Washington - L'agence de notation Fitch Ratings a abaissé vendredi la note de la France de "AA+" à "AA" en l'assortissant d'une perspective stable en raison notamment du dérapage budgétaire.
Fitch a également qualifié de "faibles" les perspectives économiques du pays et affirmé que celles-ci pesaient sur la consolidation des finances publiques et la stabilisation du ratio de la dette.
"L'économie française devrait croître moins que la moyenne des pays de la zone euro pour la première fois en quatre ans", a souligné Fitch.
L'agence estime que le programme de réformes structurelles du gouvernement "n'apparaît pas suffisant pour renverser les tendances négatives qui pèsent sur la croissance à long terme et la compétitivité".
Fitch table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) français de 0,4% en 2014 et de 0,8% en 2015, année où "la dépréciation de l'euro et les prix du pétrole plus bas soutiendront quelque peu la croissance".
Malgré les mesures d'économie de 3,6 milliards d'euros annoncées par le gouvernement qui vont mener le déficit 2015 à 4,1% du PIB au lieu de 4,3% prévus auparavant, "cela ne sera pas suffisant pour changer les projections de Fitch sur la dynamique de la dette publique de la France", ajoute l'agence.
Fitch souligne aussi qu'à 4,1% du PIB, le déficit prévu pour 2015 "ne présente pas d'amélioration par rapport à celui de 2013". Le gouvernement projette aussi un déficit de 4,4% pour 2014 au lieu de 3,8% prévu en avril.
"Ces dernières déviations dans les objectifs budgétaires (...) affaiblissent la crédibilité budgétaire", affirme encore l'agence ajoutant que "c'est la deuxième fois depuis fin 2012 que le gouvernement français retarde l'objectif d'atteindre le seuil de déficit de 3%" que réclame l'Union européenne.
Le gouvernement français a repoussé cet objectif à 2017.
awp
Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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lundi 15 décembre 2014
vendredi 13 juin 2014
Afrique du Sud: Fitch baisse la perspective à négative
Johannesburg - L'agence de notation financière Fitch a abaissé vendredi à négative la perspective économique de l'Afrique du Sud, la plus industrialisée du continent, notamment en raison de l'impact des grèves minières et de l'incapacité du gouvernement à faire décoller la croissance.
Les mouvements sociaux dans les mines mais plus généralement toutes les grèves, revendications salariales, et les problèmes récurrents d'approvisionnement électrique, entravent l'activité, estime l'agence, qui prévient que sa note BBB pourrait être abaissée à moyen ou long terme.
L'Afrique du Sud est confrontée à un certain nombre de faiblesses structurelles, a souligné Fitch, qui avait déjà livré un avertissement négatif semblable il y a deux ans.
Le PIB par tête est plus faible et croît moins vite que dans les pays similaires. La distribution des revenus est l'une des plus inégales au monde, en partie à cause du passé d'apartheid. Le chômage est à 25%, le marché du travail plombé par les grèves et la frustration lié au coût de la vie et aux mauvais services publics continue d'alimenter les manifestations, a ajouté l'agence de notation.
Fitch pronostique désormais une croissance inférieure à 2% cette année en Afrique du Sud (1,7% contre 2,8% prévus en décembre) et observe que le pays ne parvient pas à s'extraire d'une spirale de révisions à la baisse de ces prévisions de croissance.
Fitch constate aussi que la forte dépréciation du rand ces deux dernières années n'a pas permis d'augmenter la compétitivité et la croissance, et que le pays souffre d'un problème de gouvernance et de corruption qui gêne la réalisation de réformes structurelles.
A cet égard, Fitch considère que le récent remaniement du gouvernement de Jacob Zuma en début de second mandat, et notamment certaines nominations ministérielles clés, n'ont rien de rassurant.
Fitch s'inquiète aussi du déficit budgétaire persistant, générateur d'un gonflement de la dette publique qui devrait atteindre un pic de 50% du PIB en 2016 (contre 27% en 2008).
L'incapacité à enrayer les déficits de la balance nationale des comptes courants, à l'équilibre fin 2009, est aussi une raison de se montrer négatif selon Fitch. Le déficit des comptes courants rend le pays plus vulnérable aux fluctuations des liquidités mondiales.
La solidité du système bancaire et la fermeté de la banque centrale face à l'inflation ne suffisent pas à compenser tous ces risques.
Le Trésor public sud-africain a réagi en assurant de son engagement résolu à garder la dette publique dans les limites du gérable.
Dans son communiqué, il a souligné que le gouvernement est conscient des difficultés de croissance et a donné la priorité la mise en oeuvre accélérée du plan national de développement (NDP).
Ce train de réformes est contrarié depuis un an et demi par l'aile gauche du pouvoir, qui en rejette l'inspiration profondément néo-libérale.
Au premier trimestre 2014, l'économie sud-africaine s'est contractée (-0,6% par rapport au trimestre précédent) pour la première fois depuis la grande récession de 2009, principalement en raison de la grève sans précédent des mineurs de platine pour arracher de fortes revalorisations de salaires.
Ce conflit social, le plus long de l'histoire minière national, pourrait prendre fin après qu'un accord de principe a été trouvé en milieu de semaine avec le syndicat radical Amcu.
awp
Les mouvements sociaux dans les mines mais plus généralement toutes les grèves, revendications salariales, et les problèmes récurrents d'approvisionnement électrique, entravent l'activité, estime l'agence, qui prévient que sa note BBB pourrait être abaissée à moyen ou long terme.
L'Afrique du Sud est confrontée à un certain nombre de faiblesses structurelles, a souligné Fitch, qui avait déjà livré un avertissement négatif semblable il y a deux ans.
Le PIB par tête est plus faible et croît moins vite que dans les pays similaires. La distribution des revenus est l'une des plus inégales au monde, en partie à cause du passé d'apartheid. Le chômage est à 25%, le marché du travail plombé par les grèves et la frustration lié au coût de la vie et aux mauvais services publics continue d'alimenter les manifestations, a ajouté l'agence de notation.
Fitch pronostique désormais une croissance inférieure à 2% cette année en Afrique du Sud (1,7% contre 2,8% prévus en décembre) et observe que le pays ne parvient pas à s'extraire d'une spirale de révisions à la baisse de ces prévisions de croissance.
Fitch constate aussi que la forte dépréciation du rand ces deux dernières années n'a pas permis d'augmenter la compétitivité et la croissance, et que le pays souffre d'un problème de gouvernance et de corruption qui gêne la réalisation de réformes structurelles.
A cet égard, Fitch considère que le récent remaniement du gouvernement de Jacob Zuma en début de second mandat, et notamment certaines nominations ministérielles clés, n'ont rien de rassurant.
Fitch s'inquiète aussi du déficit budgétaire persistant, générateur d'un gonflement de la dette publique qui devrait atteindre un pic de 50% du PIB en 2016 (contre 27% en 2008).
L'incapacité à enrayer les déficits de la balance nationale des comptes courants, à l'équilibre fin 2009, est aussi une raison de se montrer négatif selon Fitch. Le déficit des comptes courants rend le pays plus vulnérable aux fluctuations des liquidités mondiales.
La solidité du système bancaire et la fermeté de la banque centrale face à l'inflation ne suffisent pas à compenser tous ces risques.
Le Trésor public sud-africain a réagi en assurant de son engagement résolu à garder la dette publique dans les limites du gérable.
Dans son communiqué, il a souligné que le gouvernement est conscient des difficultés de croissance et a donné la priorité la mise en oeuvre accélérée du plan national de développement (NDP).
Ce train de réformes est contrarié depuis un an et demi par l'aile gauche du pouvoir, qui en rejette l'inspiration profondément néo-libérale.
Au premier trimestre 2014, l'économie sud-africaine s'est contractée (-0,6% par rapport au trimestre précédent) pour la première fois depuis la grande récession de 2009, principalement en raison de la grève sans précédent des mineurs de platine pour arracher de fortes revalorisations de salaires.
Ce conflit social, le plus long de l'histoire minière national, pourrait prendre fin après qu'un accord de principe a été trouvé en milieu de semaine avec le syndicat radical Amcu.
awp
vendredi 23 mai 2014
Malgré le chômage élevé, Madrid désormais bien vue des 3 agences de notation
Madrid - L'agence de notation Standard and Poor's a relevé vendredi d'un cran la note de l'Espagne, emboîtant le pas à Moody's et Fitch et saluant sa reprise économique, même si celle-ci reste entachée par un chômage qui touche un actif sur quatre.
La note à long terme du pays, l'un des plus frappés par la crise en zone euro, passe de BBB- (la plus faible possible pour un emprunteur fiable) à BBB, avec perspective stable, ce qui implique que SP ne devrait pas la modifier à court ou moyen terme.
Cette bonne nouvelle se rajoute aux décisions identiques prises par les deux autres grandes agences de notation ces derniers mois, Moody's en février puis Fitch en avril.
La note de solvabilité de la quatrième économie de la zone euro, qui avait entamé sa dégringolade en 2010, allant jusqu'à frôler la catégorie spéculative, remonte donc doucement à la faveur d'une reprise qui rassure les investisseurs.
SP souligne l'amélioration de la croissance et de la compétitivité, résultat des efforts de réformes structurelles entrepris depuis 2010 dans une Espagne sortie au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.
Les chiffres préliminaires (de l'agence statistique européenne) Eurostat pour le premier trimestre montrent que le PIB réel a progressé de 1,6% en rythme annuel, relève l'agence de notation, un chiffre selon elle soutenu par une reprise progressive de l'emploi dans un nombre croissant de secteurs d'activité.
De notre point de vue, les réformes récentes libéralisant les horaires d'ouverture du commerce de détail, les contrats à durée déterminée et les jeunes entreprises, semblent aussi soutenir la reprise, ajoute-t-elle, même si elle met en garde, comme les autres agences avant elle, contre le niveau élevé de la dette publique.
Certains signes sont encourageants: au premier trimestre, le pays a enregistré sa plus forte croissance en six ans, à 0,4% (par rapport au trimestre précédent). Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.
SP annonce qu'elle a revu en hausse (ses) projections de croissance moyenne du PIB sur 2014-2016 à 1,6% contre 1,2% auparavant, pour refléter l'impact de la réforme du travail et des autres réformes structurelles.
- Des chômeurs découragés -
Sur le front de l'emploi, principal point noir de l'économie espagnole, l'embellie commence aussi, timidement: en avril, le chômage a connu sa plus forte baisse en treize ans, incitant le chef du gouvernement Mariano Rajoy à parler de changement de tendance.
Mais la situation reste dramatique: selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte 4,7 millions à 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013) et l'un des plus élevés du monde industrialisé.
L'Institut national de la statistique (Ine) note une baisse inquiétante de la population active alors que nombre de demandeurs d'emploi, découragés, abandonnent leurs recherches voire quittent le pays.
Jeudi, il a ainsi calculé que le nombre d'inactifs découragés a bondi de 21,3% ces trois dernières années, atteignant 483.600 personnes à fin mars.
Les économistes font enfin remarquer les départs d'Espagnols à l'étranger pour y tenter leur chance, un phénomène surtout répandu chez les jeunes, les moins de 25 ans étant touchés par un chômage de 55,5%.
Les syndicats dénoncent, eux, la montée de l'emploi précaire, avec beaucoup de postes temporaires et à temps partiel.
afp
La note à long terme du pays, l'un des plus frappés par la crise en zone euro, passe de BBB- (la plus faible possible pour un emprunteur fiable) à BBB, avec perspective stable, ce qui implique que SP ne devrait pas la modifier à court ou moyen terme.
Cette bonne nouvelle se rajoute aux décisions identiques prises par les deux autres grandes agences de notation ces derniers mois, Moody's en février puis Fitch en avril.
La note de solvabilité de la quatrième économie de la zone euro, qui avait entamé sa dégringolade en 2010, allant jusqu'à frôler la catégorie spéculative, remonte donc doucement à la faveur d'une reprise qui rassure les investisseurs.
SP souligne l'amélioration de la croissance et de la compétitivité, résultat des efforts de réformes structurelles entrepris depuis 2010 dans une Espagne sortie au troisième trimestre 2013 de sa deuxième récession en cinq ans.
Les chiffres préliminaires (de l'agence statistique européenne) Eurostat pour le premier trimestre montrent que le PIB réel a progressé de 1,6% en rythme annuel, relève l'agence de notation, un chiffre selon elle soutenu par une reprise progressive de l'emploi dans un nombre croissant de secteurs d'activité.
De notre point de vue, les réformes récentes libéralisant les horaires d'ouverture du commerce de détail, les contrats à durée déterminée et les jeunes entreprises, semblent aussi soutenir la reprise, ajoute-t-elle, même si elle met en garde, comme les autres agences avant elle, contre le niveau élevé de la dette publique.
Certains signes sont encourageants: au premier trimestre, le pays a enregistré sa plus forte croissance en six ans, à 0,4% (par rapport au trimestre précédent). Le gouvernement attend une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.
SP annonce qu'elle a revu en hausse (ses) projections de croissance moyenne du PIB sur 2014-2016 à 1,6% contre 1,2% auparavant, pour refléter l'impact de la réforme du travail et des autres réformes structurelles.
- Des chômeurs découragés -
Sur le front de l'emploi, principal point noir de l'économie espagnole, l'embellie commence aussi, timidement: en avril, le chômage a connu sa plus forte baisse en treize ans, incitant le chef du gouvernement Mariano Rajoy à parler de changement de tendance.
Mais la situation reste dramatique: selon les différentes méthodes officielles de calcul, le pays compte 4,7 millions à 5,9 millions de demandeurs d'emploi, pour un taux de chômage de 25,93% au premier trimestre, proche du record historique (26,94% au premier trimestre 2013) et l'un des plus élevés du monde industrialisé.
L'Institut national de la statistique (Ine) note une baisse inquiétante de la population active alors que nombre de demandeurs d'emploi, découragés, abandonnent leurs recherches voire quittent le pays.
Jeudi, il a ainsi calculé que le nombre d'inactifs découragés a bondi de 21,3% ces trois dernières années, atteignant 483.600 personnes à fin mars.
Les économistes font enfin remarquer les départs d'Espagnols à l'étranger pour y tenter leur chance, un phénomène surtout répandu chez les jeunes, les moins de 25 ans étant touchés par un chômage de 55,5%.
Les syndicats dénoncent, eux, la montée de l'emploi précaire, avec beaucoup de postes temporaires et à temps partiel.
afp
vendredi 11 avril 2014
Portugal: Fitch relève la perspective de négative à positive
LISBONNE - L'agence de notation Fitch a relevé vendredi la perspective de la note de la dette du Portugal de négative à positive, saluant les efforts d'assainissement budgétaire de ce pays qui s'apprête à boucler son plan de sauvetage international.
La note est elle maintenue à BB+ et reste dans la catégorie des investissements spéculatifs, mais peut désormais en sortir à moyen terme.
Fitch a justifié le relèvement de perspective par les efforts budgétaires consentis par Lisbonne et le rétablissement général de l'économie.
Le Portugal progresse bien dans la réduction de ses déficits budgétaires, a estimé l'agence dans un communiqué, alors que le déficit public a été ramené en 2013 à 4,9% du PIB, contre 6,4% en 2012 et nettement en dessous de l'objectif de 5,5% fixé par la troïka représentant ses bailleurs de fonds (UE, BCE et FMI).
L'agence a également noté que les conditions de financement du pays s'étaient nettement améliorées et qu'il avait effectivement retrouvé accès aux marchés privés de la dette.
Le pays avait testé les marchés avec succès en janvier et en février, lors d'émissions dette qui lui ont déjà permis d'assurer ses besoins de financement pour l'année en cours.
Fitch est la première des trois grandes agences de notation mondiales à assortir la note de la dette portugaise d'une perspective positive. Moody's a relevé la sienne de négative à stable en novembre dernier, tandis que celle de Standard and Poor's reste négative.
Le pays fut un des plus durement touchés par la crise des dettes souveraines de la zone euro en 2011 et a dû bénéficier d'un prêt de 78 milliards d'euros de l'UE et du FMI en mai 2011, s'engageant en contrepartie à mettre en oeuvre une sévère cure d'austérité.
La fin du plan d'aide est prévue le 17 mai, et des dirigeants européens et portugais penchent pour une sortie sans filet de sécurité, mais certains économistes jugent qu'il serait trop risqué de se passer d'un programme de précaution.
Sur ce sujet, que le gouvernement portugais tranchera avant la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 5 mai, Fitch a estimé que la mise en place d'une ligne de crédit de précaution serait bénéfique pour se protéger contre des risques adverses.
L'agence a en outre relevé sa prévision de croissance pour 2014 à 1,3%, contre 0,2% auparavant.
Mais en dépit de la reprise économique, Lisbonne pâtit toujours d'une dette qui frôle les 130% de son PIB, le taux de chômage est à 15,3% et le gouvernement prévoit une croissance de 1,2%, après une récession de 1,4% en 2013.
afp
La note est elle maintenue à BB+ et reste dans la catégorie des investissements spéculatifs, mais peut désormais en sortir à moyen terme.
Fitch a justifié le relèvement de perspective par les efforts budgétaires consentis par Lisbonne et le rétablissement général de l'économie.
Le Portugal progresse bien dans la réduction de ses déficits budgétaires, a estimé l'agence dans un communiqué, alors que le déficit public a été ramené en 2013 à 4,9% du PIB, contre 6,4% en 2012 et nettement en dessous de l'objectif de 5,5% fixé par la troïka représentant ses bailleurs de fonds (UE, BCE et FMI).
L'agence a également noté que les conditions de financement du pays s'étaient nettement améliorées et qu'il avait effectivement retrouvé accès aux marchés privés de la dette.
Le pays avait testé les marchés avec succès en janvier et en février, lors d'émissions dette qui lui ont déjà permis d'assurer ses besoins de financement pour l'année en cours.
Fitch est la première des trois grandes agences de notation mondiales à assortir la note de la dette portugaise d'une perspective positive. Moody's a relevé la sienne de négative à stable en novembre dernier, tandis que celle de Standard and Poor's reste négative.
Le pays fut un des plus durement touchés par la crise des dettes souveraines de la zone euro en 2011 et a dû bénéficier d'un prêt de 78 milliards d'euros de l'UE et du FMI en mai 2011, s'engageant en contrepartie à mettre en oeuvre une sévère cure d'austérité.
La fin du plan d'aide est prévue le 17 mai, et des dirigeants européens et portugais penchent pour une sortie sans filet de sécurité, mais certains économistes jugent qu'il serait trop risqué de se passer d'un programme de précaution.
Sur ce sujet, que le gouvernement portugais tranchera avant la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue le 5 mai, Fitch a estimé que la mise en place d'une ligne de crédit de précaution serait bénéfique pour se protéger contre des risques adverses.
L'agence a en outre relevé sa prévision de croissance pour 2014 à 1,3%, contre 0,2% auparavant.
Mais en dépit de la reprise économique, Lisbonne pâtit toujours d'une dette qui frôle les 130% de son PIB, le taux de chômage est à 15,3% et le gouvernement prévoit une croissance de 1,2%, après une récession de 1,4% en 2013.
afp
jeudi 8 août 2013
Union bancaire: la plupart des investisseurs sont sceptiques
Paris - Pour la plupart des investisseurs européens, l'union bancaire préparée par Bruxelles ne réduira pas le risque de défaut des banques de la zone euro, indique une étude publiée jeudi par l'agence de notation Fitch Ratings.
Plus d'un tiers d'entre eux (39%) estiment que ce risque ne sera pas réduit parce que les trois piliers de la réforme (supervision unique, mécanisme de résolution et garantie des dépôts) ne seront pas complètement appliqués.
En outre, un quart des investisseurs interrogés (27%) pensent que la mise en place d'un mécanisme de résolution non public signifie que les banques auront moins de chance d'être secourues en cas de faillite.
Selon l'étude, seuls 28% des investisseurs estiment que le changement de législation européenne permettra de réduire le risque de défaut, un sentiment qui s'est toutefois amélioré après la publication du projet de mécanisme unique de résolution des crises bancaires (le 10 juillet).
L'agence Fitch croit pour sa part que le premier pilier de l'union bancaire, la supervision unique, apportera de la cohérence et permettra de mieux comparer le niveau de risques des différentes banques de la zone euro, ce qui devrait permettre de réduire les risques de faillite.
En revanche, le mécanisme de résolution rend moins probable un soutien public aux banques, pense Fitch, ce qui pourrait conduire les investisseurs à favoriser les établissements considérés comme les plus solides.
L'étude montre également que les investisseurs font de plus en plus confiance au secteur bancaire en général, comme le reflètent leurs portefeuilles et leurs recommandations.
Fitch a mené cette enquête entre le 1er et le 31 juillet auprès d'investisseurs gérant au total 5.600 milliards d'euros d'actifs.
awp
mercredi 22 mai 2013
Zone euro: hausse des prêts des fonds monétaires américains aux banques
Paris - Les prêts des fonds monétaires américains aux banques de la zone euro ont augmenté en avril, mais restent inférieurs à leur niveau de mai 2011 soit avant le pic de la crise de la dette, selon une étude publiée mercredi par l'agence de notation Fitch Ratings.
Cette reprise en avril fait suite à une baisse de ces prêts en mars laquelle était liée aux incertitudes issues de la crise bancaire à Chypre, souligne Fitch.
En avril, 15,1% des actifs des dix plus importants fonds monétaires américains étaient investis dans des titres de dette de banques de la zone euro. Cela représente une hausse de 14% par rapport à mars.
Au total, les prêts des fonds monétaires américains ont presque doublé depuis fin juin 2012, signe d'un certain retour de la confiance des investisseurs vis-à-vis de la zone euro, selon l'étude.
La Banque centrale européenne (BCE) a notamment promis en juillet 2012 de tout faire pour sauver l'euro, avant de mettre sur la table plusieurs mesures de nature à calmer les tensions sur les marchés.
Malgré cette forte progression depuis près d'un an, l'exposition des fonds américains à ces banques est toujours inférieure de moitié à celle de fin mai 2012, rappelle Fitch.
L'agence de notation estime que l'appétit des fonds américains pour les titres des banques de la zone euro a diminué, en raison des soubresauts observés durant le second semestre de 2011 au plus fort de la crise de la dette.
Autre facteur, plusieurs banques de la zone euro ont réduit leur financement en dollars, ce qui limite le recours aux prêts des fonds monétaires américains.
awp
lundi 13 mai 2013
Fitch: la crise en Europe reste une menace pour les marchés financiers
Paris - Une majorité d'investisseurs européens estime que la crise en zone euro menace encore les marchés financiers qui grimpent fortement en dépit de la faiblesse de l'activité économique en Europe, selon une étude de l'agence de notation Fitch Ratings publiée lundi.
Fitch a mené cette étude trimestrielle entre le 3 avril et le 7 mai auprès d'investisseurs ayant environ au total 8.600 milliards d'actifs sous gestion (principalement du type obligations). Les résultats complets seront publiés mi-mai, ajoute l'agence.
Au total, 59% d'entre eux font part de leur doute. Ils sont 29% à penser que les marchés vivent une période de calme qui n'est pas amenée à durer et 30% à estimer que les marchés sont irrationnels et ignorent l'état de la conjoncture en Europe.
En face, 41% sont plus optimistes et pensent que le pire de la crise est passé en raison du soutien de la Banque centrale européenne (BCE) et des responsables politiques.
Selon Fitch, il existe une forte dichotomie entre d'un côté la récession et la hausse du chômage en Europe et de l'autre la très bonne tenue des marchés financiers.
Si les performances des marchés ne sont pas confirmées par une stabilisation de l'économie et des progrès vers l'union bancaire, le danger est celui d'un retournement d'ici l'été, comme cela a été le cas en 2011, prévient l'agence de notation.
awp
jeudi 11 avril 2013
Fitch prudent pour les grandes banques mondiales en 2013
Paris - Les performances des grandes banques mondiales pourraient être affectées dans les mois à venir par l'évolution de l'économie dont les perspectives demeurent moroses, notamment en Europe, et des litiges avec les autorités, estime jeudi l'agence de notation Fitch Ratings.
La troisième grande agence de notation, après Moody's et Standard & Poor's, souligne que le dernier trimestre 2012 a été bon pour ces institutions financières puisqu'elles ont renforcé leurs fonds propres, amélioré leurs comptes et réduit leur exposition au risque.
Cette situation favorable devrait s'être prolongée au premier trimestre de l'année en cours, en raison de la bonne santé des marchés boursiers. Les activités de courtage de ces banques devront en être les premières bénéficiaires, relève Fitch.
Les Bourses mondiales ont en effet débuté l'année en fanfare: l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, s'est ainsi hissé mercredi à un niveau record, à 14'802,24 points.
Cette bonne séquence devrait toutefois prendre fin prochainement, selon Fitch.
La faute à une croissance anémique dans les prochains mois, notamment en Europe, toujours secouée par la crise de la dette.
A cette crise viennent s'ajouter les différents litiges auxquels sont confrontés les établissements financiers: le scandale du taux interbancaire Libor dans lequel sont impliquées les banques britannique Barclays, suisse UBS, les accusations de blanchiment d'argent contre HSBC, de fraude et d'évasion fiscale contre Credit Suisse et UBS entre autres.
Aux Etats-Unis, les deux meilleurs élèves de Wall Street, JPMorgan Chase et Goldman Sachs sont dans le collimateur de la justice et des sénateurs.
Dans ce contexte, les établissements financiers vont continuer à se focaliser sur les réductions de coûts, les allègements d'effectifs et des changements dans leurs politiques de rémunération qui devraient permettre de contenir des dépenses opérationnelles, estime Fitch.
D'autant que les provisions et les charges exceptionnelles liées aux enquêtes et différends en cours vont demeurer problématiques.
Les banques concernées par l'étude sont: Bank of America (BofA), Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, HSBC, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Société Générale et UBS.
awp
lundi 12 novembre 2012
Notation: demande de renvoi en justice de S&P et Fitch
Rome - Le parquet de Trani (sud de l'Italie) a demandé lundi le renvoi en justice de dirigeants des agences de notation Standard and Poor's et Fitch pour "manipulation de marché", estimant qu'ils avaient dégradé la note de la Péninsule à des fins spéculatives.
Pour le parquet de cette petite ville des Pouilles (sud), Deven Sharma, président de SP entre 2007 et 2011, le directeur opérationnel de la notation chez Fitch, David Michael Willmoth Riley, et cinq autres dirigeants des deux agences de notation (quatre pour SP, un pour Fitch) doivent être jugés.
Cette requête doit maintenant être examinée par un juge des audiences préliminaires, une étape qui peut durer plusieurs mois, à l'issue de laquelle ce magistrat décidera, ou pas, de l'ouverture d'un procès contre les deux agences.
S'ils étaient jugés et condamnés, les analystes et dirigeants de SP et Fitch risqueraient jusqu'à trois ans de prison.
"Ces accusations sont totalement infondées. Nous continuerons à travailler sans peur, sans favoritisme et à défendre nos actions, notre réputation et celle de nos employés", a réagi SP dans un communiqué.
Pour le procureur de Trani, Michele Ruggiero, ces deux agences ont "violé la réglementation européenne sur les activités de notation, les règles de loyauté et de transparence ainsi que les paramètres de qualité et d'efficacité fixés par les règlements européens".
SP "a fourni de manière intentionnelle aux marchés financiers une information tendancieuse", assène-t-il dans les motivations de sa requête.
Le parquet de Trani avait ouvert fin 2010 une enquête pour manipulation de marché à la suite d'une plainte déposée par des associations de consommateurs contre un rapport de Moody's, datant de mai 2010. Ce document avait eu un effet négatif sur les cours de Bourse des banques italiennes.
Mais lundi le parquet de Trani a indiqué avoir classé sans suite les poursuites initiées contre Moody's car l'enquête n'a pas permis de prouver "l'intention des auteurs" de ce rapport de "fournir aux marchés financiers des informations tendancieuses et pouvant provoquer une manipulation des marchés".
L'enquête avait ensuite été élargie à Standard and Poor's après la publication de communiqués sur l'Italie au printemps et pendant l'été 2011, le parquet estimant qu'ils contenaient des jugements infondés sur la péninsule ayant eu un effet négatif sur les marchés. L'agence Fitch, copropriété de Fimalac et Hearst, était aussi entrée dans le collimateur de la justice en janvier 2012 pour des raisons semblables.
En janvier 2012, les enquêteurs italiens ont procédé à des perquisitions et des saisies de documents et courriels dans les sièges respectifs de Fitch et SP à Milan (nord).
Dans un courriel du 13 janvier 2012, jour où SP a dégradé la note italienne de A à BBB+, un analyste de l'agence écrit à un autre collègue qu'à son avis la notation négative du secteur bancaire italien "n'est pas correcte".
Selon les associations italiennes de consommateurs, les dégâts subis sont de l'ordre de 120 milliards d'euros, soit le montant cumulé des mesures d'austérité depuis que la crise de la dette a touché l'Italie, rendant son financement sur les marchés internationaux plus cher.
Si cette procédure judiciaire débouchait sur un renvoi en justice, ce serait probablement l'un des premiers procès de ce genre au monde.
En Australie, la justice a condamné SP début novembre à compenser des collectivités locales ayant englouti des millions de dollars dans des titres très bien notés par l'agence américaine, les CPDO (constant proportion debt obligation), et qui s'étaient effondrés à l'approche de la crise financière de 2008.
"Les agences de notation qui sont sous le coup d'une enquête font partie de la clique internationale qui a manipulé pendant des années, avec les banques d'affaires et les grands fonds d'investissements, le marché de la dette souveraine", a déclaré à l'AFP Elio Lanutti, sénateur et président d'une association de consommateurs, la ADUSBEF.
Les agences de notation sont vivement critiquées pour avoir surévalué certains actifs à risque avant la crise financière et avoir trop vite dégradé les notes de plusieurs pays, ce qui a accentué la panique sur les marchés.
awp
jeudi 1 novembre 2012
Zone euro: les grands investisseurs mondiaux tentent un timide retour
Paris - Rassurés par le volontarisme de la BCE, les grands investisseurs internationaux, dont des grands noms de la finance, remettent un pied en zone euro depuis quelques semaines, sans juger pour autant que la crise est terminée.
"Le pire des scénarios s'éloigne un peu pour ceux qui avaient craint une disparition de la zone euro", observe Jean-Louis Mourier, économiste chez le courtier Aurel BGC.
Les investisseurs se sont remis à acheter des actions de banques françaises, espagnoles ou italiennes, ainsi que des titres de dette de pays fragiles, ce qui a contribué depuis le début de l'été au rebond des indices boursiers et à la détente des taux d'emprunt de l'Espagne et l'Italie.
Jean-François Bay, directeur général de la société d'études Morningstar France, confirme avoir assisté en septembre à un retour des fonds vers les actions en zone euro, "une première depuis février 2011". La tendance a également été favorable pour les titres de dette des pays du sud de l'Europe.
Les opérateurs sont désormais conscients qu'ils ont face à eux la Banque centrale européenne (BCE) qui peut racheter de manière illimitée de la dette publique à court terme si un pays en fait la demande.
Cette possibilité a justifié la décision de Pimco, le plus grand gérant obligataire du monde, de conseiller un retour vers l'Espagne et l'Italie, alors qu'il les boudait depuis trois ans.
En France, le plus grand gérant de fonds indépendant, Carmignac, avait indiqué en septembre avoir acheté des emprunts d'Etat de l'Italie sur du court terme. Il a même racheté de la dette espagnole depuis juin.
RISQUE PEUT-ÊTRE SURESTIMÉ
De leur côté, les fonds monétaires américains, qui gèrent des centaines de milliards de dollars, ont augmenté pour le troisième mois consécutif en septembre leur exposition aux banques de la zone euro, à 10,6% de leurs encours, selon une étude de l'agence de notation Fitch.
"De nombreux investisseurs avaient peut-être surestimé le risque en zone euro, mais il n'a pas pour autant disparu", prévient toutefois René Defossez, stratégiste chez Natixis.
Il s'agirait donc plus d'opportunisme que d'une réelle conviction. "Ce retour des investisseurs est extrêmement fragile", observe Patrick Jacq, analyste chez BNP Paribas, qui rappelle que les fonds peuvent être tentés de prendre leurs profits aussi vite qu'ils sont revenus sur la zone euro.
"Il est trop tôt pour dire si le mouvement initié récemment peut se poursuivre", confirme M. Bay.
Pour certains investisseurs, les actifs de la zone euro seraient même peut-être choisis par défaut.
"Selon la dernière enquête de Bank of America-Merrill Lynch auprès des fonds, le risque lié au fiscal cliff aux Etats-Unis est jugé plus important que la zone euro", rappelle M. Mourier.
Fitch observe par ailleurs que l'exposition des fonds monétaires américains aux banques de la zone euro reste 70% sous le niveau de mai 2011, tandis que de leur côté, malgré leur détente, les taux d'emprunt des pays fragiles restent élevés.
Il faut dire que "la zone euro sera en récession l'année prochaine, contrairement aux Etats-Unis", ce qui refroidit encore les investisseurs, ajoute M. Defossez.
Sans compter que 2013 s'annonce comme une année chargée en événements à risque avec les élections en Italie et en Allemagne, ainsi qu'un programme d'emprunt en hausse en Espagne.
AWP
jeudi 11 octobre 2012
Fitch maintient les notes de 12 des plus grandes banques mondiales
PARIS - L'agence de notation financière Fitch Ratings a finalisé l'examen d'un groupe des plus grandes banques mondiales et ses perspectives pour le secteur sont stables sauf pour la banque Société générale, a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Ce groupe de 13 institutions a été établi il y a un an par Fitch dans le cadre d'une vaste évaluation des grands groupes financiers mondiaux.
Fitch a confirmé les notations existantes de 12 banques -- Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS et Société générale --, explique-t-elle dans un communiqué précisant que la 13e banque, HSBC sera étudiée d'ici deux mois.
Les deux institutions bancaires helvétiques, USB et Credit Suisse, ont conservé leur note de A.
BNP Paribas, Deutsche Bank et Société Générale ont également gardé leur A+.
Fitch se montre toutefois plus prudent pour Société générale, lui posant une perspective négative sur la dette à long terme reflétant celle de la France. L'abaissement de la perspective implique un potentiel changement de note à moyen terme et illustre l'engagement de l'Etat français dans l'institution bancaire.
Plus globalement, pour le secteur, les perspectives de Fitch sont stables, basées sur une amélioration des liquidités, des financements, de la capitalisation.
Malgré tout, les banques continuent de faire face à des vents contraires, l'environnement macro-économique constituant toujours un défi de même que des conditions toujours volatiles du marché, particulièrement en Europe, relève l'agence de notation américaine.
Elle note ainsi une pression sur les revenus, des incertitudes sur la régulation ainsi qu'une intensification des risques règlementaires.
En décembre 2011, Fitch avait déjà mis en garde plusieurs grandes banques européennes, dont Société Générale, affirmant envisager un abaissement à plus ou moins long terme de leur note après avoir placé six pays de la zone euro sous surveillance.
La note de la France, qui bénéficie actuellement de la note maximale AAA dans la classification de Fitch, a toujours une perspective négative.
awp
Ce groupe de 13 institutions a été établi il y a un an par Fitch dans le cadre d'une vaste évaluation des grands groupes financiers mondiaux.
Fitch a confirmé les notations existantes de 12 banques -- Bank of America, Barclays, BNP Paribas, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Royal Bank of Scotland, UBS et Société générale --, explique-t-elle dans un communiqué précisant que la 13e banque, HSBC sera étudiée d'ici deux mois.
Les deux institutions bancaires helvétiques, USB et Credit Suisse, ont conservé leur note de A.
BNP Paribas, Deutsche Bank et Société Générale ont également gardé leur A+.
Fitch se montre toutefois plus prudent pour Société générale, lui posant une perspective négative sur la dette à long terme reflétant celle de la France. L'abaissement de la perspective implique un potentiel changement de note à moyen terme et illustre l'engagement de l'Etat français dans l'institution bancaire.
Plus globalement, pour le secteur, les perspectives de Fitch sont stables, basées sur une amélioration des liquidités, des financements, de la capitalisation.
Malgré tout, les banques continuent de faire face à des vents contraires, l'environnement macro-économique constituant toujours un défi de même que des conditions toujours volatiles du marché, particulièrement en Europe, relève l'agence de notation américaine.
Elle note ainsi une pression sur les revenus, des incertitudes sur la régulation ainsi qu'une intensification des risques règlementaires.
En décembre 2011, Fitch avait déjà mis en garde plusieurs grandes banques européennes, dont Société Générale, affirmant envisager un abaissement à plus ou moins long terme de leur note après avoir placé six pays de la zone euro sous surveillance.
La note de la France, qui bénéficie actuellement de la note maximale AAA dans la classification de Fitch, a toujours une perspective négative.
awp
jeudi 27 septembre 2012
La croissance mondiale va rester faible, malgré les relances monétaires
PARIS - L'agence de notation financière Fitch Ratings a abaissé jeudi ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour 2012, 2013 et 2014 en soulignant que des risques pèsent sur la reprise en dépit des divers plans de relance monétaire mis en oeuvre.
Les statistiques économiques et les indicateurs récents mettent en lumière la faiblesse persistante de l'activité économique et les risques qui pèsent sur la reprise mondiale, estime l'agence, dans un communiqué publié jeudi.
Aussi, malgré la nouvelle série de mesures de relance monétaires vigoureuses annoncées en septembre par la Fed, la BCE et la Banque du Japon, ainsi que la baisse de taux de la banque centrale chinoise en juillet, Fitch a révisé à la baisse ses prévisions de PIB pour 2012 et 2013, déclare l'agence.
Dans son rapport trimestriel sur les perspectives économiques mondiales, Fitch table désormais sur une croissance du PIB mondial de 2,1% pour 2012, 2,6% pour 2013 et 3% en 2014, contre des estimations de 2,2%, 2,8% et 3,1% annoncées au mois de juin.
L'agence ajoute que l'économie des principaux pays développés devrait croître de 1% en 2012, avant de connaître une modeste accélération à 1,4% en 2013, puis 2% en 2014.
Dans la seule zone euro, le PIB devrait même se contracter de 0,5% en 2012, avant d'enregistrer une croissance de 0,3% en 2013 et de 1,4% en 2014, estime Fitch. Le moral des industriels et des ménages s'est affaibli ces derniers mois, les conditions de financement restent sévères et les pays de la périphérie (de la zone euro, ndlr) pâtissent des mesures d'austérité budgétaire, tandis que les économies centrales voient leur rythme de croissance ralentir, explique-t-elle.
Les Etats-Unis devraient s'en sortir un peu mieux, selon Fitch, avec une prévision de croissance de 2,2% en 2012 (inchangée) et une prévision légèrement abaissée à 2,3% pour 2013.
Le niveau toujours élevé du chômage, qui n'a pas diminué depuis le premier trimestre 2012, et le ralentissement de la croissance au premier semestre souligne la faiblesse de l'économie américaine par rapport aux phases précédentes de reprise, juge l'agence. De plus, l'incertitude au sujet de la politique budgétaire pourrait miner la confiance et agir comme un frein à la croissance, ajoute-t-elle.
Selon Fitch, le risque de mur budgétaire aux Etats-Unis constitue la principale menace à court terme pour l'économie mondiale.
La croissance des économies émergentes doit aussi faire face à des défis croissants, souligne Fitch, du fait de faiblesses propres comme de la conjoncture mondiale. L'agence écarte cependant un scénario d'atterrissage brutal en Chine, et table pour ce pays sur une croissance de 7,8% en 2012, de 8,2% en 2013 et de 7,5% en 2014.
afp
Les statistiques économiques et les indicateurs récents mettent en lumière la faiblesse persistante de l'activité économique et les risques qui pèsent sur la reprise mondiale, estime l'agence, dans un communiqué publié jeudi.
Aussi, malgré la nouvelle série de mesures de relance monétaires vigoureuses annoncées en septembre par la Fed, la BCE et la Banque du Japon, ainsi que la baisse de taux de la banque centrale chinoise en juillet, Fitch a révisé à la baisse ses prévisions de PIB pour 2012 et 2013, déclare l'agence.
Dans son rapport trimestriel sur les perspectives économiques mondiales, Fitch table désormais sur une croissance du PIB mondial de 2,1% pour 2012, 2,6% pour 2013 et 3% en 2014, contre des estimations de 2,2%, 2,8% et 3,1% annoncées au mois de juin.
L'agence ajoute que l'économie des principaux pays développés devrait croître de 1% en 2012, avant de connaître une modeste accélération à 1,4% en 2013, puis 2% en 2014.
Dans la seule zone euro, le PIB devrait même se contracter de 0,5% en 2012, avant d'enregistrer une croissance de 0,3% en 2013 et de 1,4% en 2014, estime Fitch. Le moral des industriels et des ménages s'est affaibli ces derniers mois, les conditions de financement restent sévères et les pays de la périphérie (de la zone euro, ndlr) pâtissent des mesures d'austérité budgétaire, tandis que les économies centrales voient leur rythme de croissance ralentir, explique-t-elle.
Les Etats-Unis devraient s'en sortir un peu mieux, selon Fitch, avec une prévision de croissance de 2,2% en 2012 (inchangée) et une prévision légèrement abaissée à 2,3% pour 2013.
Le niveau toujours élevé du chômage, qui n'a pas diminué depuis le premier trimestre 2012, et le ralentissement de la croissance au premier semestre souligne la faiblesse de l'économie américaine par rapport aux phases précédentes de reprise, juge l'agence. De plus, l'incertitude au sujet de la politique budgétaire pourrait miner la confiance et agir comme un frein à la croissance, ajoute-t-elle.
Selon Fitch, le risque de mur budgétaire aux Etats-Unis constitue la principale menace à court terme pour l'économie mondiale.
La croissance des économies émergentes doit aussi faire face à des défis croissants, souligne Fitch, du fait de faiblesses propres comme de la conjoncture mondiale. L'agence écarte cependant un scénario d'atterrissage brutal en Chine, et table pour ce pays sur une croissance de 7,8% en 2012, de 8,2% en 2013 et de 7,5% en 2014.
afp
mercredi 8 août 2012
Fitch maintient le triple A de l'Allemagne avec perspective stable
FRANCFORT - L'agence de notation Fitch a maintenu mercredi la
notation triple A de la dette à long terme de l'Allemagne, la meilleure
possible, assortie d'une perspective stable, soulignant la force économique du
pays.
Le maintien de la notation de l'Allemagne reflète la force de sa dette et ses performances économiques robustes au cours des deux années passées, a expliqué l'agence d'évaluation financière dans un communiqué.
Malgré un contexte de fragilité de la reprise économique mondiale et l'intensification de la crise en zone euro, l'Allemagne a enregistré une forte croissance du PIB et une tendance à la baisse du chômage, grâce en partie à de précédentes réformes structurelles, a salué Fitch.
L'Allemagne dispose de tous les ingrédients pour une baisse de la dette publique, estime l'agence. L'économie croît, le déficit public est modéré et les taux d'intérêt nominaux ont atteint leurs plus bas niveaux.
Néanmoins les antécédents (du pays) constituent un avertissement, prévient-elle. En 2010, le ratio d'endettement de Berlin atteignait 83%, contre 55% en 1995, et il est resté au-dessus de la barre des 60% depuis 2003.
Les nouvelles normes prudentielles dites Bâle III auxquelles sont soumis les instituts de crédit vont rester un défi pour les banques allemandes, a aussi indiqué Fitch.
D'autre part, l'Allemagne reste exposée au caractère systémique de la crise, risquant d'être entraînée dans la récession par ses partenaires commerciaux européens. Sans compter que la contribution du pays au fonds de secours européen FESF pourrait peser sur ses finances.
Malgré ces mises en garde, le maintien de la note et de la perspective est une bonne nouvelle pour l'Allemagne et fait écho à une décision similaire de l'agence Standard and Poor's le 2 août.
Elle réaffirme la solidité de l'économie allemande, une certitude mise à mal le 23 juillet par l'agence de notation Moody's, qui avait abaissé à négative la perspective de l'Allemagne mais également des Pays-Bas et du Luxembourg, tous notés triple A.
AWP
Le maintien de la notation de l'Allemagne reflète la force de sa dette et ses performances économiques robustes au cours des deux années passées, a expliqué l'agence d'évaluation financière dans un communiqué.
Malgré un contexte de fragilité de la reprise économique mondiale et l'intensification de la crise en zone euro, l'Allemagne a enregistré une forte croissance du PIB et une tendance à la baisse du chômage, grâce en partie à de précédentes réformes structurelles, a salué Fitch.
L'Allemagne dispose de tous les ingrédients pour une baisse de la dette publique, estime l'agence. L'économie croît, le déficit public est modéré et les taux d'intérêt nominaux ont atteint leurs plus bas niveaux.
Néanmoins les antécédents (du pays) constituent un avertissement, prévient-elle. En 2010, le ratio d'endettement de Berlin atteignait 83%, contre 55% en 1995, et il est resté au-dessus de la barre des 60% depuis 2003.
Les nouvelles normes prudentielles dites Bâle III auxquelles sont soumis les instituts de crédit vont rester un défi pour les banques allemandes, a aussi indiqué Fitch.
D'autre part, l'Allemagne reste exposée au caractère systémique de la crise, risquant d'être entraînée dans la récession par ses partenaires commerciaux européens. Sans compter que la contribution du pays au fonds de secours européen FESF pourrait peser sur ses finances.
Malgré ces mises en garde, le maintien de la note et de la perspective est une bonne nouvelle pour l'Allemagne et fait écho à une décision similaire de l'agence Standard and Poor's le 2 août.
Elle réaffirme la solidité de l'économie allemande, une certitude mise à mal le 23 juillet par l'agence de notation Moody's, qui avait abaissé à négative la perspective de l'Allemagne mais également des Pays-Bas et du Luxembourg, tous notés triple A.
AWP
mercredi 20 juin 2012
Les assureurs moins exposés que les banques à sortie de la Grèce de zone euro
PARIS - L'agence de notation Fitch Ratings juge les assureurs moins exposés que les banques à une sortie de la Grèce de la zone euro, en raison notamment de leur possibilité de partager les pertes avec leurs clients.
Dans un communiqué diffusé mercredi, Fitch rappelle que les notes de tous les pays de la zone euro seraient placés sous surveillance négative si l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de l'Union monétaire prenait de la consistance, ce qui ouvrirait la voie à leur abaissement.
Même si les pays dits périphériques (Chypre, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) seraient en première ligne pour une révision à la baisse de leur notation, les autres pays de la zone euro seraient aussi menacés en cas de contagion importante, ajoute l'agence.
Or, souligne Fitch Ratings, assureurs et banques sont liés à des degrés divers aux Etats.
Pour un peu plus d'un tiers des banques de la zone euro, la note de dette à long terme intègre un éventuel soutien public, ce qui signifie que l'abaissement de la note d'un pays aurait des conséquences sur celle des banques.
Les assureurs sont eux exposés à travers leurs portefeuilles d'investissement, qui contiennent des obligations d'Etats.
Toutefois, nous nous attendons à ce que la possibilité pour les assureurs-vie de faire peser des pertes sur leurs clients soit une circonstance atténuante face à une chute des marchés financiers, indique l'agence de notation.
Les assureurs peuvent ainsi puiser dans la provision pour excédent (PPE), une réserve alimentée au fil des exercices pour assurer la pérennité des contrats d'assurance-vie. C'est grâce à ce mécanisme qu'ils ont pu limiter l'impact de l'effacement d'une partie de la dette grecque.
Les banques, pour leur part, pourraient rencontrer des problèmes de liquidité en cas de panique bancaire ou si elles n'avaient plus accès aux marchés.
Nous anticipons une réponse forte de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne pour contenir des retraits massifs en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et d'une contagion d'ampleur, fait valoir Fitch Ratings.
L'agence de notation avait noté lundi que la victoire de la droite pro-européenne aux élections législatives en Grèce éloignait le spectre d'une sortie du pays de la zone euro.
AWP
Dans un communiqué diffusé mercredi, Fitch rappelle que les notes de tous les pays de la zone euro seraient placés sous surveillance négative si l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de l'Union monétaire prenait de la consistance, ce qui ouvrirait la voie à leur abaissement.
Même si les pays dits périphériques (Chypre, Irlande, Italie, Portugal et Espagne) seraient en première ligne pour une révision à la baisse de leur notation, les autres pays de la zone euro seraient aussi menacés en cas de contagion importante, ajoute l'agence.
Or, souligne Fitch Ratings, assureurs et banques sont liés à des degrés divers aux Etats.
Pour un peu plus d'un tiers des banques de la zone euro, la note de dette à long terme intègre un éventuel soutien public, ce qui signifie que l'abaissement de la note d'un pays aurait des conséquences sur celle des banques.
Les assureurs sont eux exposés à travers leurs portefeuilles d'investissement, qui contiennent des obligations d'Etats.
Toutefois, nous nous attendons à ce que la possibilité pour les assureurs-vie de faire peser des pertes sur leurs clients soit une circonstance atténuante face à une chute des marchés financiers, indique l'agence de notation.
Les assureurs peuvent ainsi puiser dans la provision pour excédent (PPE), une réserve alimentée au fil des exercices pour assurer la pérennité des contrats d'assurance-vie. C'est grâce à ce mécanisme qu'ils ont pu limiter l'impact de l'effacement d'une partie de la dette grecque.
Les banques, pour leur part, pourraient rencontrer des problèmes de liquidité en cas de panique bancaire ou si elles n'avaient plus accès aux marchés.
Nous anticipons une réponse forte de l'Union européenne et de la Banque centrale européenne pour contenir des retraits massifs en cas de sortie de la Grèce de la zone euro et d'une contagion d'ampleur, fait valoir Fitch Ratings.
L'agence de notation avait noté lundi que la victoire de la droite pro-européenne aux élections législatives en Grèce éloignait le spectre d'une sortie du pays de la zone euro.
AWP
jeudi 7 juin 2012
Fitch dégrade la note de l'Espagne de trois crans
Fitch a abaissé jeudi de trois crans la note de l'Espagne, qui tombe de A à BBB. L'agence d'évaluation financière l'a assortie d'une perspective négative, signifiant qu'elle pourrait à nouveau dégrader ce pays au coeur de la crise de la dette de la zone euro.
Parmi les raisons évoquées par Fitch figure le "coût budgétaire d'une restructuration et d'une recapitalisation du secteur bancaire espagnol", estimé à environ 60 à 100 milliards d'euros par l'agence dans son communiqué.
Dans une précédente étude publiée quelques minutes auparavant, Fitch avait évoqué une fourchette de 50 à 100 milliards. Sur la base d'un coût de 60 milliards, la dette publique brute de l'Espagne pourrait exploser à 95% du produit intérieur brut en 2015, explique l'agence.
En outre, "l'Espagne devrait rester en récession jusqu'à la fin de l'année et en 2013, alors que dans sa précédente prévision Fitch s'attendait à ce que son économie bénéficie d'une reprise modérée en 2013", ajoute-t-elle. La dette publique espagnole est désormais à deux crans d'être considérée comme spéculative.
Par ailleurs, Fitch a réitéré jeudi sa menace de dégrader la note souveraine des Etats-Unis l'an prochain si Washington ne parvient pas à réduire ses déficits et à mettre en place un plan de réduction de sa dette.
L'agence de notation a en revanche jugé que la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et d'autres pays bénéficiant de la note AAA disposaient de plans budgétaires "crédibles".
Ceci étant dit, Ed Parker, responsable des notes souveraines chez Fitch, a ajouté un peu plus tard qu'une sortie de la Grèce de la zone euro déclencherait le déclassement de plusieurs pays de l'Union économique et monétaire (UEM) et une surveillance négative des notes de l'ensemble des membres de l'UEM.
jeudi 31 mai 2012
Espagne: Fitch abaisse la note de huit régions, en pleine tourmente
MADRID - L'agence d'évaluation financière Fitch a abaissé jeudi la note de huit régions espagnoles, dont celle de Madrid, entre un et trois crans, invoquant leurs déficits budgétaires structurels qui plombent les comptes du pays en pleine tourmente financière.
Outre Madrid (un cran à A-), les régions concernées sont la Catalogne (deux crans à BBB-), les Asturies (2 crans à BBB+), l'Andalousie (3 crans à BBB), le Pays Basque (2 crans à A+), Murcie (3 crans à BBB), les Canaries (3 crans à BBB) et la Cantabrie (2 crans à BBB+).
Leurs notes sont assorties d'une perspective négative, ce qui signifie que l'agence envisage de les abaisser encore à moyen terme.
Cette décision intervient alors que l'Espagne vit un moment de tension extrême sur les marchés et que le gouvernement publiera vendredi les comptes des régions pour le premier trimestre. La publication était normalement prévue jeudi, mais a été repoussée d'un jour par le ministère du Budget.
La révision à la baisse des notes régionales reflète l'environnement économique et de marché négatif en Espagne, qui s'est traduit par des recettes fiscales moindres, et les déficits budgétaires structurels des administrations qui demanderont des efforts supplémentaires considérables pour être réduits.
Fitch évoque également les difficultés d'accès au financement à long terme pour les régions dont certaines sont très endettées et alors que les taux d'intérêts ont fortement augmenté sur les marchés.
Selon elle, la pression financière est toujours présente en 2012 en raison d'une forte proportion de dette qui arrive à échéance durant la deuxième partie de l'année.
Le gouvernement doit justement approuver vendredi la mutualisation des émissions de dette des régions, sous forme d'hispanobons, afin de réduire la pression sur ces collectivités, a annoncé à l'AFP la porte-parole du ministère de l'Economie.
Les régions souffrent d'un certain sous-financement de l'Etat en 2011, ce qui a empiré les résultats. D'importantes dépenses exceptionnelles qui auraient dû être prises en compte les années précédentes ont également contribué à cette détérioration signifificative des comptes, estime l'agence.
Si Fitch salue le plan de stabilité budgétaire du gouvernement et les nombreuses mesures de rigueur visant à réduire les déficits, elle relève que pour l'instant, seules des mesures structurelles limitées ont été mise en oeuvre pour assurer la permanence des services de base comme l'éducation et la santé.
Concernant la région Madrid, la dégradation d'un cran de sa note de A à A- est en partie due à l'augmentation significative de la dette entre 2010 et 2012, et Fitch considère comme très peu probable qu'elle soit réduite.
L'Espagne est de nouveau dans la tourmente depuis l'annonce d'un prochain sauvetage public de Bankia, la troisième banque espagnole en termes d'actifs, pour 23,5 milliards d'euros (dont 19 milliards restent à trouver).
Surtout que le pays a déjà connu un grave dérapage budgétaire en 2011, avec un déficit de 8,9% du PIB au lieu des 6% promis, et les régions, qui s'étaient engagées à atteindre 1,3%, ont cumulé un déficit de 2,94%. L'Espagne doit atteindre 5,3% en 2012, et les régions 1,5%.
AFP
Outre Madrid (un cran à A-), les régions concernées sont la Catalogne (deux crans à BBB-), les Asturies (2 crans à BBB+), l'Andalousie (3 crans à BBB), le Pays Basque (2 crans à A+), Murcie (3 crans à BBB), les Canaries (3 crans à BBB) et la Cantabrie (2 crans à BBB+).
Leurs notes sont assorties d'une perspective négative, ce qui signifie que l'agence envisage de les abaisser encore à moyen terme.
Cette décision intervient alors que l'Espagne vit un moment de tension extrême sur les marchés et que le gouvernement publiera vendredi les comptes des régions pour le premier trimestre. La publication était normalement prévue jeudi, mais a été repoussée d'un jour par le ministère du Budget.
La révision à la baisse des notes régionales reflète l'environnement économique et de marché négatif en Espagne, qui s'est traduit par des recettes fiscales moindres, et les déficits budgétaires structurels des administrations qui demanderont des efforts supplémentaires considérables pour être réduits.
Fitch évoque également les difficultés d'accès au financement à long terme pour les régions dont certaines sont très endettées et alors que les taux d'intérêts ont fortement augmenté sur les marchés.
Selon elle, la pression financière est toujours présente en 2012 en raison d'une forte proportion de dette qui arrive à échéance durant la deuxième partie de l'année.
Le gouvernement doit justement approuver vendredi la mutualisation des émissions de dette des régions, sous forme d'hispanobons, afin de réduire la pression sur ces collectivités, a annoncé à l'AFP la porte-parole du ministère de l'Economie.
Les régions souffrent d'un certain sous-financement de l'Etat en 2011, ce qui a empiré les résultats. D'importantes dépenses exceptionnelles qui auraient dû être prises en compte les années précédentes ont également contribué à cette détérioration signifificative des comptes, estime l'agence.
Si Fitch salue le plan de stabilité budgétaire du gouvernement et les nombreuses mesures de rigueur visant à réduire les déficits, elle relève que pour l'instant, seules des mesures structurelles limitées ont été mise en oeuvre pour assurer la permanence des services de base comme l'éducation et la santé.
Concernant la région Madrid, la dégradation d'un cran de sa note de A à A- est en partie due à l'augmentation significative de la dette entre 2010 et 2012, et Fitch considère comme très peu probable qu'elle soit réduite.
L'Espagne est de nouveau dans la tourmente depuis l'annonce d'un prochain sauvetage public de Bankia, la troisième banque espagnole en termes d'actifs, pour 23,5 milliards d'euros (dont 19 milliards restent à trouver).
Surtout que le pays a déjà connu un grave dérapage budgétaire en 2011, avec un déficit de 8,9% du PIB au lieu des 6% promis, et les régions, qui s'étaient engagées à atteindre 1,3%, ont cumulé un déficit de 2,94%. L'Espagne doit atteindre 5,3% en 2012, et les régions 1,5%.
AFP
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