Bruxelles - L'Europe, en particulier la zone euro, va mettre plus de temps que prévu à sortir du marasme économique, selon les dernières prévisions de la Commission européenne, qui mise sur un plan d'investissement massif pour faire repartir croissance et emploi.
La croissance de la zone euro ne devrait pas dépasser 0,8% cette année et 1,1% en 2015, selon les prévisions économiques d'automne rendues publiques mardi par la Commission, qui se montre nettement plus pessimiste qu'au printemps dernier.
En mai, elle anticipait encore une croissance de 1,2% cette année et 1,7% l'an prochain pour les 18 pays de l'union monétaire. La zone euro ne devrait atteindre finalement 1,7% de croissance du PIB qu'en 2016, soit un an plus tard que prévu.
Ces anticipations sont plus pessimistes que celles du Fonds monétaire international, qui prévoyait début octobre 1,3% pour 2015.
"La situation de l'économie et de l'emploi ne s'améliore pas assez vite", a commenté Jyrki Katainen, vice-président de la Commission européenne chargé de la croissance. "La Commission européenne utilisera tous les outils et ressources à sa disposition pour créer plus d'emplois et de croissance en Europe", a-t-il insisté, notamment sous la forme du plan d'investissement de 300 milliards d'euros sur trois ans promis par son président, Jean-Claude Juncker.
"Il n'y a pas de solution unique et simple pour résoudre les difficultés de l'économie européenne. Il nous faut ordonner notre action autour de trois axes: des politiques budgétaires crédibles, des réformes structurelles ambitieuses et l'investissement indispensable des secteurs public et privé", a renchéri le nouveau commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.
Ces prévisions plus pessimistes s'expliquent notamment par une confiance moindre, en raison des risques géopolitiques accrus et de perspectives économiques globales moins bonnes, explique la Commission.
La situation est contrastée selon les pays, mais la situation dans les trois principales économies de la zone euro n'incite pas à l'optimisme.
ALLEMAGNE GRIPPÉE, FRANCE EN PANNE
Le moteur allemand semble grippé, selon la Commission, qui a nettement revu à la baisse ses prévisions de croissance pour ce pays, à 1,3% cette année (contre 1,8% au printemps) et surtout 1,1% en 2015 (contre 2%).
La France patine, avec une croissance de 0,3% cette année (1% prévu au printemps), 0,7% en 2015 (contre 1,5% prévu précédemment), puis 1,5% en 2016. Sans compter un déficit qui devrait s'aggraver, à 4,4% du PIB cette année, 4,5% l'an prochain et 4,7% en 2015, de plus en plus loin du maximum de 3% inscrit dans les règles budgétaires européennes, ce qui ferait de Paris le plus mauvais élève de la zone euro.
L'Italie devrait rester en récession cette année pour la troisième année consécutive (-0,4%) alors que la Commission prévoyait encore une croissance de 0,6% au printemps, un niveau qui ne devrait être atteint qu'en 2015. Rome devrait aussi continuer à se débattre avec une dette publique énorme, qui devrait continuer de plafonner au-dessus des 130% du PIB.
Autre signe préoccupant, l'inflation dans la zone euro ne devrait pas dépasser 0,5% cette année et 0,8% en 2015, un niveau très bas lié à la lenteur de la reprise économique.
L'union monétaire devrait donc échapper à la déflation, caractérisée par une spirale négative des prix et des salaires néfaste à la croissance, mais l'inflation ne devrait pas dépasser 1,5% en 2016, alors que l'objectif de la Banque centrale européenne est de maintenir une inflation inférieure mais proche de 2%.
Quant au chômage, il ne devrait baisser que lentement, avec un taux à 11,6% cette année, 11,3% l'an prochain et 10,8% en 2016. Il devrait stagner en France, à 10,2% en 2016 après 10,4% cette année et l'an prochain, ainsi qu'en Italie, où il ne passerait que de 12,6% cette année à 12,4% dans deux ans.
Au rang des bonnes nouvelles, les pays qui ont bénéficié d'un programme d'aide semblent mieux tirer leur épingle du jeu. La Grèce devrait sortir de plusieurs années de récession cette année et sa croissance devrait atteindre 3,7% en 2016, tout comme l'Irlande.
L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, qui a bénéficié d'un plan d'aide pour ses banques, devrait aussi faire mieux que ses grands voisins, avec une croissance passant de 1,2% cette année à 1,7% l'an prochain et 2,2% en 2016.
awp
Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mardi 4 novembre 2014
lundi 30 juin 2014
L'investissement en baisse au niveau mondial en 2013, grêvé par les pays émergents
Paris - Les investissements des entreprises ont baissé de 1% au niveau mondial en 2013 et devraient diminuer de 0,5% en 2014, tirés vers le bas par les pays émergents et le secteur énergétique, selon une étude de Standard&Poor's publiée lundi.
L'agence de notation, qui a analysé les dépenses des 2.000 plus gros investisseurs mondiaux hors finance, publics et privés, constate une baisse de 1% des montants investis au niveau mondial en termes réels, et une hausse des liquidités à 4.500 milliards de dollars fin 2013.
Les investissements dans les pays émergents diminuent depuis 2011 et ont chuté de 4% en 2013, y compris en Chine, au Brésil, en Inde et en Russie, avec une baisse anticipée équivalente en 2014.
Après une décennie de croissance, cela signale une possible inversion de tendance, davantage tributaire des économies développées où la croissance est faible, écrit S&P dans un communiqué.
Dans le secteur de l'énergie et des matériaux, qui a compté pour 42% des investissements en 2013, la croissance a été de seulement 1% avec une prévision de -4% pour 2014. En excluant ces entreprises, les dépenses investies auraient augmenté de 2,6% en 2014, et ce secteur a représenté 56% de la croissance des investissements sur la dernière décennie.
Les métaux et l'industrie minière en particulier ont réalisé des réductions agressives de leurs dépenses en capital, selon l'agence, qui voit un déplacement des investissements dans les secteurs des réseaux informatiques, des télécoms et des services de santé.
Les trois premiers investisseurs mondiaux en 2013 étaient le chinois PetroChina avec 50,2 milliards de dollars, le russe Gazprom (44,5 milliards) et le brésilien Petrobras (41,5 milliards). Total est le septième plus gros investisseur avec 30,8 milliards, devant EDF (17e avec 18,4 milliards) et GDF Suez (43e avec 10,4 milliards).
awp
L'agence de notation, qui a analysé les dépenses des 2.000 plus gros investisseurs mondiaux hors finance, publics et privés, constate une baisse de 1% des montants investis au niveau mondial en termes réels, et une hausse des liquidités à 4.500 milliards de dollars fin 2013.
Les investissements dans les pays émergents diminuent depuis 2011 et ont chuté de 4% en 2013, y compris en Chine, au Brésil, en Inde et en Russie, avec une baisse anticipée équivalente en 2014.
Après une décennie de croissance, cela signale une possible inversion de tendance, davantage tributaire des économies développées où la croissance est faible, écrit S&P dans un communiqué.
Dans le secteur de l'énergie et des matériaux, qui a compté pour 42% des investissements en 2013, la croissance a été de seulement 1% avec une prévision de -4% pour 2014. En excluant ces entreprises, les dépenses investies auraient augmenté de 2,6% en 2014, et ce secteur a représenté 56% de la croissance des investissements sur la dernière décennie.
Les métaux et l'industrie minière en particulier ont réalisé des réductions agressives de leurs dépenses en capital, selon l'agence, qui voit un déplacement des investissements dans les secteurs des réseaux informatiques, des télécoms et des services de santé.
Les trois premiers investisseurs mondiaux en 2013 étaient le chinois PetroChina avec 50,2 milliards de dollars, le russe Gazprom (44,5 milliards) et le brésilien Petrobras (41,5 milliards). Total est le septième plus gros investisseur avec 30,8 milliards, devant EDF (17e avec 18,4 milliards) et GDF Suez (43e avec 10,4 milliards).
awp
mardi 6 mai 2014
France: les industriels prévoient d'accroÎtre leurs investissements en 2014
Paris - Les industriels français ont prévu d'accroÎtre encore davantage leurs investissements en 2014 par rapport à leurs intentions du début de cette année, a indiqué mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques.
Les chefs d'entreprises des industries manufacturières prévoient une hausse de 4% de leurs investissements cette année, alors qu'ils envisageaient de les faire croÎtre de seulement 3% lors de la dernière enquête de l'Insee réalisée en janvier.
Cette "légère révision" à la hausse "concerne l'ensemble des secteurs sauf celui de l'automobile (-1 point)", a relevé l'Insee, soulignant que les investisseurs ont confirmé avoir réduit de 7% leurs dépenses d'investissement en 2013.
Après cette baisse l'an dernier, les chefs d'entreprises prévoient désormais un rebond cette année avec en particulier +9% dans les industries agricoles et alimentaires, +8% dans le secteur des biens d'équipement et +3% dans les autres industries.
Les dépenses d'investissement devraient diminuer dans le secteur des matériels de transports (-3%), mais moins que l'an dernier (-13%), a indiqué l'Insee.
Les industriels interrogés ont été aussi nombreux à attendre une baisse ou une hausse des investissements entre le dernier semestre 2013 et le premier semestre 2014.
Mais ils ont été plus nombreux à escompter une hausse de leurs investissements au cours du second semestre de cette année.
awp
lundi 28 avril 2014
Investissements mondiaux: niveau record des flux des pays en développement
Genève - Les investissements à l'étranger des entreprises basées dans les pays en développement ont atteint l'an dernier un niveau record, a affirmé lundi à Genève la CNUCED. Les flux en provenance des pays développés ont par contre stagné.
Selon la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), les flux sortants de l'investissement étranger direct (IED) ont atteint 1418 mrd USD en 2013, contre 1349 mrd USD en 2012 (+5%). Sur ce montant, les investissements des pays en développement ont atteint 460 mrd USD, en hausse de 4% par rapport à 2012.
Avec les 100 milliards des économies en transition, ces investissements ont représenté 39% du total contre 12% il y a dix ans. Les investissements des multinationales des pays développés ont stagné d'une année sur l'autre à 858 mrd USD, soit 61% du total contre 88% il y a dix ans. Ces flux des pays développés sont inférieurs de 55% au niveau record atteint en 2007.
Les flux d'investissement à l'étranger des firmes américaines occupent toujours le premier rang, mais ont diminué l'an dernier de 8% à 338 mrd USD. Le Japon occupe le deuxième rang, en hausse de plus de 10%, avec 135 mrd USD, devant la Chine (101 mrd USD), la Russie (95 mrd USD) et Hong Kong (92 mrd USD).
Viennent ensuite les investissements en provenance des Iles Vierges britanniques (69 mrd USD), devant la Suisse (60 mrd USD) au 7e rang. Suivent l'Allemagne (58 mrd USD), le Canada (43 mrd USD) et au 10e rang les Pays-Bas (37 mrd USD).
Les investissements des multinationales helvétiques à l'étranger sont les plus importants d'un pays européen, principalement en raison d'un doublement de la somme des profits réinvestis à l'étranger, a précisé le directeur de la division de l'investissement de la CNUCED James Zhan.
Les investissements étrangers des firmes de l'Union européenne ont augmenté de 6% à 252 milliards et pour l'Europe toute entière la hausse a été de 10% à 330 milliards.
FORTE HAUSSE DES FLUX DES PAYS EN TRANSITION
Les investissements à l'étranger des multinationales basées dans les pays en transition ont connu une forte hausse de 85%, à 100 mrd USD. La plus grande partie de ces flux ont pour origine la Russie, le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan.
Parmi les pays en développement, les flux en provenance d'Asie ont augmenté de 7% à 327 mrd USD. Ceux en provenance d'Afrique ont cru de 57%, à 21 mrd USD, surtout en raison d'investissements de firmes sud-africaines (télécommunications, industrie extractive) et du Nigeria (services financiers). Les flux d'investissements en provenance d'Amérique latine ont baissé de 10% à 112 mrd USD.
La CNUCED s'attend à une hausse des investissements des multinationales à l'étranger en 2014 et 2015, à la suite d'un regain de confiance économique et de profits plus élevés. Toutefois, des risques persistent, liés à des incertitudes politiques et des conflits régionaux, note l'agence de l'ONU. La statistique des flux entrants de l'IED avait été publiée fin janvier.
awp
vendredi 14 février 2014
France: l'investissement rebondit fin 2013, une grande inconnue en 2014
Paris - Après deux années de disette, les investissements des entreprises sont repartis en fin d'année dernière en France, un signal positif mais qui n'annonce pas encore de véritable redémarrage de la machine productive française, selon les économistes.
Dans le jargon de l'Insee, qui a fait état vendredi d'une croissance un peu meilleure que prévu en France en 2013, de 0,3%, cette reprise des investissements correspond à une progression de la "Formation brute de capital fixe" (FBCF) de 0,6% au quatrième trimestre, après "sept trimestres consécutifs de recul".
Dans le détail, cette progression est portée quasiment à égalité par l'investissement du secteur public (+1,1%) et par celui des entreprises (+0,9%), tandis que l'investissement des ménages reculait de 0,1%.
Sur la totalité de l'année 2013 toutefois, la FBCF accuse dans son ensemble un recul de 2,1%, se décomposant comme suit: -2,3% pour les entreprises, -3,8% pour les ménages et +1,4% pour les administrations publiques.
Pour Frédérik Ducrozet, économiste de la banque d'investissement de Crédit agricole, dans l'ensemble c'est "une bonne surprise".
"L'investissement était contraint en France et reste contraint par un certain nombre de facteurs en termes d'offre comme de demande: à la fois pas trop de débouchés, des entreprises frileuses, peut-être certaines pour les petites et moyennes entreprises qui ont du mal à accéder au crédit. Là c'est vraiment enfin un rebond", estime-t-il.
L'économiste, qui attend un "tassement", avertit toutefois que "l'investissement ne peut pas croître comme ça à plus de 2% l'an".
GRANDE PRUDENCE
Pour Michel Martinez, à la Société Générale, l'investissement est "un paramètre essentiel dans l'équation, difficile à prévoir. C'est de là que peuvent venir les bonnes surprises".
Il table de son côté, pour les investissements des seules entreprises privées, sur une reprise "assez modérée", avec une progression "entre 1 et 2%" sur l'ensemble de 2014. "C'est positif mais ce n'est pas ce qu'on appelle une reprise cyclique", avec une hausse des investissements autour de 5%, conclut l'économiste
Alexandre Delaigue, professeur d'économie à l'école militaire de Saint-Cyr et blogueur, appelle lui à une "grande prudence" dans l'interprétation de ces chiffres d'investissement.
"Quand vous avez comme en France une longue période pendant laquelle les entreprises attendent et reportent leur investissement, au bout d'un moment, cela repart, c'est inéluctable. Il faut bien reconstituer le stock de capital", estime-t-il.
Pour M. Delaigue, "la croissance ne va pas repartir toute seule", à moins d'un bouleversement technologique majeur qui doperait la demande dans le monde entier, comme à la fin des années 1990.
D'où, selon lui, une responsabilité accrue du gouvernement: "avec des taux d'intérêt si bas", d'un peu plus de 2% à deux ans, "on pourrait financer de grandes réformes, des investissements" en ouvrant les vannes de la dette.
Xavier Timbeau, qui dirige la recherche économique à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), affirme de son côté: "Le risque c'est une reprise molle avec des entreprises qui absorbent doucement leurs sureffectifs et rétablissent leur marge mais sans effet significatif sur l'emploi".
"Il ne faut pas s'enfermer dans une spirale de l'austérité", juge-t-il.
"Il faut enfoncer le clou, aller vite sur le Pacte de responsabilité (annoncé par le président de la République François Hollande) pour que le cycle économique en France décolle vraiment sur la base de l'investissement", assure pour sa part Philippe Waechter, directeur des études économiques de Natixis Asset Management.
L'hypothèse d'une croissance durablement molle n'inquiète pas qu'en France ou en Europe. En fin d'année dernière, Lawrence Summers, ancien secrétaire américain au Trésor et candidat malheureux à la présidence de la Réserve fédérale américaine (Fed), avait marqué les esprits en parlant d'une "stagnation séculaire" qui pourrait "être la nouvelle norme" pour les Etats-Unis et d'autres grandes économies.
awp
mercredi 11 septembre 2013
Neuf énergéticiens appellent l'UE à freiner sur les renouvelables
PARIS - Neuf grands énergéticiens européens, représentés par les PDG de GDF Suez, Gérard Mestrallet, et d'ENI, Paolo Scaroni, ont appelé mardi l'UE à freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables, qu'ils accusent d'entraver les investissements et d'amoindrir la sécurité d'approvisionnement énergétique européenne.
Les deux patrons sont venus présenter à Strasbourg, où siège en ce moment le Parlement européen, des mesures concrètes pour rebâtir l'Europe de l'énergie, selon un communiqué commun à ces neuf énergéticiens.
Leur intervention avait pour objectif d'alerter sur les risques inhérents à la politique énergétique européenne actuelle. En effet, les efforts des énergéticiens pour réaliser les indispensables investissements dans le secteur ont été entravés par l'incertitude sur la rentabilité de ces investissements en raison notamment de l'absence de cadre politique clair, prévisible et objectif, fondé sur une législation stable et prévisible, expliquent ces entreprises.
La sécurité d'approvisionnement énergétique n'est plus assurée, les émissions de CO2 repartent à la hausse, les investissements dans le secteur diminuent drastiquement et les factures énergétiques sont en forte augmentation, reprochent-elles à l'UE.
En cause, selon ces énergéticiens : des subventions trop généreuses pour les énergies renouvelables, qui dissuaderaient les investissements dans les énergies traditionnelles et saperaient la rentabilité des centrales électriques conventionnelles, notamment à gaz, pourtant essentielles à la sécurité de l'approvisionnement énergétique du vieux continent.
Nous devons réduire le rythme auquel l'Europe installe des parcs éoliens et des panneaux solaires. Actuellement, il est insoutenable, a notamment plaidé M. Mestrallet, selon des propos cités par le Financial Times.
Ces entreprises avaient déjà interpellé en mai l'Union européenne sur ces sujets.
Outre le français GDF Suez et l'italien Eni, cette initiative assez rare dans un secteur soumis à une forte concurrence rassemble les dirigeants des colosses allemands EON et RWE, des espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola, l'électricien italien Enel, le néerlandais Gas Terra et enfin le suédois Vattenfall, qui a rejoint la bande récemment.
Ces déclarations ont été vivement contestées par les promoteurs des énergies renouvelables.
On ne peut opposer les énergies ainsi, les énergies renouvelables contre les autres comme le gaz, alors que les défis qui se présentent à nous n'ont jamais été aussi importants, a déclaré à l'AFP Nicolas Wolff, président de la fédération professionnelle France Energie Eolienne (FEE).
L'éolien est une énergie compétitive par rapport à d'autres sources plus classiques, dont la source est inépuisable et qui contribue elle aussi à la sécurité de l'approvisionnement énergétique, a-t-il plaidé, mettant les difficultés des centrales à gaz sur le compte de la conjoncture générale.
Nous vivons une crise économique grave et le mix énergétique en est durement affecté, a-il-argumenté.
Enfin, M. Wolff a rejeté l'idée que le vent soit en train de tourner en Europe en défaveur des énergies renouvelables, alors que beaucoup d'Etats membres, après en avoir fait une priorité ont déjà revu leurs dispositifs de soutien à la baisse pour des raisons budgétaires.
L'Europe a défini un objectif pour les énergies renouvelables, visant à porter leur part dans la consommation d'énergie à 20% en 2020, et nous souhaitons qu'elle continue à les accompagner, a-t-il affirmé, rappelant qu'il s'agissait d'un impératif pour lutter contre le réchauffement climatique.
afp
Les deux patrons sont venus présenter à Strasbourg, où siège en ce moment le Parlement européen, des mesures concrètes pour rebâtir l'Europe de l'énergie, selon un communiqué commun à ces neuf énergéticiens.
Leur intervention avait pour objectif d'alerter sur les risques inhérents à la politique énergétique européenne actuelle. En effet, les efforts des énergéticiens pour réaliser les indispensables investissements dans le secteur ont été entravés par l'incertitude sur la rentabilité de ces investissements en raison notamment de l'absence de cadre politique clair, prévisible et objectif, fondé sur une législation stable et prévisible, expliquent ces entreprises.
La sécurité d'approvisionnement énergétique n'est plus assurée, les émissions de CO2 repartent à la hausse, les investissements dans le secteur diminuent drastiquement et les factures énergétiques sont en forte augmentation, reprochent-elles à l'UE.
En cause, selon ces énergéticiens : des subventions trop généreuses pour les énergies renouvelables, qui dissuaderaient les investissements dans les énergies traditionnelles et saperaient la rentabilité des centrales électriques conventionnelles, notamment à gaz, pourtant essentielles à la sécurité de l'approvisionnement énergétique du vieux continent.
Nous devons réduire le rythme auquel l'Europe installe des parcs éoliens et des panneaux solaires. Actuellement, il est insoutenable, a notamment plaidé M. Mestrallet, selon des propos cités par le Financial Times.
Ces entreprises avaient déjà interpellé en mai l'Union européenne sur ces sujets.
Outre le français GDF Suez et l'italien Eni, cette initiative assez rare dans un secteur soumis à une forte concurrence rassemble les dirigeants des colosses allemands EON et RWE, des espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola, l'électricien italien Enel, le néerlandais Gas Terra et enfin le suédois Vattenfall, qui a rejoint la bande récemment.
Ces déclarations ont été vivement contestées par les promoteurs des énergies renouvelables.
On ne peut opposer les énergies ainsi, les énergies renouvelables contre les autres comme le gaz, alors que les défis qui se présentent à nous n'ont jamais été aussi importants, a déclaré à l'AFP Nicolas Wolff, président de la fédération professionnelle France Energie Eolienne (FEE).
L'éolien est une énergie compétitive par rapport à d'autres sources plus classiques, dont la source est inépuisable et qui contribue elle aussi à la sécurité de l'approvisionnement énergétique, a-t-il plaidé, mettant les difficultés des centrales à gaz sur le compte de la conjoncture générale.
Nous vivons une crise économique grave et le mix énergétique en est durement affecté, a-il-argumenté.
Enfin, M. Wolff a rejeté l'idée que le vent soit en train de tourner en Europe en défaveur des énergies renouvelables, alors que beaucoup d'Etats membres, après en avoir fait une priorité ont déjà revu leurs dispositifs de soutien à la baisse pour des raisons budgétaires.
L'Europe a défini un objectif pour les énergies renouvelables, visant à porter leur part dans la consommation d'énergie à 20% en 2020, et nous souhaitons qu'elle continue à les accompagner, a-t-il affirmé, rappelant qu'il s'agissait d'un impératif pour lutter contre le réchauffement climatique.
afp
Allemagne: infrastructures en mal d'investissements
Berlin - Routes défoncées, ponts qui s'écroulent, connexions internet lentes: contrairement à des idées reçues, l'Allemagne, première économie européenne, souffre d'infrastructures souvent en mauvais état par manque d'investissements, un enjeu clé de l'élection du 22 septembre.
Le principal rival d'Angela Merkel dans la course à la chancellerie, le social-démocrate Peer Steinbrück, est prêt à mettre 80 milliards d'euros par an sur la table pour investir dans l'éducation, la recherche et massivement dans les infrastructures. La chancelière conservatrice prône un programme moins dépensier pour ne pas mettre en péril l'équilibre des finances publiques.
Pourtant même dans son camp, des personnalités tirent la sonnette d'alarme. Le ministre des Transports Peter Ramsauer déplorait récemment dans la presse que ses homologues étrangers qualifient l'état des routes allemandes de "un-German" (non-allemandes), autrement dit pas dignes de la première puissance européenne.
"Quand ponts et routes sont de plus en plus endommagés, alors cela devient un désavantage compétitif pour l'Allemagne", argue le conservateur Armin Laschet.
Ce responsable de la CDU, le parti de Mme Merkel, sait de quoi il parle: dans son Land de Rhénanie-du-nord-Westphalie, le plus peuplé d'Allemagne, 49 ponts doivent être démolis pour cause de dégradation avancée. Cet Etat fédéral compte à lui seul un quart des embouteillages du pays dans lesquels les Allemands ont passé l'an dernier 230'000 heures. Lignes ferroviaires et canaux sont tout aussi surchargés.
"Nous mettons en péril l'avenir de l'Allemagne", prévenait récemment le directeur du DIW, Marcel Fratzscher. Selon cet institut de recherche indépendant, l'Allemagne souffre d'un manque d'investissement de 75 milliards d'euros par an dans l'éducation, la recherche et les infrastructures.
Le pays a beau bénéficier d'un réseau de transports très dense et d'infrastructures de qualité, il a nettement relâché ses efforts d'investissement après le coup de collier donné au moment de la Réunification, et cela se ressent.
Pour les seuls transports, les ministres régionaux estiment le besoin de financement supplémentaire à plus de 7 milliards d'euros par an.
REDRESSER LES FINANCES PUBLIQUES
En termes d'infrastructures de communication, l'Allemagne affiche une vitesse de connexion moyenne à internet de 7 mégabits par seconde - bien loin des 50 mégabits que la chancelière avait promis à 75% des foyers pour 2014. Hors des grandes villes, les réseaux wifi publics, considérés par toute une génération comme un service de base, sont quasi inexistants.
"Qu'est-il advenu de votre stratégie du haut débit? Rien du tout", a attaqué M. Steinbrück, interpellant la chancelière lors de leur dernière confrontation au Bundestag.
Son parti, le SPD, veut augmenter les impôts des plus nantis pour financer son projet d'investissements massifs.
Le programme électoral des conservateurs insiste lui aussi sur l'importance d'investir, et prévoit 25 milliards d'euros rien que pour les routes sur quatre ans. Ce qui ne représente toutefois que 5 milliards d'euros de plus que ce qui est déjà prévu à moyen terme.
Pour la CDU, l'assainissement des finances publiques reste l'objectif numéro un. L'Allemagne atteindra quasiment l'équilibre budgétaire l'an prochain et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble veut ensuite commencer à rembourser la dette.
Les communes, à qui incomberaient certains des investissements nécessaires, rognent justement sur ces dépenses.
Dans une situation budgétaire critique, beaucoup d'entre elles préfèrent ne pas investir car c'est "la manière la plus simple de faire des économies", commente Manfred Morgenstern, co-auteur d'une étude récente de Ernst & Young sur le sujet. "Personne ne s'en plaint, et ce n'est que cinq ou dix ans plus tard, quand les routes se délabrent, qu'on en ressent les conséquences".
awp
vendredi 17 juin 2011
UE: les investisseurs chinois confrontés à des problèmes de visas
PEKIN - Les problèmes de visas et d'autorisation de travail auxquels sont confrontés les investisseurs chinois dans l'Union européenne constituent l'un des principaux obstacles pour les entreprises chinoises sur le Vieux Continent, a déclaré vendredi un responsable chinois.
Actuellement, un des principaux problèmes pour nos entreprises qui vont investir en Europe sont les visas et les autorisations de travail, a déclaré à la presse le vice-directeur du département des Affaires européennes du ministère du Commerce, Wang Zhiming.
Ces problèmes constituent un obstacle et affectent l'enthousiasme des entreprises chinoises pour investir en Europe, a estimé M. Wang avant une visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en Europe du 24 au 28 juin.
La Chine soulève constamment ce problème avec les autorités européennes, mais malheureusement, jusqu'à aujourd'hui, il n'a pas été fondamentalement résolu. C'est le plus grave problème, le plus saillant, qui nous est rapporté par les entreprises chinoises en Europe, a encore dit le responsable chinois.
La capacité de certains pays européens à surmonter leurs difficultés pour sortir de la crise est extrêmement importante pour nous, a souligné pour sa part le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Fu Ying, alors que la crise de la dette grecque s'est aggravée cette semaine.
Cette responsable a insisté sur la volonté de la Chine d'investir dans l'UE et regretté que certains hommes politiques européens aient une interprétation politique des activités économiques des entreprises chinoises en Europe.
A cause de certains (de leurs) propos, des provinces et municipalités chinoises qui s'intéressaient beaucoup à l'Europe vont trouver que son environnement politique n'est pas favorable aux investissements, a-t-elle averti avant d'ajouter que les investissements chinois ne sont pas différents de ceux des autres pays.
Elle a enfin jugé très regrettable les problèmes rencontrés par la société chinoise China Overseas Engineering Group (Covec) qui construit un tronçon d'autoroute en Pologne et aura beaucoup de mal à poursuivre ses activités. Mme Fu a ajouté qu'il s'agissait d'une affaire entre entreprises, et non d'une question gouvernementale.
Il ne faut pas partir du principe que parce qu'un projet a échoué, les autres échoueront aussi, a encore dit le vice-ministre.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a averti début juin que son pays pourrait rompre le contrat avec Covec pour la construction de ce tronçon de 50 km de l'autoroute A2 devant relier Varsovie à Berlin, à cause d'impayés de cette société à ses sous-traitants.
Les travaux piétinent depuis la mi-mai, les sous-traitants polonais refusant de coopérer avant de recevoir les arriérés de paiement.
Pour décrocher ce contrat subventionné par l'UE, Covec avait proposé un prix de 330 millions d'euros, inférieur de 52% aux prévisions de l'investisseur. Il s'agit du premier contrat chinois en BTP d'une telle envergure dans un pays de l'Union européenne.
Wen Jiabao doit se rendre successivement en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Allemagne.
AFP
Actuellement, un des principaux problèmes pour nos entreprises qui vont investir en Europe sont les visas et les autorisations de travail, a déclaré à la presse le vice-directeur du département des Affaires européennes du ministère du Commerce, Wang Zhiming.
Ces problèmes constituent un obstacle et affectent l'enthousiasme des entreprises chinoises pour investir en Europe, a estimé M. Wang avant une visite du Premier ministre chinois Wen Jiabao en Europe du 24 au 28 juin.
La Chine soulève constamment ce problème avec les autorités européennes, mais malheureusement, jusqu'à aujourd'hui, il n'a pas été fondamentalement résolu. C'est le plus grave problème, le plus saillant, qui nous est rapporté par les entreprises chinoises en Europe, a encore dit le responsable chinois.
La capacité de certains pays européens à surmonter leurs difficultés pour sortir de la crise est extrêmement importante pour nous, a souligné pour sa part le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Fu Ying, alors que la crise de la dette grecque s'est aggravée cette semaine.
Cette responsable a insisté sur la volonté de la Chine d'investir dans l'UE et regretté que certains hommes politiques européens aient une interprétation politique des activités économiques des entreprises chinoises en Europe.
A cause de certains (de leurs) propos, des provinces et municipalités chinoises qui s'intéressaient beaucoup à l'Europe vont trouver que son environnement politique n'est pas favorable aux investissements, a-t-elle averti avant d'ajouter que les investissements chinois ne sont pas différents de ceux des autres pays.
Elle a enfin jugé très regrettable les problèmes rencontrés par la société chinoise China Overseas Engineering Group (Covec) qui construit un tronçon d'autoroute en Pologne et aura beaucoup de mal à poursuivre ses activités. Mme Fu a ajouté qu'il s'agissait d'une affaire entre entreprises, et non d'une question gouvernementale.
Il ne faut pas partir du principe que parce qu'un projet a échoué, les autres échoueront aussi, a encore dit le vice-ministre.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk a averti début juin que son pays pourrait rompre le contrat avec Covec pour la construction de ce tronçon de 50 km de l'autoroute A2 devant relier Varsovie à Berlin, à cause d'impayés de cette société à ses sous-traitants.
Les travaux piétinent depuis la mi-mai, les sous-traitants polonais refusant de coopérer avant de recevoir les arriérés de paiement.
Pour décrocher ce contrat subventionné par l'UE, Covec avait proposé un prix de 330 millions d'euros, inférieur de 52% aux prévisions de l'investisseur. Il s'agit du premier contrat chinois en BTP d'une telle envergure dans un pays de l'Union européenne.
Wen Jiabao doit se rendre successivement en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Allemagne.
AFP
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