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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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vendredi 17 octobre 2014

Espagne: les créances douteuses des banques montent en août à 13,25%

Madrid - Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, indice de leur fragilité, a augmenté en août à 13,25%, a indiqué vendredi la Banque d'Espagne.

Ce taux était reparti à la hausse en juillet, à 13,15%, après deux mois de baisse.

Le montant total des créances douteuses, surtout présentes dans l'immobilier et correspondant aux crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés, s'est élevé en août à 184,3 mrd EUR, selon la Banque d'Espagne.

Ce chiffre est inférieur à celui de juillet (184,5 mrd EUR), mais le montant total des crédits concédés par les banques ayant lui aussi diminué sur la période, le poids relatif des créances douteuses s'est alourdi.

La situation des banques espagnoles, comme celle d'autres établissements bancaires de la zone euro, est passée au peigne fin par la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci publiera le 26 octobre le résultat de son évaluation de la qualité des actifs des banques, avant de devenir le superviseur bancaire de la zone euro en novembre.

Fortement fragilisées par l'éclatement de la bulle immobilière en 2008, les banques espagnoles ont vu leur taux de créances douteuses bondir avec la crise, jusqu'à atteindre son maximum historique en décembre 2013, à 13,6%.

La zone euro avait volé au secours du secteur bancaire espagnol à l'été 2012, en lui accordant un plan d'aide européen de plus de 40 mrd EUR dont il est sorti fin janvier.

Ce sauvetage avait permis de soulager en partie les banques de leurs actifs immobiliers les plus toxiques et conduit à une baisse du poids des créances douteuses dans leurs bilans en décembre 2012.

Mais ce taux est depuis reparti à la hausse et reste proche, malgré les baisses enregistrées en mai et juin, du niveau record depuis le début de la série statistique en 1962.



awp

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Le retour de flamme en zone euro? Les assouplissements quantitatif promit par Mario Dragi seront-ils suffisant? Les tensions sur les taux grecs vont-ils encore dégénérer? L'Espagne malgré une dynamique de croissance relativement plus soutenue ces derniers trimestres pourra-t-elle  sortir de son fardeau immobilier? La stratégie de Renzi en Italie sera-t-elle payante? L'Allemagne et la France arriveront ils à s'entendre? Encore beaucoup de questions et...bien peu de réponses.

Bobse



jeudi 28 août 2014

Espagne: reprise de la croissance confirmée, signes positifs sur l'emploi

Madrid - La reprise de la croissance espagnole a été confirmée jeudi, avec une hausse de 0,6% du PIB au deuxième trimestre, le gouvernement se réjouissant d'une reprise de la création d'emplois malgré un chômage encore élevé.

 Le Produit intérieur brut de l'Espagne a progressé de 0,6% au deuxième trimestre par rapport au premier et de 1,2% comparé à l'année précédente, selon les chiffres définitifs de l'Institut national de la statistique (Ine), publiés jeudi.

 Au premier trimestre, le PIB avait progressé de 0,4% par rapport au précédent.

Cette reprise a été possible grâce à la vitalité de la demande nationale, dont la contribution au PIB a bondi de 0,7 point à 1,9 point, ce qui s'explique par la consommation des ménages, mais aussi par les achats de biens intermédiaires par les entreprises.

 A l'inverse, l'apport de la demande extérieure a été négatif (-0,7 point), avec une baisse des exportations.

 Après avoir durement souffert de la crise et subi deux récessions en cinq ans, le pays redresse la tête et devrait connaître une des plus fortes croissances en zone euro cette année avec l'Allemagne.

Le gouvernement de Madrid a prévu de relever ses prévisions, avec une croissance proche de 1,5% cette année et de 2% en 2015 alors qu'il visait auparavant une progression de 1,2% puis de 1,8%.

Pour autant, l'Espagne n'est pas encore tirée d'affaire, affichant un taux de chômage proche des 25% que le ministre de l'Economie Luis de Guindos qualifiait au printemps de "terrifiant".


CRÉATION D'EMPLOIS

Mais la ministre de l'Emploi Fatima Bañez a apporté des signaux encourageants sur ce front, jeudi, signalant que malgré une croissance encore faible, l'Espagne a, au deuxième trimestre, "créé de l'emploi pour la première fois depuis le début de la crise".

 "Pour la première fois depuis 2008, l'économie espagnole crée de l'emploi à un rythme de 0,8%" en comparaison annuelle, ce qui équivaut, selon elle à 127.000 nouveaux postes à temps complet, écrivait son ministère dans un communiqué.

"Avant la crise, l'Espagne avait besoin d'un taux de croissance supérieur à 2% pour créer de l'emploi. Aujourd'hui, ce seuil est tombé aux alentours de 1%", poursuivait le ministère. Cette évolution illustre, selon la ministre "la solidité de la reprise" et la capacité du pays "à convertir la croissance en postes de travail".

Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy avait fait valoir le 1er août que l'Espagne "est une des économies d'Europe qui croît le plus", affirmant que "le moment est venu d'appuyer sur l'accélérateur de la croissance, d'avoir une activité économique plus forte et de créer plus d'emplois".





awp

mercredi 23 juillet 2014

Espagne: la croissance s'accélère à 0,5% au 2ème trimestre

Madrid - L'Espagne a connu une accélération de sa croissance économique au deuxième trimestre, à 0,5%, soit la plus forte depuis le début de la crise il y a six ans, a estimé mercredi la Banque d'Espagne, qui a aussi revu en hausse ses prévisions pour 2014 et 2015.

"Selon les informations disponibles, nous estimons que le PIB a augmenté de 0,5% comparé au trimestre précédent", indique l'institut dans son bulletin économique trimestriel. L'Espagne avait enregistré au premier trimestre une croissance de 0,4%.

"Au deuxième trimestre, le rétablissement de l'économie espagnole a poursuivi sa consolidation de manière graduelle, dans un contexte où les conditions financières ont continué à se normaliser, tout comme l'amélioration de l'emploi et de la confiance", souligne la Banque d'Espagne.

La consommation intérieure et les investissements des entreprises dans le pays "ont été le principal support du PIB au deuxième trimestre", détaille la Banque centrale. A cela s'est ajouté la contribution positive de la demande extérieure.

Le ministre de l'Economie Luis de Guindos avait déjà estimé en juin que l'économie espagnole pourrait connaître au deuxième trimestre une croissance "au moins égale" à celle du premier, après être sortie timidement en 2013 de sa deuxième récession en cinq ans. Le chiffre officiel pour le deuxième trimestre sera publié le 30 juillet.

La Banque d'Espagne a aussi revu en hausse ses prévisions annuelles. Elle table sur une progression du PIB de 1,3% cette année et de 2% l'an prochain, se montrant ainsi plus optimiste que le gouvernement conservateur qui prévoit une progression de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015.

L'économie espagnole, qui a subi deux récessions en cinq ans, avait renoué avec une faible croissance, de 0,1%, au troisième trimestre 2013, et a accéléré depuis la tendance. Toutefois, cette embellie ne se traduit pas encore sur le front de l'emploi: au premier trimestre, le taux de chômage se situait à 25,93%, proche de son record historique.

Les chiffres de l'emploi au deuxième trimestre sont attendus jeudi.






awp

lundi 7 juillet 2014

Espagne: la production industrielle poursuit sa hausse en mai, +2,5% sur un an

Madrid - La production industrielle en Espagne a poursuivi sa hausse en mai, progressant de 2,5% sur un an, après le fort rebond enregistré en avril (+4,1% selon les données corrigées), selon les chiffres publiés lundi par l'Institut national de la statistique (Ine).

Cet indicateur, calculé en données corrigées des variations saisonnières, enregistre ainsi son septième mois consécutif dans le vert alors que le pays, récemment sorti de la récession, est désormais sur la voie de la reprise, malgré un chômage encore élevé (25,93%).

Après deux ans de baisse, la production industrielle espagnole était repassée dans le vert en septembre dernier, et n'a depuis reculé que sur le mois d'octobre (- 1%).

En mai, seul le secteur des biens de consommation durables (meubles, logements, produits électroménagers...) est dans le rouge, accusant une baisse de 2,9% sur un an.

Les biens de consommation non durables, comprenant notamment la fabrication de produits alimentaires et la conservation de fruits et légumes enregistre au contraire la plus forte hausse, de 3,5%.

Le secteur des biens d'équipement, qui inclut par exemple la fabrication de machines, d'éléments métalliques pour la construction ou de pièces pour véhicules, a progressé de 2,1% après le bond enregistré en avril (+9%).

Le segment des biens intermédiaires, comme le textile, la chimie ou les composants électroniques, est en hausse de 2,9%.

Le secteur de l'énergie (production, transport et distribution d'énergie, raffinage du pétrole) enregistre lui une progression de 1,5%.

Sur l'ensemble de l'année 2013, la production industrielle de la quatrième économie de la zone euro avait diminué en moyenne de 1,7% par rapport à 2012, enregistrant ainsi sa troisième année dans le rouge.

Hormis une légère hausse en 2010 (+0,8%), elle n'a en fait jamais cessé de baisser depuis 2008, année de l'explosion de sa bulle immobilière, qui a coïncidé avec le début de la crise financière internationale. Certains mois de 2009, elle avait même connu des baisses de plus de 20%.






awp

mercredi 2 juillet 2014

Espagne: baisse en juin du nombre de chômeurs, qui reste élevé, à 4,45 millions

Madrid - Le chômage en Espagne a baissé en juin de 2,68% en un mois, soit 122'684 personnes en moins, a annoncé mardi le ministère de l'Emploi, mais le pays compte encore près de 4,45 millions de demandeurs d'emploi.

Sur les 12 derniers mois, le nombre de chômeurs a diminué de 313'979 personnes, souligne le ministère dans un communiqué.

En données corrigées des variations saisonnières, le nombre de chômeurs baisse en juin de 16'113 personnes.

"Il s'agit de la meilleure baisse du chômage en chiffres corrigés des variations saisonnières depuis 2001", ajoute le ministère.

"Le chômage baisse en données corrigées des variations saisonnières pour le onzième mois consécutif. Depuis 1999, il ne s'était pas produit une tendance à la baisse si prolongée", affirme la secrétaire d'Etat à l'emploi Engracia Hidalgo, citée dans le communiqué.

Selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte entre 4,45 et 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre.

Le ministère de l'Emploi, qui recense les personnes inscrites comme chômeuses sur les listes du service public pour l'emploi, recensait précisément fin juin 4.449.701 demandeurs d'emploi.

L'Institut national de la statistiques (INE), qui comptabilise celles recherchant activement un emploi, en dénombrait 5,933 millions fin mars.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, est sortie récemment de sa deuxième récession en cinq ans, précipitée par l'explosion de la bulle immobilière en 2008 qui a fait bondir le chômage. Le pays a connu au premier trimestre sa plus forte croissance depuis 2008 à 0,4%, soit le double de la moyenne en zone euro.

Le gouvernement table sur un taux de chômage de 24,9% en 2014 puis 23,3% en 2015.




awp

jeudi 26 juin 2014

Espagne: la réforme fiscale pas assez ambitieuse, selon Moody's

Madrid - L'agence de notation américaine Moody's a critiqué jeudi la réforme fiscale dévoilée il y a quelques jours par le gouvernement espagnol, jugeant qu'elle manque d'ambitions et augmente le risque de rater l'objectif de déficit public en 2015 et 2016.

"Les changements fiscaux ne suivent pas les ambitions initiales d'une réforme fiscale plus large, telle que l'avait recommandée la commission d'experts du gouvernement lui-même", écrit Moody's dans un communiqué.

La réforme, approuvée vendredi dernier en Conseil des ministres, prévoit une baisse des impôts sur le revenu et sur les sociétés à partir de 2015, mais n'inclut pas de hausse de la TVA, en dépit des préconisations du Fonds monétaire international et de l'Union européenne.

Rappelant que "l'Espagne lève moins d'impôts, par comparaison avec les autres pays de la zone euro", Moody's estime que le manque d'ambition de la réforme "a un impact négatif sur la qualité d'emprunteur" du pays, ce qui pourrait donc menacer sa note souveraine, actuellement à Baa2 avec perspective positive.

Et surtout, "le manque de recettes de remplacement (pour compenser) les baisses d'impôts augmente le risque que l'Espagne manque ses objectifs de déficit public pour 2015 et 2016".

Cette réforme "est cohérente avec l'objectif de réduction du déficit public", a pourtant assuré lundi le ministre du Budget Cristobal Montoro.

Le gouvernement vise un déficit de 5,5% du PIB pour cette année, puis 4,2% en 2015, espérant repasser sous la barre des 3% en 2016, et table notamment sur une accélération de la croissance, à 1,2% en 2014, 1,8% en 2015 et 3% en 2017.

En revanche, Moody's est d'accord avec le gouvernement sur le fait que cette réforme va "stimuler la consommation privée et le PIB en 2015-2016, en raison de la hausse du revenu net disponible par foyer".

"Nous sommes convaincus qu'avec la réforme fiscale, il va y avoir une croissance supplémentaire du PIB de 0,55%" en 2015 et 2016, a affirmé mardi le secrétaire d'Etat au Budget Miguel Ferre.






awp

mercredi 18 juin 2014

Espagne: les créances douteuses repartent à la hausse en avril, à 13,44%

Madrid - Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, qui avait grimpé fin 2013 à un niveau record, est reparti à la hausse en avril, atteignant 13,44% contre 13,38% en mars, mettant fin à trois mois de baisse, selon les chiffres officiels publiés mercredi.

Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s'élevaient à 191,763 milliards d'euros en avril, selon les chiffres de la Banque d'Espagne, qui a récemment changé sa méthode de calcul, entraÎnant une baisse mécanique de ce taux.

Les établissements financiers de crédit (EFC) ne sont plus, depuis le 1er janvier, considérés comme des organismes prêtant de l'argent mais plutôt en recevant d'autres entités de crédit: la base totale des crédits concédés augmente donc, ce qui réduit mécaniquement le taux de créances douteuses.

Sans ce changement méthodologique, le taux de créances douteuses atteint en avril 13,68%, également en hausse par rapport au taux de 13,63% enregistré en mars.

Le montant des crédits douteux est toutefois en baisse en avril par rapport à mars (192,773 milliards d'euros), car le volume total des crédits a diminué entre les deux mois.

Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Fortement fragilisé par l'éclatement de cette bulle, le secteur bancaire a bénéficié d'un plan d'aide européen de plus de 40 milliards d'euros, accordé en juin 2012 et dont il est sorti fin janvier.

Dans le cadre de ce sauvetage, l'Espagne a créé une structure de défaisance, ou "bad bank", baptisée Sareb, pour les actifs immobiliers considérés comme les plus toxiques.

Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre 2012 après le transfert des actifs des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il était depuis reparti à la hausse et restait proche du niveau record, depuis le début de la série statistique en 1962.

Il avait touché son maximum historique en décembre 2013, à 13,6%.

Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15%, en février 1994, désormais largement dépassé.







awp

vendredi 13 juin 2014

Espagne: nouveau record de la dette publique, 96,8% du PIB fin mars

Madrid - La dette publique de l'Espagne a continué de monter au premier trimestre, atteignant un nouveau record historique à 96,8% du PIB, le gouvernement prévoyant qu'elle frôle les 100% d'ici à la fin de l'année, a annoncé vendredi la banque centrale.

Alors que le pays, quatrième économie de la zone euro, était un bon élève en matière de dette publique avant la crise, puisque celle-ci n'était qu'à 36,3% du PIB en 2007, elle a depuis explosé et représentait déjà 93,9% du PIB fin 2013.

Selon les projections du gouvernement, elle atteindra 99,5% fin 2014 puis dépassera le seuil symbolique des 100% en 2015, à 101,7%.

C'est bien plus que la limite européenne fixée à 60% du PIB.

Cette hausse est préoccupante mais elle survient dans un moment de nette accalmie des marchés, qui accordent à l'Espagne des taux d'intérêt historiquement bas, ce qui devrait permettre au Trésor espagnol de refinancer sa dette sans problème.

En montant brut, l'endettement de l'Espagne atteignait 989,925 milliards d'euros fin mars, un record absolu, contre 924,132 milliards un an plus tôt.

La dette des régions, qui ont largement contribué au dérapage des finances publiques depuis le début de la crise en 2008, représente 21,7% du PIB, contre 18,6% un an plus tôt.

La plus endettée, proportionnellement, est la région de Valence (34,8%), et en montant brut, l'ardoise la plus lourde est celle de la Catalogne (59,729 milliards).

La dette des municipalités reste à un niveau faible, à 4%, contre 4,2% il y a un an.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, a dû recourir en 2012 à une aide financière européenne de plus de 40 milliards d'euros pour renflouer ses banques, fragilisées depuis l'éclatement de sa bulle immobilière.

Elle a depuis assaini son secteur bancaire et est sortie de deux ans de récession avec une croissance de 0,4% au premier trimestre (le double de la moyenne en zone euro), mais son taux de chômage reste à un niveau record (25,93%).






awp

vendredi 6 juin 2014

Espagne: la production industrielle signe sa plus forte hausse en 4 ans

Madrid - La production industrielle en Espagne a rebondi en avril, progressant de 4,3% sur un an, soit sa plus forte hausse depuis mars 2010, selon les chiffres publiés vendredi par l'Institut national de la statistique (Ine).

Cet indicateur, calculé en données corrigées des variations saisonnières, enregistre ainsi son sixième mois consécutif de hausse alors que le pays, récemment sorti de la récession, est désormais sur la voie de la reprise, malgré un chômage encore élevé (25,93%).

Après deux ans de baisse, la production industrielle espagnole était repassée dans le vert en septembre dernier, et n'a depuis reculé que sur le mois d'octobre (- 1%).

Sur l'ensemble de l'année 2013, la production industrielle de la quatrième économie de la zone euro avait diminué en moyenne de 1,7% par rapport à 2012, enregistrant ainsi sa troisième année dans le rouge.

Hormis une légère hausse en 2010 (+0,8%), elle n'a en fait jamais cessé de baisser depuis 2008, année de l'explosion de sa bulle immobilière, qui a coïncidé avec le début de la crise financière internationale. Certains mois de 2009, elle avait même connu des baisses de plus de 20%.

En avril 2014, le secteur des biens d'équipement, qui inclut par exemple la fabrication de machines, d'éléments métalliques pour la construction ou de pièces pour véhicules, est celui qui progresse le plus, de 9% sur un an.

Le segment des biens intermédiaires, comme le textile, la chimie ou les composants électroniques, est en hausse de 4,8% sur un an.

Celui des biens de consommation non durables, comprenant notamment la fabrication de produits alimentaires et la conservation de fruits et légumes, progresse de 2,7%.

Enfin, le secteur des biens de consommation durables (meubles, logements, produits électroménagers...) grimpe de 4,1% sur un an.

Le secteur de l'énergie (production, transport et distribution d'énergie, raffinage du pétrole) est le seul en léger recul, de 0,3% sur un an.

Après deux ans de récession, l'Espagne a renoué depuis le troisième trimestre 2013 avec une timide croissance, de 0,1%, et elle accélère depuis la cadence. Au premier trimestre 2014, elle a connu sa plus forte croissance en six ans, avec une hausse de 0,4% du PIB.

Cette reprise reste toutefois insuffisante pour créer de l'emploi et le chômage est toujours à un niveau record de 25,93%, minant la consommation des ménages. Selon les projections du gouvernement, il ne devrait repasser sous la barre des 20% qu'en 2017.






awp

jeudi 29 mai 2014

Espagne: accélération de la croissance au T1, hausse du PIB de 0,4%

Madrid - L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, a enregistré au premier trimestre sa plus forte croissance depuis 2008, à 0,4%, confirmant sa reprise malgré un chômage toujours record, selon les statistiques officielles définitives publiées jeudi
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Cette hausse, calculée par rapport au dernier trimestre de 2013 est conforme aux prévisions et est supérieure à la hausse de 0,3% de la croissance européenne, ajoute l'Ine dans un communiqué.

Le pays, qui a subi deux récessions après l'explosion de la bulle immobilière en 2008, avait renoué avec la croissance au troisième trimestre 2013, avec une progression de 0,1%, et accélère depuis la cadence, avec une hausse de 0,2% au quatrième trimestre 2013 puis 0,4% entre janvier et mars, en rythme trimestriel.

En rythme annuel, le PIB a augmenté de 0,5% (une décimale inférieure à la prévision de 0,6%), repassant dans le vert pour la première fois depuis mi-2011, a indiqué l'Institut national de la statistique (Ine).

Cette reprise est due à une amélioration de la demande intérieure qui contrebalance en partie une moindre contribution de la demande extérieure, ajoute-t-il.

La consommation finale des ménages a augmenté de 1,6% sur un an, "comme conséquence d'une amélioration généralisée de tous les composants, que ce soit les biens ou les services", ajoute l'institut.

Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.

Signe d'un certain retour de la confiance en l'économie espagnole, l'agence de notation Standard and Poor's a relevé vendredi d'un cran la note de l'Espagne. Elle a ainsi emboité le pas à Moody's et Fitch et saluant sa reprise économique, même si cette embellie reste entachée par un chômage qui touche un actif sur quatre.

Le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé mardi une augmentation d'impôts indirects et une baisse de cotisations sociales sur les salaires les plus faibles afin de "soutenir l'emploi et la croissance" en Espagne, tout en reconnaissant que son économie a pris un "tournant".

Frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et la crise financière internationale, l'Espagne a bénéficié en 2012 d'un plan de sauvetage européen pour son secteur bancaire de 41,3 milliards d'euros, qui s'est achevé en janvier.






awp

mardi 27 mai 2014

Espagne: le FMI recommande baisse de cotisations et hausse d'impôts indirects

Madrid - Le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé mardi une augmentation d'impôts indirects et une baisse de cotisations sociales sur les salaires les plus faibles afin de soutenir l'emploi et la croissance en Espagne, tout en reconnaissant que son économie a pris un tournant.
Dans les conclusions de son rapport annuel sur la quatrième économie de la zone euro, le FMI recommande de réduire les contributions sociales liées aux salaires les plus modestes et de réduire les barrières qui empêchent les entreprises espagnoles de croître, d'embaucher, d'investir.

Il faut réduire le coût sur l'emploi des plus faibles salaires, réduire les contributions sociales que les employeurs doivent payer lorsqu'ils embauchent des (employés) aux faibles salaires, qui sont parmi les plus élevées en Europe, a déclaré James Daniel, responsable de la mission du FMI en Espagne, en présentant à Madrid les conclusions du rapport qui sera publié dans son intégralité en juillet.

Le FMI conseille également à l'Espagne de réduire graduellement le taux d'impôt sur les entreprises, sans aller toutefois jusqu'à atteindre le taux de 20% qui se situe sous la moyenne de l'UE. 

Reconnaissant les progrès de l'Espagne dans la réduction de son déficit public, qui atteignait 6,6% du Produit intérieur brut fin 2013, le FMI souligne toutefois qu'il reste très élevé et que la dette, déjà supérieure à la moyenne de la zone euro, s'approche rapidement de 100% du PIB.

Pour augmenter ses recettes et tenter de combler ce déficit, il recommande entre autres au pays de limiter le nombre d'exemptions et de régimes spéciaux en vigueur dans l'impôt sur le revenu, ce qui permettrait de combattre la fraude. Il faudrait également augmenter les revenus provenant d'impôts indirects et réduire graduellement les taux réduits de la TVA.

Cela ne veut pas dire que tous les impôts doivent augmenter. (...) Il faut faire très attention à la façon de le faire, protéger les plus vulnérables, a précisé James Daniel.

Mais selon le FMI, l'Espagne a encore une large marge par rapport à ses partenaires européens au niveau de ses impôts indirects, sur l'alcool, les cigarettes etc., ou encore les taxes environnementales.

Si le taux principal de la TVA, à 21%, lui semble correct, les taux réduits sont plus bas que ceux des partenaires européens et plus de produits en bénéficient, a souligné James Daniel. 

L'économie espagnole a pris un tournant, affirme-t-il, alors que le pays a renoué avec une timide croissance.

La reprise a commencé au deuxième semestre 2013 et s'est renforcée au premier trimestre de cette année, l'économie enregistrant ses plus fortes croissances depuis 2008, à 0,4% du PIB par rapport au trimestre précédent, souligne le FMI.

Grâce à la force des exportations et à l'amélioration notable des conditions sur les marchés financiers, la confiance a été retrouvée et favorise l'augmentation de la consommation privée et de l'investissement des entreprises, explique-t-il.

Plus important, nous détectons des améliorations sur le marché du travail. Nous prévoyons que la reprise continuera à moyen terme, affirme le FMI.

Frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et la crise financière internationale, l'Espagne a subi deux récessions en cinq ans. Très affaibli, son secteur bancaire a bénéficié en 2012 d'un plan de sauvetage européen de 41,3 milliards d'euros, qui s'est achevé en janvier.

Mais l'Espagne affiche encore un taux de chômage parmi les plus élevés du monde industrialisé, à 25,93%, tandis que la population active baisse, les demandeurs d'emploi, découragés, abandonnant leurs recherches ou quittant le pays.







awp

vendredi 23 mai 2014

Malgré le chômage élevé, Madrid désormais bien vue des 3 agences de notation

Madrid - L'agence de notation Standard and Poor's a relevé vendredi d'un cran la note de l'Espagne, emboîtant le pas à Moody's et Fitch et saluant sa reprise économique, même si celle-ci reste entachée par un chômage qui touche un actif sur quatre.

La note à long terme du pays, l'un des plus frappés par la crise en zone euro, passe de BBB- (la plus faible possible pour un emprunteur fiable) à BBB, avec perspective stable, ce qui implique que SP ne devrait pas la modifier à court ou moyen terme.

Cette bonne nouvelle se rajoute aux décisions identiques prises par les deux autres grandes agences de notation ces derniers mois, Moody's en février puis Fitch en avril.
 


La note de solvabilité de la quatrième économie de la zone euro, qui avait entamé sa dégringolade en 2010, allant jusqu'à frôler la catégorie spéculative, remonte donc doucement à la faveur d'une reprise qui rassure les investisseurs.

SP souligne l'amélioration de la croissance et de la compétitivité, résultat des efforts de réformes structurelles entrepris depuis 2010 dans une Espagne sortie au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.

Les chiffres préliminaires (de l'agence statistique européenne) Eurostat pour le premier trimestre montrent que le PIB réel a progressé de 1,6% en rythme annuel, relève l'agence de notation, un chiffre selon elle soutenu par une reprise progressive de l'emploi dans un nombre croissant de secteurs d'activité.

De notre point de vue, les réformes récentes libéralisant les horaires d'ouverture du commerce de détail, les contrats à durée déterminée et les jeunes entreprises, semblent aussi soutenir la reprise, ajoute-t-elle, même si elle met en garde, comme les autres agences avant elle, contre le niveau élevé de la dette publique.

Certains signes sont encourageants: au premier trimestre, le pays a enregistré sa plus forte croissance en six ans, à 0,4% (par rapport au trimestre précédent). Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.

SP annonce qu'elle a revu en hausse (ses) projections de croissance moyenne du PIB sur 2014-2016 à 1,6% contre 1,2% auparavant, pour refléter l'impact de la réforme du travail et des autres réformes structurelles.

- Des chômeurs découragés -

Sur le front de l'emploi, principal point noir de l'économie espagnole, l'embellie commence aussi, timidement: en avril, le chômage a connu sa plus forte baisse en treize ans, incitant le chef du gouvernement Mariano Rajoy à parler de changement de tendance.

Mais la situation reste dramatique: selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte 4,7 millions à 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013) et l'un des plus élevés du monde industrialisé.

L'Institut national de la statistique (Ine) note une baisse inquiétante de la population active alors que nombre de demandeurs d'emploi, découragés, abandonnent leurs recherches voire quittent le pays.

Jeudi, il a ainsi calculé que le nombre d'inactifs découragés a bondi de 21,3% ces trois dernières années, atteignant 483.600 personnes à fin mars.

Les économistes font enfin remarquer les départs d'Espagnols à l'étranger pour y tenter leur chance, un phénomène surtout répandu chez les jeunes, les moins de 25 ans étant touchés par un chômage de 55,5%.

Les syndicats dénoncent, eux, la montée de l'emploi précaire, avec beaucoup de postes temporaires et à temps partiel.





afp

mardi 6 mai 2014

Espagne: le chômage baisse en avril, pas assez pour le gouvernement

Madrid - Le chômage en Espagne a enregistré en avril une baisse historique, mais cela reste absolument insuffisant, a estimé mardi le chef du gouvernement Mariano Rajoy, rappelant la situation dramatique du pays, avec environ 5 millions de demandeurs d'emploi.

Sur le mois, la quatrième économie de la zone euro a vu le nombre de chômeurs reculer de 2,33%, soit 111.565 personnes en moins, ce qui en fait le meilleur mois d'avril depuis le début de la série statistique comparable, en 2001, a annoncé le ministère de l'Emploi.

Sur un an, la baisse est encore plus prononcée, avec 304.892 chômeurs en moins, soit une diminution de 6,11%.

C'est un bon chiffre, a réagi Mariano Rajoy, interrogé par la radio Cadena Ser. L'essentiel est qu'il y a maintenant un changement de tendance.

Nous avons de l'espoir pour l'avenir, car je crois que nous avons rompu la tendance de destruction de l'emploi et nous sommes maintenant dans la tendance contraire, a-t-il dit, notant que dans son ensemble, l'économie espagnole va beaucoup mieux.

Mais il a immédiatement prévenu: cette baisse du chômage est absolument insuffisante. Tant qu'il y a plus de 5 millions de personnes au chômage en Espagne, c'est inacceptable et je ne suis donc pas satisfait.

Selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte entre 4,7 et 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013).

Le ministère de l'Emploi, qui recense les personnes inscrites comme chômeuses sur les listes du service public pour l'emploi, recensait fin avril 4,684 millions de demandeurs d'emploi.

L'Institut national de la statistiques (INE), qui comptabilise celles recherchant activement un emploi et dont les chiffres servent de référence en Espagne, en dénombrait 5,933 millions fin mars.

Le gouvernement table sur un taux de chômage de 24,9% en 2014 puis 23,3% en 2015.

On note l'impact du début de reprise économique, a souligné la sécrétaire d'Etat à l'Emploi, Engracia Hidalgo, alors que le pays est sorti au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.

Ces chiffres confirment la tendance de reprise qui se renforce dans le marché espagnol du travail, et qui devrait se poursuivre dans les prochains mois pendant que l'économie espagnole continuera d'accélérer, a commenté dans une note Pilar Aranda, analyste chez Bankinter.

En outre, la saison touristique dynamisera la création d'emploi, a-t-elle ajouté, l'Espagne étant la troisième destination touristique mondiale.

Sur le mois d'avril, le chômage a baissé dans toutes les régions espagnoles, en particulier dans les îles Baléares, en Estrémadure et en Murcie.

Il recule aussi dans tous les secteurs d'activité: dans les services (-2,78%), l'agriculture (-2,70%), la construction (-1,78%) et l'industrie (-1,65%).

Chez les moins de 25 ans, le groupe le plus touché par le chômage avec un taux de 55,5% selon l'INE, il baisse aussi, de 3,64%, avec 15.708 demandeurs d'emploi en moins inscrits sur les listes.








awp

mercredi 30 avril 2014

L'Espagne enregistre au 1T sa plus forte croissance en six ans

Madrid - L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, a enregistré au premier trimestre sa plus forte croissance en six ans, à 0,4%, confirmant sa reprise malgré un chômage proche du record historique, à 25,93%, selon les statistiques officielles provisoires publiées mercredi.

Le pays, qui a subi deux récessions en cinq ans, avait renoué avec la croissance au troisième trimestre 2013, avec +0,1%, et accélère depuis la cadence, avec une hausse de 0,2% au quatrième trimestre puis 0,4% entre janvier et mars, en rythme trimestriel.

En rythme annuel, le PIB a augmenté de 0,6%, repassant dans le vert pour la première fois depuis mi-2011, a indiqué l'Institut national de la statistique (Ine), qui publiera ses chiffres définitifs le 29 mai.

Ce résultat est la conséquence d'une amélioration de la contribution de la demande nationale, qui est compensée partiellement par une moindre contribution de la demande extérieure, expliqué l'Ine.

Selon la Banque d'Espagne, qui avait anticipé la semaine dernière cette croissance trimestrielle de 0,4%, la consommation des ménages aurait enregistré au premier trimestre de l'année une croissance de 0,3% par rapport au précédent trimestre, en s'appuyant sur l'amélioration progressive de l'emploi et ses conséquences sur la confiance et les revenus disponibles. 

La banque centrale soulignait en outre l'apport positif des exportations, précisant toutefois que celui-ci serait inférieur à celui enregistré au dernier trimestre 2013, alors que les exportations record réalisées par les entreprises espagnoles l'année dernière ont permis de diviser par près de deux le déficit commercial du pays.

Cette bonne nouvelle sur le front de la croissance survient alors que le gouvernement doit approuver mercredi, en Conseil des ministres, son programme de stabilité économique qui fixera notamment les objectifs en matière de croissance, de chômage et de réduction du déficit public pour 2014 à 2017, avant d'être transmis à Bruxelles.

L'Espagne va croître en 2014 de plus de 1% et en 2015 notre croissance sera bien au-dessus de 1,5%, a d'ores et déjà prévenu le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, révisant à la hausse les prévisions officielles.

Toutefois, cette amélioration ne se traduit pas encore sur le front de l'emploi: selon les chiffres publiés mardi, le taux de chômage a encore augmenté en Espagne au premier trimestre, à 25,93%, proche de son record historique, une situation qui incite nombre de demandeurs d'emploi, découragés, à abandonner leurs recherches, voire à quitter le pays.









awp