Lisbonne - Le taux de chômage au Portugal a reculé à 13,1% au troisième trimestre, contre 13,9% sur les trois mois précédents, poursuivant la tendance à la baisse observée depuis un an et demi, a annoncé mercredi l'Institut national des statistiques (Ine).
Selon ses dernières prévisions, le gouvernement portugais s'attendait à un taux de chômage à 14,2% sur l'ensemble de l'année 2014 alors que la Commission européenne, moins optimiste, a annoncé mardi tabler sur 14,5%, contre 16,3% en 2013.
Le taux de chômage recule depuis le premier trimestre 2013, quand il avait atteint un record historique de 17,5%.
Les chiffres publiés mercredi "viennent appuyer les prévisions du gouvernement" concernant le taux de chômage en 2014, a fait valoir le porte-parole du gouvernement Luis Marques Guedes à l'issue du conseil des ministres, soulignant notamment "la baisse du chômage des jeunes".
Pour la catégorie des jeunes de 15 à 24 ans, la baisse du chômage s'est accélérée au troisième trimestre, s'établissant à 32,2% contre 35,6% pour les trois mois précédents, a précisé l'Ine dans un communiqué.
Entre début juillet et fin septembre, le nombre total de chômeurs dans le pays s'est établi à 688.900, soit une baisse de 5,5% en variation trimestrielle et de 16% en glissement annuel.
Le recul du chômage a été notamment marqué chez les hommes, les personnes entre 25 et 34 ans et les diplômés de l'enseignement supérieur.
Le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 1,1% en variation trimestrielle et de 2,1% en variation annuelle, à 4,57 millions, en particulier grâce au secteur de l'industrie.
La population active du pays a augmenté de 0,2% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, à 5,25 millions, mais elle a reculé de 0,7% sur un an.
L'activité économique au Portugal a rebondi au deuxième trimestre, affichant une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 0,6%, après une rechute surprise (-0,6%) au premier trimestre.
awp
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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mercredi 5 novembre 2014
lundi 28 juillet 2014
Portugal: la chute de l'empire Espirito Santo fragilise l'économie
Lisbonne - L'empire financier Espirito Santo, aux ramifications tentaculaires dans l'économie du Portugal, risque d'emporter dans sa chute d'autres entreprises et freiner ainsi le redressement du pays, tout juste sorti de son plan de sauvetage international.
Le déclin du groupe s'était accéléré jeudi avec la mise en examen pour blanchiment de capitaux de Ricardo Salgado, ancien PDG de Banco Espirito Santo (BES), et la demande de mise en redressement judiciaire de Espirito Santo Financial Group (ESFG), principal actionnaire de la banque.
"Cette affaire intervient dans un contexte qui était déjà très délicat. Les entreprises portugaises restent très endettées et l'embellie de l'économie paraît encore très fragile", estime Gilles Moec, chef économiste chez Deutsche Bank.
L'économie du Portugal est suspendue aux déboires de la dynastie Espirito Santo. Le Produit intérieur brut (PIB) avait subi au premier trimestre une baisse surprise de 0,6%, marquant une rechute pour le pays qui était sorti au printemps 2013 de deux ans et demi de récession.
Si les analystes avaient alors évoqué un "accident de parcours" qui n'allait pas remettre en cause le rétablissement progressif de l'économie, le possible effet de contagion des ennuis financiers du groupe Espirito Santo a freiné leur optimisme.
Pour Paula Carvalho, économiste de la banque BPI, l'affaire "entame surtout la confiance des investisseurs, ce qui peut se répercuter sur l'activité économique".
Et les plus hautes sphères de l'Etat commencent à préparer les esprits: si des détenteurs de titres de dette du groupe Espirito Santo "devaient subir des pertes importantes, ils pourraient reporter des investissements, voire être confrontés à de fortes difficultés", a prévenu le président Anibal Cavaco Silva.
Jadis prestigieux, le nom Espirito Santo est omniprésent au Portugal. A chaque coin de rue, des enseignes vertes et blanches témoignent de l'influence du conglomérat familial, présent dans la finance, l'assurance, l'immobilier, l'hôtellerie, l'agriculture ou encore la santé.
L'HEURE DE VÉRITÉ
Joyau du groupe, Banco Espirito Santo, détenu à 20,1% par la famille, finance une entreprise sur cinq au Portugal et ses actifs pèsent plus de la moitié du PIB du pays. La famille en a profité pour placer ses titres de dette à haut risque auprès des clients particuliers de la banque.
Pour BES, l'heure de vérité viendra mercredi, avec la présentation de ses comptes semestriels qui devraient révéler l'ampleur des dégâts. Son exposition à la dette du groupe, qui lui a valu une descente aux enfers à la Bourse, risque de se traduire par des pertes historiques.
Méfiance des investisseurs, hausse des coûts de financement des entreprises, incertitudes sur une éventuelle intervention de l'Etat en faveur de la première banque cotée du pays ... le scandale financier peut coûter cher au Portugal, dont les taux d'emprunt sont repartis légèrement à la hausse.
"La famille Espirito Santo va entraîner dans sa chute d'autres groupes portugais qui risquent de voir s'évaporer des milliards d'euros, autant d'argent perdu pour investir. C'est très mauvais pour notre pays", prédit l'homme d'affaires influent Miguel Pais do Amaral.
Première victime, Portugal Telecom a dû encaisser le choc du défaut de paiement de Rioforte, qui a échoué à lui rembourser 897 millions d'euros. Une affaire qui a troublé son mariage avec l'opérateur brésilien Oi et l'a obligé à revoir à la baisse sa part dans la future entité.
Même l'homme le plus riche du Portugal qui a fait sa fortune dans le liège, Americo Amorim, n'a pas été épargné par la tourmente. Selon le journal Expresso, il fait partie des détenteurs lésés de titres de dette du groupe Espirito Santo.
Seule lueur d'espoir, l'agence d'évaluation financière Moody's a relevé vendredi la note de la dette du Portugal à "Ba1", la plaçant à un cran de la catégorie investissement, label très recherché que le pays avait perdu en 2011.
awp
Le déclin du groupe s'était accéléré jeudi avec la mise en examen pour blanchiment de capitaux de Ricardo Salgado, ancien PDG de Banco Espirito Santo (BES), et la demande de mise en redressement judiciaire de Espirito Santo Financial Group (ESFG), principal actionnaire de la banque.
"Cette affaire intervient dans un contexte qui était déjà très délicat. Les entreprises portugaises restent très endettées et l'embellie de l'économie paraît encore très fragile", estime Gilles Moec, chef économiste chez Deutsche Bank.
L'économie du Portugal est suspendue aux déboires de la dynastie Espirito Santo. Le Produit intérieur brut (PIB) avait subi au premier trimestre une baisse surprise de 0,6%, marquant une rechute pour le pays qui était sorti au printemps 2013 de deux ans et demi de récession.
Si les analystes avaient alors évoqué un "accident de parcours" qui n'allait pas remettre en cause le rétablissement progressif de l'économie, le possible effet de contagion des ennuis financiers du groupe Espirito Santo a freiné leur optimisme.
Pour Paula Carvalho, économiste de la banque BPI, l'affaire "entame surtout la confiance des investisseurs, ce qui peut se répercuter sur l'activité économique".
Et les plus hautes sphères de l'Etat commencent à préparer les esprits: si des détenteurs de titres de dette du groupe Espirito Santo "devaient subir des pertes importantes, ils pourraient reporter des investissements, voire être confrontés à de fortes difficultés", a prévenu le président Anibal Cavaco Silva.
Jadis prestigieux, le nom Espirito Santo est omniprésent au Portugal. A chaque coin de rue, des enseignes vertes et blanches témoignent de l'influence du conglomérat familial, présent dans la finance, l'assurance, l'immobilier, l'hôtellerie, l'agriculture ou encore la santé.
L'HEURE DE VÉRITÉ
Joyau du groupe, Banco Espirito Santo, détenu à 20,1% par la famille, finance une entreprise sur cinq au Portugal et ses actifs pèsent plus de la moitié du PIB du pays. La famille en a profité pour placer ses titres de dette à haut risque auprès des clients particuliers de la banque.
Pour BES, l'heure de vérité viendra mercredi, avec la présentation de ses comptes semestriels qui devraient révéler l'ampleur des dégâts. Son exposition à la dette du groupe, qui lui a valu une descente aux enfers à la Bourse, risque de se traduire par des pertes historiques.
Méfiance des investisseurs, hausse des coûts de financement des entreprises, incertitudes sur une éventuelle intervention de l'Etat en faveur de la première banque cotée du pays ... le scandale financier peut coûter cher au Portugal, dont les taux d'emprunt sont repartis légèrement à la hausse.
"La famille Espirito Santo va entraîner dans sa chute d'autres groupes portugais qui risquent de voir s'évaporer des milliards d'euros, autant d'argent perdu pour investir. C'est très mauvais pour notre pays", prédit l'homme d'affaires influent Miguel Pais do Amaral.
Première victime, Portugal Telecom a dû encaisser le choc du défaut de paiement de Rioforte, qui a échoué à lui rembourser 897 millions d'euros. Une affaire qui a troublé son mariage avec l'opérateur brésilien Oi et l'a obligé à revoir à la baisse sa part dans la future entité.
Même l'homme le plus riche du Portugal qui a fait sa fortune dans le liège, Americo Amorim, n'a pas été épargné par la tourmente. Selon le journal Expresso, il fait partie des détenteurs lésés de titres de dette du groupe Espirito Santo.
Seule lueur d'espoir, l'agence d'évaluation financière Moody's a relevé vendredi la note de la dette du Portugal à "Ba1", la plaçant à un cran de la catégorie investissement, label très recherché que le pays avait perdu en 2011.
awp
vendredi 11 juillet 2014
Portugal, crise de la BES: le gouvernement joue l'apaisement
Lisbonne - Sous pression, les autorités du Portugal ont multiplié vendredi les signes d'apaisement afin d'enrayer la crise de la plus grande banque privée du pays, un message entendu par les marchés qui se remettaient doucement des frayeurs subies la veille.
Le Premier ministre Pedro Passos Coelho a écarté le scénario d'une intervention publique pour venir en aide à la banque BES, exposée aux graves difficultés financières du reste du groupe Espirito Santo.
"Il n'y a aucune raison pour que l'État intervienne dans une banque qui a des fonds propres solides et qui dispose d'une marge confortable pour faire face à toute éventualité, même la plus adverse", a-t-il assuré.
En clair, la banque pourrait tenir le choc d'un éventuel défaut de paiement d'une des nombreuses sociétés de l'empire Espirito Santo, dont l'image a été ternie par la découverte de pertes de 1,3 milliard d'euros dissimulées par la holding Espirito Santo International (ESI).
"Les épargnants ont toutes les raisons de faire confiance à la BES quant à la sécurité de leurs économies", a insisté M. Passos Coelho.
En dernier ressort, le gouvernement peut toujours compter sur 6,4 milliards d'euros non utilisés de l'enveloppe de 12 milliards d'euros prévue pour la recapitalisation des banques dans le cadre du plan de sauvetage du Portugal, qui a pris fin en mai dernier.
Peu avant, la Banque du Portugal s'est elle aussi employée à rassurer épargnants et investisseurs, en affirmant que "la BES possède des réserves financières suffisantes pour absorber un éventuel impact négatif de son exposition à la branche non financière du groupe Espirito Santo".
La cotation du titre de la BES, suspendu jeudi après avoir plongé de 17,24%, a repris en milieu de matinée à la Bourse de Lisbonne et rebondissait de 4,91% à 12H10 GMT après un bref passage dans le rouge. En chute de 4,18% la veille, la place lisboète progressait de 2,3%.
La Commission européenne a également volé au secours du Portugal. "Le système financier portugais a été nettement renforcé au cours des dernières années grâce à sa recapitalisation", a déclaré un porte-parole.
MATELAS FINANCIER
Une certaine accalmie était de retour sur les marchés européens vendredi, secoués jeudi en raison des craintes d'une contagion de la crise de la BES aux autres pays fragiles de la zone euro.
Sur le marché de la dette, le taux d'emprunt du Portugal à dix ans reculait à 3,879% contre 3,985% la veille, une détente également perceptible pour l'Espagne et l'Italie.
"La Banque du Portugal, qui a annoncé que la BES avait les moyens de faire face aux difficultés de son groupe, a rassuré le marché et calmé le jeu", a relevé Nordine Naam, stratégiste chez Natixis.
Les marchés boursiers semblaient, eux aussi, rassérénés, mais restaient "prudents sur la situation au Portugal", commentaient les analystes de ETX Capital.
Soucieux de freiner la chute de la BES, le gendarme de la Bourse portugaise a décidé d'interdire pendant la journée de vendredi la vente à découvert du titre, un mécanisme spéculatif qui consiste à parier sur la baisse d'une action.
La cotation a repris après la diffusion dans la nuit de jeudi à vendredi d'un communiqué dans lequel la BES a chiffré à 1,18 milliard d'euros son exposition directe au reste du groupe Espirito Santo, dont la solvabilité a cristallisé les inquiétudes des marchés.
La BES a reconnu avoir placé auprès de ses clients 853 millions d'euros de titres de dette des autres sociétés du groupe. Et elle a surtout assuré que son matelas financier, soit 2,1 milliards d'euros, était supérieur à son exposition directe et indirecte au groupe.
Un chiffre qui semblait convaincre les experts: "la situation d'Espirito Santo ne constitue pas une menace pour l'ensemble du système bancaire", jugent les analystes de Barclays.
awp
jeudi 10 juillet 2014
Portugal: la crise de BES jette un coup de froid sur les marchés
Lisbonne - Les déboires de Banco Espirito Santo (BES), dont le principal actionnaire est en proie à des difficultés financières, ont entraÎné jeudi la chute de la Bourse de Lisbonne et jeté un coup de froid sur les marchés européens.
Les autorités boursières portugaises ont suspendu à la mi-journée le titre de la BES pour enrayer la descente aux enfers du titre de la première banque cotée du Portugal. Au moment de l'arrêt de la cotation, le titre plongeait de 17,24% à 0,50 euro.
Les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant la solvabilité du groupe ont également fait grimper les taux d'emprunt du Portugal, qui est sorti de son plan de sauvetage international en mai sans demander une rallonge à ses créanciers.
Poursuivant sa hausse entamée la veille, le taux à dix ans du Portugal sur le marché obligataire se tendait fortement à 3,906%, contre 3,771% mercredi, alors que les autres dettes de la zone euro évoluaient peu.
"Les investisseurs s'interrogent sur la solidité de la BES et l'impact que cela peut avoir sur l'ensemble du pays", relève Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse.
Les turbulences que traverse la BES pesaient sur les marchés boursiers jeudi matin, les principaux indices européens ayant creusé leurs pertes après l'annonce de la suspension de l'action de son principal actionnaire, Espirito Santo Financial Group (ESFG).
"Le Portugal alimente clairement la baisse du marché, qui est déjà soumis à des prises de bénéfices et n'avait pas besoin de ça", commente Renaud Murail.
En première ligne, la Bourse de Lisbonne chutait jeudi de plus de 4%, tirée vers le bas par la dégringolade du titre de la BES et des autres valeurs financières.
ESFG avait annoncé dans la matinée sa décision de suspendre la cotation de ses actions, en raison des "difficultés" que traverse la holding de tête du groupe, Espirito Santo International (ESI).
Au moment de la suspension, le titre d'ESFG perdait 8,85% à 1,18 euro. En trois semaines, la capitalisation boursière d'ESFG a fondu de moitié.
RETARDS DE PAIEMENT
Mercredi, l'agence d'évaluation financière Moody's avait enfoncé plus loin en catégorie "spéculative" la note à long terme d'ESFG, à Caa2, la plaçant à quelques crans du défaut de paiement.
Les analystes relativisaient toutefois l'impact que peut avoir à ce stade la crise de la BES sur les marchés dans leur ensemble.
"Nous ne sommes plus du tout dans ce cadre de contagion" en Europe, note Frédérik Ducrozet, économiste chez Crédit Agricole CIB.
Selon lui, les marchés sont surtout affectés par "des prises de profit ponctuelles", rappelant que "la Banque centrale européenne est toujours en soutien".
ESFG a indiqué jeudi "évaluer actuellement l'impact financier de son exposition" à la holding ESI qui accumule les dettes et n'a pas honoré à temps des échéances d'obligations détenues par des clients en Suisse.
Le groupe s'apprête à dévoiler un plan de restructuration de la dette d'ESI, estimée à plus de 7 milliards d'euros. A priori, l'ESI cherche à négocier un allongement des maturités, sans décote pour les créanciers.
La structure du groupe est complexe: ESI détient 49% de Espirito Santo Financial Group, lui-même premier actionnaire de la BES avec 25%. L'autre actionnaire historique de la BES, le français Crédit Agricole, a réduit sa participation de 20,1% à moins de 15%.
L'image de la famille Espirito Santo, vieille dynastie bancaire portugaise, avait été ternie par la découverte de pertes de 1,3 milliard d'euros dissimulées par la holding ESI.
Soucieuse de dissocier la banque des holdings en difficulté, la Banque du Portugal avait poussé à la roue pour écarter la famille du conseil d'administration de la BES, dont le PDG Ricardo Salgado.
L'arrivée prochaine d'une nouvelle équipe à la tête de la BES, qui sera emmenée par l'économiste Vitor Bento, est censée permettre à la banque de regagner la confiance des marchés.
awp
mardi 1 juillet 2014
Portugal: le gendarme de la Bourse tente d'enrayer la chute de BES
Lisbonne - Les autorités boursières portugaises ont interdit lundi soir temporairement la vente à découvert des titres de Banco Espirito Santo (BES) et de son principal actionnaire, la holding Espirito Santo Financial Group (ESFG), afin d'enrayer leur chute.
Au terme d'une nouvelle journée noire à la Bourse de Lisbonne, la BES a dévissé de 16,50% à 0,60 euro et l'ESFG s'est effondré de 19,08% à 1,40 euro, en raison des incertitudes liées à la succession du PDG de la banque.
Depuis l'annonce du départ de Ricardo Salgado le 20 juin, ces titres n'ont pas arrêté de chuter, et la BES a perdu sa place de première banque portugaise en termes de capitalisation boursière au profit de la BCP.
"La fluctuation des cours des titres peut être liée à un phénomène de spéculation", ont jugé les autorités boursières dans un communiqué, précisant que l'interdiction des ventes à découvert était valable pour la journée de mardi.
Les ventes à découvert sont un mécanisme spéculatif qui consiste à emprunter un actif dont on pense que le prix va baisser et à le vendre, avec l'espoir d'empocher une forte différence au moment où il faudra le racheter pour le rendre au prêteur.
Cette pratique, parfaitement légale mais risquée, est souvent accusée de précipiter la chute des actions les plus fragiles et d'aggraver l'instabilité des places financières.
M. Salgado quittera ses fonctions à la fin juillet, emporté par la tourmente qui secoue la banque depuis la découverte d'irrégularités comptables dans une de ses holdings.
Son départ intervient peu après une augmentation de capital de 1,04 milliard d'euros qui a fait perdre à la famille Espirito Santo le contrôle de la banque.
Interrogé sur des informations de presse selon lesquelles la BES avait sollicité en vain l'aide du gouvernement, le Premier ministre Pedro Passos Coelho a relevé que "l'Etat n'est pas appelé à résoudre les problèmes" de groupes privés. Il a assuré ne pas disposer d'éléments "laissant craindre une instabilité du secteur financier".
Le groupe français Crédit Agricole, partenaire historique d'ESFG, a profité de l'augmentation de capital de la banque portugaise pour annoncer la fin de l'alliance avec la holding familiale et réduire sa participation dans la BES de 20,1% à moins de 15%.
awp
mardi 24 juin 2014
Portugal: le président allemand impressionné par la réussite des réformes
Lisbonne - Le président allemand Joachim Gauck s'est dit mardi impressionné par les réformes accomplies avec succès au Portugal, qui a réussi à surmonter sa crise financière dans un contexte de solidarité européenne.
Parmi les pays fragiles, le Portugal est un exemple pour des réformes menées avec succès dans le cadre de son programme d'assistance financière dont il s'est affranchi le 17 mai, a déclaré M. Gauck qui a entamé une visite d'Etat de deux jours au Portugal.
Le Portugal a su améliorer sa compétitivité et réduire nettement ses déficits budgétaires, a-t-il relevé devant la presse à Lisbonne à l'issue d'un entretien avec son homologue portugais Anibal Cavaco Silva.
Il s'est dit très satisfait de voir le Portugal sortir de son programme d'aide et retourner sur les marchés, grâce à ses propres efforts et avec le soutien de ses partenaires européens.
Nous avons appris les leçons des dernières années, a assuré M. Cavaco Silva. Le Portugal continuera à assainir ses finances publiques et dans le même temps, cherchera à entrer dans une trajectoire de croissance économique et de création d'emplois, particulièrement pour les jeunes, a-t-il poursuivi.
L'économie portugaise avait renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2013, mettant fin à deux ans et demi de récession. Mais le PIB a enregistré une rechute surprise de 0,6% au premier trimestre 2014, et le taux de chômage des jeunes âgés de moins de 25 ans reste très élevé, à 37,5%.
Le président allemand a appelé à ce propos les Européens à unir leurs forces pour rendre la croissance plus robuste et créer davantage d'emplois, citant le taux de chômage très élevé des jeunes qu'il juge inacceptable.
Personne en Europe ne peut supporter un tel niveau de chômage sans réagir, a insisté M. Gauck dans un discours tenu devant la Chambre de commerce luso-allemande qui fêtait mardi ses 60 ans. Auparavant, il s'était entretenu avec le Premier ministre Pedro Passos Coelho.
Interrogé sur des projets économiques allemands au Portugal, M. Gauck a cité l'exemple du groupe automobile Volkswagen qui a annoncé en avril son intention d'investir 678 millions d'euros dans son usine Autoeuropa, située au sud de Lisbonne, et d'y créer 500 nouveaux emplois à l'horizon 2019.
C'est le moment d'investir au Portugal, qui a récupéré sa compétitivité et a porté en cinq ans la part de ses exportations dans le PIB de 28% à 41%, a déclaré Ludwig Georg Braun, président d'honneur de la Fédération des Chambres de commerce et d'industrie allemandes. Il faisait partie de l'importante délégation d'hommes d'affaires allemands ayant accompagné M. Gauck.
L'Allemagne est le deuxième partenaire commercial du Portugal, derrière l'Espagne et devant la France.
afp
Parmi les pays fragiles, le Portugal est un exemple pour des réformes menées avec succès dans le cadre de son programme d'assistance financière dont il s'est affranchi le 17 mai, a déclaré M. Gauck qui a entamé une visite d'Etat de deux jours au Portugal.
Le Portugal a su améliorer sa compétitivité et réduire nettement ses déficits budgétaires, a-t-il relevé devant la presse à Lisbonne à l'issue d'un entretien avec son homologue portugais Anibal Cavaco Silva.
Il s'est dit très satisfait de voir le Portugal sortir de son programme d'aide et retourner sur les marchés, grâce à ses propres efforts et avec le soutien de ses partenaires européens.
Nous avons appris les leçons des dernières années, a assuré M. Cavaco Silva. Le Portugal continuera à assainir ses finances publiques et dans le même temps, cherchera à entrer dans une trajectoire de croissance économique et de création d'emplois, particulièrement pour les jeunes, a-t-il poursuivi.
L'économie portugaise avait renoué avec la croissance au deuxième trimestre 2013, mettant fin à deux ans et demi de récession. Mais le PIB a enregistré une rechute surprise de 0,6% au premier trimestre 2014, et le taux de chômage des jeunes âgés de moins de 25 ans reste très élevé, à 37,5%.
Le président allemand a appelé à ce propos les Européens à unir leurs forces pour rendre la croissance plus robuste et créer davantage d'emplois, citant le taux de chômage très élevé des jeunes qu'il juge inacceptable.
Personne en Europe ne peut supporter un tel niveau de chômage sans réagir, a insisté M. Gauck dans un discours tenu devant la Chambre de commerce luso-allemande qui fêtait mardi ses 60 ans. Auparavant, il s'était entretenu avec le Premier ministre Pedro Passos Coelho.
Interrogé sur des projets économiques allemands au Portugal, M. Gauck a cité l'exemple du groupe automobile Volkswagen qui a annoncé en avril son intention d'investir 678 millions d'euros dans son usine Autoeuropa, située au sud de Lisbonne, et d'y créer 500 nouveaux emplois à l'horizon 2019.
C'est le moment d'investir au Portugal, qui a récupéré sa compétitivité et a porté en cinq ans la part de ses exportations dans le PIB de 28% à 41%, a déclaré Ludwig Georg Braun, président d'honneur de la Fédération des Chambres de commerce et d'industrie allemandes. Il faisait partie de l'importante délégation d'hommes d'affaires allemands ayant accompagné M. Gauck.
L'Allemagne est le deuxième partenaire commercial du Portugal, derrière l'Espagne et devant la France.
afp
lundi 9 juin 2014
Portugal: le PIB recule de 0,6% au premier trimestre
Lisbonne - Le Produit intérieur brut (PIB) du Portugal a enregistré une baisse de 0,6% au premier trimestre 2014 par rapport aux trois mois précédents, a indiqué lundi l'Institut national de statistiques (Ine), revoyant en légère hausse sa première estimation d'un recul de 0,7%.
Ces chiffres, expliqués par une baisse des exportations et une hausse plus faible de l'investissement, confirment la rechute surprise de l'économie portugaise après la reprise entamée au printemps 2013, a précisé l'office des statistiques, qui a également revu en hausse la croissance du PIB en glissement annuel de 1,2 à 1,3%.
Au dernier trimestre de l'an dernier, l'activité économique avait enregistré une hausse de 0,5% en variation trimestrielle et de 1,5% en glissement annuel.
Au premier trimestre 2014, les exportations ont progressé sur un an de 4,3%, contre une hausse de 9,1% pendant les trois derniers mois de 2013, tandis que les importations ont augmenté de 8,5%, contre une hausse de 6,4% au trimestre précédent.
En dépit de la sévère cure de rigueur mise en oeuvre au Portugal en échange du plan de sauvetage international sur trois ans conclu à la mi-mai, la demande intérieure a augmenté de 2,9% en glissement annuel, contre une hausse de 0,5% au dernier trimestre 2013.
Cette demande intérieure a été soutenue par une nette augmentation de l'investissement, qui a bondi de 12,2% alors que la consommation des ménages a progressé de 1,5% et celle des administrations publiques de 0,1%.
L'économie portugaise avait renoué avec la croissance au deuxième trimestre de l'an dernier, avec un PIB en hausse de 1,1% en variation trimestrielle, mettant fin à deux ans et demi de récession.
Les analystes avaient réagi sans alarmisme à l'annonce d'une rechute de l'activité au premier trimestre, estimant que celle-ci s'expliquait par des facteurs conjoncturels qui ne remettaient pas en cause le rétablissement progressif de l'économie portugaise.
Pour l'ensemble de l'année 2014, le gouvernement portugais et ses créanciers représentés par la troïka UE-BCE-FMI prévoient une croissance de 1,2%, après un recul de 1,4% l'an dernier.
awp
mardi 3 juin 2014
Portugal: la dernière tranche d'aide internationale suspendue
Lisbonne - Le versement de la dernière tranche du plan d'aide du Portugal conclu le 17 mai dernier a été suspendu dans l'attente de la présentation de mesures de rigueur alternatives destinées à compenser celles invalidées par la Cour constitutionnelle, a indiqué mardi le Premier ministre.
L'Union européenne et le Fonds monétaire international devaient remettre à Lisbonne un dernier chèque de 2,6 milliards d'euros, sur une enveloppe totale de 78 milliards prévue par le plan de sauvetage accordé en mai 2011 en échange d'un programme de rigueur et de réformes.
Mais le pays doit désormais "expliquer ce qu'il compte faire en 2014 et en 2015 avant de pouvoir recevoir cette dernière tranche", a déclaré le chef du gouvernement Pedro Passos Coelho, en marge d'une cérémonie à Lisbonne.
La Cour constitutionnelle a rejeté vendredi trois mesures inscrites au budget 2014, créant un manque à gagner d'environ 600 millions d'euros.
Le tribunal a invalidé les baisses des salaires des fonctionnaires supérieurs à 675 euros, un dispositif prévoyant un prélèvement de 6 et 5% sur les allocations chômage et maladie, ainsi qu'une mesure de mise sous conditions des pensions de veuvage.
Le gouvernement a demandé mardi à la plus haute instance judiciaire du pays de "clarifier sa décision" avant de travailler sur des mesures alternatives comme le réclament ses bailleurs de fonds, a précisé M. Passos Coelho.
"Nous ne pourrons résoudre le problème que quand nous connaîtrons son ampleur", a relevé le Premier ministre en rappelant que la Cour constitutionnelle devait encore se prononcer prochainement sur d'autres mesures de rigueur et que ses décisions obligeaient le gouvernement à revoir ses projets de redressement budgétaire pour l'an prochain.
Les décisions de la Cour constitutionnelle risquent de compromettre l'objectif de ramener le déficit public à 4% du PIB cette année, puis à 2,5% en 2015.
Le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso, avait recommandé lundi à Lisbonne de "présenter des mesures alternatives dans les plus brefs délais".
"Cela est nécessaire afin que le Portugal puisse respecter les objectifs auxquels il s'est engagé", avait-t-il ajouté.
afp
samedi 31 mai 2014
Portugal : plusieurs mesures d'austérité rejetées par la justice
Lisbonne - La Cour constitutionnelle portugaise a invalidé vendredi plusieurs mesures d'austérité inscrites au budget 2014, qui devaient permettre au gouvernement de centre droit de poursuivre son programme de rigueur après sa sortie du plan d'aide il y a deux semaines.
La plus haute instance judiciaire du pays a rejeté trois des quatre mesures sur lesquelles elle avait été saisie par l'opposition de gauche, dont les baisses de salaires des fonctionnaires supérieurs à 675 euros.
La décision des juges concernant cette mesure en particulier n'aura toutefois pas d'effet rétroactif, a précisé le président du tribunal Joaquim Sousa Ribeiro, au cours d'une conférence de presse.
Les juges ont également rejeté un dispositif prévoyant un prélèvement de 6 et 5% sur les allocations chômage et maladie respectivement, et une mesure concernant la mise sous condition des pensions de veuvage.
La Cour constitutionnelle a cependant validé une mesure qui prévoit une réduction des compléments de retraite dans le secteur des entreprises publiques.
Antonio José Seguro, secrétaire général du Parti socialiste, la principale formation d'opposition, s'est aussitôt félicité de cette décision et a appelé à une intervention du président portugais Anibal Cavaco Silva.
Ce verdict intervient près de deux semaines après la sortie du Portugal de son plan d'aide international.
Sous assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international pendant trois ans, le Portugal s'est affranchi de la tutelle de ses créanciers le 17 mai dernier. Le gouvernement de centre droit s'est toutefois engagé à poursuivre son programme de réformes et de rigueur au-delà de cette date.
Vendredi matin au Parlement, le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, n'avait pas exclu une nouvelle hausse d'impôts pour compenser le rejet des mesures soumises à l'appréciation de la Cour constitutionnelle.
Je ne peux pas m'engager à ne pas augmenter les impôts dans la mesure où je ne sais pas si cela sera nécessaire, a dit M. Passos Coelho, dont le gouvernement a surmonté une motion de censure présentée par le Parti communiste.
D'après les médias portugais, le gouvernement pourrait décider d'augmenter la TVA, de 23 à 25%, pour compenser le manque à gagner créé par la décision du tribunal et estimé par le Diario Economico à environ 500 millions d'euros.
Dans le cadre d'un effort d'assainissement budgétaire chiffré pour l'an prochain à 1,4 milliard d'euros, le gouvernement avait déjà décidé de relever, à partir de 2015, le taux maximal de la TVA de 0,25 point à 23,25%.
La Cour constitutionnelle avait déjà rejeté par le passé plusieurs mesures de rigueur mises en oeuvre dans le cadre du programme d'assistance du Portugal.
Le tribunal a notamment censuré la suppression du 14e mois de salaire versé aux fonctionnaires et aux retraités, ainsi qu'une mesure visant à faciliter le licenciement de fonctionnaires ou encore des coupes de près de 10% dans les pensions des fonctionnaires de plus de 600 euros.
awp
La plus haute instance judiciaire du pays a rejeté trois des quatre mesures sur lesquelles elle avait été saisie par l'opposition de gauche, dont les baisses de salaires des fonctionnaires supérieurs à 675 euros.
La décision des juges concernant cette mesure en particulier n'aura toutefois pas d'effet rétroactif, a précisé le président du tribunal Joaquim Sousa Ribeiro, au cours d'une conférence de presse.
Les juges ont également rejeté un dispositif prévoyant un prélèvement de 6 et 5% sur les allocations chômage et maladie respectivement, et une mesure concernant la mise sous condition des pensions de veuvage.
La Cour constitutionnelle a cependant validé une mesure qui prévoit une réduction des compléments de retraite dans le secteur des entreprises publiques.
Antonio José Seguro, secrétaire général du Parti socialiste, la principale formation d'opposition, s'est aussitôt félicité de cette décision et a appelé à une intervention du président portugais Anibal Cavaco Silva.
Ce verdict intervient près de deux semaines après la sortie du Portugal de son plan d'aide international.
Sous assistance financière de l'Union européenne et du Fonds monétaire international pendant trois ans, le Portugal s'est affranchi de la tutelle de ses créanciers le 17 mai dernier. Le gouvernement de centre droit s'est toutefois engagé à poursuivre son programme de réformes et de rigueur au-delà de cette date.
Vendredi matin au Parlement, le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, n'avait pas exclu une nouvelle hausse d'impôts pour compenser le rejet des mesures soumises à l'appréciation de la Cour constitutionnelle.
Je ne peux pas m'engager à ne pas augmenter les impôts dans la mesure où je ne sais pas si cela sera nécessaire, a dit M. Passos Coelho, dont le gouvernement a surmonté une motion de censure présentée par le Parti communiste.
D'après les médias portugais, le gouvernement pourrait décider d'augmenter la TVA, de 23 à 25%, pour compenser le manque à gagner créé par la décision du tribunal et estimé par le Diario Economico à environ 500 millions d'euros.
Dans le cadre d'un effort d'assainissement budgétaire chiffré pour l'an prochain à 1,4 milliard d'euros, le gouvernement avait déjà décidé de relever, à partir de 2015, le taux maximal de la TVA de 0,25 point à 23,25%.
La Cour constitutionnelle avait déjà rejeté par le passé plusieurs mesures de rigueur mises en oeuvre dans le cadre du programme d'assistance du Portugal.
Le tribunal a notamment censuré la suppression du 14e mois de salaire versé aux fonctionnaires et aux retraités, ainsi qu'une mesure visant à faciliter le licenciement de fonctionnaires ou encore des coupes de près de 10% dans les pensions des fonctionnaires de plus de 600 euros.
awp
lundi 19 mai 2014
Zone euro: le Portugal sort de la tutelle de la troïka, mais l'austérité reste
Lisbonne - Le Portugal est devenu samedi officiellement le deuxième pays sous perfusion de la zone euro à retrouver son autonomie financière et s'apprête, à l'instar de l'Irlande, à faire le grand saut sans filet sur les marchés.
Le gouvernement se garde de tout triomphalisme: "l'heure n'est pas à l'euphorie", a assuré son porte-parole Luis Marques Guedes. "Il faut maintenir la rigueur pour éviter de retomber dans les erreurs du passé", a-t-il martelé.
Très attendu par la population, le départ définitif des inspecteurs de la troïka (UE-FMI-BCE), surnommés les "men in black", est loin de signer la fin de l'austérité.
"Le Portugal a réussi à surmonter une des pires crises de l'histoire récente, mais il reste encore beaucoup à faire. La discipline budgétaire sera une responsabilité de tous les jours", a prévenu le Premier ministre Pedro Passos Coelho.
A l'instar de l'Irlande, le Portugal a renoncé à demander à ses partenaires européens une ligne de crédit de précaution, profitant de la brusque baisse de ses taux d'emprunt et de ses confortables réserves financières.
"C'est une décision définitive, qui a été réfléchie et bien mesurée par le gouvernement. Nous avons la certitude que c'est la meilleure décision pour les Portugais", a assuré Carlos Moedas, secrétaire d'Etat adjoint au Premier ministre.
Au bord de la faillite et incapable de se financer sur les marchés, le Portugal s'était résolu en avril 2011 à appeler à la rescousse la troïka, après la Grèce et l'Irlande.
En contrepartie d'un prêt de 78 milliards d'euros, le gouvernement de centre droit a appliqué une sévère cure d'austérité, taillant dans les retraites, prestations sociales et salaires des fonctionnaires.
DES GAGES AUX INVESTISSEURS
A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, le gouvernement a donné samedi des gages aux investisseurs sur la poursuite du programme de réformes et de rigueur au-delà du 17 mai, dans un document intitulé "Le chemin vers la croissance".
Côté croissance, l'annonce jeudi d'une rechute du Produit intérieur brut du Portugal de 0,7% au premier trimestre a fait l'effet d'une douche froide.
Dû à l'essoufflement passager des exportations, ce recul ne devrait pourtant pas compromettre la reprise progressive de l'économie, selon les analystes. Et le gouvernement a maintenu samedi à 1,2% sa prévision de croissance pour l'année en cours.
Pour Pedro Lino, gérant de Dif Broker, ce contretemps fâcheux n'empêchera pas le Portugal de retourner la tête haute sur les marchés, "tant que le pays poursuit les réformes".
De nombreux économistes ont cependant plaidé en faveur d'une rallonge, estimant que l'ancien maillon faible de la zone euro se retrouverait en première ligne en cas de turbulences sur les marchés.
"Sans filet, nous serons seuls face aux marchés, et la moindre erreur peut nous coûter cher. Il va falloir continuer à tailler dans les dépenses publiques", estime Joao Cesar das Neves, professeur d'économie de l'Université catholique de Lisbonne.
L'intervention de la troïka a été efficace dans ce domaine: en trois ans, les déficits publics ont été divisés par deux, à 4,9%. Mais la dette a continué à enfler, passant de 94% à 129% du PIB, et la croissance est encore timide.
"Les politiques de rigueur budgétaire et les réformes visant à soutenir la croissance doivent être maintenues pendant les mois et années à venir", a averti le vice-président de la Commission européenne Siim Kallas.
Pour Joao Camargo du collectif "Que se lixe a troika" (Que la troïka aille se faire voir), "ces trois années ont été une catastrophe pour les Portugais. Et le départ de la troïka, c'est une farce, de fait elle reste".
Le Portugal célèbre la fin de la tutelle, mais les créanciers continueront à surveiller le pays jusqu'au moment où 75% des prêts seront remboursés, ce qui ne devrait pas arriver avant vingt ans.
awp
lundi 5 mai 2014
Portugal: la décision de se passer d'une aide de précaution saluée à Bruxelles
Bruxelles - Plusieurs responsables européens ont salué lundi l'annonce du Portugal de se passer d'une ligne de crédit de précaution à l'issue du plan de sauvetage UE-FMI, dont il a bénéficié et qui expire le 17 mai.
Cela a été rendu possible grâce à la rigoureuse application (par Lisbonne) de son programme d'aide au cours des trois dernières années, a estimé le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso qui a salué un succès à la fois pour son pays et pour l'Europe.
Cette issue favorable démontre les immenses capacités du Portugal et de son peuple pour sortir de la crise. Elle devrait donner au pays la confiance nécessaire pour affronter les défis qui l'attendent et pour bâtir une société plus juste et plus prospère, a-t-il ajouté.
Plus tôt, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait également réagi positivement, avant une réunion avec ses homologues de la zone euro à Bruxelles.
Le Portugal a bien employé les trois dernières années et a mis en place des réformes de grande ampleur. La confiance des marchés financiers est de retour. Le Portugal a réussi de manière spectaculaire à se financer de nouveau indépendamment, a-t-il estimé dans une déclaration écrite transmise par son ministère.
Le ministre allemand, souvent critiqué pour avoir défendu des mesures d'austérité sévères dans les pays en difficulté de la zone euro, a ajouté que la conclusion annoncée du programme (portugais) montre une nouvelle fois que le chemin suivi par la zone euro est le bon.
A Bruxelles, le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a lui estimé que le Portugal avait pris la bonne décision en décidant de sortir de son plan d'aide sans filet de précaution.
Le Portugal a travaillé dur et en sort renforcé, a-t-il affirmé à son arrivée à la réunion de l'Eurogroupe. Même s'il a encore du travail à faire, le pays dispose d'un énorme potentiel, à ses yeux.
Le commissaire en charge temporairement des Affaires économiques, Siim Kallas, s'est joint à ce concert de louanges, en disant personnellement soutenir la décision de Lisbonne.
Nous allons soutenir les autorités portugaises dans leur choix. (Mais) le gouvernement doit rester extrêmement vigilant, il ne peut y avoir de relâche, les réformes doivent se poursuivre et certaines mesures décidées doivent être mises en place, a-t-il souligné.
La Commission a présenté lundi ses nouvelles prévisions économiques pour les Etats membres: elle table pour le Portugal sur une croissance de 1,2% cette année et de 1,5% en 2015, année où Lisbonne devrait ramener son déficit sous 3%, à 2,5% du Produit intérieur brut.
Lundi, les ministres des Finances de la zone euro devraient avaliser la décision des autorités portugaises de se passer d'un programme de précaution, comme l'a fait l'Irlande, qui est devenue en décembre le premier pays de la zone euro à s'affranchir de la tutelle de ses créanciers sans recourir à une aide supplémentaire. En revanche, la Grèce, le premier pays touché par la crise de la dette, reste sous perfusion financière.
awp
Cela a été rendu possible grâce à la rigoureuse application (par Lisbonne) de son programme d'aide au cours des trois dernières années, a estimé le président de la Commission européenne, le Portugais José Manuel Barroso qui a salué un succès à la fois pour son pays et pour l'Europe.
Cette issue favorable démontre les immenses capacités du Portugal et de son peuple pour sortir de la crise. Elle devrait donner au pays la confiance nécessaire pour affronter les défis qui l'attendent et pour bâtir une société plus juste et plus prospère, a-t-il ajouté.
Plus tôt, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait également réagi positivement, avant une réunion avec ses homologues de la zone euro à Bruxelles.
Le Portugal a bien employé les trois dernières années et a mis en place des réformes de grande ampleur. La confiance des marchés financiers est de retour. Le Portugal a réussi de manière spectaculaire à se financer de nouveau indépendamment, a-t-il estimé dans une déclaration écrite transmise par son ministère.
Le ministre allemand, souvent critiqué pour avoir défendu des mesures d'austérité sévères dans les pays en difficulté de la zone euro, a ajouté que la conclusion annoncée du programme (portugais) montre une nouvelle fois que le chemin suivi par la zone euro est le bon.
A Bruxelles, le patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a lui estimé que le Portugal avait pris la bonne décision en décidant de sortir de son plan d'aide sans filet de précaution.
Le Portugal a travaillé dur et en sort renforcé, a-t-il affirmé à son arrivée à la réunion de l'Eurogroupe. Même s'il a encore du travail à faire, le pays dispose d'un énorme potentiel, à ses yeux.
Le commissaire en charge temporairement des Affaires économiques, Siim Kallas, s'est joint à ce concert de louanges, en disant personnellement soutenir la décision de Lisbonne.
Nous allons soutenir les autorités portugaises dans leur choix. (Mais) le gouvernement doit rester extrêmement vigilant, il ne peut y avoir de relâche, les réformes doivent se poursuivre et certaines mesures décidées doivent être mises en place, a-t-il souligné.
La Commission a présenté lundi ses nouvelles prévisions économiques pour les Etats membres: elle table pour le Portugal sur une croissance de 1,2% cette année et de 1,5% en 2015, année où Lisbonne devrait ramener son déficit sous 3%, à 2,5% du Produit intérieur brut.
Lundi, les ministres des Finances de la zone euro devraient avaliser la décision des autorités portugaises de se passer d'un programme de précaution, comme l'a fait l'Irlande, qui est devenue en décembre le premier pays de la zone euro à s'affranchir de la tutelle de ses créanciers sans recourir à une aide supplémentaire. En revanche, la Grèce, le premier pays touché par la crise de la dette, reste sous perfusion financière.
awp
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