Pékin - La Chine a enregistré en novembre un excédent commercial record, avec une chute surprise de ses importations et un fort ralentissement de ses exportations, selon des chiffres officiels publiés lundi, qui confirment l'essoufflement de la deuxième économie mondiale.
L'excédent commercial du géant asiatique, numéro un des échanges de produits manufacturés dans le monde, s'est élevé le mois dernier à 54,47 milliards de dollars, a indiqué l'administration des douanes.
Un panel de 16 analystes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un niveau bien plus modéré, à 45,1 milliards de dollars, en ligne avec l'excédent enregistré en octobre.
En cause: la Chine a vu ses importations trébucher sévèrement en novembre, avec un net recul de 6,7%, à 157,19 milliards de dollars, ont précisé les douanes.
Une contraction à rebours de la hausse de 3,9% qu'escomptaient les experts, et en net contraste avec la progression de 4,6% sur un an constatée en octobre.
De quoi aviver encore un peu plus les inquiétudes sur la santé de l'économie chinoise alors que la consommation est toujours à la peine, que le marché immobilier --un pilier de l'activité-- n'en finit pas de s'effriter, et que s'intensifient les tensions déflationnistes.
-Chute des cours du pétrole-
"L'indice PMI sur l'activité manufacturière (publié la semaine dernière) témoignait déjà d'une demande terne, mais la forte baisse des importations est très éloignée de ce qu'on pouvait attendre", commentaient lundi les experts de la banque ANZ.
Mais à la contraction de la demande intérieure, se superpose un autre facteur important: la baisse tendancielle des prix des cours des matières premières, a averti Lu Ting, économiste de Bank of America Merrill Lynch.
Pour lui, en effet, l'ampleur du repli des importations et le fort gonflement de l'excédent commercial "s'expliquent avant tout par l'effondrement des prix du pétrole", qui ont chuté de quelque 40% depuis juin, mais aussi "des cours du minerai de fer".
Dans ce contexte, "il faut s'attendre à voir la Chine conserver de très larges excédents pendant plusieurs mois, sur fond de baisse des prix du baril d'or noir", a-t-il estimé.
En parallèle, les chiffres des douanes font état d'un effritement continu de la demande extérieure de la Chine -- dont la croissance économique repose encore largement sur ses exportations.
Ainsi, les exportations du pays ont progressé le mois dernier de 4,7% seulement, à 211,66 milliards de dollars, soit très loin de la prévision médiane des analystes (+8%).
Cela marque par ailleurs un très fort ralentissement par rapport aux progressions des mois précédents (+15,3% sur un an en septembre, +11,6% en octobre).
- Vers de nouvelles actions de la PBOC ? -
Et les salves de statistiques décevantes des derniers mois devraient se poursuivre: le marché table sur un nouveau ralentissement de la production industrielle et des ventes de détail, dont les chiffres pour novembre seront publiés vendredi.
La croissance économique de la Chine a ralenti à 7,3% au troisième trimestre, son plus bas niveau depuis 5 ans. Pékin s'est fixé un objectif d'"environ 7,5%" pour l'ensemble de l'année --un pari désormais difficile à tenir, selon la plupart des analystes.
L'assombrissement de la conjoncture a cependant poussé la banque centrale chinoise (PBOC) à secouer quelque peu sa prudente politique monétaire dans l'espoir de doper l'activité.
Après plusieurs vastes injections de liquidités dans le système financier depuis septembre, l'institution a ainsi procédé courant novembre à une baisse de ses taux d'intérêts --une mesure inédite depuis 2012-- pour encourager le crédit.
De l'avis général, les autorités pourraient renforcer d'ici à fin décembre leurs mesures d'assouplissement monétaire et budgétaire --beaucoup misant sur de nouvelles baisses des taux de réserves obligatoires des banques.
Selon des courtiers, c'est justement cet espoir de nouvelles mesures de relance qui expliquait le bond lundi de la Bourse de Shanghai après la publication des chiffres du commerce. La place financière a fini en hausse de 2,8%, après avoir dépassé les 3% en séance.
Les dirigeants chinois, à l'occasion d'une réunion cruciale attendue cette semaine, pourraient par ailleurs revoir en baisse l'objectif de croissance du PIB pour 2015.
Pékin s'est dit prêt à voir se modérer la croissance du pays, évoquant "une nouvelle normalité", comme prix de ses efforts pour rééquilibrer son modèle économique --en rognant les monopoles des groupes publics, les surcapacités de l'industrie et les investissements non productifs, et endiguant l'envolée des dettes.
awp
Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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lundi 8 décembre 2014
lundi 8 septembre 2014
Chine: nouvel excédent commercial record, la baisse des importations se poursuit
Pékin - La Chine a enregistré en août un nouvel excédent commercial record, à 49,8 milliards de dollars, marqué pour le deuxième mois consécutif par une baisse des importations qui confirme le ralentissement de la deuxième économie mondiale.
Les importations ont cédé 2,4% sur un an, à 158,6 milliards de dollars, après avoir déjà baissé de 1,6% en juillet, selon les chiffres des douanes publiés lundi.
Ces résultats contredisent les prédictions d'une hausse de 2,7% des importations avancée par les experts interrogés par le Wall Street Journal, et confirme que l'économie de la Chine traverse une période d'essoufflement.
Les exportations ont pour leur part augmenté de 9,4% sur un an à 208,5 milliards de dollars. La croissance des exportations le mois dernier a ralenti par rapport au gain de 14,5% enregistré en juillet, mais reste supérieure aux attentes des experts (+9,2%).
A 49,8 milliards de dollars, l'excédent commercial améliore encore le précédent record du mois de juillet (47,3 milliards de dollars), qui avait été quasiment multiplié par trois par rapport à 2013, alors que les experts du Wall Street Journal tablaient sur un chiffre médian de 42 milliards de dollars.
Les indicateurs montrent que l'économie chinoise a ralenti au cours du troisième trimestre, ce qui fait dire aux analystes que Pékin devrait vraisemblablement adopter de nouvelles mesures pour soutenir la croissance.
A partir d'avril, après avoir vu sa croissance économique descendre à 7,4% au premier trimestre, le gouvernement chinois avait déjà mis en place des réductions fiscales ainsi que des assouplissements monétaires très ciblés, et des facilités destinées à doper les investissements dans les infrastructures. Cette politique avait permis une légère embellie et une remontée du taux de croissance à 7,5% au deuxième trimestre.
Perspectives grevées par le secteur immobilier
Mais la croissance de la production manufacturière a ralenti en août, selon deux indicateurs publiés la semaine dernière. L'indice PMI des directeurs d'achat a atteint 51,1 le mois dernier, contre 51,7 en juillet, d'après le Bureau national des statistiques.
La banque HSBC a également de son côté conclu que la production manufacturière chinoise avait crû en août à un rythme nettement ralenti, passant de 51,7 en juillet à 50,2.
Les perspectives de croissance sont grevées par le refroidissement du secteur immobilier, estiment les analystes. Le prix moyen d'un logement neuf dans 100 des plus grandes villes du pays a ainsi reculé en août (-0,59%) pour le quatrième mois consécutif, selon une étude indépendante réalisée par le cabinet China Index Academy.
L'économie subit également une perte d'efficacité des mesures de relance du gouvernement central.
"Nous nous attendons à ce que le gouvernement continue à prendre des petites mesures ciblées pour compenser les corrections en cours dans le marché immobilier", ont expliqué les économistes de Nomura International dans un communiqué.
Pour Julian Evans-Pritchard, analyste chez Capital Economics, la baisse des importations traduit les difficultés du secteur immobilier. "Le ralentissement des importations reflète la diminution des investissements, en particulier dans le secteur immobilier, qui pèse sur la demande de matières premières", a-t-il déclaré dans un communiqué.
L'effet du ralentissement des importations de matières premières est également "amplifié par les fortes baisses" de leur cours ces derniers mois, a-t-il ajouté.
En mars, la Chine s'était fixé environ 7,5% comme objectif de croissance annuel pour 2014, soit le même que pour 2013. En 2013, le taux de croissance s'était élevé à 7,7%, comme en 2012, qui était le pire taux enregistré depuis 1999.
awp
Les importations ont cédé 2,4% sur un an, à 158,6 milliards de dollars, après avoir déjà baissé de 1,6% en juillet, selon les chiffres des douanes publiés lundi.
Ces résultats contredisent les prédictions d'une hausse de 2,7% des importations avancée par les experts interrogés par le Wall Street Journal, et confirme que l'économie de la Chine traverse une période d'essoufflement.
Les exportations ont pour leur part augmenté de 9,4% sur un an à 208,5 milliards de dollars. La croissance des exportations le mois dernier a ralenti par rapport au gain de 14,5% enregistré en juillet, mais reste supérieure aux attentes des experts (+9,2%).
A 49,8 milliards de dollars, l'excédent commercial améliore encore le précédent record du mois de juillet (47,3 milliards de dollars), qui avait été quasiment multiplié par trois par rapport à 2013, alors que les experts du Wall Street Journal tablaient sur un chiffre médian de 42 milliards de dollars.
Les indicateurs montrent que l'économie chinoise a ralenti au cours du troisième trimestre, ce qui fait dire aux analystes que Pékin devrait vraisemblablement adopter de nouvelles mesures pour soutenir la croissance.
A partir d'avril, après avoir vu sa croissance économique descendre à 7,4% au premier trimestre, le gouvernement chinois avait déjà mis en place des réductions fiscales ainsi que des assouplissements monétaires très ciblés, et des facilités destinées à doper les investissements dans les infrastructures. Cette politique avait permis une légère embellie et une remontée du taux de croissance à 7,5% au deuxième trimestre.
Perspectives grevées par le secteur immobilier
Mais la croissance de la production manufacturière a ralenti en août, selon deux indicateurs publiés la semaine dernière. L'indice PMI des directeurs d'achat a atteint 51,1 le mois dernier, contre 51,7 en juillet, d'après le Bureau national des statistiques.
La banque HSBC a également de son côté conclu que la production manufacturière chinoise avait crû en août à un rythme nettement ralenti, passant de 51,7 en juillet à 50,2.
Les perspectives de croissance sont grevées par le refroidissement du secteur immobilier, estiment les analystes. Le prix moyen d'un logement neuf dans 100 des plus grandes villes du pays a ainsi reculé en août (-0,59%) pour le quatrième mois consécutif, selon une étude indépendante réalisée par le cabinet China Index Academy.
L'économie subit également une perte d'efficacité des mesures de relance du gouvernement central.
"Nous nous attendons à ce que le gouvernement continue à prendre des petites mesures ciblées pour compenser les corrections en cours dans le marché immobilier", ont expliqué les économistes de Nomura International dans un communiqué.
Pour Julian Evans-Pritchard, analyste chez Capital Economics, la baisse des importations traduit les difficultés du secteur immobilier. "Le ralentissement des importations reflète la diminution des investissements, en particulier dans le secteur immobilier, qui pèse sur la demande de matières premières", a-t-il déclaré dans un communiqué.
L'effet du ralentissement des importations de matières premières est également "amplifié par les fortes baisses" de leur cours ces derniers mois, a-t-il ajouté.
En mars, la Chine s'était fixé environ 7,5% comme objectif de croissance annuel pour 2014, soit le même que pour 2013. En 2013, le taux de croissance s'était élevé à 7,7%, comme en 2012, qui était le pire taux enregistré depuis 1999.
awp
lundi 18 août 2014
Zone euro: excédent commercial de 16,8 mrd EUR en juin
Bruxelles - La zone euro a enregistré un excédent commercial de 16,8 milliards d'euros en juin, après un excédent de 15,4 milliards en mai, a annoncé lundi l'office européen de statistiques Eurostat.
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont diminué de 0,5% et les importations ont augmenté de 0,5% par rapport à mai.
Un an auparavant, en juin 2013, la zone euro avait enregistré un excédent commercial de 15,7 milliards d'euros.
L'ensemble de l'Union européenne a dégagé pour sa part un excédent de 2,9 milliards d'euros, contre un excédent de 500 millions d'euros en mai.
Pour la période allant de janvier à mai 2014, Eurostat précise que le déficit de l'UE à 28 dans le domaine de l'énergie s'est réduit à 145,4 milliards d'euros contre 156,6 milliards sur la période de janvier à mai 2013.
Dans le même temps, l'excédent pour les machines et véhicules s'est lui aussi réduit à 101,6 milliards contre 111,1 milliards sur la même période un an plus tôt.
Les plus fortes augmentations pour les exportations de l'UE à 28 ont été enregistrées vers la Chine (+10% de janvier à mai 2014 par rapport à la même période un an plus tôt) et la Corée du Sud (+8%), tandis que les plus fortes baisses ont concerné les exportations vers la Suisse (-22%), la Russie (-12%) et l'Inde (-11%).
Pour les importations, les plus fortes augmentations ont été enregistrées en provenance de Corée du Sud (+10%), de Suisse et de Turquie (+6% chacune). Les principales baisses ont concerné les importations en provenance de Russie (-8%), du Brésil (-7%) et du Japon (-6%).
L'excédent commercial de l'UE s'est accru avec les Etats-Unis (41,8 milliards d'euros de janvier à mai contre 37,8 milliards un an plus tôt), mais s'est réduit avec la Suisse (19,2 milliards contre 38,0 milliards) et la Turquie (8,3 milliards contre 12,0 milliards).
Le déficit commercial de l'UE à 28 s'est réduit avec la Chine (-50,9 milliards d'euros contre -53,0 milliards) et avec la Russie (-38,6 milliards contre -39,6 milliards) et est resté stable avec la Norvège (-16,9 milliards d'euros).
Parmi les pays membres de l'UE, c'est toujours l'Allemagne qui a affiché le plus fort excédent de janvier à mai (+84,0 milliards), suivi par les Pays-Bas (+25,2 milliards), l'Irlande et l'Italie (+14,1 milliards chacune). Le Royaume-Uni a enregistré le plus fort déficit (-48,1 milliards d'euros), suivi de la France (-30,4 milliards), de l'Espagne (-10,1 milliards) et de la Grèce (-8,8 milliards).
awp
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont diminué de 0,5% et les importations ont augmenté de 0,5% par rapport à mai.
Un an auparavant, en juin 2013, la zone euro avait enregistré un excédent commercial de 15,7 milliards d'euros.
L'ensemble de l'Union européenne a dégagé pour sa part un excédent de 2,9 milliards d'euros, contre un excédent de 500 millions d'euros en mai.
Pour la période allant de janvier à mai 2014, Eurostat précise que le déficit de l'UE à 28 dans le domaine de l'énergie s'est réduit à 145,4 milliards d'euros contre 156,6 milliards sur la période de janvier à mai 2013.
Dans le même temps, l'excédent pour les machines et véhicules s'est lui aussi réduit à 101,6 milliards contre 111,1 milliards sur la même période un an plus tôt.
Les plus fortes augmentations pour les exportations de l'UE à 28 ont été enregistrées vers la Chine (+10% de janvier à mai 2014 par rapport à la même période un an plus tôt) et la Corée du Sud (+8%), tandis que les plus fortes baisses ont concerné les exportations vers la Suisse (-22%), la Russie (-12%) et l'Inde (-11%).
Pour les importations, les plus fortes augmentations ont été enregistrées en provenance de Corée du Sud (+10%), de Suisse et de Turquie (+6% chacune). Les principales baisses ont concerné les importations en provenance de Russie (-8%), du Brésil (-7%) et du Japon (-6%).
L'excédent commercial de l'UE s'est accru avec les Etats-Unis (41,8 milliards d'euros de janvier à mai contre 37,8 milliards un an plus tôt), mais s'est réduit avec la Suisse (19,2 milliards contre 38,0 milliards) et la Turquie (8,3 milliards contre 12,0 milliards).
Le déficit commercial de l'UE à 28 s'est réduit avec la Chine (-50,9 milliards d'euros contre -53,0 milliards) et avec la Russie (-38,6 milliards contre -39,6 milliards) et est resté stable avec la Norvège (-16,9 milliards d'euros).
Parmi les pays membres de l'UE, c'est toujours l'Allemagne qui a affiché le plus fort excédent de janvier à mai (+84,0 milliards), suivi par les Pays-Bas (+25,2 milliards), l'Irlande et l'Italie (+14,1 milliards chacune). Le Royaume-Uni a enregistré le plus fort déficit (-48,1 milliards d'euros), suivi de la France (-30,4 milliards), de l'Espagne (-10,1 milliards) et de la Grèce (-8,8 milliards).
awp
mardi 8 juillet 2014
La France a passé en mai le cap de 10 ans de déficit commercial
Paris - Le déficit commercial de la France s'est creusé en mai, à 4,9 milliards d'euros, a annoncé le ministère des Finances mardi, scellant dix années de soldes négatifs pour le pays.
Le dernier excédent commercial mensuel de la France remonte à mai 2004 et se montait à 0,176 milliard d'euros. Pour retrouver un excédent en année pleine, il faut remonter à 2002 (avec 3,548 milliards d'euros sur l'année).
En mai dernier, le déficit est retombé à son niveau de mars, après une légère réduction en avril (-4,1 milliards).
Les exportations en mai ont atteint 36,1 milliards, en très légère hausse sur un mois, et les importations 40,9 milliards d'euros, en plus franche progression sur un mois.
A titre de comparaison, l'Allemagne a pour sa part annoncé mardi un excédent commercial de près de 19 milliards d'euros en mai, malgré un fléchissement de ses exportations.
La zone euro est elle aussi excédentaire dans son ensemble, grâce en particulier à ces performances allemandes.
Le service des Douanes, qui établit cette statistique, a expliqué la dégradation du solde en France par "une poussée des importations particulièrement marquée pour les produits pétroliers raffinés et pour les oeuvres d'art". Dans ce dernier cas, l'effet négatif sur le solde commercial s'explique par le rapatriement en France d'une "très importante collection".
En revanche, les Douanes ont noté une évolution "très positive pour l'industrie aéronautique et spatiale, du fait de livraisons exceptionnelles de satellites", avec plus de 400 millions d'euros de grands contrats). Elles ont également relevé une "amélioration sensible" pour les produits chimiques.
Par zone géographique, le solde commercial s'est surtout dégradé dans les échanges avec l'Amérique (baisse des exportations et hausse des importations dans l'aéronautique notamment) et le Proche et Moyen-Orient (hausse des achats d'hydrocarbures).
Le déficit avec l'Union européenne est lui resté stable, la progression des importations étant compensée par une hausse des exportations aéronautiques et spatiales. Une baisse des approvisionnements énergétiques a au contraire permis d'améliorer le solde des échanges avec les pays de l'Europe hors UE.
La balance commerciale de la France s'est améliorée vis-à-vis de l'Asie (fortes livraisons spatiales et aéronautiques) et de l'Afrique (plus importants envois de médicaments).
En données cumulées (janvier à fin mai), la France affiche un déficit de 23,1 milliards d'euros.
Le déficit commercial de la France, qui avait atteint en 2011 un record historique, a continué de reculer en 2013 pour s'établir à 61,2 milliards d'euros. Le gouvernement espère un nouveau recul cette année, grâce à la reprise chez les principaux partenaires commerciaux du pays, notamment en Europe.
2014 a toutefois mal commencé: les exportations ont ralenti pendant les trois premiers mois de l'année(+0,6% après +1,5%) tandis que les importations ont elles accéléré (+1% après +0,5%), selon le pointage de l'Insee.
D'où une contribution négative du commerce extérieur au Produit intérieur brut français pour le début d'année, et qui devrait être nulle pour l'ensemble de l'année, selon l'Institut de statistiques.
awp
Allemagne: excédent commercial en hausse en mai, les importations chutent
Berlin - L'excédent commercial de l'Allemagne s'est étoffé à 18,8 mrd EUR en mai, selon un chiffre publié mardi qui renvoie à une baisse des importations plus marquée que celle des exportations.
Ces dernières ont reculé de 1,1% sur un mois, pour atteindre 92,8 mrd EUR, tandis que les ventes en provenance de l'étranger se sont repliées de 3,4% à 74,1 mrd EUR, selon ces chiffres corrigés des variations saisonnières publiés par l'Office fédéral des statistiques Destatis.
L'excédent commercial d'avril était ressorti à 17,2 mrd EUR.
Sur cinq mois, de janvier à mai, les exportations allemandes ont grimpé de 2,6% par rapport à la même période l'an dernier en chiffres bruts, à 464,9 mrd EUR. Elles doivent leur progression à l'Europe, avec une hausse de 2,7% des ventes aux pays de la zone euro et de 9,6% vers les autres pays de l'Union européenne.
Les exportations vers le reste du monde se sont en revanche repliées de 0,6% sur la période, portant la marque des troubles géopolitiques qui secouent plusieurs régions du globe, et de l'affaissement de la croissance dans plusieurs marchés émergents. Les fédérations professionnelles ont fait état récemment d'une baisse de 14% des ventes à destination de la Russie entre janvier et avril, par exemple.
awp
vendredi 13 juin 2014
Zone euro: excédent commercial de 15,7 milliards EUR en avril
Bruxelles - La zone euro a enregistré en avril un excédent commercial de 15,7 milliards d'euros, contre 16,7 milliards en mars (chiffre révisé), a indiqué vendredi l'office européen de statistiques Eurostat.
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont baissé de 0,2% sur un mois, et les importations de 0,5%, précise Eurostat.
Un an auparavant, en avril 2013, l'excédent commercial de la zone euro était de 14,0 milliards d'euros.
L'ensemble de l'Union européenne a enregistré en avril un excédent de 1,3 milliard d'euros, contre 4,1 milliards d'euros en mars et 8,5 milliards d'euros en avril 2013.
Revenant sur les données du premier trimestre, Eurostat indique que le déficit de l'UE à 28 dans le domaine de l'énergie s'est réduit à 86,8 milliards d'euros contre 95,8 milliards d'euros de janvier à mars 2013.
L'excédent pour les machines et véhicules a diminué, à 58,1 milliards d'euros contre 65,3 milliards d'euros sur la même période un an plus tôt.
En tendance, les plus fortes augmentations des exportations ont été enregistrées avec la Chine (+11% au premier trimestre 2014 par rapport à la même période un an plus tôt), et les plus fortes baisses vers la Russie (-11%) et la Suisse (-9%).
Les plus fortes augmentations des importations ont concerné celles en provenance de Corée du Sud (+13%), de Suisse (+7%) et de Turquie (+6%), et les plus fortes baisses celles en provenance de Russie (-10%) et du Brésil (-8%).
L'excédent commercial de l'UE à 28 s'est accru avec les Etats-Unis (+23,9 milliards d'euros de janvier à mars, contre +22,7 milliards un an plus tôt), et s'est réduit avec la Suisse (+13,9 milliards d'euros contre +19,5 milliards d'euros) et la Turquie (+4,7 milliards contre +6,3 milliards).
Le déficit commercial de l'UE à 28 s'est réduit avec la Chine (-33,0 milliards contre -34,0 milliards) et la Russie (-23,4 milliards contre -26,0 milliards). Il est resté stable avec la Norvège (-10,6 milliards).
Parmi les pays de l'UE c'est toujours l'Allemagne qui a enregistré le plus fort excédent commercial (+48,6 milliards d'euros au premier trimestre 2014), suivie des Pays-Bas (+15,9 milliards), de l'Irlande (+7,9 milliards) et de l'Italie (+6,9 milliards).
Le Royaume-Uni a accusé le plus fort déficit (-26,3 milliards d'euros), suivi de la France (-18,8 milliards), de l'Espagne (-6,8 milliards) et de la Grèce (-5,4 milliards).
awp
lundi 12 mai 2014
L'excédent grec, ou comment sortir de la crise par la méthode Coué
Paris - Annoncer un excédent de la Grèce en oubliant quelques milliards en route, prêter à l'Espagne à des taux dérisoires, saluer le Portugal qui rompt "sans filet" avec l'aide internationale: la zone euro adopte la méthode Coué pour sortir de la crise.
C'est au tout début du XXème siècle que le pharmacien français Emile Coué met au point la méthode d'autosuggestion qui portera son nom, dont le principe est le suivant: à force de se dire que tout va bien, tout ira bien.
Or dans la zone euro, en pleine "ambiance de sortie de crise, tout le monde veut voir rose", résume Ludovic Subran, économiste de l'assureur Euler Hermes.
Cet optimisme s'est exprimé le 23 avril dernier, avec l'annonce que la Grèce, le pays où a commencé la crise de la dette, avait réalisé un budget en excédent "primaire", excluant la charge de la dette.
Par hasard, le même jour, le Portugal obtenait un franc succès pour sa première émission régulière de dette à long terme depuis 2011.
LA GRÈCE ET SA DETTE "SOUTENABLE"
A propos de la Grèce, la Commission européenne a salué "les efforts considérables" du pays, bénéficiaire d'un plan d'aide et dont les réformes sont supervisées par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne .... et la Commission elle-même. Bruxelles a dans son élan jugé que la dette du pays, à 175% du Produit intérieur brut, était "soutenable".
Cet optimisme général a occulté les interrogations sur un calcul qui laisse de côté le paiement des intérêts de la dette, conformément à la définition d'un excédent "primaire", mais aussi le coût du soutien au secteur bancaire grec, pour "mieux refléter la position budgétaire structurelle sous-jacente" selon l'agence statistique européenne Eurostat. Hors correction statistique, la Grèce a affiché en 2013 un déficit public de 12,7% du PIB.
"Revoilà les statistiques grecques'", a ironisé par exemple le Wall Street Journal, en référence aux chiffres erronés fournis pendant des années par Athènes sur ses finances publiques, dont la correction en 2010 avait entraÎné la descente aux enfers du pays sur les marchés.
Pour Agnès Bénassy-Quéré, professeur à l'Université Paris I, l'annonce d'un excédent primaire "est un signal politique important" car "cela signifie que la Grèce n'a plus besoin d'emprunter pour payer ses médicaments ou ses professeurs, seulement pour payer la charge de sa dette".
"Cela ouvre la porte à une restructuration" (c'est-à-dire un allègement) de la dette grecque, qui selon l'économiste devrait essentiellement être supporté par les créanciers publics et "laisser de la place aux investisseurs privés" pour recommencer à prêter au pays.
Lesquels investisseurs ne devraient pas se priver: il y a quelque temps un emprunt test de la Grèce avait rencontré un grand succès. Même enthousiasme pour les titres de l'Espagne, dont le taux à 10 ans est passé pour la première fois depuis 2005 sous 3%, et autour du Portugal, qui va sortir cette semaine du plan d'aide international dont il bénéficie, sans "filet" c'est-à-dire sans ligne de crédit de précaution, comme l'Irlande avant lui.
La décision de Lisbonne, saluée à Bruxelles, lui a valu aussi des commentaires positifs des agences Moody's et Standard and Poor's.
"L'ARGENT REVIENT"
"Il y a beaucoup de liquidités dans le monde et peu d'objectifs sûrs", explique Mme Bénassy-Quéré. "L'argent revient" des pays émergents où il avait massivement afflué et "il faut bien que les grands fonds d'investissements prennent un peu de rendement", selon elle. Les pays du sud de l'Europe, avec leur dette plus rentable que celle des émetteurs de premier choix comme l'Allemagne, et bénéficiant d'un "sentiment de sécurité inspiré par la BCE", sont une cible de choix.
Mais pour l'économiste, "la situation reste très vulnérable". Sur le front financier, le risque d'une "mini-bulle" existe et surtout, estime Mme Benassy-Quéré, "la crise s'est déplacée. Il y a le risque social lié au chômage de masse, il reste des incertitudes sur la croissance, et le problème de la dette n'a pas été réglé".
Ludovic Subran ironise lui sur la "réformite" dont souffrent marchés et agences de notation, prompts à s'enthousiasmer à la moindre annonce. "Regardez (le chef de gouvernement italien) Matteo Renzi, il n'a encore rien fait, mais on lui donne beaucoup de crédit" sur la foi de déclarations, ajoute-t-il. Le taux à 10 ans de l'Italie est récemment passé sous 3%, pour la première fois depuis la création de l'euro.
awp
mardi 15 avril 2014
Zone euro: excédent commercial de 13,6 mds EUR en février
BRUXELLES - La zone euro a enregistré un excédent commercial de 13,6 milliards d'euros en février, après un excédent de 800 millions d'euros en janvier (chiffre révisé), a annoncé mardi l'office européen des statistiques.
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations se sont accrues de 1,2% et les importations de 0,6%.
Un an auparavant, la zone euro avait enregistré un excédent de 9,8 milliards d'euros.
L'ensemble de l'Union européenne a affiché en février un excédent de 4,4 milliards d'euros.
Revenant sur les données de janvier, Eurostat indique que le déficit de l'UE dans le domaine de l'énergie s'est réduit (-32,5 milliards d'euros contre -34,9 milliards un an plus tôt), tandis que l'excédent pour les machines et véhicules s'est accru (+14,9 milliards après +14,3 milliards).
Les importations de l'UE en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier 2014, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+3%) et de Chine (+1%), tandis qu'elles sont restées stables avec l'Inde.
Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance de Russie (-10%), du Japon (-7%) et du Brésil (-5%).
En ce qui concerne les exportations de l'UE, les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Chine (+12%) et le Japon (+8%), et les baisses les plus marquées pour celles à destination du Brésil et de la Russie (-10% chacun) ainsi que de la Turquie (-5%).
L'excédent commercial de l'UE s'est accru avec les États-Unis en janvier (+6,6 milliards d'euros contre +6,1 milliards un an plus tôt).
Dans le même temps, le déficit commercial s'est réduit avec la Chine (-13,6 milliards contre -14,6 milliards) et la Russie (-9,3 milliards contre -10,4 milliards).
Sans surprise, l'Allemagne a enregistré le plus fort excédent de la région en janvier (+15,3 milliards d'euros) suivie des Pays-Bas (+5,0 milliards d'euros).
awp
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations se sont accrues de 1,2% et les importations de 0,6%.
Un an auparavant, la zone euro avait enregistré un excédent de 9,8 milliards d'euros.
L'ensemble de l'Union européenne a affiché en février un excédent de 4,4 milliards d'euros.
Revenant sur les données de janvier, Eurostat indique que le déficit de l'UE dans le domaine de l'énergie s'est réduit (-32,5 milliards d'euros contre -34,9 milliards un an plus tôt), tandis que l'excédent pour les machines et véhicules s'est accru (+14,9 milliards après +14,3 milliards).
Les importations de l'UE en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en janvier 2014, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+3%) et de Chine (+1%), tandis qu'elles sont restées stables avec l'Inde.
Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance de Russie (-10%), du Japon (-7%) et du Brésil (-5%).
En ce qui concerne les exportations de l'UE, les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Chine (+12%) et le Japon (+8%), et les baisses les plus marquées pour celles à destination du Brésil et de la Russie (-10% chacun) ainsi que de la Turquie (-5%).
L'excédent commercial de l'UE s'est accru avec les États-Unis en janvier (+6,6 milliards d'euros contre +6,1 milliards un an plus tôt).
Dans le même temps, le déficit commercial s'est réduit avec la Chine (-13,6 milliards contre -14,6 milliards) et la Russie (-9,3 milliards contre -10,4 milliards).
Sans surprise, l'Allemagne a enregistré le plus fort excédent de la région en janvier (+15,3 milliards d'euros) suivie des Pays-Bas (+5,0 milliards d'euros).
awp
jeudi 10 avril 2014
Chine: Important recul des exportations et importations en mars
Pékin - La Chine a vu ses exportations et importations reculer nettement en mars, à rebours des prévisions des marchés, selon les chiffres publiés jeudi par les douanes, qui ont mis en avant une concurrence internationale accrue et des "frictions" avec ses partenaires commerciaux.
Les exportations de la deuxième économie mondiale ont baissé de 6,6% sur un an le mois dernier, à 170,1 milliards de dollars, tandis que ses importations chutaient de 11,3% sur un an, à 162,4 milliards de dollars.
Ces chiffres sont très en-deçà des prévisions du panel de 16 analystes interrogés par l'agence Dow Jones, qui tablaient sur des progressions de 4,2% des exportations et de 2,8% des importations.
La Chine a au final enregistré en mars un excédent commercial de 7,71 milliards de dollars, après un déficit commercial surprise de près de 23 milliards en février --le premier depuis 11 mois sur fond de congés du Nouvel an lunaire.
Les statistiques décevantes de mars constituent cependant un nouveau signal d'alarme pour la Chine, alors que son activité manufacturière se contracte depuis plusieurs mois et que la consommation intérieure piétine.
-Frictions commerciales-
L'administration des douanes a elle-même reconnu jeudi les vents contraires auxquels est confronté le commerce extérieur du géant asiatique.
"La Chine voit ses avantages compétitifs éclipsés par des facteurs négatifs, dont la concurrence montante des pays voisins et des frictions commerciales avec ses principaux partenaires", a commenté un porte-parole, Zheng Yuesheng, dans une allusion aux contentieux en cours avec les Etats-Unis et l'Union européenne.
Sur les trois premiers mois de l'année, les exportations ont reculé de 3,4% par rapport à la même période de l'an dernier, et les importations ont progressé d'un maigre 1,6%, tandis que l'excédent commercial fondait à 16,7 milliards de dollars contre 43,1 milliards un an auparavant.
"Mais il reste encore possible de concrétiser notre objectif d'une hausse annuelle de 7,5% de notre commerce extérieur" en 2014, a poursuivi M. Zheng, cité dans un communiqué, assurant que le repli du premier trimestre sera "temporaire".
De leur côté, les analystes faisaient également preuve d'une grande prudence, rappelant les surfacturations massivement pratiquées l'an dernier par les entreprises exportatrices, désireuses de camoufler ainsi des flux de capitaux spéculatifs.
Ce phénomène "a gonflé artificiellement la base de comparaison", ce qui relativise les baisses annoncées, ont averti Liu Li-Gang et Zhou Hao, experts de la banque ANZ.
"Si on prend en compte ce problème des surfacturations", que Pékin s'était appliqué à endiguer à la mi-2013, "la véritable croissance des exportations pourrait avoir été de 5% ou 8% sur un an en mars", abonde Zhang Zhiwei, analyste de Nomura.
-Une demande intérieure morose-
Mais chez ANZ, on notait également le tableau "peu enthousiasmant" de la demande chinoise de matières premières, et ce en dépit d'un bond de 14,6% sur un an des importations de minerai de fer.
De l'avis général, la détérioration des importations, symptôme d'une demande intérieure morose, devrait rester source de préoccupation.
"Les importations devraient rester relativement contenues (dans les prochains mois), car le ralentissement des investissement va probablement plomber les importations de matières premières et de biens d'équipement", a souligné Julian Evans-Pritchard, expert de Capital Economics.
Certes, le mini-plan de relance adopté la semaine dernière par Pékin, via des exemptions fiscales et des programmes de rénovation urbaine, a un peu rasséréné les marchés.
Mais si les autorités disent "avoir les moyens de faire face aux écueils", il ne faut pas s'attendre dans l'immédiat à de nouvelles mesures significatives de soutien à l'économie, a prévenu jeudi le Premier ministre Li Keqiang.
"Nous n'allons pas (à nouveau) recourir à des mesures de stimulation à court terme au gré des fluctuations de l'économie, (car) nous attachons de l'importance aux développements de fond à moyen et à long terme", a-t-il expliqué depuis le Forum asiatique, à Bo'ao (sud de la Chine).
Pékin affiche depuis l'an dernier son intention de réorienter le modèle économique chinois vers la consommation intérieure, au détriment des investissements dans les infrastructures et d'un secteur industriel en sévère surcapacité --mais tout en soutenant la croissance du pays.
Le pays a enregistré en 2013 une croissance économique de 7,7%, reproduisant sa performance de 2012 --la plus faible depuis 13 ans--, et le gouvernement s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%.
awp
mardi 18 mars 2014
Zone euro: excédent commercial de 900 millions EUR en janvier
Bruxelles - La zone euro a enregistré un léger excédent commercial de 900 millions EUR en janvier, après un excédent de 13,8 milliards EUR en décembre (chiffre révisé), selon les premières estimations publiées mardi par l'office européen de statistiques Eurostat.
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont augmenté de 0,6% en janvier sur un an, et les importations de 2,2%, a précisé Eurostat dans un communiqué.
Un an auparavant, en janvier 2013, la zone euro avait enregistré un déficit de 5,4 millirds EUR.
L'ensemble de l'Union européenne a affiché en janvier un déficit de 13 milliards EUR, à comparer à un déficit de 17,7 milliards EUR un an plus tôt. En décembre, l'UE avait en revanche affiché un excédent commercial de 8,1 milliards EUR.
Sur l'ensemble de l'année 2013, dans l'ensemble de l'UE, le déficit dans le domaine de l'énergie s'est réduit à 381,6 milliards EUR contre 422,7 milliards un an plus tôt. Dans le même temps, l'excédent pour les produits manufacturés a augmenté et s'est établi à 390,5milliards EUR après 356,5 milliards en 2012.
Les importations de l'UE en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué en 2013 par rapport à 2012, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+4%). Les baisses les plus marquées ont concerné les importations en provenance du Japon (-13%), du Brésil (-12%), de Suisse et de Norvège (-11% chacun).
En ce qui concerne les exportations, les plus fortes hausses ont été enregistrées pour les exportations vers la Suisse (+27%), la Corée du Sud (+6%), la Chine et la Turquie (+3% chacun), et les baisses les plus marquées pour celles à destination de l'Inde (-7%), de la Russie et du Japon (-3% chacun).
L'excédent commercial de l'UE s'est accru fortement avec la Suisse (75,3 milliards EUR en 2013 contre 27,6 milliards en 2012) et plus modérément avec les États-Unis (92,0 milliards contre 86,3 milliards). A l'inverse, le déficit commercial s'est notamment réduit avec la Chine (-131,8 milliards contre -147,6 milliards) et la Russie (-86,8 milliards contre -91,7 mrd).
Sans surprise, l'Allemagne a affiché le plus fort excédent de la région en 2013 (+199,6 milliards EUR), suivie par les Pays-Bas (+55,2 milliards) et l'Irlande (+36,8 milliards).
Le Royaume-Uni (-84,7 milliards) a accusé le plus large déficit, suivi par la France (-76,0 milliards), indique Eurostat.
L'excédent commercial de la zone euro est estimé pour 2013 à 151,7 milliards EUR contre 77,8 milliards en 2012. Pour l'ensemble de l'UE, l'estimation est un excédent de 47,5 milliards en 2013 contre un déficit de 115,2 milliards en 2012.
awp
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mercredi 12 février 2014
France: déficit courant légèrement réduit, à 1,2 mrd EUR en décembre
Paris - Le compte des transactions courantes de la France a accusé en décembre un déficit de 1,2 milliard d'euros, légèrement réduit par rapport à celui de novembre (1,9 milliard), a annoncé mercredi la Banque de France s'appuyant sur des données provisoires.
L'institution a précisé dans un communiqué que cette "amélioration (provenait) essentiellement de l'augmentation de l'excédent des échanges de services (4,2 milliards après 3,4 milliards)".
Le solde des échanges de marchandises, lui, est resté dans le rouge et s'est même légèrement creusé en décembre (-5,1 milliards après -4,8 milliards).
La BdF a relevé par ailleurs qu'en termes d'investissements directs, la France avait connu en décembre encore des sorties de capitaux, moins prononcées toutefois qu'en novembre (-0,9 milliard contre -3,5 milliards).
L'institution a enfin rappelé que, comme c'est souvent le cas en décembre, l'activité avait été importante en termes d'opérations purement financières, qu'il s'agisse des opérations sur des titres financiers ("investissements de portefeuille", dans le jargon comptable) ou des opérations de prêt ou emprunt ("autres investissements").
En clair les acteurs économiques vendent des titres étrangers, ce qui fait rentrer des capitaux, afin de réduire leurs engagements à l'international. Les opération de crédit au contraire entraînent des sortis de fonds du territoire.
Ainsi en décembre, les ventes de titres étrangers ont représenté des entrées nettes de capitaux de 42 milliards d'euros, tandis que les opérations de crédit ont entraîné des sorties nettes de 61,6 milliards d'euros.
En novembre, à titre de comparaison, les opérations sur titres n'avaient représenté que 5,8 milliards d'euros de rentrées nettes.
Toutes ces données font partie d'un plus vaste ensemble, la "balance des paiements", qui est un instantané des échanges entre les acteurs économiques en France (particuliers, entreprises, banques, acteurs publics, etc.) et le reste du monde sur une période donnée, qu'il s'agisse des flux commerciaux, des mouvements de capitaux, des investissements, des achats d'actifs non-financiers comme des brevets ou des licences etc.
La balance des paiements, qui est une construction comptable, est toujours équilibrée. Mais ce n'est pas le cas pour ses différentes composantes et notamment pour la plus connue, la "balance des transactions courantes", dont fait partie la balance commerciale.
Cette dernière, retraçant les importations et exportations de marchandises, vient de finir l'année 2013 sur un déficit de 61,2 milliards d'euros selon les données du ministère du Commerce extérieur.
Une balance courante déficitaire, comme c'est le cas de celle de la France, indique qu'un pays vit en quelque sorte "à crédit". Une accumulation de déficits courants importants sur une longue période peut entraîner de graves perturbations financières, telles celles que connaissent actuellement certains pays émergents.
La France accuse des déficits courants depuis 2005. A fin 2012, le déficit courant ainsi accumulé pesait quelque 200 milliards d'euros, selon la BdF, qui n'a pas encore livré de chiffre global pour 2013.
awp
mercredi 15 janvier 2014
Zone euro: excédent commercial de 17,1 mrd EUR en novembre
Bruxelles - La zone euro a enregistré un excédent commercial de 17,1 mrd EUR en novembre, contre 16,8 mrd EUR en octobre (chiffre révisé), selon les premières estimations publiées mercredi par l'office européen de statistiques Eurostat.
En données corrigées des variations saisonnières, les exportations ont baissé de 0,2% et les importations de 1,3% par rapport à octobre, précise Eurostat.
Un an auparavant, en novembre 2012, la zone euro avait enregistré un excédent de 12,5 mrd EUR.
L'ensemble de l'Union européenne a enregistré en novembre un excédent de 3,4 milliards d'euros, après un excédent de 4,8 mrd EUR en octobre. Un an plus tôt, en novembre 2012, l'UE avait enregistré un déficit de 3,0 mrd EUR.
Sur la période allant de janvier à octobre 2013, dans l'ensemble de l'UE, le déficit dans le domaine de l'énergie s'est réduit à 321,3 milliards d'euros contre 351,6 mrd EUR sur la même période un an plus tôt.
L'excédent pour les produits manufacturés a augmenté, à 322,1 mrd EUR contre 287,0 v de janvier à octobre 2012.
Les importations de l'UE en provenance de la plupart de ses principaux partenaires ont diminué pendant les 10 premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2012, à l'exception de celles en provenance de Turquie (+3%) et d'Inde (stables). Les baisses les plus importantes ont concerné les importations en provenance du Japon et du Brésil (-14% chacun), de Suisse (-13%) et de Norvège (-12%).
Concernant les exportations, les plus fortes hausses ont été enregistrées vers la Suisse (+31%), la Corée du Sud et la Turquie (+4% chacune), et les baisses les plus marquées ont concerné les exportations vers l'Inde (-6%), les Etats-Unis et le Japon (-3% chacun).
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