Pékin - La Chine a enregistré au troisième trimestre un net ralentissement de sa croissance, au plus bas depuis plus de cinq ans, alors que Pékin conjugue efforts de rééquilibrage de son modèle économique et mesures "ciblées" de soutien à l'activité.
Sur juillet-septembre, la progression du produit intérieur brut (PIB) chinois s'est établie à 7,3% --son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2009--, après une croissance de 7,5% au deuxième trimestre, a indiqué mardi le Bureau national des statistiques (BNS).
C'est un peu mieux que la prévision médiane d'un panel de 17 analystes interrogés par l'AFP (+7,2%).
"De puissants vents contraires" --secteur immobilier en désarroi, surcapacités persistantes dans l'industrie et endettement du secteur public-- ont soufflé ces derniers mois, ont commenté les experts de la banque Nomura.
Pour autant, "bien que la croissance ralentisse, c'est le signe d'un rééquilibrage bienvenu au détriment d'investissements excessifs dans certains secteurs", tempérait toutefois Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.
"Un léger ralentissement (en Chine) est considéré comme une saine évolution", avait d'ailleurs relevé début octobre le Fonds monétaire international (FMI).
De fait, le chiffre du troisième trimestre "s'explique en partie par des contrecoups inattendus et douloureux provoqués par les réformes structurelles" en cours, a expliqué mardi Sheng Laiyun, porte-parole du BNS.
Le gouvernement affiche son intention de "rééquilibrer" le modèle économique du pays --en rognant les monopoles des grands groupes publics et les surcapacités industrielles, et en endiguant drastiquement les dettes publiques -- quitte à voir la croissance se modérer quelque peu.
Sur l'ensemble des neuf premiers mois de l'année, la croissance a ainsi été de 7,4%, a précisé le BNS. Pékin s'est fixé pour l'ensemble de 2014 un objectif d'"environ 7,5%".
"Cela reste dans la fourchette jugée raisonnable", et la progression du marché de l'emploi demeure "stable", a assuré M. Sheng.
OMBRE DU SECTEUR IMMOBILIER
Les autorités avaient adopté au printemps "un mini-plan de relance" --réductions fiscales et assouplissements monétaires ciblés pour encourager les prêts aux petites entreprises-- mais dont les effets s'étaient dissipés au fil de l'été.
Et les statistiques publiées mardi par le BNS offraient un tableau contrasté.
Après avoir connu en août son plus bas rythme de croissance depuis plus de 5 ans (+6,9%), la production industrielle a ainsi accéléré plus qu'attendu en septembre, gonflant de 8% sur un an.
"Un signe encourageant, laissant bien présager de la reprise économique au dernier trimestre", jugeait-on chez Nomura.
En revanche, les ventes au détail, baromètre de la consommation des ménages, ont de nouveau ralenti le mois dernier, avec un gonflement de 11,6% sur un an.
Quant aux investissements en capital fixe --qui reflètent les dépenses dans les infrastructures--, ils ont grimpé de 16,1% sur l'ensemble des neuf premiers mois de 2014, un chiffre inférieur aux attentes et accusant là aussi un ralentissement.
Et alors que le repli en glissement mensuel des prix des logements neufs s'est poursuivi en septembre, le BNS a fait état d'une chute de 10,8% des ventes de logements depuis le début de l'année.
COUPS DE POUCE "CIBLÉS"
"La dynamique de croissance est en train d'atteindre un plancher et, pour le moment, il n'y a pas de risque de voir le ralentissement s'aggraver", a toutefois estimé Ma Xiaoping, économiste chez HSBC.
Dans ces conditions, Pékin pourrait se contenter de poursuivre "une approche de soutiens +ciblés+", a-t-elle indiqué à l'AFP.
De fait, la banque centrale a injecté mi-septembre 500 milliards de yuans (63 milliards d'euros) dans les cinq plus grosses banques du pays, et prévoirait des injections de liquidités supplémentaires dans vingt établissements bancaires: autant de moyens de faciliter le crédit aux entreprises.
De l'avis des analystes, Pékin pourrait également muscler ses dépenses dans certaines infrastructures "efficaces". Et l'assouplissement des conditions d'obtention de prêts immobiliers, annoncé fin septembre, devrait soutenir le secteur.
Mais malgré un éventuel sursaut au quatrième trimestre, les analystes interrogés par l'AFP prévoient pour 2014 une croissance de 7,3% (contre 7,7% en 2013), soit la plus faible performance du pays depuis près d'un quart de siècle.
"Tant que le ralentissement reste concentré dans des secteurs en surcapacités et que l'économie dans son ensemble demeure saine, les dirigeants ne vont pas paniquer. Emploi et rééquilibrage de l'économie restent leurs priorités", a cependant insisté Julian Evans-Pritchard.
awp
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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mardi 21 octobre 2014
mercredi 18 juin 2014
Espagne: les créances douteuses repartent à la hausse en avril, à 13,44%
Madrid - Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, qui avait grimpé fin 2013 à un niveau record, est reparti à la hausse en avril, atteignant 13,44% contre 13,38% en mars, mettant fin à trois mois de baisse, selon les chiffres officiels publiés mercredi.
Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s'élevaient à 191,763 milliards d'euros en avril, selon les chiffres de la Banque d'Espagne, qui a récemment changé sa méthode de calcul, entraÎnant une baisse mécanique de ce taux.
Les établissements financiers de crédit (EFC) ne sont plus, depuis le 1er janvier, considérés comme des organismes prêtant de l'argent mais plutôt en recevant d'autres entités de crédit: la base totale des crédits concédés augmente donc, ce qui réduit mécaniquement le taux de créances douteuses.
Sans ce changement méthodologique, le taux de créances douteuses atteint en avril 13,68%, également en hausse par rapport au taux de 13,63% enregistré en mars.
Le montant des crédits douteux est toutefois en baisse en avril par rapport à mars (192,773 milliards d'euros), car le volume total des crédits a diminué entre les deux mois.
Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Fortement fragilisé par l'éclatement de cette bulle, le secteur bancaire a bénéficié d'un plan d'aide européen de plus de 40 milliards d'euros, accordé en juin 2012 et dont il est sorti fin janvier.
Dans le cadre de ce sauvetage, l'Espagne a créé une structure de défaisance, ou "bad bank", baptisée Sareb, pour les actifs immobiliers considérés comme les plus toxiques.
Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre 2012 après le transfert des actifs des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il était depuis reparti à la hausse et restait proche du niveau record, depuis le début de la série statistique en 1962.
Il avait touché son maximum historique en décembre 2013, à 13,6%.
Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15%, en février 1994, désormais largement dépassé.
awp
lundi 21 avril 2014
Espagne: les créances douteuses encore en légère baisse en février, à 13,4%
Madrid - Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, qui avait atteint fin 2013 son plus haut niveau en cinquante ans, a enregistré en février son deuxième mois consécutif de légère baisse, passant de 13,5% à 13,4%, selon les chiffres publiés lundi par la Banque d'Espagne.
Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s'élevaient à 195,093 milliards d'euros en février, selon la banque centrale, qui attribue ce changement en partie à une nouvelle méthodologie mais aussi à une baisse réelle en comparaison avec la série historique.
En effet, les établissements financiers de crédit (EFC) ne sont plus, depuis le 1er janvier, considérés comme des organismes prêtant de l'argent mais plutôt en recevant d'autres entités de crédit: la base totale de crédit concédé augmente donc, ce qui réduit mécaniquement le taux de créances douteuses.
Sans ce changement méthodologique, le taux de créances douteuses atteint 13,66%, en baisse par rapport au taux de 13,78% enregistré en janvier selon l'ancienne méthode.
Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Fortement fragilisé par la fin de cette bulle, le secteur bancaire a bénéficié d'un plan d'aide européen accordé en juin 2012, de 41,3 milliards d'euros, dont il est sorti fin janvier.
Dans le cadre de ce sauvetage, l'Espagne a créé une structure de défaisance, ou "bad bank", baptisée Sareb, pour les actifs immobiliers considérés comme les plus toxiques.
Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre 2012 après le transfert des actifs des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il était depuis reparti à la hausse et se maintient proche du niveau record depuis le début de la série statistique, en 1962.
Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15%, en février 1994, désormais largement dépassé.
awp
jeudi 27 mars 2014
Espagne: la banque de défaisance, la Sareb, a perdu 261 mio EUR en 2013
Madrid - La Sareb, structure de défaisance chargée en Espagne de recueillir puis de liquider les actifs immobiliers toxiques des banques en difficulté, a annoncé jeudi une perte nette de 261 millions d'euros pour 2013, sa première année pleine d'exercice.
"L'activité de désinvestissement, dans sa majeure partie au second semestre, s'est traduite, d'un côté, par la vente de 9.000 biens immobiliers et 2.500 hectares de terrains dans des opérations de détail, et de l'autre, par la réalisation d'une douzaine d'opérations de vente en gros de portefeuilles d'immeubles et de prêts à des fonds et investisseurs internationaux", a expliqué la Sareb dans un communiqué.
Cette structure de défaisance ou "bad bank", à l'image de ce qui a été fait par exemple en Irlande, doit permettre d'assainir le secteur bancaire espagnol, fragilisé par son exposition au secteur immobilier depuis l'éclatement de la bulle en 2008.
Elle a été créée en 2012, pour une durée de 15 ans, mais n'a signé que fin février 2013 les contrats lui permettant de gérer les actifs qui lui ont été cédés.
Sur l'ensemble de 2013, elle a dégagé un excédent brut d'exploitation (EBITDA) de 1,195 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires de 2,861 milliards.
Son capital est détenu à 45% par le Fonds public de restructuration du secteur bancaire, le Frob, et à 55% par des investisseurs privés.
La Sareb compte à son bilan les actifs toxiques transférés par les huit banques qui ont bénéficié d'aides publiques, le secteur bancaire espagnol ayant reçu en 2012 une aide européenne de plus de 40 milliards d'euros.
Au départ, ces actifs étaient notamment 55'700 logements, 30'000 actifs divers (places de garage, caves...), 15'000 terrains, plus de 185'000 mètres carrés de bureaux, une trentaine d'hôtels et 150'000 mètres carrés de surface en zones commerciales.
Mais près 80% de son bilan est aussi constitué de prêts immobiliers, provenant en grande majorité de promoteurs, et non de particuliers.
La Sareb, qui a acquis les actifs auprès des banques en difficulté avec une forte décote (32,4% à 79,5% selon la nature des actifs), a pour objectif de réaliser une marge par rapport à ce prix d'achat.
awp
mardi 25 mars 2014
France: la construction de logements toujours en repli début 2014
Paris - La construction de logements neufs en France a amplifié son recul en ce début d'année tandis que les permis de construire continuaient à baisser, une correction entamée il y a deux ans qui pourrait toutefois rester modérée en 2014.
Les mises en chantier de logements neufs ont reculé de 9,9% dans l'Hexagone sur un an, pendant les trois mois allant de décembre à février, pour s'établir à 79'283 unités, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.
Sur le trimestre achevé fin janvier, le repli était de 9,2%, il s'est donc amplifié.
De décembre à février, les mises en chantier de logements ordinaires sont ressorties en baisse de 9,7% à 74'275 unités, tandis que le segment des logements en résidence (seniors, étudiants...) a reculé de 12,5% à 5008 unités.
Sur les douze mois écoulés entre mars 2013 et février 2014, le nombre de logements neufs mis en chantier n'affiche toutefois qu'un léger recul de 2% à 329'174 unités.
Du côté des permis de construire accordés pour des logements neufs, qui renseignent sur les futures mises en chantier, la chute est encore plus forte, avec un repli de 22% de décembre à février (contre -18% de novembre à janvier), à 91'398 unités, selon la même source.
Les permis de construire accordés aux logements ordinaires, ont reculé encore davantage (-24,1%) à 85'482 unités, tandis que les logements en résidence affichent de leur côté un rebond inattendu de 32,5% à 5916 unités.
Sur douze mois, la tendance à la baisse s'accentue encore pour les permis de construire, avec un repli cumulé de 17,9% (contre -15,2% à fin janvier) à 407.523 unités entre mars 2013 et février 2014, comparé à la même période un an plus tôt.
"BAISSE MODÉRÉE" AU FINAL'
"Il faut toutefois modérer une vision initiale qui pourrait paraÎtre très négative", estime Olivier Eluère, économiste de Crédit Agricole SA.
"En cumul des 12 derniers mois sur un an, il est intéressant de constater que les permis de construire baissent beaucoup, alors que les mises en chantier, elles, ne reculent que de façon assez modérée, de 2%", observe-t-il.
"Car les permis sont plutôt à relier aux stocks. Or, on a actuellement des stocks assez élevés, même si plus de la moitié de ces logements sont en vente mais restent en projet - seuls 40% sont déjà construits ou en cours de construction -, il est donc logique que les nouveaux projets soient en recul assez marqué", poursuit M. Eluère.
Ainsi les nouveaux projets sont-ils "repoussés ou en repli, le temps que les projets déjà en vente puissent se vendre", note l'économiste.
En revanche les mises en chantier n'accusent, elles, qu'un léger repli ces 12 derniers mois, sur un an, car elles sont liées aux ventes de logements neufs - c'est-à-dire au nombre de logements réservés ou achetés par des particuliers -, qui en 2013 ont légèrement baissé (-1,3% pour la filière promoteurs) comparé à 2012.
Ainsi "la tendance est-elle plutôt à la stabilisation des ventes, donc il est assez logique là encore, que la construction tende à baisser modérément", commente M. Eluère.
"Comme on pense que les ventes devraient rester à peu près stables cette année, par rapport à 2013, cela laisse espérer que la construction n'affiche qu'un repli modéré sur les prochains mois", estime l'économiste.
Ce marché déprimé depuis deux ans est avant tout lié à une situation économique dégradée et au fort taux de chômage en France, tandis que les prix des logements, eux, font preuve d'une "forte rigidité" et demeurent très élevés, comme le notait le Commissariat général au développement durable, en février.
En 2013, quelque 332'000 logements neufs ont été mis en chantier dans le pays, un chiffre en repli de 4,2% sur un an, bien en-deçà de l'objectif gouvernemental -- encore jamais atteint dans l'Hexagone -- d'un demi-million de logements.
awp
mardi 18 mars 2014
Espagne: les créances douteuses en légère baisse en janvier à 13,5%
Madrid - Le taux de créances douteuses des banques espagnoles, qui avait atteint fin 2013 son plus haut niveau en cinquante ans, a légèrement baissé de 13,6% à 13,5%, selon les chiffres publiés mardi par la Banque d'Espagne.
Ces créances, surtout présentes dans l'immobilier (crédits de promoteurs et de particuliers risquant de ne pas être remboursés), s'élevaient à 197,183 mrd EUR en janvier, selon la banque centrale, qui explique cette baisse par un changement de méthodologie.
En effet, les établissements financiers de crédit (EFC) ne sont plus, depuis le 1er janvier, considérés comme des organismes prêtant de l'argent mais plutôt en recevant d'autres entités de crédit: la base totale de crédit concédé augmente donc, ce qui réduit mécaniquement le taux de créances douteuses.
"Sans compter ce changement méthodologique, le taux aurait augmenté jusqu'à 13,78%", précise la Banque d'Espagne, ce qui aurait donc constitué un nouveau record historique.
Les plus mauvais payeurs sont les promoteurs immobiliers, dont le taux de créances douteuses atteint, fin 2013 (ces chiffres sont publiés avec un mois de décalage), à 38%, tandis que les particuliers remboursent mieux leurs crédits pour acheter ou rénover un logement, avec un taux de 5,99%. Ces deux chiffres sont à un niveau historiquement élevé.
Indice de la vulnérabilité des banques, les créances douteuses ont commencé à grimper dans le bilan de tous les établissements financiers du pays après l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Fortement fragilisé par la fin de cette bulle, le secteur bancaire a bénéficié d'un plan d'aide européen accordé en juin 2012, de 41,3 mrd EUR, dont il est sorti fin janvier.
Dans le cadre de ce sauvetage, l'Espagne a créé une structure de défaisance, ou "bad bank", baptisée "Sareb", pour les actifs immobiliers considérés comme les plus toxiques.
Pour la première fois en 17 mois, le taux et le montant des créances douteuses avaient baissé en décembre 2012 après le transfert des actifs des quatre banques nationalisées vers la Sareb. Mais il est depuis reparti à la hausse, à part une baisse éphémère en février, et se maintient à un niveau record depuis le début de la série statistique, en 1962.
Lors de la précédente grande crise économique et bancaire en Espagne, qui avait frappé le pays dans les années 1990, les créances douteuses avaient atteint un record de 9,15%, en février 1994, désormais largement dépassé.
awp
samedi 8 mars 2014
Espagne: les prix des logements ont continué de fondre fin 2013
Madrid - Les prix des logements en Espagne ont encore baissé au quatrième trimestre 2013, de 7,8% en rythme annuel, poursuivant une tendance de recul ininterrompu depuis 2008, quand la bulle immobilière a explosé, selon les statistiques officielles publiées vendredi.
Le rythme de baisse est toutefois moindre que les années précédentes: sur le même trimestre de 2012, ils avaient fondu de 12,8%, et sur la même période de 2011, ils avaient chuté de 11,2%, selon les chiffres de l'Institut national de la statistique (Ine).
Il est aussi plus faible qu'au troisième (-7,9%), deuxième (-12,1%) et premier (-14,3%) trimestres 2013.
En rythme annuel, les prix des logements en Espagne n'ont cessé de reculer depuis le deuxième trimestre 2008 et ils accumulent une baisse de 37% depuis le pic atteint au troisième trimestre 2007.
La quatrième économie de la zone euro, dont la croissance a longtemps été portée par le boom de la construction, a été fortement fragilisée quand cette bulle a éclaté, de même que son secteur bancaire.
Ce dernier a d'ailleurs dû demander une aide européenne de plus de 40 mrd EUR, ce qui lui a permis de s'assainir, mais les risques demeurent: alors que l'activité immobilière reste sinistrée, les créances douteuses ont atteint fin 2013 leur plus haut niveau en 50 ans, à 13,6%.
Le pays semble, lui, avoir retrouvé les faveurs des marchés et vient de sortir de deux ans de récession, mais son taux de chômage reste à un niveau record (26,03%) et sa croissance très faible (0,2% au dernier trimestre 2013).
awp
mercredi 22 janvier 2014
Immobilier: stabilisation globale, France toujours en correction
Paris - Les prix de l'immobilier résidentiel devraient se stabiliser en 2014 en Europe, à l'exception de la France, toujours en correction, ou de l'Allemagne et du Royaume-Uni, qui devraient connaître une progression, selon une étude de Standard and Poor's (SP).
Selon les estimations de l'agence de notation, la France devrait subir la baisse la plus prononcée cette année (-3%), suivie de l'Espagne (-2%) et de l'Italie (-1%). Aux Pays-Bas, SP anticipe une stabilité des prix.
Marqué par une très forte augmentation de prix (+155%) entre 1997 et 2007, le marché français n'a connu qu'une modeste correction en dépit de la crise, la faute principalement à une offre limitée et à la faiblesse des taux d'intérêts des prêts immobiliers.
Une forte hausse de ces derniers dans un avenir proche étant peu probable, ce sont les indicateurs économiques en berne de l'Hexagone qui pourraient provoquer une baisse marquée, a relevé Standard and Poor's.
La France se situe pour l'instant loin des "améliorations marquées au Royaume-Uni (+5%) et en Allemagne (+4%) grâce à leurs meilleures performances économiques", indique SP.
Après une chute estimée à 5% en 2013, le marché immobilier espagnol devrait profiter "de meilleurs indicateurs économiques et d'une demande accrue des investisseurs étrangers". Mais il pâtit toujours d'une offre largement excédentaire.
Autre pays dont le marché a été parmi les plus durement touchés par la crise, les Pays-Bas semblent encore loin de la reprise en raison notamment de conditions trop restrictives d'accès au crédit, souligne SP.
Mais la baisse continue des prix enregistrée depuis 2008 paraît enfin interrompue, en particulier grâce à l'amélioration de la politique budgétaire.
"Le marché immobilier résidentiel de l'Italie a continué de se contracter au cours du deuxième trimestre 2013, en raison de la faiblesse de l'économie italienne et de la persistance des tensions sur le crédit", note SP.
La situation italienne inspire cependant moins de craintes à l'agence de notation américaine, dont les prévisions pour 2014 sont plus optimistes qu'il y a trois mois, malgré les risques représentés par "la volatilité des marchés sur la dette souveraine".
Enfin la contraction du PIB belge en 2013, estimée à -0,1%, n'a pas freiné la croissance du marché immobilier, qui devrait être de +1,5% en 2014.
awp
mardi 26 novembre 2013
France: repli accentué d'août à octobre de la construction de logements neufs
Paris - La construction de logements neufs en France a accentué son repli d'août à octobre, tandis qu'aucun rebond ne se profile à l'horizon, du fait du plongeon des permis de construire.
Les mises en chantier de logements neufs en France ont diminué de 2,8% sur un an, pendant les trois mois allant d'août à octobre, à 76'624 unités, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.
En succédant à un repli de 0,6% entre juillet et septembre, ce recul plus accentué confirme que la légère embellie constatée entre juin et août (+2,1%) était passagère.
D'août à octobre, le segment des logements en résidence (seniors, étudiants...) a toutefois vu ses mises en chantier bondir de 20,2% à 5026 unités sur un an, alors que celles des logements ordinaires sont en baisse de 4,1% à 71'598 unités.
Sur les douze mois écoulés entre novembre 2012 et octobre 2013, le nombre de logements neufs mis en chantier est toujours en net repli de 9% à 339'957 unités.
Du côté des permis de construire accordés aux logements neufs, qui représentent les futures mises en chantier, leur nombre a chuté de 23% d'août à octobre, à 101'989 unités, comparé à la même période un an plus tôt.
Le décrochage est encore plus fort pour les permis de construire accordés aux logements en résidence (-42,8% à 6033 unités) que pour les logements ordinaires (-21,3% à 95'956 unités).
Sur douze mois, la tendance est toujours à la baisse, avec un repli cumulé de 15,4% à 441'071 unités entre novembre 2012 et octobre 2013, comparé à la même période un an plus tôt.
awp
mercredi 11 septembre 2013
USA: le sauvetage de l'économie en 2008 a été moins coûteux que prévu
WASHINGTON (District of Columbia) - Le plan de sauvetage de l'économie américaine, lancé il y a cinq ans après la faillite de Lehman Brothers, a bien marché et a été moins coûteux que prévu, ont assuré mercredi de hauts responsables du Trésor.
Baptisé TARP (Troubled Asset Relief Program), ce programme d'aide centré sur les banques et le secteur automobile aura coûté 421 milliards de dollars qui ont aujourd'hui été intégralement remboursés aux autorités, ont affirmé ces hauts responsables sous couvert de l'anonymat.
Beaucoup de gens pensent au TARP comme à un programme qui a vu passer par la porte 700 milliards de dollars qu'on n'a jamais revus, résumait l'un d'eux, en référence au montant de la ligne de crédit globale accordée par le Congrès en octobre 2008.
En fait, nous avons déboursé 421 milliards de dollars et nous avons collecté en retour à ce jour 422 milliards de dollars. Nous venons donc de passer dans le vert, a ajouté ce responsable.
Selon lui, ce programme a rempli son rôle, celui de stabiliser le système. Cela a marché mieux, plus vite et a été moins coûteux que beaucoup ne l'auraient pensé, a-t-il ajouté.
C'est le volet bancaire du plan, d'un coût initial de 238 milliards de dollars, qui a rapporté le plus au gouvernement (environ 24 milliards de dollars, selon les chiffres du Trésor), via les remboursements, les dividendes et le paiement d'intérêts, alors que le TARP est venu à la rescousse de quelque 650 banques. Quelque 3 milliards de dollars sont encore utilisés par une centaine de petites banques.
Du côté de l'industrie automobile, où le gouvernement est venu au secours de General Motors et de Chrysler, le Trésor s'attend en revanche à une perte d'environ 15 milliards de dollars.
Le coût d'une non-intervention aurait été bien plus lourd en terme d'emplois et de retraites perdus, a néanmoins certifié le responsable du Trésor.
L'Etat américain détient encore quelque 10% de titres GM en circulation, contre deux tiers au pire de la crise.
Le volet d'aide à l'immobilier est lui aussi lourdement déficitaire et pourrait coûter entre 16 et 38 milliards de fonds publics, selon le Trésor. Le TARP ne comprend par ailleurs pas les 188 milliards de dollars déboursés pour le sauvetage des géants du refinancement immobilier Fannie Mae et Freddie Mac.
Dans l'ensemble, le gouvernement empochera un bénéfice significatif issu de ces interventions, a affirmé ce responsable ajoutant que le but de ces aides a toujours été de sauver le système (financier) et non de faire du profit.
La crise de 2008 a conduit à la perte de près de 9 millions d'emplois, à une contraction de plusieurs centaines de milliards de dollars de la première économie mondiale, à une chute des prix de l'immobilier qui n'ont pas encore retrouvé leur pic de 2006 et à une réduction spectaculaire, selon les mots du Trésor, du patrimoine des ménages américains.
afp
Baptisé TARP (Troubled Asset Relief Program), ce programme d'aide centré sur les banques et le secteur automobile aura coûté 421 milliards de dollars qui ont aujourd'hui été intégralement remboursés aux autorités, ont affirmé ces hauts responsables sous couvert de l'anonymat.
Beaucoup de gens pensent au TARP comme à un programme qui a vu passer par la porte 700 milliards de dollars qu'on n'a jamais revus, résumait l'un d'eux, en référence au montant de la ligne de crédit globale accordée par le Congrès en octobre 2008.
En fait, nous avons déboursé 421 milliards de dollars et nous avons collecté en retour à ce jour 422 milliards de dollars. Nous venons donc de passer dans le vert, a ajouté ce responsable.
Selon lui, ce programme a rempli son rôle, celui de stabiliser le système. Cela a marché mieux, plus vite et a été moins coûteux que beaucoup ne l'auraient pensé, a-t-il ajouté.
C'est le volet bancaire du plan, d'un coût initial de 238 milliards de dollars, qui a rapporté le plus au gouvernement (environ 24 milliards de dollars, selon les chiffres du Trésor), via les remboursements, les dividendes et le paiement d'intérêts, alors que le TARP est venu à la rescousse de quelque 650 banques. Quelque 3 milliards de dollars sont encore utilisés par une centaine de petites banques.
Du côté de l'industrie automobile, où le gouvernement est venu au secours de General Motors et de Chrysler, le Trésor s'attend en revanche à une perte d'environ 15 milliards de dollars.
Le coût d'une non-intervention aurait été bien plus lourd en terme d'emplois et de retraites perdus, a néanmoins certifié le responsable du Trésor.
L'Etat américain détient encore quelque 10% de titres GM en circulation, contre deux tiers au pire de la crise.
Le volet d'aide à l'immobilier est lui aussi lourdement déficitaire et pourrait coûter entre 16 et 38 milliards de fonds publics, selon le Trésor. Le TARP ne comprend par ailleurs pas les 188 milliards de dollars déboursés pour le sauvetage des géants du refinancement immobilier Fannie Mae et Freddie Mac.
Dans l'ensemble, le gouvernement empochera un bénéfice significatif issu de ces interventions, a affirmé ce responsable ajoutant que le but de ces aides a toujours été de sauver le système (financier) et non de faire du profit.
La crise de 2008 a conduit à la perte de près de 9 millions d'emplois, à une contraction de plusieurs centaines de milliards de dollars de la première économie mondiale, à une chute des prix de l'immobilier qui n'ont pas encore retrouvé leur pic de 2006 et à une réduction spectaculaire, selon les mots du Trésor, du patrimoine des ménages américains.
afp
mardi 25 juin 2013
Chine: la chute de la Bourse montre la détermination de Pékin à réformer
Shanghai - La chute de la Bourse de Shanghai lundi et mardi, directement provoquée par le refus de Pékin d'injecter des liquidités dans le système bancaire, illustre la détermination du gouvernement chinois à resserrer le crédit pour endiguer la spéculation, quitte à freiner la croissance et doucher les attentes des actionnaires, selon les analystes.
Lundi, l'indice composite de la place de Shanghai avait dévissé de 5,30%, avant de perdre jusqu'à 5,79% en séance mardi puis de se reprendre sur fond de chasse aux bonnes affaires, finissant la séance sur une légère baisse de 0,19%.
En clôture, l'indice atteignait tout de même son plus bas niveau depuis le 16 janvier 2009, à 1954,44 points.
"L'impact d'une liquidité insuffisante a été crucial et il est très rare de voir le marché chuter de plus de 5% deux jours consécutifs", a déclaré à l'AFP Tao Jinggang, analyste chez Sinolink Securities.
Il a toutefois prédit que "dans un avenir proche, l'impact (du manque de liquidités) va sans doute s'atténuer alors que le marché sera davantage focalisé sur les perspectives de l'économie chinoise et les résultats des entreprises".
La crise qui a éclaté la semaine dernière est la conséquence d'une récente envolée des taux à court terme sur le marché interbancaire, mettant en péril la capacité des banques à se financer et à accorder des prêts.
PAS UN PROBLÈME DE MANQUE DE LIQUIDITÉS
Ces taux avaient commencé à se tendre au moment de la fête des Bateaux-Dragons, le 12 juin, un phénomène habituel en période de jours fériés, mais ils n'étaient pas retombés après.
Le week-end dernier, l'agence officielle Chine nouvelle assurait que le problème n'était pas un manque de liquidités mais une affaire d'allocation de fonds, tandis que la Banque centrale jugeait lundi que les liquidités se situent à un "niveau approprié" dans le système bancaire chinois.
Pourtant, si la situation "perdure, cela pourrait conduire à un effondrement du crédit dans l'économie réelle, et à un ralentissement brutal", selon une note de recherches de la banque ANZ.
"La Banque centrale a déjà puni les banques commerciales pour leurs excès passés. il est temps qu'elle restaure la confiance dans le système financier chinois", poursuit la banque australo-néo-zélandaise.
Les 170 millions d'actionnaires ne pourront en tous cas pas compter sur le gouvernement pour voler à leur secours, a mis en garde le Quotidien du Peuple.
"La Commission chinoise des opérations en Bourse (CSRC) n'est pas la nourrice du marché boursier, pas plus que ne l'est la Banque centrale", a expliqué l'organe du Parti communiste.
Le directeur adjoint de la succursale de Shanghai de la Banque centrale, Ling Tao, a toutefois déclaré mardi que l'institut d'émission allait "guider les taux d'intérêts de marché vers une fourchette raisonnable" tout en surveillant de près la liquidité du marché interbancaire, a rapporté l'agence financière Dow Jones.
Les observateurs ne croient pas à un scénario dans lequel Pékin prendrait le risque d'un effondrement du secteur financier.
"La Banque populaire de Chine (PBOC, banque centrale) dispose encore des instruments nécessaires pour contrer un effondrement à court terme de la liquidité, avant que cela provoque une crise bancaire", estime Michael Pettis, qui enseigne la finance à l'Université de Pékin.
PREMIER VRAI TEST ÉCONOMIQUE
"La Chine n'est pas encore en crise, et d'après nous un atterrissage brutal va probablement être évité", juge de son côté Andrew Peck, économiste de Bank of America - Merrill Lynch basé Hong Kong dans une note d'analyse.
Pour Zhang Zhiwei et Wendy Chen, de la banque japonaise Nomura, "le resserrement des liquidités est le premier vrai test économique des nouveaux dirigeants chinois pour montrer leur volonté de résoudre des questions économiques difficiles en agissant, au-delà des mots".
L'équipe autour du nouveau Premier ministre Li Keqiang, arrivée au pouvoir en mars, a signalé sa volonté de poursuivre les réformes structurelles tout en freinant la progression des nouveaux prêts, qui avaient fortement augmenté depuis l'automne.
L'ouverture des vannes du crédit, risquée car elle augmente le danger des créances douteuses, n'a en effet pas permis comme par le passé de stimuler de façon durable la croissance, passée de 7,9% au quatrième trimestre 2012 à 7,7% au premier trimestre 2013. Récemment, le FMI, la Banque mondiale et les banques ont tous révisé à la baisse leurs perspectives de croissance pour la Chine.
Les économistes de Nomura comparent la politique des nouveaux dirigeants chinois à celle du principal responsable économique des années 1990, Zhu Rongji.
"Tsar" des réformes chinoises, Zhu avait strictement contrôlé la masse monétaire, parvenant à endiguer la spéculation sur le marché immobilier et à évaluer plus rigoureusement les projets d'infrastructures.
Autant de problèmes auxquels la Chine, entre temps devenue deuxième puissance mondiale, reste confrontée aujourd'hui.
awp
mercredi 12 décembre 2012
France: l'activité dans le batiment baissera de 3,5% en 2013, 40'000 emplois menacés
Paris - Le secteur du bâtiment devrait enregistrer en 2013 un recul de 3,5% de son activité et une perte de 40'000 emplois, dont 15'000 en intérim, par rapport à 2012, a annoncé mercredi la Fédération nationale du bâtiment (FFB).
"Nous ne voyons pas une sortie de crise avant la fin de l'année 2014", a déclaré Didier Ridoret, le président de la FFB, lors d'une conférence de presse.
L'année 2012 a été un peu moins mauvaise que prévue originellement avec une diminution de l'activité de seulement 1,2% en volume, par rapport à 2011, contre -1,9% envisagé au début de l'année, et une perte de 14'500 emplois (au lieu de 35'000), y compris les intérimaires en équivalents-temps plein, soit une baisse de 1,1%, selon la FFB.
L'accélération de la crise en 2013 trouve sa source presque exclusivement dans l'effondrement prévu de la construction neuve (-8,9% pour le logement et -4,4% pour les bureaux et autres bâtiments).
Par contre, le secteur de l'amélioration-entretien, qui représente la moitié du chiffre d'affaires des entreprises, devrait être quasi-stable (-0,5%) par rapport à 2012. L'explication réside dans l'anticipation des travaux de rénovation avant l'augmentation prévue, au 1er janvier 2014, de la TVA spécifique pour ce segment et les HLM qui doit passer de 7% à 10%.
Une mesure à laquelle s'oppose fermement la FFB qui veut que la TVA baisse à 5%, le taux réduit.
"Il n'est pas de bonne politique de répandre de vaines espérances" en affirmant, comme le fait le gouvernement, que la France va construire 500'000 logements neufs, dont 150'000 sociaux, et rénover thermiquement 500'000 autres par an, a affirmé M. Ridoret.
Pour le président de la FFB, "seul un taux de TVA très attractif sera capable de faire germer chez nos concitoyens les plus fragiles les espoirs de transition énergétique ou d'un accès plus facile au logement social".
Le secteur du bâtiment comprenait, fin 2011, 347'000 entreprises et 1'505'000 actifs (dont 1,18 million de salariés et 325'000 artisans) et a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires (hors taxes) de 129 milliard d'euros, soit la moitié de celui de l'industrie mais deux fois les activités de banque et assurance.
awp
afp
lundi 29 octobre 2012
Espagne : la bad bank rachète aux banques leurs actifs avec une décote de 63%
MADRID - Les actifs immobiliers toxiques des banques espagnoles rachetés par la structure de défaisance dite bad bank, la Sareb, qui sera opérationnelle en novembre, subiront une décote moyenne de 63% par rapport à leur valeur comptable, a annoncé lundi la Banque d'Espagne.
La création de la Sareb réduira substantiellement toute incertitude liée à la viabilité des établissements ayant besoin d'aides publiques, ce qui permettra de se concentrer sur la gestion de leur coeur d'activité, affirme le régulateur dans un communiqué.
Cette structure était l'une des conditions imposées par Bruxelles pour l'octroi d'une aide, décidée en juin, pouvant atteindre 100 milliards d'euros au secteur bancaire espagnol, qui croule sous les actifs à risques depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Le prix des actifs considérés comme les plus toxiques, les terrains non construits, subiront une décote moyenne de 79,5%, explique le régulateur, tandis que les logements neufs seront rachetés à 54,2% de leur valeur comptable actuelle.
Pour être transférés, les actifs immobiliers devront valoir plus de 100.000 euros.
Les prêts concédés au secteur immobilier de plus de 250.000 euros pourront également être vendus à la Sareb. Ces derniers subiront une décote moyenne de 45,6%, a indiqué la Banque d'Espagne.
Grâce à cette évaluation basse de la valeur des actifs immobiliers, la Banque d'Espagne espère attirer des investisseurs privés au capital de la Sareb, qui devrait être opérationnelle pour un maximum de 15 ans, a souligné jeudi le numéro deux de la Banque d'Espagne, Fernando Restoy.
Selon ce dernier, les investisseurs pourraient en tirer une rentabilité située entre 14 et 15%.
La prévision est que les investisseurs privés représentent au moins 55% du capital de la bad bank, avait expliqué le ministre de l'Economie Luis de Guindos le 3 octobre.
Premières concernées, les banques nationalisées parmi lesquelles figure la quatrième enseigne espagnole, Bankia.
Celle-ci vendra un portefeuille de 50 milliards d'euros d'actifs à la Sareb, dont 38 milliards de prêts immobiliers et 12 milliards de biens saisis, a précisé le directeur du fonds public d'aide au secteur bancaire (Frob), Antonio Carrascosa.
Ce portefeuille ne vaudra plus que 24,8 milliards après la décote appliquée par la bad bank, a-t-il indiqué, dont 20 milliards en prêts et 4,8 milliards en biens immobiliers saisis.
Le sauvetage public historique réclamé par Bankia en mai, de 23,5 milliards d'euros, avait précipité la demande de l'Espagne d'une aide pour son secteur financier.
En tout, les quatre banques déjà nationalisées en Espagne vendront en décembre pour 44,1 milliards d'euros d'actifs, après décote, à la structure de défaisance.
La bad bank pourra ensuite acheter en 2013 les actifs toxiques des autres banques les plus fragiles, mais son capital total ne dépassera en aucun cas 90 milliards d'euros, a précisé la Banque d'Espagne.
Fin septembre, un audit mené par le cabinet américain Oliver Wyman, mandaté par les autorités espagnoles, a chiffré les besoins du secteur bancaire à moins de 60 milliards.
Le gouvernement a affirmé que seuls 40 milliards environ seront empruntés à la zone euro, certaines banques pouvant trouver les fonds manquants par d'autres biais, comme des cessions d'actifs ou des augmentations de capital.
afp
La création de la Sareb réduira substantiellement toute incertitude liée à la viabilité des établissements ayant besoin d'aides publiques, ce qui permettra de se concentrer sur la gestion de leur coeur d'activité, affirme le régulateur dans un communiqué.
Cette structure était l'une des conditions imposées par Bruxelles pour l'octroi d'une aide, décidée en juin, pouvant atteindre 100 milliards d'euros au secteur bancaire espagnol, qui croule sous les actifs à risques depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008.
Le prix des actifs considérés comme les plus toxiques, les terrains non construits, subiront une décote moyenne de 79,5%, explique le régulateur, tandis que les logements neufs seront rachetés à 54,2% de leur valeur comptable actuelle.
Pour être transférés, les actifs immobiliers devront valoir plus de 100.000 euros.
Les prêts concédés au secteur immobilier de plus de 250.000 euros pourront également être vendus à la Sareb. Ces derniers subiront une décote moyenne de 45,6%, a indiqué la Banque d'Espagne.
Grâce à cette évaluation basse de la valeur des actifs immobiliers, la Banque d'Espagne espère attirer des investisseurs privés au capital de la Sareb, qui devrait être opérationnelle pour un maximum de 15 ans, a souligné jeudi le numéro deux de la Banque d'Espagne, Fernando Restoy.
Selon ce dernier, les investisseurs pourraient en tirer une rentabilité située entre 14 et 15%.
La prévision est que les investisseurs privés représentent au moins 55% du capital de la bad bank, avait expliqué le ministre de l'Economie Luis de Guindos le 3 octobre.
Premières concernées, les banques nationalisées parmi lesquelles figure la quatrième enseigne espagnole, Bankia.
Celle-ci vendra un portefeuille de 50 milliards d'euros d'actifs à la Sareb, dont 38 milliards de prêts immobiliers et 12 milliards de biens saisis, a précisé le directeur du fonds public d'aide au secteur bancaire (Frob), Antonio Carrascosa.
Ce portefeuille ne vaudra plus que 24,8 milliards après la décote appliquée par la bad bank, a-t-il indiqué, dont 20 milliards en prêts et 4,8 milliards en biens immobiliers saisis.
Le sauvetage public historique réclamé par Bankia en mai, de 23,5 milliards d'euros, avait précipité la demande de l'Espagne d'une aide pour son secteur financier.
En tout, les quatre banques déjà nationalisées en Espagne vendront en décembre pour 44,1 milliards d'euros d'actifs, après décote, à la structure de défaisance.
La bad bank pourra ensuite acheter en 2013 les actifs toxiques des autres banques les plus fragiles, mais son capital total ne dépassera en aucun cas 90 milliards d'euros, a précisé la Banque d'Espagne.
Fin septembre, un audit mené par le cabinet américain Oliver Wyman, mandaté par les autorités espagnoles, a chiffré les besoins du secteur bancaire à moins de 60 milliards.
Le gouvernement a affirmé que seuls 40 milliards environ seront empruntés à la zone euro, certaines banques pouvant trouver les fonds manquants par d'autres biais, comme des cessions d'actifs ou des augmentations de capital.
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