Paris - Les investissements des entreprises ont baissé de 1% au niveau mondial en 2013 et devraient diminuer de 0,5% en 2014, tirés vers le bas par les pays émergents et le secteur énergétique, selon une étude de Standard&Poor's publiée lundi.
L'agence de notation, qui a analysé les dépenses des 2.000 plus gros investisseurs mondiaux hors finance, publics et privés, constate une baisse de 1% des montants investis au niveau mondial en termes réels, et une hausse des liquidités à 4.500 milliards de dollars fin 2013.
Les investissements dans les pays émergents diminuent depuis 2011 et ont chuté de 4% en 2013, y compris en Chine, au Brésil, en Inde et en Russie, avec une baisse anticipée équivalente en 2014.
Après une décennie de croissance, cela signale une possible inversion de tendance, davantage tributaire des économies développées où la croissance est faible, écrit S&P dans un communiqué.
Dans le secteur de l'énergie et des matériaux, qui a compté pour 42% des investissements en 2013, la croissance a été de seulement 1% avec une prévision de -4% pour 2014. En excluant ces entreprises, les dépenses investies auraient augmenté de 2,6% en 2014, et ce secteur a représenté 56% de la croissance des investissements sur la dernière décennie.
Les métaux et l'industrie minière en particulier ont réalisé des réductions agressives de leurs dépenses en capital, selon l'agence, qui voit un déplacement des investissements dans les secteurs des réseaux informatiques, des télécoms et des services de santé.
Les trois premiers investisseurs mondiaux en 2013 étaient le chinois PetroChina avec 50,2 milliards de dollars, le russe Gazprom (44,5 milliards) et le brésilien Petrobras (41,5 milliards). Total est le septième plus gros investisseur avec 30,8 milliards, devant EDF (17e avec 18,4 milliards) et GDF Suez (43e avec 10,4 milliards).
awp
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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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lundi 30 juin 2014
vendredi 23 mai 2014
Malgré le chômage élevé, Madrid désormais bien vue des 3 agences de notation
Madrid - L'agence de notation Standard and Poor's a relevé vendredi d'un cran la note de l'Espagne, emboîtant le pas à Moody's et Fitch et saluant sa reprise économique, même si celle-ci reste entachée par un chômage qui touche un actif sur quatre.
La note à long terme du pays, l'un des plus frappés par la crise en zone euro, passe de BBB- (la plus faible possible pour un emprunteur fiable) à BBB, avec perspective stable, ce qui implique que SP ne devrait pas la modifier à court ou moyen terme.
Cette bonne nouvelle se rajoute aux décisions identiques prises par les deux autres grandes agences de notation ces derniers mois, Moody's en février puis Fitch en avril.
La note de solvabilité de la quatrième économie de la zone euro, qui avait entamé sa dégringolade en 2010, allant jusqu'à frôler la catégorie spéculative, remonte donc doucement à la faveur d'une reprise qui rassure les investisseurs.
SP souligne l'amélioration de la croissance et de la compétitivité, résultat des efforts de réformes structurelles entrepris depuis 2010 dans une Espagne sortie au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.
Les chiffres préliminaires (de l'agence statistique européenne) Eurostat pour le premier trimestre montrent que le PIB réel a progressé de 1,6% en rythme annuel, relève l'agence de notation, un chiffre selon elle soutenu par une reprise progressive de l'emploi dans un nombre croissant de secteurs d'activité.
De notre point de vue, les réformes récentes libéralisant les horaires d'ouverture du commerce de détail, les contrats à durée déterminée et les jeunes entreprises, semblent aussi soutenir la reprise, ajoute-t-elle, même si elle met en garde, comme les autres agences avant elle, contre le niveau élevé de la dette publique.
Certains signes sont encourageants: au premier trimestre, le pays a enregistré sa plus forte croissance en six ans, à 0,4% (par rapport au trimestre précédent). Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.
SP annonce qu'elle a revu en hausse (ses) projections de croissance moyenne du PIB sur 2014-2016 à 1,6% contre 1,2% auparavant, pour refléter l'impact de la réforme du travail et des autres réformes structurelles.
- Des chômeurs découragés -
Sur le front de l'emploi, principal point noir de l'économie espagnole, l'embellie commence aussi, timidement: en avril, le chômage a connu sa plus forte baisse en treize ans, incitant le chef du gouvernement Mariano Rajoy à parler de changement de tendance.
Mais la situation reste dramatique: selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte 4,7 millions à 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013) et l'un des plus élevés du monde industrialisé.
L'Institut national de la statistique (Ine) note une baisse inquiétante de la population active alors que nombre de demandeurs d'emploi, découragés, abandonnent leurs recherches voire quittent le pays.
Jeudi, il a ainsi calculé que le nombre d'inactifs découragés a bondi de 21,3% ces trois dernières années, atteignant 483.600 personnes à fin mars.
Les économistes font enfin remarquer les départs d'Espagnols à l'étranger pour y tenter leur chance, un phénomène surtout répandu chez les jeunes, les moins de 25 ans étant touchés par un chômage de 55,5%.
Les syndicats dénoncent, eux, la montée de l'emploi précaire, avec beaucoup de postes temporaires et à temps partiel.
afp
La note à long terme du pays, l'un des plus frappés par la crise en zone euro, passe de BBB- (la plus faible possible pour un emprunteur fiable) à BBB, avec perspective stable, ce qui implique que SP ne devrait pas la modifier à court ou moyen terme.
Cette bonne nouvelle se rajoute aux décisions identiques prises par les deux autres grandes agences de notation ces derniers mois, Moody's en février puis Fitch en avril.
La note de solvabilité de la quatrième économie de la zone euro, qui avait entamé sa dégringolade en 2010, allant jusqu'à frôler la catégorie spéculative, remonte donc doucement à la faveur d'une reprise qui rassure les investisseurs.
SP souligne l'amélioration de la croissance et de la compétitivité, résultat des efforts de réformes structurelles entrepris depuis 2010 dans une Espagne sortie au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.
Les chiffres préliminaires (de l'agence statistique européenne) Eurostat pour le premier trimestre montrent que le PIB réel a progressé de 1,6% en rythme annuel, relève l'agence de notation, un chiffre selon elle soutenu par une reprise progressive de l'emploi dans un nombre croissant de secteurs d'activité.
De notre point de vue, les réformes récentes libéralisant les horaires d'ouverture du commerce de détail, les contrats à durée déterminée et les jeunes entreprises, semblent aussi soutenir la reprise, ajoute-t-elle, même si elle met en garde, comme les autres agences avant elle, contre le niveau élevé de la dette publique.
Certains signes sont encourageants: au premier trimestre, le pays a enregistré sa plus forte croissance en six ans, à 0,4% (par rapport au trimestre précédent). Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.
SP annonce qu'elle a revu en hausse (ses) projections de croissance moyenne du PIB sur 2014-2016 à 1,6% contre 1,2% auparavant, pour refléter l'impact de la réforme du travail et des autres réformes structurelles.
- Des chômeurs découragés -
Sur le front de l'emploi, principal point noir de l'économie espagnole, l'embellie commence aussi, timidement: en avril, le chômage a connu sa plus forte baisse en treize ans, incitant le chef du gouvernement Mariano Rajoy à parler de changement de tendance.
Mais la situation reste dramatique: selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte 4,7 millions à 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013) et l'un des plus élevés du monde industrialisé.
L'Institut national de la statistique (Ine) note une baisse inquiétante de la population active alors que nombre de demandeurs d'emploi, découragés, abandonnent leurs recherches voire quittent le pays.
Jeudi, il a ainsi calculé que le nombre d'inactifs découragés a bondi de 21,3% ces trois dernières années, atteignant 483.600 personnes à fin mars.
Les économistes font enfin remarquer les départs d'Espagnols à l'étranger pour y tenter leur chance, un phénomène surtout répandu chez les jeunes, les moins de 25 ans étant touchés par un chômage de 55,5%.
Les syndicats dénoncent, eux, la montée de l'emploi précaire, avec beaucoup de postes temporaires et à temps partiel.
afp
vendredi 21 mars 2014
Grèce: Standard and Poor's constate un rééquilibrage de l'économie
Athènes - L'agence de notation Standard & Poor's a constaté vendredi "le rééquilibrage progressif" de l'économie grecque grâce à un important effort d'assainissement des finances publiques, malgré le niveau toujours élevé de la dette.
SP a maintenu à "B-/B" (spéculatif) la note du pays en qualifiant de "stable" sa perspective à long terme.
"Nous pensons que l'économie grecque se rééquilibre progressivement, comme le montrent la hausse des exportations de services et l'effort notable d'assainissement budgétaire réalisé, qui témoignent d'une amélioration de la compétitivité et du renforcement de la capacité institutionnelle du pays", écrit l'agence dans un communiqué.
La balance des comptes courants a été légèrement positive en 2013, comparée à un déficit de 15% en 2008.
L'agence table sur une reprise progressive de la croissance du PIB, portée par une poursuite des exportations de services (tourisme), une reprise des investissements grâce à la stabilisation du secteur bancaire et le remboursement progressif des arriérés de paiements accumulés par l'Etat à l'égard du secteur privé.
La volonté de réforme institutionnelle du gouvernement semble convaincre l'agence qui met en exergue les changements intervenus dans la régulation du marché du travail, la collecte des impôts et ceux à venir dans le secteur du commerce. SP table sur une stabilité politique et sociale sur la base de cette consolidation économique.
Parmi les ombres au tableau, "la vulnérabilité extérieure du pays persiste compte tenu du haut niveau de la dette, de la tendance déflationniste de son économie, de sa flexibilité monétaire limitée". La demande intérieure qui portait la croissance grecque avant la crise va également rester en berne durablement compte tenu du taux record de chômage (plus de 27%) et de la "chute de 20% du revenu disponible depuis 2008".
Après une dégradation continue de sa notation depuis 2009 et l'éclatement de la crise de la dette, la Grèce, passée à un cran du défaut de paiement, avait retrouvé en décembre 2012 la catégorie dite "spéculative", celle qui rassemble les émetteurs de dette qui risquent de ne pas honorer leurs échéances.
Toujours sous assistance financière de l'UE et du FMI, elle vient d'obtenir après six mois d'âpres négociations le déblocage d'une nouvelle tranche de prêts de ses créanciers qui estiment que le pays atteindra ses objectifs budgétaires en 2014. Le gouvernement mise sur le retour d'une faible croissance de 0,6% après six années de récession.
awp
mercredi 22 janvier 2014
Immobilier: stabilisation globale, France toujours en correction
Paris - Les prix de l'immobilier résidentiel devraient se stabiliser en 2014 en Europe, à l'exception de la France, toujours en correction, ou de l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui devraient connaître une progression, selon une étude de Standard and Poor's (SP).
Selon les estimations de l'agence de notation, la France devrait subir la baisse la plus prononcée cette année (-3%), suivie de l'Espagne (-2%) et de l'Italie (-1%). Aux Pays-Bas, SP anticipe une stabilité des prix.
Marqué par une très forte augmentation de prix (+155%) entre 1997 et 2007, le marché français n'a connu qu'une modeste correction en dépit de la crise, la faute principalement à une offre limitée et à la faiblesse des taux d'intérêts des prêts immobiliers.
Une forte hausse de ces derniers dans un avenir proche étant peu probable, ce sont les indicateurs économiques en berne de l'Hexagone qui pourraient provoquer une baisse marquée, a relevé Standard and Poor's.
La France se situe pour l'instant loin des "améliorations marquées au Royaume-Uni (+5%) et en Allemagne (+4%) grâce à leurs meilleures performances économiques", indique SP.
Après une chute estimée à 5% en 2013, le marché immobilier espagnol devrait profiter "de meilleurs indicateurs économiques et d'une demande accrue des investisseurs étrangers". Mais il pâtit toujours d'une offre largement excédentaire.
Autre pays dont le marché a été parmi les plus durement touchés par la crise, les Pays-Bas semblent encore loin de la reprise en raison notamment de conditions trop restrictives d'accès au crédit, souligne SP.
Mais la baisse continue des prix enregistrée depuis 2008 paraît enfin interrompue, en particulier grâce à l'amélioration de la politique budgétaire.
"Le marché immobilier résidentiel de l'Italie a continué de se contracter au cours du deuxième trimestre 2013, en raison de la faiblesse de l'économie italienne et de la persistance des tensions sur le crédit", note SP.
La situation italienne inspire cependant moins de craintes à l'agence de notation américaine, dont les prévisions pour 2014 sont plus optimistes qu'il y a trois mois, malgré les risques représentés par "la volatilité des marchés sur la dette souveraine".
Enfin la contraction du PIB belge en 2013, estimée à -0,1%, n'a pas freiné la croissance du marché immobilier, qui devrait être de +1,5% en 2014.
awp
vendredi 20 décembre 2013
S&P retire son AAA à l'Union européenne, en plein sommet à Bruxelles
PARIS - L'agence de notation Standard & Poor's a retiré vendredi la note AAA --la meilleure possible-- à l'Union européenne, en soulignant que les discussions budgétaires entre pays membres devenaient de plus en plus acrimonieuses.
Cette sentence est tombée en plein sommet des dirigeants européens, mais aussi deux jours après un accord très important sur l'union bancaire, considéré comme une avancée majeure de l'UE.
La note de l'UE a été abaissée d'un cran à AA+. Elle est dotée d'une perspective stable, ce qui signifie que S&P n'a pas l'intention de la modifier de nouveau à moyen terme.
La qualité de crédit globale des 28 membres de l'Union européenne a décliné, a estimé S&P dans un communiqué. L'agence affirme aussi que la cohésion de l'UE s'est dégradée, citant notamment les négociations sur le budget pluriannuel de l'UE qui ont nécessité deux sommets de chefs d'Etat fin 2012 puis début 2013, et de longues heures de négociations.
S&P souligne que les discussions budgétaires deviennent de plus en plus difficiles au sein de l'UE, avec notamment les principaux pays contributeurs --qui sont le plus souvent ceux notés AAA-- demandant une réduction de leurs versements.
C'est une analyse faite par des experts qui jadis, avant la crise bancaire, avaient trouvé que tout allait bien. Il faut toujours relativiser une opinion, a réagi vendredi matin le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, lors de son arrivée à la seconde journée du sommet.
On doit continuer à être rigoureux sur plan budgétaire et poursuivre une politique de croissance, a-t-il ajouté, mettant en évidence des signes de redressement dans l'économie européenne.
Sous couvert d'anonymat, un responsable européen a lui violemment critiqué les standards peu élevés (poor standards, en anglais) de Standard & Poor's, estimant que la dégradation était une erreur, l'UE n'ayant ni déficit ni dette.
L'UE était prévenue d'un possible abaissement de sa note depuis janvier 2012, quand S&P avait revu à négative la perspective d'évolution. La zone euro était alors sous la menace d'une sortie de la Grèce.
Depuis début 2012, plusieurs grands pays de l'Union, dont la France, ont vu leur note être dégradée. Après la perte par les Pays-Bas de leur AAA, il ne reste plus que six pays de l'UE bénéficiant de la note maximum pour S&P. La note moyenne des pays contributeurs nets au budget européen n'est plus que AA, soit un cran plus bas que la nouvelle note de l'UE, a fait valoir l'agence.
L'UE emprunte sur les marchés financiers pour prêter de l'argent à des pays tiers et financer certains de ses programmes, comme Euratom. Son encours de crédits s'établissait en décembre à 56 milliards d'euros, indique S&P. L'agence a aussi abaissé de AAA à AA+ la note d'Euratom.
Vendredi, S&P a confirmé le triple A du Royaume-Uni, mais n'exclut pas de l'abaisser l'année prochaine si la reprise impressionnante de son économie s'avérait fragile.
afp
Cette sentence est tombée en plein sommet des dirigeants européens, mais aussi deux jours après un accord très important sur l'union bancaire, considéré comme une avancée majeure de l'UE.
La note de l'UE a été abaissée d'un cran à AA+. Elle est dotée d'une perspective stable, ce qui signifie que S&P n'a pas l'intention de la modifier de nouveau à moyen terme.
La qualité de crédit globale des 28 membres de l'Union européenne a décliné, a estimé S&P dans un communiqué. L'agence affirme aussi que la cohésion de l'UE s'est dégradée, citant notamment les négociations sur le budget pluriannuel de l'UE qui ont nécessité deux sommets de chefs d'Etat fin 2012 puis début 2013, et de longues heures de négociations.
S&P souligne que les discussions budgétaires deviennent de plus en plus difficiles au sein de l'UE, avec notamment les principaux pays contributeurs --qui sont le plus souvent ceux notés AAA-- demandant une réduction de leurs versements.
C'est une analyse faite par des experts qui jadis, avant la crise bancaire, avaient trouvé que tout allait bien. Il faut toujours relativiser une opinion, a réagi vendredi matin le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, lors de son arrivée à la seconde journée du sommet.
On doit continuer à être rigoureux sur plan budgétaire et poursuivre une politique de croissance, a-t-il ajouté, mettant en évidence des signes de redressement dans l'économie européenne.
Sous couvert d'anonymat, un responsable européen a lui violemment critiqué les standards peu élevés (poor standards, en anglais) de Standard & Poor's, estimant que la dégradation était une erreur, l'UE n'ayant ni déficit ni dette.
L'UE était prévenue d'un possible abaissement de sa note depuis janvier 2012, quand S&P avait revu à négative la perspective d'évolution. La zone euro était alors sous la menace d'une sortie de la Grèce.
Depuis début 2012, plusieurs grands pays de l'Union, dont la France, ont vu leur note être dégradée. Après la perte par les Pays-Bas de leur AAA, il ne reste plus que six pays de l'UE bénéficiant de la note maximum pour S&P. La note moyenne des pays contributeurs nets au budget européen n'est plus que AA, soit un cran plus bas que la nouvelle note de l'UE, a fait valoir l'agence.
L'UE emprunte sur les marchés financiers pour prêter de l'argent à des pays tiers et financer certains de ses programmes, comme Euratom. Son encours de crédits s'établissait en décembre à 56 milliards d'euros, indique S&P. L'agence a aussi abaissé de AAA à AA+ la note d'Euratom.
Vendredi, S&P a confirmé le triple A du Royaume-Uni, mais n'exclut pas de l'abaisser l'année prochaine si la reprise impressionnante de son économie s'avérait fragile.
afp
vendredi 29 novembre 2013
S&P: les Pays-Bas rétrogradés d'un cran à AA+, perdent le AAA
LA HAYE - L'agence de notation Standard and Poor's (S&P) a abaissé d'un cran vendredi la note à long terme des Pays-Bas à AA+, contre la meilleure possible auparavant AAA, justifiant sa décision par la faiblesse des perspectives de croissance du pays.
Les perspectives de croissance des Pays-Bas sont désormais plus faibles que ce que nous anticipions auparavant, et la tendance du taux de croissance du PIB réel par habitant est inférieure à celle de ses pairs bénéficiant des mêmes niveaux élevés de développement économique, a expliqué l'agence, qui a attribué une perspective stable à cette note.
S&P a estimé que le fait que les perspectives économiques soient moins prometteuses va compliquer la tâche du gouvernement pour atteindre ses objectifs budgétaires, mais elle s'attend néanmoins à ce que le consensus politique en faveur de la maîtrise de la dette publique et des déficits soit poursuivi.
D'où sa décision d'attribuer une perspective stable à cette nouvelle note de long terme. La note de dette à court terme de la cinquième économie de la zone euro a quant à elle été confirmée à A-1+.
C'est bien sûr décevant que cette notation soit revue à la baisse, mais je ne m'attends pas à d'effet substantiel sur les taux d'emprunt, a réagi le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijssebloem, qui est aussi le président de l'Eurogroupe.
On voit que le marché a déjà anticipé et les Pays-Bas restent un des pays les plus solvables du monde. Les deux autres agences de notation, Fitch et Moody's, ont encore récemment confirmé le triple A des Pays-Bas, a-t-il ajouté.
Seuls 10 pays dans le monde, dont 7 en Europe, conservent désormais le Graal du triple A, la note optimale attribuée par les trois grandes agences de notation Standard & Poor's, Fitch et Moody's.
Parmi eux, sept pays bénéficient d'une perspective stable sur la situation de leur dette souveraine notée par les trois agences: la Suède, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l'Australie, le Canada et Singapour.
Les trois autres, l'Allemagne, le Luxembourg et la Finlande, voient leur triple A menacé d'une perspective négative, attribuée par au moins une des trois agences.
Les Pays-Bas étaient timidement sorti de la récession au troisième trimestre de l'année, mais cela n'a pas suffit. La forte contribution des exportations à la croissance n'a pas été suffisante pour contrebalancer une économie locale faible, a indiqué l'agence de notation.
Cette dernière a également pointé du doigt une dette des ménages élevée et des prix immobiliers en baisse. La confiance des ménages pourrait aussi être affectée par un chômage en hausse.
L'Office central néerlandais des statistiques avait publié le 21 novembre un taux de chômage à 8,5% pour octobre après une montée continue de 5 à 8,7% de juin 2011 à juillet.
L'économie des Pays-Bas est tournée vers l'étranger, avec des exportations comptant pour l'écrasante majorité du PIB.
afp
Les perspectives de croissance des Pays-Bas sont désormais plus faibles que ce que nous anticipions auparavant, et la tendance du taux de croissance du PIB réel par habitant est inférieure à celle de ses pairs bénéficiant des mêmes niveaux élevés de développement économique, a expliqué l'agence, qui a attribué une perspective stable à cette note.
S&P a estimé que le fait que les perspectives économiques soient moins prometteuses va compliquer la tâche du gouvernement pour atteindre ses objectifs budgétaires, mais elle s'attend néanmoins à ce que le consensus politique en faveur de la maîtrise de la dette publique et des déficits soit poursuivi.
D'où sa décision d'attribuer une perspective stable à cette nouvelle note de long terme. La note de dette à court terme de la cinquième économie de la zone euro a quant à elle été confirmée à A-1+.
C'est bien sûr décevant que cette notation soit revue à la baisse, mais je ne m'attends pas à d'effet substantiel sur les taux d'emprunt, a réagi le ministre néerlandais des Finances Jeroen Dijssebloem, qui est aussi le président de l'Eurogroupe.
On voit que le marché a déjà anticipé et les Pays-Bas restent un des pays les plus solvables du monde. Les deux autres agences de notation, Fitch et Moody's, ont encore récemment confirmé le triple A des Pays-Bas, a-t-il ajouté.
Seuls 10 pays dans le monde, dont 7 en Europe, conservent désormais le Graal du triple A, la note optimale attribuée par les trois grandes agences de notation Standard & Poor's, Fitch et Moody's.
Parmi eux, sept pays bénéficient d'une perspective stable sur la situation de leur dette souveraine notée par les trois agences: la Suède, la Norvège, le Danemark, la Suisse, l'Australie, le Canada et Singapour.
Les trois autres, l'Allemagne, le Luxembourg et la Finlande, voient leur triple A menacé d'une perspective négative, attribuée par au moins une des trois agences.
Les Pays-Bas étaient timidement sorti de la récession au troisième trimestre de l'année, mais cela n'a pas suffit. La forte contribution des exportations à la croissance n'a pas été suffisante pour contrebalancer une économie locale faible, a indiqué l'agence de notation.
Cette dernière a également pointé du doigt une dette des ménages élevée et des prix immobiliers en baisse. La confiance des ménages pourrait aussi être affectée par un chômage en hausse.
L'Office central néerlandais des statistiques avait publié le 21 novembre un taux de chômage à 8,5% pour octobre après une montée continue de 5 à 8,7% de juin 2011 à juillet.
L'économie des Pays-Bas est tournée vers l'étranger, avec des exportations comptant pour l'écrasante majorité du PIB.
afp
vendredi 8 novembre 2013
France: S&P abaisse d'un cran la note à "AA", juge sa marge de manoeuvre réduite
Paris - L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a abaissé vendredi d'un cran la note de la France, à "AA", estimant que le pays avait perdu de sa marge de manoeuvre financière et n'était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d'un chômage élevé.
La nouvelle note attribuée à la France est la troisième meilleure possible dans la classification de S&P. Sa perspective est "stable", ce qui implique que l'agence n'envisage pas de la modifier de nouveau à court ou moyen terme.
S&P avait été la première grande agence internationale à priver la France de la meilleure note possible (le "AAA") en janvier 2012. Elle avait été suivie par la suite par ses concurrentes Moody's et Fitch Ratings.
Mais elle est une nouvelle fois la première à abaisser de nouveau sa note.
Dans un communiqué, S&P explique sa décision par une analyse selon laquelle "la marge de manoeuvre budgétaire de la France s'est réduite, alors (qu'elle) la considér(ait) auparavant comme élevée au regard des pays comparables".
"Notamment, remarque l'agence, il nous semble que les pouvoirs publics disposent désormais d'une marge de manoeuvre réduite pour augmenter les recettes", et donc de réduire l'endettement du pays.
"Nous considérons que les mesures de politique économique mises en oeuvre depuis le 23 novembre 2012 (date à laquelle S&P avait confirmé la note du pays) n'ont pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu'en 2016", fait valoir l'agence.
Elle estime aussi "que le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme".
La note de la France est dotée d'une perspective "stable", ce qui implique que, pour l'agence, "les facteurs de risques pesant sur la qualité de crédit de la France s'équilibrent". La possibilité d'un relèvement ou d'un abaissement de sa notation au cours des deux années à venir est donc "inférieure à une sur trois", explique-t-elle.
La note accordée à la dette court terme du pays reste par ailleurs fixée à "A-1+", soit la meilleure possible.
awp
vendredi 20 septembre 2013
S&P confirme la note de la Belgique à AA, maintient sa perspective négative
PARIS - L'agence de notation Standard & Poor's a confirmé vendredi la note de la Belgique, en saluant les premiers progrès réalisés par le pays pour endiguer ses déficits, mais a averti que celle-ci risquait toujours d'être abaissée à moyen terme.
La note du royaume reste ainsi fixée à AA pour la dette long terme, soit la troisième meilleure note possible dans la classification de l'agence.
La dette court terme bénéfice pour sa part de la note d'excellence A-1+.
Ces notes sont assorties d'une perspective négative, ce qui signifie pour S&P qu'il y a une chance sur trois qu'elles soient dégradées dans l'année qui vient.
Si la Belgique bénéficie d'une économie solide et ouverte, elle souffre d'une dette élevée et des engagements importants de son secteur public, note l'agence dans un communiqué.
Le gouvernement s'est (...) concentré sur la consolidation budgétaire et a fait quelques progrès dans ce domaine, relève-t-elle.
Hors impact de la recapitalisation de la banque franco-belge Dexia, les déficits publics --traditionnellement moins élevés que ceux des autres pays de la zone euro-- vont passer de 3,2% du produit intérieur brut en 2012 à 2,6% en 2013, et S&P les voit revenir à 0,9% d'ici 2016.
Mais le déficit cumulé, déjà considérablement plus élevé que celui des pays comparables, a continué à s'accroître en raison de la nécessité de recapitaliser des banques et de financer des plans de sauvetage européens, souligne S&P.
L'endettement total devrait ainsi atteindre 95% du PIB en 2013 avant de décroître modestement par la suite.
S&P souligne qu'elle pourrait être amenée à abaisser la note de la Belgique si ses perspectives de croissance économique devaient se dégrader ou si la dette devait dépasser durablement les 100% du PIB.
afp
La note du royaume reste ainsi fixée à AA pour la dette long terme, soit la troisième meilleure note possible dans la classification de l'agence.
La dette court terme bénéfice pour sa part de la note d'excellence A-1+.
Ces notes sont assorties d'une perspective négative, ce qui signifie pour S&P qu'il y a une chance sur trois qu'elles soient dégradées dans l'année qui vient.
Si la Belgique bénéficie d'une économie solide et ouverte, elle souffre d'une dette élevée et des engagements importants de son secteur public, note l'agence dans un communiqué.
Le gouvernement s'est (...) concentré sur la consolidation budgétaire et a fait quelques progrès dans ce domaine, relève-t-elle.
Hors impact de la recapitalisation de la banque franco-belge Dexia, les déficits publics --traditionnellement moins élevés que ceux des autres pays de la zone euro-- vont passer de 3,2% du produit intérieur brut en 2012 à 2,6% en 2013, et S&P les voit revenir à 0,9% d'ici 2016.
Mais le déficit cumulé, déjà considérablement plus élevé que celui des pays comparables, a continué à s'accroître en raison de la nécessité de recapitaliser des banques et de financer des plans de sauvetage européens, souligne S&P.
L'endettement total devrait ainsi atteindre 95% du PIB en 2013 avant de décroître modestement par la suite.
S&P souligne qu'elle pourrait être amenée à abaisser la note de la Belgique si ses perspectives de croissance économique devaient se dégrader ou si la dette devait dépasser durablement les 100% du PIB.
afp
vendredi 8 mars 2013
SP relève la perspective de la note du Portugal de négative à stable
LISBONNE - L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's a relevé jeudi la perspective de la note de solvabilité à long terme du Portugal qui passe de négative à stable, tout en maintenant le pays dans la catégorie des investissements spéculatifs (BB).
Cette décision intervient deux jours après un accord de principe des ministres des Finances européens sur l'allongement de la durée de prêts accordés au Portugal tout comme à l'Irlande, deux pays sous assistance financière.
La décision de SP est une excellente nouvelle, a commenté le porte-parole du gouvernement portugais Luis Marques Guedes, à l'issue du conseil des ministres. Il s'agit d'une inversion de tendance, a-t-il ajouté.
L'agence de notation a expliqué sa décision en estimant que l'allongement probable des maturités des prêts européens au Portugal permettrait de réduire les risques qui pèsent sur le refinancement du secteur public.
La révision de la perspective de la note de solvabilité, a souligné SP reflète l'évidence que les institutions européennes vont continuer à soutenir le programme de redressement économique du Portugal, mis en oeuvre en contrepartie du plan de sauvetage international de 78 milliards d'euros accordé au pays en mai 2011.
La détermination du pays à respecter le programme, c'est cela qui permet l'appui de l'Union européenne, a insisté de son côté le porte-parole du gouvernement portugais.
En raison de cet appui, SP a indiqué s'attendre à un geste de la part de la troïka des créanciers (FMI-UE-BCE) afin d'alléger les objectifs du plan d'austérité budgétaire du Portugal pour tenir compte d'une activité économique plus faible que prévu.
Le Portugal souhaite obtenir plus de temps pour ramener son déficit public en-dessous de la limite de 3% du PIB fixée par Bruxelles, un objectif prévu actuellement pour être atteint en 2014.
SP a indiqué prévoir pour cette année un recul de l'économie de 1,5% alors que, plus pessimiste, le gouvernement portugais envisage désormais une contraction de 2%.
Elle a toutefois prévenu qu'elle pourrait rabaisser la note du Portugal si l'engagement à respecter le programme de redressement diminuait et si les institutions européennes renonçaient à allonger les maturités des prêts accordés au Portugal.
A l'inverse, SP a indiqué que la note du Portugal pourrait être relevée si les performances en matières d'exportations étaient meilleures que nos prévisions actuelles et si l'investissement progressait de manière significative.
L'agence d'évaluation s'est toutefois inquiétée des risques sociaux du plan de redressement économique portugais alors que les mesures d'austérité sans précédent appliquées par le gouvernement ont provoqué un fort mécontentement de la population et de vives critiques de l'opposition.
Après avoir décrété une hausse généralisée des impôts, le gouvernement prévoit de réduire de quatre milliards d'euros les dépenses publiques par le biais d'une réforme de l'Etat.
Les mesures de rigueur ont contribué à aggraver la récession tandis que le chômage a atteint un nouveau record historique, touchant près de 17% de la population active et 40% des jeunes de moins de 25 ans.
afp
Cette décision intervient deux jours après un accord de principe des ministres des Finances européens sur l'allongement de la durée de prêts accordés au Portugal tout comme à l'Irlande, deux pays sous assistance financière.
La décision de SP est une excellente nouvelle, a commenté le porte-parole du gouvernement portugais Luis Marques Guedes, à l'issue du conseil des ministres. Il s'agit d'une inversion de tendance, a-t-il ajouté.
L'agence de notation a expliqué sa décision en estimant que l'allongement probable des maturités des prêts européens au Portugal permettrait de réduire les risques qui pèsent sur le refinancement du secteur public.
La révision de la perspective de la note de solvabilité, a souligné SP reflète l'évidence que les institutions européennes vont continuer à soutenir le programme de redressement économique du Portugal, mis en oeuvre en contrepartie du plan de sauvetage international de 78 milliards d'euros accordé au pays en mai 2011.
La détermination du pays à respecter le programme, c'est cela qui permet l'appui de l'Union européenne, a insisté de son côté le porte-parole du gouvernement portugais.
En raison de cet appui, SP a indiqué s'attendre à un geste de la part de la troïka des créanciers (FMI-UE-BCE) afin d'alléger les objectifs du plan d'austérité budgétaire du Portugal pour tenir compte d'une activité économique plus faible que prévu.
Le Portugal souhaite obtenir plus de temps pour ramener son déficit public en-dessous de la limite de 3% du PIB fixée par Bruxelles, un objectif prévu actuellement pour être atteint en 2014.
SP a indiqué prévoir pour cette année un recul de l'économie de 1,5% alors que, plus pessimiste, le gouvernement portugais envisage désormais une contraction de 2%.
Elle a toutefois prévenu qu'elle pourrait rabaisser la note du Portugal si l'engagement à respecter le programme de redressement diminuait et si les institutions européennes renonçaient à allonger les maturités des prêts accordés au Portugal.
A l'inverse, SP a indiqué que la note du Portugal pourrait être relevée si les performances en matières d'exportations étaient meilleures que nos prévisions actuelles et si l'investissement progressait de manière significative.
L'agence d'évaluation s'est toutefois inquiétée des risques sociaux du plan de redressement économique portugais alors que les mesures d'austérité sans précédent appliquées par le gouvernement ont provoqué un fort mécontentement de la population et de vives critiques de l'opposition.
Après avoir décrété une hausse généralisée des impôts, le gouvernement prévoit de réduire de quatre milliards d'euros les dépenses publiques par le biais d'une réforme de l'Etat.
Les mesures de rigueur ont contribué à aggraver la récession tandis que le chômage a atteint un nouveau record historique, touchant près de 17% de la population active et 40% des jeunes de moins de 25 ans.
afp
mardi 29 janvier 2013
Autriche: Standard and Poor's relève la perspective de la note AA+
VIENNE - La perspective de la note de souveraineté de l'Autriche à long terme à AA+ a été relevée mardi de négative à stable par l'agence d'évaluation financière américaine Standard and Poor's (S&P).
L'économie autrichienne devrait continuer de résister à l'impact négatif de la crise de la dette souveraine en Europe, le gouvernement devrait se tenir au chemin d'une stricte consolidation du budget et des réformes et le secteur bancaire va améliorer son capital, a expliqué l'agence.
Pour S&P, le gouvernement autrichien doit se tenir au plan de rigueur adopté le 28 mars 2012 par le Parlement, qui prévoit une cure d'austérité de 27,9 milliards d'euros entre 2012 et 2016 pour réduire l'endettement du pays.
Avec ce plan, le gouvernement espère atteindre un budget équilibré en 2016. En 2011, le déficit public autrichien avait atteint 2,5% du Produit intérieur brut (PIB), en dessous de la limite de 3% tolérée par le Traité de Maastricht et le Pacte de stabilité qui y est lié.
L'exposition du secteur bancaire autrichien en Europe de l'est et du sud-est reste une source d'inquiétude pour S&P, qui demande un renforcement du capital des banques. Nous nous attendons à ce que le secteur bancaire augmente son capital par rapport au niveau actuel, que nous estimons faible, pour aider les banques à renforcer leur capitalisation, afin de résister aux contraintes de leurs portefeuilles en Europe centrale et orientale, très risqués, a précisé l'agence.
Le 13 janvier 2012, S&P avait abaissé d'un cran la note de souveraineté de l'Autriche de AAA (la meilleure note attribuée par l'agence) à AA+, tout comme celle de la France. Elle avait associé sa décision d'une perspective négative, se réservant le droit d'abaisser à nouveau la note de la petite république alpine.
Les deux autres grandes agences mondiales d'évalution financière, Moody's et Fitch Ratings, attribuent toutes les deux la meilleure note possible à l'Autriche. Moody's a maintenu en septembre 2012 la perspective négative pour le AAA, alors que Fitch a conservé en novembre 2012 la perspective stable pour le triple A de l'Autriche.
awp
L'économie autrichienne devrait continuer de résister à l'impact négatif de la crise de la dette souveraine en Europe, le gouvernement devrait se tenir au chemin d'une stricte consolidation du budget et des réformes et le secteur bancaire va améliorer son capital, a expliqué l'agence.
Pour S&P, le gouvernement autrichien doit se tenir au plan de rigueur adopté le 28 mars 2012 par le Parlement, qui prévoit une cure d'austérité de 27,9 milliards d'euros entre 2012 et 2016 pour réduire l'endettement du pays.
Avec ce plan, le gouvernement espère atteindre un budget équilibré en 2016. En 2011, le déficit public autrichien avait atteint 2,5% du Produit intérieur brut (PIB), en dessous de la limite de 3% tolérée par le Traité de Maastricht et le Pacte de stabilité qui y est lié.
L'exposition du secteur bancaire autrichien en Europe de l'est et du sud-est reste une source d'inquiétude pour S&P, qui demande un renforcement du capital des banques. Nous nous attendons à ce que le secteur bancaire augmente son capital par rapport au niveau actuel, que nous estimons faible, pour aider les banques à renforcer leur capitalisation, afin de résister aux contraintes de leurs portefeuilles en Europe centrale et orientale, très risqués, a précisé l'agence.
Le 13 janvier 2012, S&P avait abaissé d'un cran la note de souveraineté de l'Autriche de AAA (la meilleure note attribuée par l'agence) à AA+, tout comme celle de la France. Elle avait associé sa décision d'une perspective négative, se réservant le droit d'abaisser à nouveau la note de la petite république alpine.
Les deux autres grandes agences mondiales d'évalution financière, Moody's et Fitch Ratings, attribuent toutes les deux la meilleure note possible à l'Autriche. Moody's a maintenu en septembre 2012 la perspective négative pour le AAA, alors que Fitch a conservé en novembre 2012 la perspective stable pour le triple A de l'Autriche.
awp
mardi 18 décembre 2012
Standard and Poor's remonte la note de la Grèce de six crans de défaut à B-
ATHENES - L'agence de notation financière Standard and Poor's a pour la première fois depuis le début de la crise de la dette inversé la tendance pour la Grèce, en remontant mardi sa note de six crans à B- au vu du soutien de l'Eurozone au pays.
L'agence a fait passer la note du pays de défaut sélectif (SD) à B- (spéculatif), en qualifiant de stable sa perspective à long terme.
Cette décision fait suite à la conclusion de l'opération de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette au tiers de son prix, a expliqué S§P dans un communiqué.
En plaçant le 5 décembre le pays en situation de défaillance partielle, à un cran seulement du défaut de paiement, l'agence avait précisé qu'il s'agissait d'une mesure provisoire, le temps que le pays opère le rachat de dette convenu avec ses bailleurs de fonds pour qu'ils le remettent sous perfusion financière.
Athènes a mené à bien cette opération, en recevant la semaine dernière des offres de rachat pour un montant de 31,9 milliards d'euros de la part de ses prêteurs privés, ce qui a conduit l'UE à donner son feu vert au déblocage d'une tranche de 34,3 milliards d'euros de prêt gelée depuis juin.
Mais en remontant la note grecque de six crans, S§P procède aussi à sa première révision à la hausse de la note du pays depuis le déclenchement de la crise de la dette en 2010, qui a plongé le pays dans une spirale de récession et de rigueur.
La Grèce retrouve ainsi un niveau B qu'elle avait perdu le 13 juin 2011, en basculant dans la catégorie C.
Outre la forte détermination européenne à mener à bien le sauvetage grec, et garder le pays dans la zone euro, S§P invoque aussi à l'appui de sa décision l'engagement du gouvernement à mener l'ajustement budgétaire et structurel requis par les bailleurs de fonds du pays.
Prenant aussi en compte cet engagement, encadré par un rigide mécanisme de tutelle européenne pour prévenir tout écart, l'Union Européenne a déjà versé 7 milliards d'euros au pays, le reliquat devant être décaissé mercredi, a indiqué un responsable grec.
Un paiement de 7 milliards d'euros a déjà été effectué lundi, il y aura ensuite 11,3 milliards d'euros qui seront consacrés au rachat de la dette et 16 milliards destinés à recapitaliser les banques grecques, a-t-il ajouté.
Les partenaires européens ont prévu un autre versement de 14,8 milliards d'euros au cours du premier semestre 2013, soit un total de 49,1 milliards, tandis qu'Athènes table aussi sur le déblocage par le Fonds monétaire international de sa propre contribution à cette perfusion, d'un montant de 3,4 milliards.
Un tel feu vert, attendu prochainement, porterait au total à 52,5 milliards les fonds versés au pays d'ici le printemps.
De Washington, le groupement des plus grandes banques mondiales a toutefois mis en garde contre tout optimisme excessif sur une sortie du pays de la crise.
Des risques importants continuent de peser sur la situation économique en Grèce, a estimé dans un rapport l'Institut de la finance internationale (IIF), invoquant la poursuite de la récession attendue en 2013 pour la sixième année consécutive, et les risques d'instabilité politique au vu de la rigueur de la cure de redressement.
Avec un PIB qui devrait décliner d'environ 4 à 5% l'année prochaine (...) et une cohésion sociale mise à l'épeuvre par de nouvelles mesures d'austérité, les risques sur le plan d'aide de l'UE et du FMI resteront importants, souligne le rapport.
L'IIF émet aussi des réserves sur la capacité du pays à retrouver sa solvabilité, en dépit de l'effacement prévu de 20 milliards d'euros de créances grâce à l'opération de rachat de dette et d'une série de mesures de soutien décidées par la zone euro.
Les doutes sur la viabilité de la dette persisteront tant que la croissance ne sera pas de retour, mentionne le rapport.
awp
L'agence a fait passer la note du pays de défaut sélectif (SD) à B- (spéculatif), en qualifiant de stable sa perspective à long terme.
Cette décision fait suite à la conclusion de l'opération de rachat par la Grèce d'une partie de sa dette au tiers de son prix, a expliqué S§P dans un communiqué.
En plaçant le 5 décembre le pays en situation de défaillance partielle, à un cran seulement du défaut de paiement, l'agence avait précisé qu'il s'agissait d'une mesure provisoire, le temps que le pays opère le rachat de dette convenu avec ses bailleurs de fonds pour qu'ils le remettent sous perfusion financière.
Athènes a mené à bien cette opération, en recevant la semaine dernière des offres de rachat pour un montant de 31,9 milliards d'euros de la part de ses prêteurs privés, ce qui a conduit l'UE à donner son feu vert au déblocage d'une tranche de 34,3 milliards d'euros de prêt gelée depuis juin.
Mais en remontant la note grecque de six crans, S§P procède aussi à sa première révision à la hausse de la note du pays depuis le déclenchement de la crise de la dette en 2010, qui a plongé le pays dans une spirale de récession et de rigueur.
La Grèce retrouve ainsi un niveau B qu'elle avait perdu le 13 juin 2011, en basculant dans la catégorie C.
Outre la forte détermination européenne à mener à bien le sauvetage grec, et garder le pays dans la zone euro, S§P invoque aussi à l'appui de sa décision l'engagement du gouvernement à mener l'ajustement budgétaire et structurel requis par les bailleurs de fonds du pays.
Prenant aussi en compte cet engagement, encadré par un rigide mécanisme de tutelle européenne pour prévenir tout écart, l'Union Européenne a déjà versé 7 milliards d'euros au pays, le reliquat devant être décaissé mercredi, a indiqué un responsable grec.
Un paiement de 7 milliards d'euros a déjà été effectué lundi, il y aura ensuite 11,3 milliards d'euros qui seront consacrés au rachat de la dette et 16 milliards destinés à recapitaliser les banques grecques, a-t-il ajouté.
Les partenaires européens ont prévu un autre versement de 14,8 milliards d'euros au cours du premier semestre 2013, soit un total de 49,1 milliards, tandis qu'Athènes table aussi sur le déblocage par le Fonds monétaire international de sa propre contribution à cette perfusion, d'un montant de 3,4 milliards.
Un tel feu vert, attendu prochainement, porterait au total à 52,5 milliards les fonds versés au pays d'ici le printemps.
De Washington, le groupement des plus grandes banques mondiales a toutefois mis en garde contre tout optimisme excessif sur une sortie du pays de la crise.
Des risques importants continuent de peser sur la situation économique en Grèce, a estimé dans un rapport l'Institut de la finance internationale (IIF), invoquant la poursuite de la récession attendue en 2013 pour la sixième année consécutive, et les risques d'instabilité politique au vu de la rigueur de la cure de redressement.
Avec un PIB qui devrait décliner d'environ 4 à 5% l'année prochaine (...) et une cohésion sociale mise à l'épeuvre par de nouvelles mesures d'austérité, les risques sur le plan d'aide de l'UE et du FMI resteront importants, souligne le rapport.
L'IIF émet aussi des réserves sur la capacité du pays à retrouver sa solvabilité, en dépit de l'effacement prévu de 20 milliards d'euros de créances grâce à l'opération de rachat de dette et d'une série de mesures de soutien décidées par la zone euro.
Les doutes sur la viabilité de la dette persisteront tant que la croissance ne sera pas de retour, mentionne le rapport.
awp
lundi 12 novembre 2012
Notation: demande de renvoi en justice de S&P et Fitch
Rome - Le parquet de Trani (sud de l'Italie) a demandé lundi le renvoi en justice de dirigeants des agences de notation Standard and Poor's et Fitch pour "manipulation de marché", estimant qu'ils avaient dégradé la note de la Péninsule à des fins spéculatives.
Pour le parquet de cette petite ville des Pouilles (sud), Deven Sharma, président de SP entre 2007 et 2011, le directeur opérationnel de la notation chez Fitch, David Michael Willmoth Riley, et cinq autres dirigeants des deux agences de notation (quatre pour SP, un pour Fitch) doivent être jugés.
Cette requête doit maintenant être examinée par un juge des audiences préliminaires, une étape qui peut durer plusieurs mois, à l'issue de laquelle ce magistrat décidera, ou pas, de l'ouverture d'un procès contre les deux agences.
S'ils étaient jugés et condamnés, les analystes et dirigeants de SP et Fitch risqueraient jusqu'à trois ans de prison.
"Ces accusations sont totalement infondées. Nous continuerons à travailler sans peur, sans favoritisme et à défendre nos actions, notre réputation et celle de nos employés", a réagi SP dans un communiqué.
Pour le procureur de Trani, Michele Ruggiero, ces deux agences ont "violé la réglementation européenne sur les activités de notation, les règles de loyauté et de transparence ainsi que les paramètres de qualité et d'efficacité fixés par les règlements européens".
SP "a fourni de manière intentionnelle aux marchés financiers une information tendancieuse", assène-t-il dans les motivations de sa requête.
Le parquet de Trani avait ouvert fin 2010 une enquête pour manipulation de marché à la suite d'une plainte déposée par des associations de consommateurs contre un rapport de Moody's, datant de mai 2010. Ce document avait eu un effet négatif sur les cours de Bourse des banques italiennes.
Mais lundi le parquet de Trani a indiqué avoir classé sans suite les poursuites initiées contre Moody's car l'enquête n'a pas permis de prouver "l'intention des auteurs" de ce rapport de "fournir aux marchés financiers des informations tendancieuses et pouvant provoquer une manipulation des marchés".
L'enquête avait ensuite été élargie à Standard and Poor's après la publication de communiqués sur l'Italie au printemps et pendant l'été 2011, le parquet estimant qu'ils contenaient des jugements infondés sur la péninsule ayant eu un effet négatif sur les marchés. L'agence Fitch, copropriété de Fimalac et Hearst, était aussi entrée dans le collimateur de la justice en janvier 2012 pour des raisons semblables.
En janvier 2012, les enquêteurs italiens ont procédé à des perquisitions et des saisies de documents et courriels dans les sièges respectifs de Fitch et SP à Milan (nord).
Dans un courriel du 13 janvier 2012, jour où SP a dégradé la note italienne de A à BBB+, un analyste de l'agence écrit à un autre collègue qu'à son avis la notation négative du secteur bancaire italien "n'est pas correcte".
Selon les associations italiennes de consommateurs, les dégâts subis sont de l'ordre de 120 milliards d'euros, soit le montant cumulé des mesures d'austérité depuis que la crise de la dette a touché l'Italie, rendant son financement sur les marchés internationaux plus cher.
Si cette procédure judiciaire débouchait sur un renvoi en justice, ce serait probablement l'un des premiers procès de ce genre au monde.
En Australie, la justice a condamné SP début novembre à compenser des collectivités locales ayant englouti des millions de dollars dans des titres très bien notés par l'agence américaine, les CPDO (constant proportion debt obligation), et qui s'étaient effondrés à l'approche de la crise financière de 2008.
"Les agences de notation qui sont sous le coup d'une enquête font partie de la clique internationale qui a manipulé pendant des années, avec les banques d'affaires et les grands fonds d'investissements, le marché de la dette souveraine", a déclaré à l'AFP Elio Lanutti, sénateur et président d'une association de consommateurs, la ADUSBEF.
Les agences de notation sont vivement critiquées pour avoir surévalué certains actifs à risque avant la crise financière et avoir trop vite dégradé les notes de plusieurs pays, ce qui a accentué la panique sur les marchés.
awp
jeudi 25 octobre 2012
S&P abaisse la note de BNP Paribas et la perspective d'autres banques françaises
PARIS - L'agence Standard and Poor's a abaissé jeudi d'un cran la note de BNP Paribas de AA- à A+, et a placé sous perspective négative d'autres établissements comme BPCE, Crédit Agricole, Société Générale et Crédit Mutuel parmi les grands établissements français.
SP a expliqué avoir pris ces mesures en raison de la dégradation de la conjoncture en France.
Outre BNP Paribas, elle abaissé la note de la Banque Solfea, filiale du groupe énergétique GDF Suez dédiée au financement de travaux d'amélioration du logement, de A à A+ et de Cofidis, filiale de crédit à la consommation du Crédit Mutuel, de A- à BBB+.
Elle a également placé sous perspective négative La Banque Postale, Allianz Banque, Crédit foncier et communal d'Alsace-Lorraine, Exane et Socram Banque.
Cette décision implique que SP pourrait abaisser la note de ces établissement à moyen terme.
L'agence considère que les risques économiques auxquels sont soumises les banques françaises ont augmenté, ce qui les expose davantage aux effets d'une récession plus affirmée en zone euro.
Pour SP, la France n'est plus dans une phase d'expansion économique, ce qui devrait entraîner une stabilisation du volume des prêts et une croissance économique proche de zéro en 2013 et 2014.
L'agence prévoit notamment une correction du marché de l'immobilier, même si elle estime qu'elle sera modérée. Selon elle, les prix pourraient baisser de 10% à 15% sur les deux ou trois prochaines années.
Si l'impact de cette correction sur les banques devrait être limité compte tenu de leurs critères de soucription, jugés relativement conservateurs, il ne sera pas nul, anticipe SP.
afp
SP a expliqué avoir pris ces mesures en raison de la dégradation de la conjoncture en France.
Outre BNP Paribas, elle abaissé la note de la Banque Solfea, filiale du groupe énergétique GDF Suez dédiée au financement de travaux d'amélioration du logement, de A à A+ et de Cofidis, filiale de crédit à la consommation du Crédit Mutuel, de A- à BBB+.
Elle a également placé sous perspective négative La Banque Postale, Allianz Banque, Crédit foncier et communal d'Alsace-Lorraine, Exane et Socram Banque.
Cette décision implique que SP pourrait abaisser la note de ces établissement à moyen terme.
L'agence considère que les risques économiques auxquels sont soumises les banques françaises ont augmenté, ce qui les expose davantage aux effets d'une récession plus affirmée en zone euro.
Pour SP, la France n'est plus dans une phase d'expansion économique, ce qui devrait entraîner une stabilisation du volume des prêts et une croissance économique proche de zéro en 2013 et 2014.
L'agence prévoit notamment une correction du marché de l'immobilier, même si elle estime qu'elle sera modérée. Selon elle, les prix pourraient baisser de 10% à 15% sur les deux ou trois prochaines années.
Si l'impact de cette correction sur les banques devrait être limité compte tenu de leurs critères de soucription, jugés relativement conservateurs, il ne sera pas nul, anticipe SP.
afp
mardi 12 juin 2012
Espagne: Standard & Poor's maintient la note du pays malgré l'aide aux banques
Madrid - L'agence d'évaluation financière Standard & Poor's (S&P) a annoncé lundi qu'elle maintenait la note souveraine de l'Espagne, BBB+, après l'annonce samedi qu'un plan d'aide européen, qui peut s'élever jusqu'à 100 milliards d'euros, va être déployé pour ses banques.
L'agence a en outre confirmé la perspective "négative" associée à la note de l'Espagne, ce qui signifie qu'elle envisage de l'abaisser à nouveau.
"Le montant des fonds que l'Espagne veut obtenir correspond à notre estimation des besoins de provisions" dans deux scénarios, l'un de base et l'autre plus tendu, indique l'agence dans un communiqué.
Cette demande d'aide correspond en outre "aux prévisions que nous avions lorsque nous avons dégradé l'Espagne le 26 avril", précise l'agence.
S&P avait alors abaissé de deux crans la note du pays, s'inquiétant de la récession qui compliquait ses objectifs budgétaires.
Cette décision a relégué Madrid dans la catégorie des émetteurs de qualité moyenne, en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate.
Le prêt pouvant atteindre 100 milliards d'euros accordé par la zone euro réduit le risque que l'Espagne ait à assumer directement les pertes des banques concernées, souligne en outre l'agence. Mais il risque en revanche d'augmenter le niveau de la dette publique espagnole.
Avec la crise, la dette publique de l'Espagne a explosé, passant de 36,8% en 2008 jusqu'à 68,5% fin 2011, le gouvernement estimant qu'elle grimpera jusqu'à 79,8% du PIB cette année. Mais si l'Espagne épuisait l'enveloppe de 100 milliards d'euros, sa dette pourrait alors grimper à 90% du PIB.
Dans le même communiqué, S&P souligne en outre que si l'aide aux banques est fournie par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui entrera en fonctionnement en juillet, et non par l'actuel fonds de soutien européen (FESF), le MES aura la priorité face aux autres créanciers de l'Espagne pour être remboursés.
Plusieurs analystes ont averti que cette modification pourrait effrayer les bailleurs de fonds ordinaires et les décourager d'acheter de la dette publique espagnole.
AWP
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