son fonctionnement, alors que
l'Allemagne refuse une mutualisation de la dette.
Le MES ne sera pas sur pied avant fin septembre au mieux, car la Cour
constitutionnelle allemande doit se prononcer le 12 septembre sur cet instrument
doté d'une capacité de prêt de 500 milliards d'euros.
En attendant, la zone euro doit faire avec le fonds de secours existant, le
FESF, qui dispose d'environ 200 milliards d'euros. Une somme jugée insuffisante
par les experts pour "sauver" un pays comme l'Italie, lestée par une dette
colossale, ou pour prêter à l'Espagne.
"S'il faut intervenir massivement en août, il y a un problème", admettait
récemment un diplomate européen.
La crédibilité de l'Espagne sur les marchés a subi un nouveau coup mardi
alors qu'après Valence, la Catalogne, l'une de ses régions les plus riches, a
reconnu ses importantes difficultés financières et pourrait avoir besoin d'une
aide du gouvernement.
AWP
Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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Affichage des articles dont le libellé est FESF. Afficher tous les articles
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mardi 24 juillet 2012
mardi 19 juin 2012
FESF: le taux à six mois baisse encore, reste bien vu sur le marché
Berlin - Le fonds de soutien de la zone euro FESF a annoncé mardi avoir levé 1,5 milliard d'euros à six mois, à un taux en baisse par rapport à la dernière opération de ce genre, et reste donc peu affecté par les turbulences sur le marché de la dette.
Le Fonds a reçu des offres de plus de 3 milliards d'euros, dont la moitié qualifiées de "non-compétitives", c'est-à-dire se composant simplement d'un volume sans que la banque ou l'investisseur intéressé n'annonce un taux.
Le taux est ressorti à 0,1421%. Il y a un mois, le Fonds avait emprunté un volume similaire, et à la même échéance, à un taux encore supérieur à 0,2%.
Alors même que la crise de la dette en zone euro se renforce, et que des pays comme l'Italie ou l'Espagne voient leurs taux flamber, le mécanisme de secours, qui dépend pourtant des garanties fournies par les Etats européens, continue d'être bien reçu sur les marchés.
En réalité le Fonds profite surtout d'être adossé à l'Allemagne, première puissance économique de la zone euro et considérée comme un gage de sécurité par les investisseurs.
Le Fonds de soutien effectue régulièrement des émissions d'obligations de maturités différentes, à trois mois, six mois, trois ans, cinq ans, sept ans ou dix ans.
Le FESF emprunte de l'argent à des taux faibles et le prête avec un taux bonifié aux gouvernements qui ne peuvent plus emprunter seuls à des taux raisonnables en raison de leurs difficultés budgétaires.
Trois pays sont dans ce cas, la Grèce, l'Irlande et le Portugal mais le FESF ne précise jamais quels pays seront bénéficiaires de ses émissions.
Les banques espagnoles, qui se sont vues promettre une ligne de crédit pouvant atteindre 100 milliards d'euros, pourraient également recevoir l'aide du Fonds, à moins que le MES (Mécanisme européen de stabilité), qui doit entrer en action début juillet, ne s'en charge.
AWP
mardi 12 juin 2012
Espagne: Standard & Poor's maintient la note du pays malgré l'aide aux banques
Madrid - L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's (S&P) a annoncé lundi qu'elle maintenait la note souveraine de l'Espagne, BBB+, après l'annonce samedi qu'un plan d'aide européen, qui peut s'élever jusqu'à 100 milliards d'euros, va être déployé pour ses banques.
L'agence a en outre confirmé la perspective "négative" associée à la note de l'Espagne, ce qui signifie qu'elle envisage de l'abaisser à nouveau.
"Le montant des fonds que l'Espagne veut obtenir correspond à notre estimation des besoins de provisions" dans deux scénarios, l'un de base et l'autre plus tendu, indique l'agence dans un communiqué.
Cette demande d'aide correspond en outre "aux prévisions que nous avions lorsque nous avons dégradé l'Espagne le 26 avril", précise l'agence.
S&P avait alors abaissé de deux crans la note du pays, s'inquiétant de la récession qui compliquait ses objectifs budgétaires.
Cette décision a relégué Madrid dans la catégorie des émetteurs de qualité moyenne, en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.
Le prêt pouvant atteindre 100 milliards d'euros accordé par la zone euro réduit le risque que l'Espagne ait à assumer directement les pertes des banques concernées, souligne en outre l'agence. Mais il risque en revanche d'augmenter le niveau de la dette publique espagnole.
Avec la crise, la dette publique de l'Espagne a explosé, passant de 36,8% en 2008 jusqu'à 68,5% fin 2011, le gouvernement estimant qu'elle grimpera jusqu'à 79,8% du PIB cette année. Mais si l'Espagne épuisait l'enveloppe de 100 milliards d'euros, sa dette pourrait alors grimper à 90% du PIB.
Dans le même communiqué, S&P souligne en outre que si l'aide aux banques est fournie par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui entrera en fonctionnement en juillet, et non par l'actuel fonds de soutien européen (FESF), le MES aura la priorité face aux autres créanciers de l'Espagne pour être remboursés.
Plusieurs analystes ont averti que cette modification pourrait effrayer les bailleurs de fonds ordinaires et les décourager d'acheter de la dette publique espagnole.
AWP
jeudi 1 mars 2012
La Grèce a rempli les conditions pour obtenir une aide
BRUXELLES - La Grèce a rempli les conditions qui lui ont été fixées en vue d'obtenir un deuxième plan de sauvetage financier destiné à lui éviter la banqueroute, a déclaré jeudi le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
Toutefois, le versement effectif des fonds ne sera décidé que si une opération en cours de réduction de la dette du pays détenue par les créanciers privés (banques et fonds d'investissement) est menée à bien, avec succès.
La Grèce a pris toutes les mesures que nous lui avions demandées, les choses avancent bien, a déclaré M. Juncker à l'issue d'une réunion des ministres de l'Eurogroupe à Bruxelles consacrée à la situation dans le pays.
Des progrès suffisant ont été réalisés par le gouvernement pour prendre les mesures préalables d'économies budgétaires et de réformes économiques qui avaient demandées par les partenaires européens d'Athènes en préalable au versement du deuxième plan de sauvetage, indique un communiqué.
Tous les législations demandées ont été adoptées et il ne reste que quelques détails à régler, souligne le communiqué.
Le deuxième plan de soutien financier promis sous conditions à Athènes est composé d'une aide publique de 130 milliards d'euros et de l'effacement partiel de dette de la part de ses banques créancières à hauteur de 107 milliards d'euros.
A cela doivent s'ajouter quelque 35 milliards d'euros du premier programme d'aide au pays décidé en mai 2010, soit un effort financier total de plus de 270 milliards d'euros.
Concrètement, les ministres des Finances ont mis jeudi le versement du programme sur les rails lors de leur réunion à Bruxelles, qui a précédé un sommet des dirigeants européens dans la soirée.
Ils ont ainsi accepté la mise en place d'un plan de soutien à la recapitalisation des banques grecques pour les aider à amortir le choc des pertes de créances. Ils ont aussi autorisé le Fonds de secours de la zone euro (FESF) à entamer les préparatifs de sa contribution à l'opération de restructuration de la dette du pays, a indiqué l'Eurogroupe.
Cela passera par l'émission d'obligations du FESF qui seront accordées aux créanciers privés en échange des titres de dette grecque qu'ils détiennent aujourd'hui. Le FESF va aussi aider la Grèce à payer des arriérés d'intérêts sur sa dette.
Toutefois, l'aide ne pourra être versée que lorsque cette opération de restructuration de dette aura été réalisée avec succès, ont prévenu les ministres. Il faut pour cela que 75% au moins des créanciers acceptent des pertes de l'ordre de 73% de la valeur réelle de leurs titres.
L'Eurogroupe a rappelé que le succès du PSI (opération de réduction de dette, ndlr) avec une participation importante des créanciers privés et une évaluation finale positive des mesures prises par la Grèce sont des conditions nécessaires pour le versement, indique le communiqué.
AFP
Toutefois, le versement effectif des fonds ne sera décidé que si une opération en cours de réduction de la dette du pays détenue par les créanciers privés (banques et fonds d'investissement) est menée à bien, avec succès.
La Grèce a pris toutes les mesures que nous lui avions demandées, les choses avancent bien, a déclaré M. Juncker à l'issue d'une réunion des ministres de l'Eurogroupe à Bruxelles consacrée à la situation dans le pays.
Des progrès suffisant ont été réalisés par le gouvernement pour prendre les mesures préalables d'économies budgétaires et de réformes économiques qui avaient demandées par les partenaires européens d'Athènes en préalable au versement du deuxième plan de sauvetage, indique un communiqué.
Tous les législations demandées ont été adoptées et il ne reste que quelques détails à régler, souligne le communiqué.
Le deuxième plan de soutien financier promis sous conditions à Athènes est composé d'une aide publique de 130 milliards d'euros et de l'effacement partiel de dette de la part de ses banques créancières à hauteur de 107 milliards d'euros.
A cela doivent s'ajouter quelque 35 milliards d'euros du premier programme d'aide au pays décidé en mai 2010, soit un effort financier total de plus de 270 milliards d'euros.
Concrètement, les ministres des Finances ont mis jeudi le versement du programme sur les rails lors de leur réunion à Bruxelles, qui a précédé un sommet des dirigeants européens dans la soirée.
Ils ont ainsi accepté la mise en place d'un plan de soutien à la recapitalisation des banques grecques pour les aider à amortir le choc des pertes de créances. Ils ont aussi autorisé le Fonds de secours de la zone euro (FESF) à entamer les préparatifs de sa contribution à l'opération de restructuration de la dette du pays, a indiqué l'Eurogroupe.
Cela passera par l'émission d'obligations du FESF qui seront accordées aux créanciers privés en échange des titres de dette grecque qu'ils détiennent aujourd'hui. Le FESF va aussi aider la Grèce à payer des arriérés d'intérêts sur sa dette.
Toutefois, l'aide ne pourra être versée que lorsque cette opération de restructuration de dette aura été réalisée avec succès, ont prévenu les ministres. Il faut pour cela que 75% au moins des créanciers acceptent des pertes de l'ordre de 73% de la valeur réelle de leurs titres.
L'Eurogroupe a rappelé que le succès du PSI (opération de réduction de dette, ndlr) avec une participation importante des créanciers privés et une évaluation finale positive des mesures prises par la Grèce sont des conditions nécessaires pour le versement, indique le communiqué.
AFP
mardi 28 février 2012
Allemagne: la justice interdit des décisions sur l'euro sans débat
KARLSRUHE (Allemagne) - Les juges suprêmes allemands ont déclaré illégale mardi une mini-commission du Bundestag censée statuer sans débat public sur le sauvetage de l'euro, compliquant encore un peu la donne dans une Allemagne où les aides européennes sont de plus en plus contestées.
Les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (sud) ont jugé que l'existence de cet organe réduit de neuf membres destiné à prendre des décisions en urgence violait les droits des 611 autres parlementaires et constituait dès lors un traitement inéquitable de ceux-ci, a exposé le président de la cour Andreas Vosskuhle.
La politique budgétaire, dont relèvent les décisions sur l'euro puisqu'elles engagent l'argent public allemand, est de la responsabilité du Bundestag tout entier, a estimé M. Vosskuhle.
Seule exception consentie par les juges: les décisions d'achat d'obligations souveraines sur le marché. Pour celles-ci, la cour a retenu l'argument d'une nécessaire confidentialité, et confirmé la légalité de la mini-commission.
Ce sujet n'est toutefois pour le moment pas trop d'actualité: c'est toujours la Banque centrale européenne (BCE) qui intervient sur le marché de la dette pour soutenir les pays de la zone euro en difficulté, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) n'ayant pas encore repris le flambeau. En outre, les taux obligataires se sont nettement détendus depuis le début de l'année.
Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a tenu mardi à relativiser ce qu'il a qualifié de veto partiel de la Cour.
Je ne vois pas du tout de réduction de notre marge de manoeuvre, a-t-il dit, soulignant que pour certaines opérations comme le rachat d'obligations par le FESF la confidentialité est autorisée, c'est le plus important.
Le ministre a également rappelé lors d'une conférence de presse que c'était au Bundestag lui-même de se doter de procédures conformes à la Constitution.
Le Bundestag, chambre basse du parlement allemand, s'était doté en octobre dernier d'un groupe de neuf députés, tous membres de la commission du Budget, chargés de répondre rapidement aux demandes européennes.
Ils devaient statuer en cas de décision urgente à prendre sur l'utilisation du FESF, le mécanisme de sauvetage de la zone euro en place depuis 2010.
Outre les achats d'obligation, ces décisions peuvent par exemple concerner des aides aux banques à débloquer rapidement.
Le président du FESF avait réclamé une procédure moins lourde que la convocation de toute l'assemblée de 620 membres, ou même que la commission du Budget qui en compte 41, et garantissant une certaine confidentialité, notamment pour les décisions qui ont une incidence sur le marché comme les achats d'obligations.
Mais deux députés de l'opposition avaient porté plainte, estimant que cette procédure expresse portait atteinte à leurs droits de parlementaires.
Le président du Bundestag, le conservateur Norbert Lammert, a qualifié mardi la décision de la cour de compréhensible, tout en reconnaissant que le corridor de solutions possibles pour assurer la réactivité de l'organe en ces temps de crise s'en trouvait réduit. Mais je suis convaincu que nous allons régler cela, a-t-il dit.
Les juges de Karlsruhe ont déjà été saisis à plusieurs reprises sur le sauvetage de la zone euro, et exigé que le gouvernement prenne plus en compte l'avis du parlement pour des décisions qui engagent des dizaines de milliards d'euros d'argent public.
Ainsi lundi le Bundestag a donné son feu vert sur un deuxième programme d'aide à la Grèce de 130 milliards d'euros.
C'était la septième fois en moins de deux ans qu'il était appelé à se prononcer sur le sauvetage de l'euro.
Ces scrutins sont toujours une grosse affaire, l'opinion publique allemande et certains députés étant de moins en moins diposés à venir à la rescousse de leurs partenaires en difficulté.
AFP
Les juges de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (sud) ont jugé que l'existence de cet organe réduit de neuf membres destiné à prendre des décisions en urgence violait les droits des 611 autres parlementaires et constituait dès lors un traitement inéquitable de ceux-ci, a exposé le président de la cour Andreas Vosskuhle.
La politique budgétaire, dont relèvent les décisions sur l'euro puisqu'elles engagent l'argent public allemand, est de la responsabilité du Bundestag tout entier, a estimé M. Vosskuhle.
Seule exception consentie par les juges: les décisions d'achat d'obligations souveraines sur le marché. Pour celles-ci, la cour a retenu l'argument d'une nécessaire confidentialité, et confirmé la légalité de la mini-commission.
Ce sujet n'est toutefois pour le moment pas trop d'actualité: c'est toujours la Banque centrale européenne (BCE) qui intervient sur le marché de la dette pour soutenir les pays de la zone euro en difficulté, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) n'ayant pas encore repris le flambeau. En outre, les taux obligataires se sont nettement détendus depuis le début de l'année.
Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a tenu mardi à relativiser ce qu'il a qualifié de veto partiel de la Cour.
Je ne vois pas du tout de réduction de notre marge de manoeuvre, a-t-il dit, soulignant que pour certaines opérations comme le rachat d'obligations par le FESF la confidentialité est autorisée, c'est le plus important.
Le ministre a également rappelé lors d'une conférence de presse que c'était au Bundestag lui-même de se doter de procédures conformes à la Constitution.
Le Bundestag, chambre basse du parlement allemand, s'était doté en octobre dernier d'un groupe de neuf députés, tous membres de la commission du Budget, chargés de répondre rapidement aux demandes européennes.
Ils devaient statuer en cas de décision urgente à prendre sur l'utilisation du FESF, le mécanisme de sauvetage de la zone euro en place depuis 2010.
Outre les achats d'obligation, ces décisions peuvent par exemple concerner des aides aux banques à débloquer rapidement.
Le président du FESF avait réclamé une procédure moins lourde que la convocation de toute l'assemblée de 620 membres, ou même que la commission du Budget qui en compte 41, et garantissant une certaine confidentialité, notamment pour les décisions qui ont une incidence sur le marché comme les achats d'obligations.
Mais deux députés de l'opposition avaient porté plainte, estimant que cette procédure expresse portait atteinte à leurs droits de parlementaires.
Le président du Bundestag, le conservateur Norbert Lammert, a qualifié mardi la décision de la cour de compréhensible, tout en reconnaissant que le corridor de solutions possibles pour assurer la réactivité de l'organe en ces temps de crise s'en trouvait réduit. Mais je suis convaincu que nous allons régler cela, a-t-il dit.
Les juges de Karlsruhe ont déjà été saisis à plusieurs reprises sur le sauvetage de la zone euro, et exigé que le gouvernement prenne plus en compte l'avis du parlement pour des décisions qui engagent des dizaines de milliards d'euros d'argent public.
Ainsi lundi le Bundestag a donné son feu vert sur un deuxième programme d'aide à la Grèce de 130 milliards d'euros.
C'était la septième fois en moins de deux ans qu'il était appelé à se prononcer sur le sauvetage de l'euro.
Ces scrutins sont toujours une grosse affaire, l'opinion publique allemande et certains députés étant de moins en moins diposés à venir à la rescousse de leurs partenaires en difficulté.
AFP
samedi 25 février 2012
Grèce: "feuilleton grec peut-être pas fini"
Berlin - Le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a prévenu vendredi les députés allemands que ce n'était "sans doute pas la dernière fois que le Bundestag (devait) se pencher sur des aides à la Grèce", avant un vote lundi sur une deuxième aide à Athènes.
"Il n'y a pas de garantie que la voie choisie conduise au succès", écrit M. Schäuble dans un courrier adressé aux 620 députés du Bundestag, Chambre basse du parlement allemand, et "ce n'est sans doute pas la dernière fois que le Bundestag doit se pencher sur des aides à la Grèce".
Mais "les perspectives de succès des alternatives me paraissent encore plus faibles", argumente-t-il dans cette lettre, qui sollicite le feu vert des élus à une deuxième aide à la Grèce de 130 milliards d'euros lundi.
"Parce que je suis convaincu que la voie sur laquelle nous nous sommes mis d'accord --une participation substantielle des créanciers privés, des réformes contraignantes en Grèce, des aides de la communauté des Etats le temps de la transition-- est la plus susceptible de mener au succès et la plus responsable, je vous demande votre accord", écrit encore le ministre.
Munie de l'aval du Bundestag, dont l'approbation ne fait pas de doute, la chancelière ira ratifier lors d'un sommet jeudi et vendredi à Bruxelles les aides à la Grèce décidées en début de semaine par les ministres des Finances de la zone euro.
Dans son courrier, M. Schäuble rappelle que "l'Allemagne finance toujours les aides (...) avantageusement".
L'Allemagne emprunte en effet à des taux très faibles sur le marché de la dette, et, malgré une baisse du taux consentie décidée par ses partenaires, les crédits accordés à la Grèce rapporteront à Berlin plus qu'ils ne coûtent.
L'Allemagne, première économie de la zone euro, est le plus gros contributeur aux plans d'aides successifs mis en place. La deuxième aide à la Grèce se fera toutefois par le biais du FESF, le fonds de soutien mis sur pied en 2010, et n'implique pas le déblocage de nouveaux fonds par les pays européens.
AWP
mardi 17 janvier 2012
FESF: taille réexaminée en mars, l'abaissement n'altère pas sa capacité
MADRID - Le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, a indiqué mardi à Madrid que la taille du Fonds de soutien de la zone euro (FESF) serait réexaminée lors du conseil européen de mars, affirmant que l'abaissement de sa note n'allait pas réduire sa capacité.
Nous allons renforcer nos mécanismes européens face à la crise, a indiqué M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) entrera en vigueur en juillet 2012, une année avant la date prévue. Nous réexaminerons aussi les tailles du FESF et du MES au Conseil européen de mars, a-t-il affirmé, sans fournir plus de précisions.
Interrogé par la suite sur l'abaissement d'un cran de la note du FESF à AA+ par l'agence de notation Standard and Poor's, il a estimé que cette décision n'affectait pas la solidité de ce fonds.
La décision de Standard and Poor's ne va pas réduire la capacité de ce mécanisme. Il continuera à recevoir le soutien inconditionnel et irrévocable des membres de la zone euro, a-t-il dit.
Il a également souligné qu'il partageait totalement avec M. Rajoy le point de vue qu'un programme de réformes fondé uniquement sur l'austérité ne suffisait pas. Nous devons également nous concentrer sur la croissance et la création d'emplois, a-t-il ajouté.
Pour sa part, Mariano Rajoy a réaffirmé son engagement de réduction de déficit qu'il entend faire appliquer aux régions, responsables d'un déficit d'environ 2,3% ou 2,4% du Produit intérieur brut (PIB) sur un déficit global d'environ 8% à fin 2011 contre 6% prévu par l'ex-gouvernement socialiste.
Il a précisé qu'il entendait également faire approuver les réformes jugées cruciales du marché du travail et des banques entre le 27 janvier et le 10 février.
La zone euro, au coeur de la tempête, a passé mardi avec succès un test sur les marchés au lendemain de la dégradation de la note de son principal fonds de secours, le FESF, après celle de l'Espagne qui est parvenue elle aussi à se financer sans difficultés.
Le FESF a lui réussi à lever aisément 1,5 milliard d'euros sur six mois au taux de 0,26%. L'émission a reçu trois fois plus de demandes que ce que le fonds comptait lever au départ.
Les rétrogradations par Standard and Poor's de plusieurs pays et du FESF ont relancé le débat sur la nécessité d'un renflouement de ce fond, avec toutefois de sérieux clivages entre capitales, la chancelière Angela Merkel se refusant à remettre au pot.
La capacité de prêts du FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie. Le MES doit être doté d'une capacité de prêts de 500 milliards d'euros.
AFP
Nous allons renforcer nos mécanismes européens face à la crise, a indiqué M. Van Rompuy lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) entrera en vigueur en juillet 2012, une année avant la date prévue. Nous réexaminerons aussi les tailles du FESF et du MES au Conseil européen de mars, a-t-il affirmé, sans fournir plus de précisions.
Interrogé par la suite sur l'abaissement d'un cran de la note du FESF à AA+ par l'agence de notation Standard and Poor's, il a estimé que cette décision n'affectait pas la solidité de ce fonds.
La décision de Standard and Poor's ne va pas réduire la capacité de ce mécanisme. Il continuera à recevoir le soutien inconditionnel et irrévocable des membres de la zone euro, a-t-il dit.
Il a également souligné qu'il partageait totalement avec M. Rajoy le point de vue qu'un programme de réformes fondé uniquement sur l'austérité ne suffisait pas. Nous devons également nous concentrer sur la croissance et la création d'emplois, a-t-il ajouté.
Pour sa part, Mariano Rajoy a réaffirmé son engagement de réduction de déficit qu'il entend faire appliquer aux régions, responsables d'un déficit d'environ 2,3% ou 2,4% du Produit intérieur brut (PIB) sur un déficit global d'environ 8% à fin 2011 contre 6% prévu par l'ex-gouvernement socialiste.
Il a précisé qu'il entendait également faire approuver les réformes jugées cruciales du marché du travail et des banques entre le 27 janvier et le 10 février.
La zone euro, au coeur de la tempête, a passé mardi avec succès un test sur les marchés au lendemain de la dégradation de la note de son principal fonds de secours, le FESF, après celle de l'Espagne qui est parvenue elle aussi à se financer sans difficultés.
Le FESF a lui réussi à lever aisément 1,5 milliard d'euros sur six mois au taux de 0,26%. L'émission a reçu trois fois plus de demandes que ce que le fonds comptait lever au départ.
Les rétrogradations par Standard and Poor's de plusieurs pays et du FESF ont relancé le débat sur la nécessité d'un renflouement de ce fond, avec toutefois de sérieux clivages entre capitales, la chancelière Angela Merkel se refusant à remettre au pot.
La capacité de prêts du FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie. Le MES doit être doté d'une capacité de prêts de 500 milliards d'euros.
AFP
Le FESF passe avec succès son premier test après l'abaissement de sa note
FRANCFORT - Le Fonds de soutien de la zone euro, le FESF, a réussi à lever sans difficulté mardi 1,5 milliard d'euros d'obligations à six mois, lors d'une opération qui avait valeur de test après la dégradation de sa note par Standard and Poor's la veille.
Les obligations ont été émises au taux de 0,26%, a annoncé la Banque centrale allemande (Bundesbank) qui a mené l'opération.
Le succès d'aujourd'hui confirme la confiance des investisseurs dans le FESF qu'ils considèrent comme un émetteur de grande qualité, a commenté le directeur financier du fonds Christophe Frankel dans un communiqué.
L'émission a été souscrite 3,1 fois, ce qui signifie que le FESF a reçu trois fois plus de demandes que ce qu'il comptait lever comme financement au départ, a précisé la Bundesbank.
C'est l'Agence financière allemande, l'organisme qui gère la dette allemande, qui était chargée de l'opération, la Bundesbank menant les enchères pour son compte.
Le fonds comptait lever 1,5 milliard d'euros lors de cette opération qui était attendue avec intérêt après la décision lundi de Standard and Poors d'abaisser sa note financière d'un cran de AAA, la meilleure possible, à AA+, tandis que celle à court terme est restée stable à son plus haut niveau.
Cette décision était toutefois largement anticipée après la dégradation vendredi, par la même agence, des notations de neuf pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche qui ont perdu leur triple A.
Le financement du FESF dépend en effet des garanties apportées par les membres de la région dont seulement quatre sont encore notés AAA: l'Allemagne, première contributrice à tous les plans d'aide, les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg.
S&P a toutefois précisé qu'elle pourrait relever la note du Fonds si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées. Ce qui a immédiatement relancé la discussion, récurrente, sur sa dotation, jugée insuffisante pour porter secours à un pays comme l'Italie s'il venait à en avoir besoin.
La capacité de prêts actuelle du FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards.
Pour le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, il faut des contributions supplémentaires des pays encore notés AAA pour que le FESF conserve la même capacité ou puisse prêter au même taux, même après une dégradation.
Au contraire, le ministre français de l'Economie François Baroin juge qu'il n'y a pas besoin d'agir tandis que le patron du Fonds Klaus Regling a assuré, depuis Singapour où il effectue un déplacement, que la capacité de prêts du FESF n'était pas remise en cause.
Quant à l'Allemagne, qui redoute depuis longtemps qu'on ne lui réclame de remettre au pot, elle reste sur une ligne très claire: Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a encore déclaré lundi son ministre des Finances Wolfgang Schäuble.
Mais selon une source gouvernementale européenne, les responsables de la zone euro n'échapperont pas à un nouveau débat sur les moyens alloués au FESF, qui doit fonctionner jusqu'en 2013, et surtout au MES, qui doit entrer en action mi-2012 et est destiné lui à être pérenne.
C'est la première fois que le FESF, créé en 2010, emprunte sur six mois après une opération sur trois mois en fin d'année 2011. Ce programme d'emprunt à court terme a été introduit en fin d'année dernière pour lui apporter plus de flexibilité alors que ses taux d'emprunt à long terme s'étaient tendus.
Selon M. Frankel, le fonds va désormais régulièrement se présenter sur le marché pour des périodes de trois, six et douze mois.
AFP
Les obligations ont été émises au taux de 0,26%, a annoncé la Banque centrale allemande (Bundesbank) qui a mené l'opération.
Le succès d'aujourd'hui confirme la confiance des investisseurs dans le FESF qu'ils considèrent comme un émetteur de grande qualité, a commenté le directeur financier du fonds Christophe Frankel dans un communiqué.
L'émission a été souscrite 3,1 fois, ce qui signifie que le FESF a reçu trois fois plus de demandes que ce qu'il comptait lever comme financement au départ, a précisé la Bundesbank.
C'est l'Agence financière allemande, l'organisme qui gère la dette allemande, qui était chargée de l'opération, la Bundesbank menant les enchères pour son compte.
Le fonds comptait lever 1,5 milliard d'euros lors de cette opération qui était attendue avec intérêt après la décision lundi de Standard and Poors d'abaisser sa note financière d'un cran de AAA, la meilleure possible, à AA+, tandis que celle à court terme est restée stable à son plus haut niveau.
Cette décision était toutefois largement anticipée après la dégradation vendredi, par la même agence, des notations de neuf pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche qui ont perdu leur triple A.
Le financement du FESF dépend en effet des garanties apportées par les membres de la région dont seulement quatre sont encore notés AAA: l'Allemagne, première contributrice à tous les plans d'aide, les Pays-Bas, la Finlande et le Luxembourg.
S&P a toutefois précisé qu'elle pourrait relever la note du Fonds si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées. Ce qui a immédiatement relancé la discussion, récurrente, sur sa dotation, jugée insuffisante pour porter secours à un pays comme l'Italie s'il venait à en avoir besoin.
La capacité de prêts actuelle du FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards.
Pour le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, il faut des contributions supplémentaires des pays encore notés AAA pour que le FESF conserve la même capacité ou puisse prêter au même taux, même après une dégradation.
Au contraire, le ministre français de l'Economie François Baroin juge qu'il n'y a pas besoin d'agir tandis que le patron du Fonds Klaus Regling a assuré, depuis Singapour où il effectue un déplacement, que la capacité de prêts du FESF n'était pas remise en cause.
Quant à l'Allemagne, qui redoute depuis longtemps qu'on ne lui réclame de remettre au pot, elle reste sur une ligne très claire: Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a encore déclaré lundi son ministre des Finances Wolfgang Schäuble.
Mais selon une source gouvernementale européenne, les responsables de la zone euro n'échapperont pas à un nouveau débat sur les moyens alloués au FESF, qui doit fonctionner jusqu'en 2013, et surtout au MES, qui doit entrer en action mi-2012 et est destiné lui à être pérenne.
C'est la première fois que le FESF, créé en 2010, emprunte sur six mois après une opération sur trois mois en fin d'année 2011. Ce programme d'emprunt à court terme a été introduit en fin d'année dernière pour lui apporter plus de flexibilité alors que ses taux d'emprunt à long terme s'étaient tendus.
Selon M. Frankel, le fonds va désormais régulièrement se présenter sur le marché pour des périodes de trois, six et douze mois.
AFP
lundi 16 janvier 2012
S&P dégrade la note du Fonds de secours de la zone euro
BRUXELLES - L'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a abaissé lundi d'un cran à AA+ la note du Fonds de secours de la zone euro (FESF), mais n'exclut pas de la relever à AAA si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées, ce que refuse toutefois Berlin.
Cette décision est la conséquence de l'abaissement de la note de l'endettement de la France et de l'Autriche, qui faisaient partie des six Etats notés AAA au sein de l'Union monétaire et permettaient, par leurs garanties, au Fonds de bénéficier de la note optimale de SP.
L'agence de notation a sanctionné vendredi neuf pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche qui sont désormais notés AA+.
La dégradation de la dette à long terme du FESF était donc attendue car sa notation dépend directement de celles des Etats de la zone euro qui le garantissent, et tout particulièrement de ceux jouissant de la meilleure note.
Dans son communiqué, S&P a toutefois prévenu qu'elle pourrait relever la note du FESF. Si nous constatons que les obligations à long terme du FESF sont pleinement soutenues par les garanties des Etats membres bénéficiant d'un triple A, nous pourrions relever sa note à AAA, indique-t-il dans un communiqué.
Pour pouvoir retrouver une notre triple A, il faudrait que les Etats actionnaires du Fonds soient augmentent leurs garanties financières, soit déident de réduire la capacité de prêts du dispositif.
Le scénario d'une hausse de garanties est mal engagé, l'Allemagne qui est le premier contributeur du Fonds ayant catégoriquement refusé lundi de remettre au pot pour le FESF.
Le gouvernement allemand n'a aucune raison de penser que le volume des garanties du FESF ne suffirait pas à remplir ses obligations, a dit le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, lors d'un point presse.
Mme Merkel avait déjà fait des déclarations en ce sens dès le week-end.
Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a déclaré pour sa part le ministre des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.
La capacité de prêts de l'actuel fonds temporaire FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie.
L'abaissement d'un cran de la note du FESF ne va pas réduire sa capacité de prêts de 440 milliards d'euros, a toutefois assuré son patron, Klaus Regling lundi soir.
Le FESF a les moyens de remplir ses engagements actuels et éventuellement d'autres, d'ici la mise en oeuvre du Mécanisme européen de stabilité (MES) en juillet, a-t-il dans un communiqué.
Les Européens se sont mis d'accord en décembre pour avancer à juillet 2012 l'entrée en vigueur du fonds de secours permanent en zone euro, le MES, appelé à succéder au FESF. Ils se sont également entendus pour faire cohabiter les deux mécanismes pendant une année, afin de rassurer les marchés.
Le MES doit avoir une capacité de prêt de 500 milliards d'euros et un capital propre de 80 milliards, apporté par les Etats membres.
En signe de bonne volonté, le gouvernement allemand n'a pas exclu lundi de verser en une seule fois sa contribution au futur mécanisme de secours.
Berlin avait insisté au départ pour un apport très étalé dans le temps du capital du MES, en cinq tranches annuelles successives, afin de ne pas perturber son programme de réduction des déficits. Mais il a depuis assoupli sa position, face à l'aggravation continue de la crise de la dette.
AFP
Cette décision est la conséquence de l'abaissement de la note de l'endettement de la France et de l'Autriche, qui faisaient partie des six Etats notés AAA au sein de l'Union monétaire et permettaient, par leurs garanties, au Fonds de bénéficier de la note optimale de SP.
L'agence de notation a sanctionné vendredi neuf pays de la zone euro, dont la France et l'Autriche qui sont désormais notés AA+.
La dégradation de la dette à long terme du FESF était donc attendue car sa notation dépend directement de celles des Etats de la zone euro qui le garantissent, et tout particulièrement de ceux jouissant de la meilleure note.
Dans son communiqué, S&P a toutefois prévenu qu'elle pourrait relever la note du FESF. Si nous constatons que les obligations à long terme du FESF sont pleinement soutenues par les garanties des Etats membres bénéficiant d'un triple A, nous pourrions relever sa note à AAA, indique-t-il dans un communiqué.
Pour pouvoir retrouver une notre triple A, il faudrait que les Etats actionnaires du Fonds soient augmentent leurs garanties financières, soit déident de réduire la capacité de prêts du dispositif.
Le scénario d'une hausse de garanties est mal engagé, l'Allemagne qui est le premier contributeur du Fonds ayant catégoriquement refusé lundi de remettre au pot pour le FESF.
Le gouvernement allemand n'a aucune raison de penser que le volume des garanties du FESF ne suffirait pas à remplir ses obligations, a dit le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, lors d'un point presse.
Mme Merkel avait déjà fait des déclarations en ce sens dès le week-end.
Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a déclaré pour sa part le ministre des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.
La capacité de prêts de l'actuel fonds temporaire FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie.
L'abaissement d'un cran de la note du FESF ne va pas réduire sa capacité de prêts de 440 milliards d'euros, a toutefois assuré son patron, Klaus Regling lundi soir.
Le FESF a les moyens de remplir ses engagements actuels et éventuellement d'autres, d'ici la mise en oeuvre du Mécanisme européen de stabilité (MES) en juillet, a-t-il dans un communiqué.
Les Européens se sont mis d'accord en décembre pour avancer à juillet 2012 l'entrée en vigueur du fonds de secours permanent en zone euro, le MES, appelé à succéder au FESF. Ils se sont également entendus pour faire cohabiter les deux mécanismes pendant une année, afin de rassurer les marchés.
Le MES doit avoir une capacité de prêt de 500 milliards d'euros et un capital propre de 80 milliards, apporté par les Etats membres.
En signe de bonne volonté, le gouvernement allemand n'a pas exclu lundi de verser en une seule fois sa contribution au futur mécanisme de secours.
Berlin avait insisté au départ pour un apport très étalé dans le temps du capital du MES, en cinq tranches annuelles successives, afin de ne pas perturber son programme de réduction des déficits. Mais il a depuis assoupli sa position, face à l'aggravation continue de la crise de la dette.
AFP
Schäuble et Merkel résolument contre la hausse des garanties du FESF
Francfort - Le gouvernement allemand a exclu lundi de manière catégorique toute augmentation des garanties apportées au fonds de secours européen FESF par les membres de la zone euro, dictée par la dégradation de la note de neuf pays de la région.
Le gouvernement allemand n'a aucune raison de penser que le volume des garanties du FESF ne suffirait pas à remplir ses obligations, a dit le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, lors d'un point presse.
Mme Merkel avait déjà fait des déclarations en ce sens dès le week-end.
Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a déclaré pour sa part le ministre des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.
Il a souligné que le FESF a dû déjà payer des taux plus élevés lors de ses dernières émissions. Ce qui signifie que cela ne dépend donc pas seulement de la notation des pays qui s'en portent garants.
M. Seibert a lui rappelé que les Européens avaient décidé d'avancer à cette année l'entrée en vigueur du fonds de secours permanent en zone euro, le MES, qui lui est moins dépendant des agences de notation, en raison d'une structure de capital différente.
La capacité de prêts de l'actuel fonds temporaire FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie.
En conséquence, la zone euro avait décidé à l'automne d'augmenter sa force de frappe en mettant sur pied un système de garantie partielle des prêts aux pays fragiles de l'Union monétaire. Ce système doit cependant attirer des investisseurs du monde entier pour fonctionner, ce qui n'est pas le cas jusqu'ici.
Avec la dégradation de la note de neuf Etats de la zone euro par l'agence de notation américaine Standard and Poor's, dont celle de la France qui a perdu son triple A, la meilleure note possible, certains craignent de voir le FESF aussi perdre son triple A et certaines voix réclament qu'il soit donc renforcé.
M. Schäuble a par ailleurs une nouvelle fois réclamé de revoir à la baisse l'influence des agences de notation et de ramener leur rôle à ce qu'il est réellement, rappelant que l'Union européenne travaillait à des règles de transparence à leur égard.
Le ministre, qui estime comme de nombreux responsables politiques européens que les dégradations par S&P sont arrivés à contre-temps alors que l'Union européenne et la zone euro sont sur le point de signer un pacte budgétaire plus sévère et que de nombreux pays ont adopté des plans d'austérité, a aussi émis le soupçon que les agences de notation étaient guidées par la compétition qu'elles se livrent pour attirer l'attention publique.
Dans son communiqué vendredi, plus que l'absence de mesures d'économie c'est au contraire leur multiplication que S&P a mis en avant pour expliquer sa décision de dégradation.
Cette critique est infondée, a répliqué M. Seibert, en rappelant que le gouvernement allemand avait identifié dès le départ deux racines du mal en ce qui concerne la crise de l'euro, à savoir d'une part le problèmes des finances publiques, et de l'autre celui de la perte de compétitivité de certains pays.
AFP
Le gouvernement allemand n'a aucune raison de penser que le volume des garanties du FESF ne suffirait pas à remplir ses obligations, a dit le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, lors d'un point presse.
Mme Merkel avait déjà fait des déclarations en ce sens dès le week-end.
Les garanties apportées au FESF suffisent largement pour ce qu'il a à faire au cours des prochains mois, a déclaré pour sa part le ministre des Finances Wolfgang Schäuble dans un entretien à la radio Deutschlandfunk.
Il a souligné que le FESF a dû déjà payer des taux plus élevés lors de ses dernières émissions. Ce qui signifie que cela ne dépend donc pas seulement de la notation des pays qui s'en portent garants.
M. Seibert a lui rappelé que les Européens avaient décidé d'avancer à cette année l'entrée en vigueur du fonds de secours permanent en zone euro, le MES, qui lui est moins dépendant des agences de notation, en raison d'une structure de capital différente.
La capacité de prêts de l'actuel fonds temporaire FESF est de 250 milliards d'euros environ sur une enveloppe initiale de 440 milliards, un montant insuffisant s'il fallait venir en aide à un pays comme l'Italie.
En conséquence, la zone euro avait décidé à l'automne d'augmenter sa force de frappe en mettant sur pied un système de garantie partielle des prêts aux pays fragiles de l'Union monétaire. Ce système doit cependant attirer des investisseurs du monde entier pour fonctionner, ce qui n'est pas le cas jusqu'ici.
Avec la dégradation de la note de neuf Etats de la zone euro par l'agence de notation américaine Standard and Poor's, dont celle de la France qui a perdu son triple A, la meilleure note possible, certains craignent de voir le FESF aussi perdre son triple A et certaines voix réclament qu'il soit donc renforcé.
M. Schäuble a par ailleurs une nouvelle fois réclamé de revoir à la baisse l'influence des agences de notation et de ramener leur rôle à ce qu'il est réellement, rappelant que l'Union européenne travaillait à des règles de transparence à leur égard.
Le ministre, qui estime comme de nombreux responsables politiques européens que les dégradations par S&P sont arrivés à contre-temps alors que l'Union européenne et la zone euro sont sur le point de signer un pacte budgétaire plus sévère et que de nombreux pays ont adopté des plans d'austérité, a aussi émis le soupçon que les agences de notation étaient guidées par la compétition qu'elles se livrent pour attirer l'attention publique.
Dans son communiqué vendredi, plus que l'absence de mesures d'économie c'est au contraire leur multiplication que S&P a mis en avant pour expliquer sa décision de dégradation.
Cette critique est infondée, a répliqué M. Seibert, en rappelant que le gouvernement allemand avait identifié dès le départ deux racines du mal en ce qui concerne la crise de l'euro, à savoir d'une part le problèmes des finances publiques, et de l'autre celui de la perte de compétitivité de certains pays.
AFP
dimanche 15 janvier 2012
S&P: Bruxelles s'inquiète du AAA du FESF, regrette une décision aberrante
BRUXELLES - La zone euro s'est dite déterminée vendredi à faire tout son possible pour sauvegarder le triple A de son Fonds de soutien, le FESF, après la dégradation par Standard and Poor's de neuf pays en son sein dont la France, une décision qualifiée d'aberrante par la Commission européenne.
Les pays qui apportent leurs garanties au FESF affirment leur détermination à explorer les options pour maintenir son triple A, a affirmé Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro dans un communiqué.
La décision de l'agence de notation de retirer le triple A de la France et de l'Autriche risque en effet de provoquer la perte du AAA du Fonds, dont la notation dépend de celles des Etats de la zone euro qui le garantissent, et tout particulièrement de ceux jouissant de la meilleure note (AAA).
Si les notations des pays sont abaissées, celle du FESF est de facto menacée. Or, cet instrument a besoin de sa note d'excellence pour emprunter à bas coût sur les marchés et ensuite reprêter aux Etats de la zone euro en difficulté.
De son côté, le commissaire européen chargé des Affaires européennes, Olli Rehn, a regretté dans un communiqué distinct, une décision aberrante de Standard and Poor's, après avoir vérifié que ce n'était pas une erreur. L'agence de notation avait diffusé par erreur un message en novembre dernier laissant penser à une dégradation de la France.
La dégradation des notes de neuf pays de la zone euro, dont l'Espagne, le Portugal et l'Italie, intervient au moment où la zone euro agit de manière décisive sur tous les fronts pour répondre à la crise, a-t-il souligné.
Cette initiative rend encore plus nécessaires la consolidation budgétaire et les réformes structurelles des pays de la zone euro, ainsi que le fait de trouver des réponses aux fragilités du secteur bancaire, de renforcer nos défenses financières et notre gouvernance économique, poursuit M. Rehn, qui souligne que les récentes décisions de l'UE, combinées aux actions de la Banque centrale européenne, ont contribué à relâcher les tensions sur le marché des dettes souveraines.
Il est désormais important de finaliser aussi rapidement que possible la forme et le fonctionnement du Mécanisme européen de stabilité (MES) et, comme l'ont décidé les chefs d'Etat et de gouvernement le 9 décembre, d'avancer son entrée en vigueur à juillet 2012, ajoute-t-il.
Ce mécanisme permanent appelé à prendre la suite du FESF dès cet été sera moins dépendant des notations des Etats, a souligné M. Juncker. En attendant, selon lui, le FESF dispose de ressources suffisantes pour remplir ses engagements actuels et éventuellement d'autres dans le futur. Le Fonds dispose actuellement d'une capacité de prêts d'environ 250 milliards d'euros.
Le Mécanisme européen de stabilité aura son propre capital et sera de fait moins affecté par les notations des Etats membres, indique-t-il.
Cet outil doit disposer d'un capital de 500 milliards d'euros mais certains Etats estiment qu'il faudra prendre en compte la part restante du FESF tandis que d'autres jugent nécessaire d'allouer 500 milliards au seul MES, afin de le doter d'une force de frappe suffisante. Cette question sera abordée par les chefs d'Etat lors du sommet européen prévu début mars.
Plus largement, la zone euro est déterminée à faire tout son possible pour surmonter la crise, améliorer les finances publiques et retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi, affirme M. Juncker.
Les pays qui apportent leurs garanties au FESF affirment leur détermination à explorer les options pour maintenir son triple A, a affirmé Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro dans un communiqué.
La décision de l'agence de notation de retirer le triple A de la France et de l'Autriche risque en effet de provoquer la perte du AAA du Fonds, dont la notation dépend de celles des Etats de la zone euro qui le garantissent, et tout particulièrement de ceux jouissant de la meilleure note (AAA).
Si les notations des pays sont abaissées, celle du FESF est de facto menacée. Or, cet instrument a besoin de sa note d'excellence pour emprunter à bas coût sur les marchés et ensuite reprêter aux Etats de la zone euro en difficulté.
De son côté, le commissaire européen chargé des Affaires européennes, Olli Rehn, a regretté dans un communiqué distinct, une décision aberrante de Standard and Poor's, après avoir vérifié que ce n'était pas une erreur. L'agence de notation avait diffusé par erreur un message en novembre dernier laissant penser à une dégradation de la France.
La dégradation des notes de neuf pays de la zone euro, dont l'Espagne, le Portugal et l'Italie, intervient au moment où la zone euro agit de manière décisive sur tous les fronts pour répondre à la crise, a-t-il souligné.
Cette initiative rend encore plus nécessaires la consolidation budgétaire et les réformes structurelles des pays de la zone euro, ainsi que le fait de trouver des réponses aux fragilités du secteur bancaire, de renforcer nos défenses financières et notre gouvernance économique, poursuit M. Rehn, qui souligne que les récentes décisions de l'UE, combinées aux actions de la Banque centrale européenne, ont contribué à relâcher les tensions sur le marché des dettes souveraines.
Il est désormais important de finaliser aussi rapidement que possible la forme et le fonctionnement du Mécanisme européen de stabilité (MES) et, comme l'ont décidé les chefs d'Etat et de gouvernement le 9 décembre, d'avancer son entrée en vigueur à juillet 2012, ajoute-t-il.
Ce mécanisme permanent appelé à prendre la suite du FESF dès cet été sera moins dépendant des notations des Etats, a souligné M. Juncker. En attendant, selon lui, le FESF dispose de ressources suffisantes pour remplir ses engagements actuels et éventuellement d'autres dans le futur. Le Fonds dispose actuellement d'une capacité de prêts d'environ 250 milliards d'euros.
Le Mécanisme européen de stabilité aura son propre capital et sera de fait moins affecté par les notations des Etats membres, indique-t-il.
Cet outil doit disposer d'un capital de 500 milliards d'euros mais certains Etats estiment qu'il faudra prendre en compte la part restante du FESF tandis que d'autres jugent nécessaire d'allouer 500 milliards au seul MES, afin de le doter d'une force de frappe suffisante. Cette question sera abordée par les chefs d'Etat lors du sommet européen prévu début mars.
Plus largement, la zone euro est déterminée à faire tout son possible pour surmonter la crise, améliorer les finances publiques et retrouver le chemin de la croissance et de l'emploi, affirme M. Juncker.
jeudi 5 janvier 2012
Le FESF réussit à lever 3 mrd d'euros pour l'Irlande et le Portugal
BRUXELLES - Le Fonds de soutien de la zone euro (FESF) a réussi à lever sans difficulté jeudi trois milliards d'euros à trois ans pour venir en aide à l'Irlande et au Portugal, a confirmé à l'AFP un porte-parole du Fonds.
"Plus d'une centaine d'ordres" ont été passés, "le niveau de la demande a été bon, clairement supérieur à trois milliards d'euros", a indiqué à l'AFP ce porte-parole, Christoph Roch, sans donner de précision sur le niveau de la demande et sur le taux.
Une source proche du dossier avait indiqué plus tôt que l'opération avait été réussie.
Selon l'agence DowJones Newswires, le FESF a reçu pour 4 milliards d'euros de demande pour cette émission obligataire. M. Roch n'a pas confirmé ce chiffre, indiquant que le FESF publierait un communiqué plus tard dans la journée.
Le produit de cette émission doit servir à financer une partie de l'aide à l'Irlande et au Portugal, qui bénéficient d'un programme d'aide international.
L'opération a été effectuée par les banques Credit Suisse, Deutsche Bank et Société générale.
Le FESF avait annoncé mardi que cette émission était imminente et qu'elle aurait lieu "en fonction des conditions du marché".
Il s'agissait de la première émission obligataire à trois ans du Fonds, qui a déjà lancé l'an dernier des émissions à 5 et 10 ans, ainsi qu'à trois mois.
En novembre, il avait réussi à lever trois milliards d'euros d'obligations à dix ans, mais les acheteurs ne s'étaient pas bousculés et les taux étaient ressortis en nette hausse par rapport à ses précédentes émissions.
En revanche, il avait levé sans difficulté en décembre près de 2 milliards d'euros à trois mois à un taux moyen de 0,222%, et avait alors reçu plus de trois fois plus de demandes que le montant prévu de l'émission.
Le FESF a une capacité de prêt totale de 440 milliards d'euros. Il lève de l'argent sur les marchés avec une garantie apportée par les Etats de la zone euro et le reverse ensuite à des pays en difficulté au sein de la zone euro à des taux moindres que ceux qu'ils devraient payer sur les marchés.
Cet instrument financier mis en place de façon temporaire doit être définitivement remplacé par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit être mis en place mi-2012.
Sa note "AAA", la meilleure possible attribuée par les agences de notation, est menacée par le possible abaissement de celle de la France, le plus gros garant du Fonds avec l'Allemagne.
AWP
lundi 12 décembre 2011
La zone euro a une capacité de réaction suffisante
STRASBOURG (Parlement européen) - La zone euro s'est dotée d'un plan crédible et d'une capacité de réaction financière suffisante, mais les marchés n'ont pas saisi la portée de ces décisions, a affirmé lundi à Strasbourg Benoît Coeuré, candidat français au directoire de la Banque centrale européenne (BCE).
La BCE a pris une mesure très forte avec le guichet de refinancement à trois ans, qui va permettre aux banques privées de l'UE de bénéficier de liquidités à des taux faibles pour financer l'économie et d'acheter des titres d'Etat, a-t-il expliqué au cours d'une audition devant la commission des affaires économiques du Parlement européen.
Les marchés n'ont pas pleinement compris la portée de cette mesure, a-t-il affirmé.
M. Coeuré, économiste de formation et directeur général adjoint de France Trésor, a par ailleurs souligné le rôle du FESF, le fonds européen de stabilité financière, avec sa capacité de levier.
Il a rappelé l'intérêt manifesté pendant le sommet du G20 à Cannes par des partenaires privés hors de la zone euro en vue d'apporter des financements à la zone euro.
Avec les décision prises lors du dernier sommet, il va falloir retourner les voir, a-t-il dit. Mais il ne faut pas attendre de solution magique, simplement l'apport de financements supplémentaires, a-t-il précisé.
Interrogé sur les euro-obligations, défendues par le Parlement européen, mais refusées par l'Allemagne, M. Coeuré a jugé qu'elles faisaient partie de la solution pour l'eurozone.
Mais elles ne sont pas possibles en l'état, a-t-il affirmé.
Ces eurobonds sont dangereux sans discipline budgétaire, a averti le responsable.
Je suis favorable aux eurobonds, mais plus comme le couronnement d'un processus que comme une solution à court terme à la crise, a-t-il conclu.
Il a insisté au cours de son audition sur l'indépendance de la BCE. La BCE peut aller au-delà de ce qu'elle fait actuellement dans le cadre de l'achat d'obligations d'Etat, mais il n'est pas question de négocier des décisions avec les gouvernements, a soutenu M. Coeuré.
L'achat d'obligations d'Etat est un programme temporaire, pas un mode de fonctionnement permanent, a-t-il expliqué.
La BCE doit préparer le retrait de cette activité, mais cela ne se fera peut être pas en 2012, a-t-il estimé. Les dirigeants de la zone euro ont décidé d'avancer à la mi-2012 l'entrée en vigueur du Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF), chargé de remplacer le FESF pour aider à renflouer les Etats de la zone euro confrontés à des difficultés de financement.
Benoît Coeuré s'est en outre prononcé en faveur d'une taxe sur les transactions financières, que réclament les députés européens, mais il juge que ce n'est peut-être pas le bon moment, car cela peut peser sur les liquidités des marchés financiers.
Il a en outre recommandé à l'UE de ne pas procéder unilatéralement et, par ailleurs, de se désintoxiquer des agences de notation, dont les avis pèsent sur la sortie de crise.
La BCE n'est pas liée par les jugements des agences de notation et elle peut les ignorer, a-t-il affirmé, plaidant pour leur réglementation et pour la mise en concurrence.
Mais le responsable a estimé que la création d'une agence de notation européenne financée sur des deniers publics n'aurait aucune crédibilité.
Benoît Coeuré a été désigné candidat français au directoire de la Banque centrale européenne pour remplacer l'Italien Lorenzo Bini Smaghi.
AFP
La BCE a pris une mesure très forte avec le guichet de refinancement à trois ans, qui va permettre aux banques privées de l'UE de bénéficier de liquidités à des taux faibles pour financer l'économie et d'acheter des titres d'Etat, a-t-il expliqué au cours d'une audition devant la commission des affaires économiques du Parlement européen.
Les marchés n'ont pas pleinement compris la portée de cette mesure, a-t-il affirmé.
M. Coeuré, économiste de formation et directeur général adjoint de France Trésor, a par ailleurs souligné le rôle du FESF, le fonds européen de stabilité financière, avec sa capacité de levier.
Il a rappelé l'intérêt manifesté pendant le sommet du G20 à Cannes par des partenaires privés hors de la zone euro en vue d'apporter des financements à la zone euro.
Avec les décision prises lors du dernier sommet, il va falloir retourner les voir, a-t-il dit. Mais il ne faut pas attendre de solution magique, simplement l'apport de financements supplémentaires, a-t-il précisé.
Interrogé sur les euro-obligations, défendues par le Parlement européen, mais refusées par l'Allemagne, M. Coeuré a jugé qu'elles faisaient partie de la solution pour l'eurozone.
Mais elles ne sont pas possibles en l'état, a-t-il affirmé.
Ces eurobonds sont dangereux sans discipline budgétaire, a averti le responsable.
Je suis favorable aux eurobonds, mais plus comme le couronnement d'un processus que comme une solution à court terme à la crise, a-t-il conclu.
Il a insisté au cours de son audition sur l'indépendance de la BCE. La BCE peut aller au-delà de ce qu'elle fait actuellement dans le cadre de l'achat d'obligations d'Etat, mais il n'est pas question de négocier des décisions avec les gouvernements, a soutenu M. Coeuré.
L'achat d'obligations d'Etat est un programme temporaire, pas un mode de fonctionnement permanent, a-t-il expliqué.
La BCE doit préparer le retrait de cette activité, mais cela ne se fera peut être pas en 2012, a-t-il estimé. Les dirigeants de la zone euro ont décidé d'avancer à la mi-2012 l'entrée en vigueur du Mécanisme Européen de Stabilité Financière (MESF), chargé de remplacer le FESF pour aider à renflouer les Etats de la zone euro confrontés à des difficultés de financement.
Benoît Coeuré s'est en outre prononcé en faveur d'une taxe sur les transactions financières, que réclament les députés européens, mais il juge que ce n'est peut-être pas le bon moment, car cela peut peser sur les liquidités des marchés financiers.
Il a en outre recommandé à l'UE de ne pas procéder unilatéralement et, par ailleurs, de se désintoxiquer des agences de notation, dont les avis pèsent sur la sortie de crise.
La BCE n'est pas liée par les jugements des agences de notation et elle peut les ignorer, a-t-il affirmé, plaidant pour leur réglementation et pour la mise en concurrence.
Mais le responsable a estimé que la création d'une agence de notation européenne financée sur des deniers publics n'aurait aucune crédibilité.
Benoît Coeuré a été désigné candidat français au directoire de la Banque centrale européenne pour remplacer l'Italien Lorenzo Bini Smaghi.
AFP
vendredi 9 décembre 2011
UE: accord sur le principe d'un net durcissement de la discipline budgétaire
BRUXELLES - Les dirigeants des pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi soir sur le principe d'un pacte budgétaire prévoyant un net durcissement de la discipline dans la zone euro, avec des règles d'or sur le retour à l'équilibre dans chaque Etat, selon des sources diplomatiques.
Il y a un accord sur le fond de ces mesures censées aider à tirer les leçons de la crise de la dette, mais les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas encore discuté de la forme juridique que prendront ces réformes, un sujet qui risque de poser problème, a dit l'un de ces diplomates au premier soir d'un sommet de l'UE à Bruxelles.
La question est de savoir si cette réforme, que Berlin veut voir gravée dans le marbre, sera réalisée via un changement du traité de l'UE ou via un accord intergouvernemental des seuls pays de la zone euro, option qui semble désormais privilégiée au risque de creuser les divisions entre Européens.
La question est l'objet de vifs débats lors du sommet qui se poursuivait vers 02H00 (01H00 GMT).
Le problème risque d'être la forme: comment on adopte ces dispositions, quels changements de traités, quel périmètre? Là, c'est une autre histoire, les problèmes n'ont pas été surmontés, a glissé une source.
Plusieurs sources proches des négociations prédisaient au moins une longue nuit de tractations.
Le pacte budgétaire endossé par l'UE reprend globalement les propositions franco-allemandes et celles d'Herman Van Rompuy et du président de la Commission José Manuel Barroso, selon un projet de déclaration finale obtenu par l'AFP.
La grande nouveauté est que chaque Etat de la zone euro devra adopter une nouvelle règle budgétaire au niveau constitutionnel ou équivalent affirmant que le budget national doit en principe être à l'équilibre. Une règle d'or.
Selon le document, la règle autoriserait aux pays un déficit structurel annuel, c'est-à-dire hors effets de la conjoncture économique et service de la dette, de 0,5% du produit intérieur brut (PIB).
Dans sa propre règle d'or déjà en vigueur, l'Allemagne s'autorise un déficit structurel maximal de 0,35% du PIB à compter de 2016.
C'est à la Commission européenne que revient la tâche de définir les contours de cette règle d'or chère au président français Nicolas Sarkozy qui n'a pas réussi, pour l'instant, à la faire adopter en France.
La Cour de justice aura comme prévu autorité pour vérifier la transposition de cette règle au niveau national.
Il est aussi prévu de rendre quasiment automatiques les sanctions pour les pays dont le déficit public dépasse 3% du PIB ou dont le niveau de dette globale enfle trop.
Dès que la Commission européenne déclare qu'un Etat membre dépasse le seuil des 3%, il y aura des conséquences automatiques à moins sauf si les gouvernements réunissent un majorité qualifiée, difficile à obtenir.
Sur un autre volet au moins aussi important, le pare-feu de la zone euro contre la crise, les dirigeants des Vingt-Sept n'ont pas non plus encore trouvé d'accord sur les instruments financiers pour contrer la propagation, ont précisé ces sources.
Le projet de communiqué reprend les propositions sur ce point diffusées mardi par MM. Van Rompuy et Barroso, qui restent contestées par l'Allemagne. Il s'agit en l'occurence d'augmenter les moyens du filet de sécurité de la zone euro.
Le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) permanent coexisterait pendant un an avec l'actuel fonds de secours temporaire de la zone euro, et serait doté du statut d'établissement de crédit lui donnant accès au guichet de la Banque centrale européenne (BCE).
Parallèlement, la déclaration de l'UE ouvrirait la voie à la mise en place, dans un futur plus ou moins lointain, à des euro-obligations pour mutualiser les dettes nationales, un autre sujet dont Berlin ne veut pas entendre parler.
L'Allemagne a réitéré jeudi soir son refus de toutes ces mesures.
AFP
Il y a un accord sur le fond de ces mesures censées aider à tirer les leçons de la crise de la dette, mais les chefs d'Etat et de gouvernement n'ont pas encore discuté de la forme juridique que prendront ces réformes, un sujet qui risque de poser problème, a dit l'un de ces diplomates au premier soir d'un sommet de l'UE à Bruxelles.
La question est de savoir si cette réforme, que Berlin veut voir gravée dans le marbre, sera réalisée via un changement du traité de l'UE ou via un accord intergouvernemental des seuls pays de la zone euro, option qui semble désormais privilégiée au risque de creuser les divisions entre Européens.
La question est l'objet de vifs débats lors du sommet qui se poursuivait vers 02H00 (01H00 GMT).
Le problème risque d'être la forme: comment on adopte ces dispositions, quels changements de traités, quel périmètre? Là, c'est une autre histoire, les problèmes n'ont pas été surmontés, a glissé une source.
Plusieurs sources proches des négociations prédisaient au moins une longue nuit de tractations.
Le pacte budgétaire endossé par l'UE reprend globalement les propositions franco-allemandes et celles d'Herman Van Rompuy et du président de la Commission José Manuel Barroso, selon un projet de déclaration finale obtenu par l'AFP.
La grande nouveauté est que chaque Etat de la zone euro devra adopter une nouvelle règle budgétaire au niveau constitutionnel ou équivalent affirmant que le budget national doit en principe être à l'équilibre. Une règle d'or.
Selon le document, la règle autoriserait aux pays un déficit structurel annuel, c'est-à-dire hors effets de la conjoncture économique et service de la dette, de 0,5% du produit intérieur brut (PIB).
Dans sa propre règle d'or déjà en vigueur, l'Allemagne s'autorise un déficit structurel maximal de 0,35% du PIB à compter de 2016.
C'est à la Commission européenne que revient la tâche de définir les contours de cette règle d'or chère au président français Nicolas Sarkozy qui n'a pas réussi, pour l'instant, à la faire adopter en France.
La Cour de justice aura comme prévu autorité pour vérifier la transposition de cette règle au niveau national.
Il est aussi prévu de rendre quasiment automatiques les sanctions pour les pays dont le déficit public dépasse 3% du PIB ou dont le niveau de dette globale enfle trop.
Dès que la Commission européenne déclare qu'un Etat membre dépasse le seuil des 3%, il y aura des conséquences automatiques à moins sauf si les gouvernements réunissent un majorité qualifiée, difficile à obtenir.
Sur un autre volet au moins aussi important, le pare-feu de la zone euro contre la crise, les dirigeants des Vingt-Sept n'ont pas non plus encore trouvé d'accord sur les instruments financiers pour contrer la propagation, ont précisé ces sources.
Le projet de communiqué reprend les propositions sur ce point diffusées mardi par MM. Van Rompuy et Barroso, qui restent contestées par l'Allemagne. Il s'agit en l'occurence d'augmenter les moyens du filet de sécurité de la zone euro.
Le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) permanent coexisterait pendant un an avec l'actuel fonds de secours temporaire de la zone euro, et serait doté du statut d'établissement de crédit lui donnant accès au guichet de la Banque centrale européenne (BCE).
Parallèlement, la déclaration de l'UE ouvrirait la voie à la mise en place, dans un futur plus ou moins lointain, à des euro-obligations pour mutualiser les dettes nationales, un autre sujet dont Berlin ne veut pas entendre parler.
L'Allemagne a réitéré jeudi soir son refus de toutes ces mesures.
AFP
jeudi 8 décembre 2011
BCE: baisse des taux, mais reste attendue sur les dettes des états fragilisés
Francfort - Face à la crispation en zone euro, la Banque centrale européenne a décidé jeudi de baisser son principal taux directeur à 1%, sans surprise pour économistes, politiques et marchés qui guettent davantage ce qu'elle compte faire pour les Etats surendettés.
"C'était le minimum attendu de la BCE au regard de la situation actuelle", a commenté Carsten Brzeski, économiste d'ING.
Lors de la conférence de presse qui suit cette décision, à 13H30 GMT au siège de la BCE à Francfort, son président, l'Italien Mario Draghi, devrait également annoncer de nouvelles mesures en faveur des banques qui souffrent de la défiance des marchés, pour leur éviter une pénurie de liquidités et donc du crédit.
Les analystes s'attendent notamment à ce qu'elle introduise des prêts illimités et à taux fixe d'une durée de deux ou trois ans, contre un an maximum jusqu'ici, et assouplisse les garanties exigées en échange.
Mais "la question clé est de savoir si M. Draghi indiquera si la BCE est sur le point de répondre aux propositions de l'Allemagne et la France sur une intégration budgétaire renforcée en augmentant ses rachats de dette publique ou en prêtant au FMI", pour qu'il aide à son tour la zone euro, a estimé Jonathan Loynes, de Capital Economics.
Ces mesures sont jugées par la plupart des économistes et certaines capitales européennes, en particulier Paris, comme les seules susceptibles de rassurer les marchés et de mettre un terme à la contagion de la crise.
Pour Thomas Hollenbach, de LBBW, ces "fortes attentes" risquent d'être déçues.
"Il est peu probable que M. Draghi donne des indications quelques heures à peine avant un sommet européen décisif" à Bruxelles, a renchéri son confrère Rainer Guntermann, de Commerzbank.
Le chef de l'institution monétaire de Francfort a clairement signifié qu'il attendait des dirigeants politiques européens qu'ils prennent leurs responsabilités et signent pour davantage de rigueur budgétaire, avant d'envisager tout nouveau geste.
La BCE rachète déjà de la dette publique de pays comme l'Espagne ou l'Italie sur le marché secondaire, où s'échangent les titres déjà émis. Mais ses achats sont "limités" et "temporaires", souligne-t-elle régulièrement, mettant en avant son statut qui lui interdit de financer les Etats comme de créer de la monnaie génératrice potentielle d'inflation.
La décision d'aider davantage les banques "tomberait bien, juste avant la publication par l'EBA (Autorité bancaire européenne) de ses exigences de recapitalisation pour les grandes banques européennes à 17H00 GMT", a commenté Holger Schmieding, chef économiste de la banque Berenberg.
Toutefois, selon lui, "même le plus généreux des soutiens de la BCE aux banques relèverait simplement du colmatage des symptômes" car "la zone euro ne connaît pas une crise bancaire, elle souffre de l'effondrement de la confiance envers les Etats, qui s'est transmis aux banques".
Alors que les déclarations catastrophistes se multiplient sur un effondrement prochain de la zone euro et que l'agence Standard & Poor's menace de dégrader la note de solvabilité de quasiment tous ses membres, y compris la vertueuse Allemagne, ainsi que de ses principales banques, la BCE n'aura toutefois pas d'autre choix que d'intervenir, estime Guntram Wolff, de l'institut bruxellois Bruegel. "La situation est devenue très fragile et le système financier est devenu très fragile."
"Elle restera toutefois réticente à le faire tant que le problème de l'aléa moral n'est pas résolu", explique-t-il en référence à la crainte de voir les gouvernements renoncer à avancer sur le chemin du redressement de leurs finances une fois qu'elle aura franchi le pas.
La BCE a été échaudée par l'attitude de l'Italie cet été, qui après avoir obtenu qu'elle rachète ses obligations pour faire baisser ses taux d'emprunt a fait marche arrière sur ses promesses. "La BCE veut s'assurer que cela ne se répétera pas", selon lui.
Le regard des gouverneurs de la BCE sera donc tourné à partir de jeudi soir vers Bruxelles, où se réunissent les dirigeants européens pour un nouveau sommet de la dernière chance. Mais l'Allemagne, qui promeut les mêmes mesures de rigueur qu'eux, a quelque peu douché les espoirs mercredi en se déclarant "pessimiste sur la possibilité d'avoir un accord total".
Les commentateurs veulent toutefois voir la rencontre de M. Draghi avec le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel avant le dîner des chefs d'Etat et de gouvernement des 27 pays de l'UE, comme un signe positif.
DOUCHE LES ESPOIRS D'UNE INTERVENTION MASSIVE
Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d'une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à "faire le maximum".
A l'adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau "pacte budgétaire" en zone euro, pour enrayer l'envol de la dette des Etats.
"La responsabilité ultime (d'enrayer la crise) appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.
M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d'un "cadre légal crédible", il était "tout aussi important qu'il soit mis en place rapidement", une manière de s'opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.
Le président de la BCE s'est par ailleurs dit "surpris de l'interprétation de (ses) propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.
Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.
Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu'en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés "parfaitement équipés" pour faire face à la crise de la dette.
Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d'obligations publiques qu'effectue déjà la BCE sont "limités" et "temporaires".
"Les traités interdisent un financement monétaire des Etats", a dit M. Draghi.
Il a aussi balayé la possibilité d'un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international: "c'est incompatible avec les traités".
A l'adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau "pacte budgétaire" en zone euro, pour enrayer l'envol de la dette des Etats.
"La responsabilité ultime (d'enrayer la crise) appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.
M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d'un "cadre légal crédible", il était "tout aussi important qu'il soit mis en place rapidement", une manière de s'opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.
Le président de la BCE s'est par ailleurs dit "surpris de l'interprétation de (ses) propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.
Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.
Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu'en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés "parfaitement équipés" pour faire face à la crise de la dette.
Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d'intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d'obligations publiques qu'effectue déjà la BCE sont "limités" et "temporaires".
"Les traités interdisent un financement monétaire des Etats", a dit M. Draghi.
Il a aussi balayé la possibilité d'un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international: "c'est incompatible avec les traités".
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