Sydney - La planète fait face à une crise de l'emploi généralisée qui menace les perspectives de relance de la croissance, a averti mardi la Banque mondiale, selon laquelle il n'existe aucun remède miracle.
La Banque mondiale a rendu publique une étude sur l'emploi mondial à l'occasion d'une réunion des ministres du Travail et de l'Emploi du G20 en Australie. Celle-ci indique que 600 millions d'emplois supplémentaires doivent être créés au niveau mondial d'ici 2030 pour faire face à l'augmentation de la population.
"Il y a peu de doute qu'il y a une crise généralisée de l'emploi", a commenté Nigel Twose, directeur de la Banque mondiale chargé de cette question. "Comme l'indique clairement cette étude, il y a pénurie d'emplois, et d'emplois qualifiés".
Egalement préoccupantes, "les inégalités salariales et de revenus se creusent au sein de nombreux pays du G20 en dépit de progrès dans certains pays émergents comme le Brésil et l'Afrique du Sud", a ajouté Nigel Twose.
De manière générale, les créations d'emploi se portent mieux dans les pays émergents que dans les pays les plus avancés, grâce à des moteurs comme la Chine et le Brésil, mais les perspectives ne sont pas réjouissantes, a-t-il dit. "Les projections actuelles sont moroses. Des défis importants se profilent à l'horizon".
D'après le rapport réalisé conjointement avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), plus de 100 millions de personnes sont au chômage dans les pays du G20 tandis que 447 millions sont considérées comme des "travailleurs pauvres" vivant avec moins de deux dollars par jour.
La croissance économique devrait rester faible, tandis que la situation de l'emploi pèse sur la consommation et les investissements, indique l'étude. Les salaires réels stagnent dans de nombreux pays membres du G20, voire reculent dans certains.
"Il n'existe pas de solution magique pour résoudre la crise de l'emploi, dans les marchés émergents comme dans les économies avancées", a ajouté le responsable.
"Nous savons que nous devons créer 600 millions d'emplois supplémentaires dans le monde d'ici 2030 simplement pour faire face à la croissance démographique", a-t-il souligné.
Chaque pays doit adopter une approche interministérielle du problème avec la "collaboration durable et directe du secteur privé", a préconisé M. Twose.
En avril, les ministres des Finances du G20 s'étaient fixé comme objectif de doper le produit intérieur brut (PIB) mondial de 2% sur les cinq prochaines années.
Mais le Fonds monétaire international a prévenu en juillet que ces objectifs de croissance pourraient être minés par la hausse des taux d'intérêt et le ralentissement des économies émergentes.
awp
Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mardi 9 septembre 2014
vendredi 27 décembre 2013
Espagne: après une année très dure, Rajoy promet plus d'emplois pour 2014
MADRID - Le chef du gouvernement conservateur espagnol Mariano Rajoy a promis vendredi, lors de son bilan annuel, plus d'emplois et une reprise de la croissance économique dans une Espagne frappée par un taux de chômage de 26% et enfoncée dans la crise.
Si l'année 2012 a été l'année de la réduction (du déficit), 2013 a été l'année des réformes et 2014 sera l'année du début de la reprise économique dans notre pays, a déclaré le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse après le dernier Conseil des ministres de l'année.
Nous avons quitté la récession dans laquelle était plongée l'Espagne depuis début 2011, sa deuxième en cinq ans, a-t-il ajouté, alors que le pays a affiché une timide croissance de 0,1% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre.
Mais avec un taux de chômage de 25,98%, l'emploi reste l'un des principaux points noirs de la quatrième économie de la zone euro. Si Mariano Rajoy a reconnu vendredi se trouver très loin de son objectif de créer des emplois, il s'est toutefois voulu optimiste.
L'année prochaine, quand je comparaîtrai de nouveau devant vous (fin décembre, ndlr), il y aura moins de personnes au chômage et plus de personnes employées, a-t-il affirmé
J'espère qu'à la fin 2013, le nombre de chômeurs inscrits sera inférieur à celui de l'année précédente. Et cela n'est pas arrivé en Espagne depuis 2006, a-t-il déclaré.
Frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale, l'Espagne est engagée dans un programme historique de rigueur, avec 150 milliards d'euros d'économies programmées entre 2012 et 2014 pour réduire son déficit public.
Arrivé au pouvoir fin 2011, le gouvernement de Mariano Rajoy a lancé une batterie de mesures (marché du travail, secteur bancaire, retraites...) qui permettent à l'Espagne de terminer l'année sur des bases bien plus solides pour la reprise économique, a affirmé vendredi ce dernier.
Après deux ans d'un mandat marqués par les mobilisations contre les coupes, qui frappent notamment les budgets sensibles de la Santé et de l'Education, Mariano Rajoy a remercié vendredi les Espagnols pour leurs efforts lors d'une année 2013 très dure.
Le Premier ministre a en outre annoncé que la facture d'électricité augmentera de 2,3% au premier trimestre 2014, après que son gouvernement a fait annuler il y a une semaine la hausse de 11% prévue pour janvier après un processus d'enchères organisé entre les acteurs du marché.
Ce bond annoncé avait fait grand bruit dans un pays enfoncé dans la crise et qui affiche déjà les prix les plus chers de l'Union européenne derrière Chypre et l'Irlande, selon Eurostat.
Le gouvernement a aussi annoncé qu'il gelait le salaire minimum pour 2014, à 645,30 euros par mois, et a confirmé l'augmentation de 0,25% en 2014 des pensions de retraites, désormais désindexées de l'inflation.
Objet de vives tensions en 2012, lorsque la probabilité d'un sauvetage global de son économie, après celui de ses banques, avec une aide européenne de 41,3 milliards d'euros, semblait proche, l'Espagne bénéfice d'une accalmie sur les marchés.
Mariano Rajoy a tenu à le souligner, rappelant que les trois agences de notation financières (Fitch, Moody's et Standard & Poor's) ont remonté, ces dernières semaines, la perspective de sa note souveraine de négative à stable.
Les analystes restent toutefois prudents, le gouvernement prévoyant pour 2014 une croissance de 0,7%, insuffisante pour nombre d'entre eux pour créer de l'emploi.
afp
Si l'année 2012 a été l'année de la réduction (du déficit), 2013 a été l'année des réformes et 2014 sera l'année du début de la reprise économique dans notre pays, a déclaré le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse après le dernier Conseil des ministres de l'année.
Nous avons quitté la récession dans laquelle était plongée l'Espagne depuis début 2011, sa deuxième en cinq ans, a-t-il ajouté, alors que le pays a affiché une timide croissance de 0,1% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre.
Mais avec un taux de chômage de 25,98%, l'emploi reste l'un des principaux points noirs de la quatrième économie de la zone euro. Si Mariano Rajoy a reconnu vendredi se trouver très loin de son objectif de créer des emplois, il s'est toutefois voulu optimiste.
L'année prochaine, quand je comparaîtrai de nouveau devant vous (fin décembre, ndlr), il y aura moins de personnes au chômage et plus de personnes employées, a-t-il affirmé
J'espère qu'à la fin 2013, le nombre de chômeurs inscrits sera inférieur à celui de l'année précédente. Et cela n'est pas arrivé en Espagne depuis 2006, a-t-il déclaré.
Frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale, l'Espagne est engagée dans un programme historique de rigueur, avec 150 milliards d'euros d'économies programmées entre 2012 et 2014 pour réduire son déficit public.
Arrivé au pouvoir fin 2011, le gouvernement de Mariano Rajoy a lancé une batterie de mesures (marché du travail, secteur bancaire, retraites...) qui permettent à l'Espagne de terminer l'année sur des bases bien plus solides pour la reprise économique, a affirmé vendredi ce dernier.
Après deux ans d'un mandat marqués par les mobilisations contre les coupes, qui frappent notamment les budgets sensibles de la Santé et de l'Education, Mariano Rajoy a remercié vendredi les Espagnols pour leurs efforts lors d'une année 2013 très dure.
Le Premier ministre a en outre annoncé que la facture d'électricité augmentera de 2,3% au premier trimestre 2014, après que son gouvernement a fait annuler il y a une semaine la hausse de 11% prévue pour janvier après un processus d'enchères organisé entre les acteurs du marché.
Ce bond annoncé avait fait grand bruit dans un pays enfoncé dans la crise et qui affiche déjà les prix les plus chers de l'Union européenne derrière Chypre et l'Irlande, selon Eurostat.
Le gouvernement a aussi annoncé qu'il gelait le salaire minimum pour 2014, à 645,30 euros par mois, et a confirmé l'augmentation de 0,25% en 2014 des pensions de retraites, désormais désindexées de l'inflation.
Objet de vives tensions en 2012, lorsque la probabilité d'un sauvetage global de son économie, après celui de ses banques, avec une aide européenne de 41,3 milliards d'euros, semblait proche, l'Espagne bénéfice d'une accalmie sur les marchés.
Mariano Rajoy a tenu à le souligner, rappelant que les trois agences de notation financières (Fitch, Moody's et Standard & Poor's) ont remonté, ces dernières semaines, la perspective de sa note souveraine de négative à stable.
Les analystes restent toutefois prudents, le gouvernement prévoyant pour 2014 une croissance de 0,7%, insuffisante pour nombre d'entre eux pour créer de l'emploi.
afp
mercredi 11 décembre 2013
France: la destruction d'emplois se poursuit, mais à un rythme moindre
Paris - L'économie française a encore détruit 15'600 emplois au troisième trimestre dans le secteur marchand (-0,1%), un rythme toutefois moindre qu'au trimestre précédent, selon les données définitives publiées mercredi par l'Insee.
Ces chiffres sont légèrement inférieurs à la première estimation fournie mi-novembre par l'Institut de la statistique (-17'000 emplois) et à ses prévisions initiales (-24'000). Mais cet écart s'inscrit "totalement dans la marge d'incertitude" inhérente à cette mesure, explique l'Insee.
Au deuxième trimestre, 37'700 emplois avaient déjà été rayés de la carte, un chiffre revu à la hausse par l'Insee.
Sur un an, 132'500 postes ont disparu dans le secteur marchand (-0,8%). Depuis le deuxième trimestre 2012, l'économie française détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée.
La situation s'améliore toutefois dans le secteur intérimaire, considéré comme précurseur des évolutions à venir du marché du travail: les effectifs y ont légèrement augmenté au troisième trimestre (+1%) et sur un an (+0,6%).
Grâce à cette progression du travail temporaire, comptabilisé dans le secteur des services, les effectifs du secteur tertiaire ont également un peu progressé (+5.600 postes) par rapport au deuxième trimestre.
"Le fait que l'intérim ait renoué depuis le début de l'année avec les créations d'emplois est un signal positif", confirme Frédéric Tallet, de l'Insee.
En revanche, les pertes d'emplois se sont poursuivies dans la construction (-0,5%) comme dans l'industrie (-0,5%), à un rythme "plus marqué" qu'en 2012 où la tendance était plutôt de l'ordre de -0,2%, note l'Insee.
Au total, la "décélération des destructions d'emplois au troisième trimestre est plutôt positive après six trimestres consécutifs de baisse", résume Frédéric Tallet. "Ces messages sur la situation de l'emploi sont cohérents avec le ralentissement du chômage constaté au troisième trimestre".
Le taux de chômage a en effet poursuivi sa hausse, mais à un rythme ralenti (+0,1%) au troisième trimestre, atteignant 10,5% en métropole.
Il reste toutefois à un niveau inégalé depuis plus de quinze ans.
Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en métropole et sans aucune activité - un autre baromètre du chômage - a lui aussi baissé en octobre, tout en restant à un niveau historiquement élevé.
Fort de ces signaux, le gouvernement estime que l'inversion de la courbe du chômage promise par François Hollande avant la fin de l'année est "amorcée".
Le FMI, la Commission européenne et l'OCDE n'anticipent toutefois pas de recul du chômage cette année en France ni en 2014, vu la faiblesse de la croissance.
awp
samedi 28 septembre 2013
France: baisse de la consommation des ménages en août
Paris - La France est bien sortie de la récession au printemps avec une croissance confirmée de 0,5%, la plus importante depuis le début 2011, et quelques signes positifs du côté de l'investissement des entreprises.
Ce rebond de 0,5% du produit intérieur brut (PIB) hors inflation au 2e trimestre, confirmé dans une deuxième estimation diffusée vendredi par l'Institut national de la statistique et des études économiques, intervient après deux trimestres de recul de l'activité économique du pays.
Cette croissance plus élevée que prévu avait créé la surprise le 14 août mais elle devrait ralentir sur les deux derniers trimestres de l'année, selon les économistes.
"L'acquis de croissance", c'est-à-dire ce que serait la progression du PIB cette année en France si l'activité stagnait totalement aux deux derniers trimestres, est estimé à 0,1% par l'Insee. C'est aussi la prévision du gouvernement.
"Il est clair qu'on ne refera pas +0,5% au troisième trimestre, on part sur des taux de 0 ou 0,1%", estime Philippe Waechter, directeur de la recherche économique, chez Natixis Asset Management.
L'essentiel du saut de 0,5% provient des stocks des entreprises qui contribuent à hauteur de 0,2 point.
"Ce n'est même pas un restockage, c'est un ralentissement du déstockage", explique pour sa part Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "cela ne va pas se reproduire le trimestre suivant". Pour M. Heyer, la croissance sera nulle au troisième trimestre et de 0,2% au dernier.
Un chiffre a attiré l'attention des économistes: l'investissement des entreprises non financières, qui est stable après avoir baissé de 1,0% au premier trimestre. "Je me réjouis que l'investissement des entreprises soit stabilisé", s'exclame Philippe Waechter. Pour nombre d'économistes, la reprise annoncée le 14 juillet par le président de la République François Hollande ne sera vraiment là que quand les entreprises recommenceront à investir.
C'est sur cet espoir que l'OFCE fonde sa prévision de croissance pour 2014, "la plus optimiste" sur la place de Paris. Le consensus des économistes français table sur 0,8% de croissance et le gouvernement 0,9% en 2014.
LE RISQUE DE LA CROISSANCE SANS EMPLOIS
"Si nous prévoyons 1,3% de croissance pour 2014, c'est parce qu'on attend une petite reprise par l'investissement des sociétés non financières après sept mois de désinvestissement", dit M. Heyer à l'AFP.
"A partir du premier trimestre (2014), l'investissement va redevenir positif", prévoit-il.
Mais cette perspective d'une reprise par l'investissement du secteur productif est peu porteuse d'espoir pour l'emploi, selon les analyses de l'OFCE.
"Aujourd'hui les entreprises sont encore en surcapacité mais quand on lit bien les enquêtes de l'Insee, ces surcapacités sont surtout du côté de l'emploi et pas du côté du capital. C'est inquiétant pour l'emploi", estime Eric Heyer. "Notre diagnostic c'est qu'il y a eu des destructions d'emplois pendant la crise mais pas autant que la crise l'aurait réclamé", explique-t-il en estimant l'excès à 252.000 emplois.
"La croissance de demain sera moins riche en emplois. Les entreprises vont faire de la productivité et la productivité, c'est de la croissance sans emplois", lance-t-il.
La rentabilité des sociétés progresse, avec un taux de marge qui passe de 28,2% au premier trimestre à 28,5% au printemps, faible par rapport à celui de la plupart de leurs consoeurs européennes.
Le pouvoir d'achat individuel des ménages français, objet de batailles politiques, a vu sa progression ralentir au deuxième trimestre, à +0,4% contre +0,8% en début d'année. Ce coup de frein n'a pas empêché la consommation des ménages d'augmenter de 0,4% hors inflation.
Les dépenses publiques ont progressé de 0,7%. La consommation en valeur, c'est-à-dire inflation comprise, a augmenté de 0,3%, moins vite que le revenu nominal, conduisant à une augmentation du taux d'épargne. Particulièrement élevé en France, ce chiffre est passé de 15,9% du revenu disponible brut à 16,0% du premier au deuxième trimestre.
Le commerce extérieur a lui eu un effet nul sur l'évolution du PIB au deuxième trimestre.
awp
vendredi 28 juin 2013
L'UE engage la lutte contre le chômage des jeunes
Les dirigeants européens se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour mobiliser quelque huit milliards d'euros (9,8 milliards de francs) afin de lutter contre le chômage des jeunes, lors d'un sommet à Bruxelles. Les discussions ont, toutefois, été parasitées par des négociations sur le budget imposées par le Britannique David Cameron.
Sans surprise, les 27 ont accepté le déblocage accéléré des six milliards d'euros prévus dans le budget européen 2014-2020 pour lutter contre le chômage des jeunes. Cette "Initiative pour la jeunesse" concerne les régions les plus frappées par le chômage des jeunes, soit treize pays.
Ils utiliseront cette enveloppe principalement en 2014 et en 2015, a indiqué le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors d'une conférence de presse concluant cette première journée de sommet. Les principaux bénéficiaires devraient être l'Espagne, la Grèce, l'Italie et la France la première année, a précisé un diplomate européen.
Plan plus ambitieux
Mais les Européens ont été plus loin que prévu, en décidant de puiser également dans des fonds inutilisés, ficelant ainsi un plan un peu plus ambitieux que prévu.
Grâce à la flexibilité décidée dans la gestion du budget 2014-2020, la somme destinée à aider les jeunes "sera bien plus importante que six milliards d'euros. Elle devrait au moins s'élever à huit milliards d'euros, selon les projections", a affirmé M. Van Rompuy.
Cette somme va notamment servir à traduire en actes la "Garantie pour la jeunesse", qui prévoit de proposer une formation ou un emploi dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi à un jeune.
Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. La situation est alarmante dans certains pays comme la Grèce et l'Espagne, où plus d'un jeune sur deux est sans emploi, faisant craindre l'émergence d'une "génération perdue".
Statu quo pour le rabais britannique
Le débat a, du reste, été parasité par les demandes britanniques concernant la sauvegarde de leur rabais dans le budget 2014-2020. Londres craignait, en effet, que le nouveau mode de financement de la Politique agricole commune (PAC) ne réduise légèrement l'assiette et donc le montant de la ristourne britannique.
Mais d'autres pays, comme la France, s'inquiétaient de devoir contribuer davantage si le Royaume-Uni obtenait satisfaction. Au final, "rien de changé pour le rabais britannique", a affirmé M. Van Rompuy. "Il est absolument essentiel que nous maintenions l'accord que nous avons eu en février", a-t-il estimé.
ats
jeudi 27 juin 2013
Allemagne : Le marché du travail continue d'afficher sa solidité
Berlin - Le marché du travail allemand a fait étalage jeudi de sa robustesse au mois juin, avec un recul surprise du nombre de chômeurs, alors que le continent européen peine à lutter contre ce fléau.
Contrairement aux attentes des économistes, l'Allemagne a dénombré 12'000 chômeurs en moins en juin par rapport à mai, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées par l'Agence pour l'Emploi.
Le taux de chômage n'en est pas moins resté stable à 6,8%. Il est ainsi de retour à son plus bas niveau depuis la Réunification du pays, soulignent plusieurs analystes.
Sur un an, le nombre de chômeurs a toutefois augmenté de 56'000, toujours en données ajustées.
En données brutes, le taux de chômage a lui reculé à 6,6%, contre 6,8% le mois précédent, portant le nombre total de chômeurs total à 2,865 millions.
"Le marché allemand du travail reste solide comme un roc. La success story continue", a commenté Carsten Brzeski, économiste chez ING, y voyant même "l'exemple de réformes du marché du travail réussies". Grâce à la flexibilité apportée par les réformes du début des années 2000, "le marché de l'emploi allemand a besoin de moins de croissance qu'avant pour créer des emplois".
BIEN MEILLEURE SANTÉ
Alors qu'un accès de faiblesse ces derniers mois avait fait naître quelques craintes, "l'impact de la crise de l'euro de l'an dernier semble maintenant commencer à s'estomper, de telle façon que la croissance de l'emploi peut reprendre", a estimé son confrère de la banque Berenberg, Christian Schulz.
"Le marché du travail continue à être en bien meilleure santé en Allemagne que dans la plupart des autres pays européens et l'effet de la crise de la zone euro sur l'emploi n'a été que modeste", a renchéri Timo Klein, de chez IHS Global Insight.
La situation allemande contraste en effet au plus haut point avec celle de l'ensemble de la zone euro, où le chômage atteint des niveaux records. En mai, il a encore grimpé, à 12,2%, un taux moyen qui masque de fortes disparités entre l'Autriche et l'Allemagne d'un côté, qui ont le chômage le plus faible, et des pays comme la Grèce ou l'Espagne où il dépasse les 26%.
Au coeur des inquiétudes, le chômage des jeunes, thème d'ailleurs central du sommet européen qui s'ouvre jeudi après-midi à Bruxelles.
Là aussi, avec seulement 5,6% de jeunes de 15 à 25 ans sans emploi, l'Allemagne, dont le système d'apprentissage est souvent loué, se démarque nettement du reste de l'Europe. En Grèce ou en Espagne, plus d'un jeune sur deux est au chômage. Le Portugal et l'Italie ne sont pas loin non plus de ce niveau dramatique.
L'Allemagne, qui cherche à attirer de la main d'oeuvre jeune et qualifiée pour compenser le vieillissement de sa population, s'affiche comme l'un des moteurs de ce combat contre le chômage des jeunes. C'est à Berlin que se tiendra le 3 juillet une rencontre des ministres européens de l'Emploi sur cette question.
CROISSANCE PLUS FORTE ATTENDUE
Pour le reste de l'année, le marché du travail allemand devrait continuer à se montrer sous son meilleur jour.
"Nous nous attendons à ce que sur la deuxième moitié de l'année, la croissance économique soit plus forte, ce qui signifie que nous pourrons rattraper en partie ce que nous n'avons pas réussi à faire au premier et au deuxième trimestres", notamment à cause d'un hiver long et froid, estimait mercredi Heinrich Alt, membre du directoire de l'Agence pour l'emploi, lors d'une rencontre avec la presse.
Ayant " bien surmonté" le ralentissement conjoncturel et le long hiver, "le marché du travail peut désormais rapidement reprendre son envol", a assuré pour sa part la ministre allemande de l'Emploi, Ursula von der Leyen, citée dans un communiqué.
awp
mardi 28 mai 2013
Paris et Berlin se veulent "à l'offensive" pour l'emploi des jeunes en Europe
Paris - Paris et Berlin ont donné mardi le coup d'envoi d'une "offensive" franco-allemande pour l'emploi des jeunes en Europe qui doit être parachevée début juillet à Berlin, François Hollande affirmant agir main dans la main avec Angela Merkel attendue jeudi à Paris.
"Nous devons agir en urgence, six millions de jeunes (les 15-24 ans) sont au chômage en Europe" et "près de 14 millions sont sans travail, ne suivent pas d'études ou ne sont pas apprentissage", a fait valoir le président français lors d'un colloque sur l'avenir de l'Europe à Paris.
"L'offensive pour l'emploi des jeunes part aujourd'hui", a-t-il lancé, assurant être "d'accord avec la chancelière Angela Merkel pour parvenir à un véritable plan pour l'emploi des jeunes dès cette année".
Les ministres français et allemands du Travail Michel Sapin et Ursula von der Leyen ont tracé les grandes lignes de ce plan franco-allemand baptisé "Initiative européenne pour la croissance et pour l'emploi".
Il reposera sur trois leviers --l'accès au crédit pour les PME, le développement de l'alternance et la mobilité géographique-- et tentera d'optimiser l'utilisation des fonds européens existants.
"Ce sont dans les PME et les PMI que se créent le plus d'emplois pour les jeunes, c'est elles qu'il faut soutenir", a fait valoir Michel Sapin.
"Beaucoup de PME, qui sont l'épine dorsale de nos économies, sont prêtes à produire mais ont besoin de capital. Or elles n'y ont accès qu'à un taux exorbitant. Ce cercle vicieux, nous entendons le briser, notamment grâce à la Banque européenne d'investissement", a renchéri Ursula von der Leyen.
"Le deuxième levier, c'est l'alternance: nous avons un retard considérable sur l'Allemagne, c'est sûrement aussi pour ça que la chômage y est bien plus faible", a poursuivi M. Sapin, ajoutant que le "troisième levier est la mobilité, sur le territoire national et en Europe".
L'idée est de garantir en Europe qu'aucun jeune ne reste pendant plus de quatre à six mois sans emploi, formation ou stage.
UN ERASMUS POUR LES APPRENTIS
Il ne faut cependant pas "faire des promesses aux jeunes à court terme qu'on ne tiendra pas à long terme", a averti de son côté le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, insistant sur la nécessité de privilégier les réformes structurelles destinées à améliorer la compétitivité des économies.
Ce dossier qui marque la reprise du dialogue franco-allemand, sera au coeur de la visite de travail d'Angela Merkel jeudi à Paris. Il constituera aussi l'un des plats de résistance du sommet européen des 27 et 28 juin. Le plan sera parachevé le 3 juillet à Berlin par une réunion des ministres du Travail des Vingt-Sept présidée par Angela Merkel, en présence de François Hollande.
"C'est là que nous aurons aussi à donner une nouvelle ampleur à ce plan pour l'emploi des jeunes" afin d'éviter une "rupture" générationnelle avec une jeunesse durement frappée par la crise et le chômage, a souligné M. Hollande qui doit aussi en discuter avec l'Espagnol Mariano Rajoy mardi soir à l'Elysée.
Si l'Allemagne ne compte "que" 8% de chômeurs parmi ses jeunes de 15 à 24 ans présents dans la population active, le taux le plus bas dans l'Union européenne, la France en compte plus de 25% tandis qu'ils sont plus de 38% en Italie et au Portugal et même plus de 55% en Grèce et en Espagne.
Six milliards d'euros sont prévus en faveur de l'emploi des jeunes dans le projet de budget européen 2014-2020 que le Parlement européen doit encore adopter. François Hollande souhaite que ces fonds puissent être mobilisés "très vite".
Le président français a repris aussi l'idée d'un "Erasmus de l'alternance" comme il en existe pour les étudiants. "Là encore, les fonds existent, mobilisons-les", a-t-il poursuivi.
awp
jeudi 3 janvier 2013
USA: nette accélération des embauches dans le privé en décembre
Washington - Les entreprises privées ont embauché massivement aux Etats-Unis en décembre en dépit des tergiversations politiques sur la façon d'éviter au pays le "mur budgétaire", selon l'enquête mensuelle sur l'emploi publiée jeudi par la société de services informatiques ADP.
Les entreprises privées ont créé ce mois-là 215'000 emplois de plus qu'elles n'en détruisaient dans le pays, en données corrigées des variations saisonnières, indique ADP dans un communiqué.
Nettement supérieur à la prévision médiane des analystes (140'000), ce chiffre correspond aux créations nettes d'emplois les plus fortes en dix mois et traduit une augmentation du solde des embauches de plus de 45% par rapport à celui de novembre (revu à la hausse).
"Le marché de l'emploi a tenu bon en décembre en dépit de l'intensification des négociations sur le mur budgétaire à Washington", écrivent les auteurs de l'enquête.
"Les bases du marché du travail se sont renforcées", ajoute le communiqué, notant que "les entreprises sont même devenues plus volontaires dans leurs embauches sur la fin de l'année", en dépit d'un blocage persistant au Congrès sur les questions budgétaires qui n'a été levé que le 1er janvier, par un accord largement jugé insuffisant.
Selon les chiffres d'ADP, société spécialisée dans les solutions de gestion de la paye et des ressources humaines, près de 60% des embauches nettes du mois ont été le fait des petites et moyennes entreprises (moins de 500 employés).
ATTENTE DES CHIFFRES OFFICIELS VENDREDI
L'enquête note une reprise "encourageante" de l'emploi dans le bâtiment, où 39'000 postes auraient été créés en décembre, mais indique que ce chiffre est sans doute gonflé par les efforts de reconstruction après le passage de l'ouragan Sandy fin octobre sur le nord-est du pays.
Les chiffres d'ADP ont été publiés à la veille du rapport officiel sur la situation de l'emploi et le chômage aux Etats-Unis en décembre.
Avant la parution de l'enquête, les analystes estimaient que ce document devait faire apparaître une hausse des créations d'emplois (publics et privés) de 2,7% par rapport à novembre, et un taux de chômage sable à 7,7%, son niveau le plus faible en près de quatre ans.
Le ministère du Travail a par ailleurs annoncé jeudi que les nouvelles inscriptions au chômage avaient rebondi aux Etats-Unis dans les derniers jours de l'année.
Il a recensé le dépôt de 372'000 demandes d'allocations de chômage dans le pays du 23 au 29 décembre, en données corrigées des variations saisonnières, soit 2,8% de plus que la semaine précédente.
La hausse annoncée est supérieure à ce que pensaient les analystes dont l'estimation médiane donnait l'indicateur du ministère à 365'000.
Selon une autre étude publiée jeudi par le cabinet de replacement de cadres Challenger, Gray & Christmas, les licenciements annoncés en décembre par les entreprises américaines ont chuté de 43% par rapport à novembre, après trois mois consécutifs de hausse.
Ces annonces menacent 32'556 personnes aux Etats-Unis et dans le monde, soit 22% de moins qu'un an plus tôt, précise le cabinet dans un communiqué.
awp
mercredi 12 décembre 2012
France: l'activité dans le batiment baissera de 3,5% en 2013, 40'000 emplois menacés
Paris - Le secteur du bâtiment devrait enregistrer en 2013 un recul de 3,5% de son activité et une perte de 40'000 emplois, dont 15'000 en intérim, par rapport à 2012, a annoncé mercredi la Fédération nationale du bâtiment (FFB).
"Nous ne voyons pas une sortie de crise avant la fin de l'année 2014", a déclaré Didier Ridoret, le président de la FFB, lors d'une conférence de presse.
L'année 2012 a été un peu moins mauvaise que prévue originellement avec une diminution de l'activité de seulement 1,2% en volume, par rapport à 2011, contre -1,9% envisagé au début de l'année, et une perte de 14'500 emplois (au lieu de 35'000), y compris les intérimaires en équivalents-temps plein, soit une baisse de 1,1%, selon la FFB.
L'accélération de la crise en 2013 trouve sa source presque exclusivement dans l'effondrement prévu de la construction neuve (-8,9% pour le logement et -4,4% pour les bureaux et autres bâtiments).
Par contre, le secteur de l'amélioration-entretien, qui représente la moitié du chiffre d'affaires des entreprises, devrait être quasi-stable (-0,5%) par rapport à 2012. L'explication réside dans l'anticipation des travaux de rénovation avant l'augmentation prévue, au 1er janvier 2014, de la TVA spécifique pour ce segment et les HLM qui doit passer de 7% à 10%.
Une mesure à laquelle s'oppose fermement la FFB qui veut que la TVA baisse à 5%, le taux réduit.
"Il n'est pas de bonne politique de répandre de vaines espérances" en affirmant, comme le fait le gouvernement, que la France va construire 500'000 logements neufs, dont 150'000 sociaux, et rénover thermiquement 500'000 autres par an, a affirmé M. Ridoret.
Pour le président de la FFB, "seul un taux de TVA très attractif sera capable de faire germer chez nos concitoyens les plus fragiles les espoirs de transition énergétique ou d'un accès plus facile au logement social".
Le secteur du bâtiment comprenait, fin 2011, 347'000 entreprises et 1'505'000 actifs (dont 1,18 million de salariés et 325'000 artisans) et a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires (hors taxes) de 129 milliard d'euros, soit la moitié de celui de l'industrie mais deux fois les activités de banque et assurance.
awp
afp
vendredi 3 août 2012
USA: bond des créations d'emplois en juillet mais chômage en hausse
Washington - Les embauches aux Etats-Unis se sont accélérées à un
rythme beaucoup plus soutenu que prévu en juillet, sans toutefois empêcher une
légère hausse du taux de chômage, qui s'établit à 8,3%, selon des chiffres
publiés vendredi à Washington par le département du Travail.
L'économie américaine a créé, le mois dernier, 163'000 emplois de plus qu'elle n'en détruisait, sa plus forte progression depuis février, indique le ministère dans son rapport mensuel sur le marché du Travail.
Le solde net des embauches dans le pays apparaît ainsi en très nette hausse par rapport à juin (64'000), surclassant la prévision médiane des analystes qui tablaient sur 100'000. Les créations d'emplois en juin avaient initialement été estimées à 80'000.
Les économistes s'attendaient par ailleurs au maintien à 8,2% du taux de chômage, qui est calculé sur une base différente de celle des créations d'emplois.
A trois mois de la présidentielle américaine, dominée par l'emploi et l'économie, les Etats-Unis comptent officiellement 12,8 millions de personnes au chômage, soit 100'000 de plus que le mois précédent.
Depuis le début de l'année, le nombre d'emplois créés aux Etats-Unis a atteint chaque mois en moyenne 151'000, s'inscrivant en légère baisse par rapport à la moyenne mensuelle de 2011, selon les chiffres du ministère.
Selon le gouvernement, les créations d'emplois en juillet ont été notamment tirées vers le haut dans "le secteur alimentaire, les débits de boisson et la production industrielle".
Le ministère indique que le taux de participation à la population active, mesurant la part des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi ou en recherchent un activement, est resté stable à 63,8% en juillet, ce qui correspond à un niveau historiquement faible.
Le taux de chômage et de sous-emploi, qui tient compte entre autres des salariés travaillant à temps partiel faute de pouvoir trouver un plein temps, ou des personnes ayant cessé de rechercher activement un emploi, est remonté de 0,1 point, à 15%, son niveau le plus élevé en cinq mois.
Selon les chiffres du gouvernement, l'emploi privé a augmenté en juillet dans la plupart des grands secteurs d'activité, notamment dans les services, à l'exception de suppressions de postes limitées dans le secteur de la construction et plus marquées dans l'énergie.
Le secteur public, qui supprime des postes de manière quasi continue, en a détruit 9.000 en juillet, soit le même niveau qu'en juin.
Les données du ministère montrent d'autre part que le salaire hebdomadaire moyen en juillet est resté quasi stable par rapport au mois précédent.
En glissement annuel, le salaire hebdomadaire moyen a progressé de près de 2%, soit un rythme supérieur à la dernière mesure de l'inflation réalisée par le ministère (1,5% sur un an en juin).
awp
L'économie américaine a créé, le mois dernier, 163'000 emplois de plus qu'elle n'en détruisait, sa plus forte progression depuis février, indique le ministère dans son rapport mensuel sur le marché du Travail.
Le solde net des embauches dans le pays apparaît ainsi en très nette hausse par rapport à juin (64'000), surclassant la prévision médiane des analystes qui tablaient sur 100'000. Les créations d'emplois en juin avaient initialement été estimées à 80'000.
Les économistes s'attendaient par ailleurs au maintien à 8,2% du taux de chômage, qui est calculé sur une base différente de celle des créations d'emplois.
A trois mois de la présidentielle américaine, dominée par l'emploi et l'économie, les Etats-Unis comptent officiellement 12,8 millions de personnes au chômage, soit 100'000 de plus que le mois précédent.
Depuis le début de l'année, le nombre d'emplois créés aux Etats-Unis a atteint chaque mois en moyenne 151'000, s'inscrivant en légère baisse par rapport à la moyenne mensuelle de 2011, selon les chiffres du ministère.
Selon le gouvernement, les créations d'emplois en juillet ont été notamment tirées vers le haut dans "le secteur alimentaire, les débits de boisson et la production industrielle".
Le ministère indique que le taux de participation à la population active, mesurant la part des personnes en âge de travailler qui occupent un emploi ou en recherchent un activement, est resté stable à 63,8% en juillet, ce qui correspond à un niveau historiquement faible.
Le taux de chômage et de sous-emploi, qui tient compte entre autres des salariés travaillant à temps partiel faute de pouvoir trouver un plein temps, ou des personnes ayant cessé de rechercher activement un emploi, est remonté de 0,1 point, à 15%, son niveau le plus élevé en cinq mois.
Selon les chiffres du gouvernement, l'emploi privé a augmenté en juillet dans la plupart des grands secteurs d'activité, notamment dans les services, à l'exception de suppressions de postes limitées dans le secteur de la construction et plus marquées dans l'énergie.
Le secteur public, qui supprime des postes de manière quasi continue, en a détruit 9.000 en juillet, soit le même niveau qu'en juin.
Les données du ministère montrent d'autre part que le salaire hebdomadaire moyen en juillet est resté quasi stable par rapport au mois précédent.
En glissement annuel, le salaire hebdomadaire moyen a progressé de près de 2%, soit un rythme supérieur à la dernière mesure de l'inflation réalisée par le ministère (1,5% sur un an en juin).
awp
mardi 15 mai 2012
France: bonne tenue inattendue de l'emploi salarié au 1er trimestre 2012
Paris - Avec 10'200 postes créés, le premier trimestre 2012 marque une stabilisation surprenante de l'emploi salarié au regard de la croissance quasi-nulle en France, après deux trimestres destructeurs d'emplois, selon des données provisoires de l'Insee publiées mardi.
Ces chiffres en rupture avec la tendance enregistrée depuis mi-2011 sont "étonnamment décorrelés de l'activité économique réelle", souligne Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des Conjonctures économiques (OFCE), en rappelant que l'Insee prévoit une croissance zéro au premier trimestre, après 0,2% fin 2011.
L'Insee a maintenu en mars sa prévision pessimiste de 61'000 destructions d'emplois au premier semestre 2012 et prévoit une aggravation du chômage au premier semestre avec 9,7% en France métropolitaine (10,1% Dom compris).
Les chiffres des demandeurs d'emploi de mars, publiés fin avril par le ministère du Travail, avaient augmenté pour le onzième mois consécutif, avec 2,884 millions de personnes sans activité en métropole.
A court terme, la reprise de l'emploi salarié est "une bonne nouvelle pour les ménages" mais, prévient M. Plane, ces statistiques "révèlent une perte de compétitivité pour les entreprises qui ont encaissé le choc de conjoncture sans le répercuter immédiatement par de nouveaux licenciements".
L'économie française avait détruit 22'600 emplois au 4e trimestre 2011 et 31'500 au 3e trimestre.
A moins de renouer avec une croissance franche, ce qui n'est pas le scénario envisagé par l'Insee (0,2% au deuxième trimestre), M. Plane prédit un inévitable "rattrapage" avec un "boom des destructions d'emploi dans les prochains trimestres".
Au total, à fin mars, la France comptait 16,1 millions de salariés, selon les chiffres provisoires de l'Institut national de la statistique et des études économiques.
Le nombre d'emplois créés dans les secteurs marchands non agricoles a évolué au premier trimestre 2012 de +0,1% par rapport au trimestre précédent. Il est également stable sur un an (+3000 postes, soit 0%).
Les destructions dans l'intérim ont été cette fois "très limitées", souligne l'Insee, avec 1300 postes de moins contre 34'000 au semestre précédent.
La stabilisation tient surtout à une reprise dans le secteur tertiaire hors intérim, avec 23'700 créations nettes enregistrées ce trimestre. Le secteur des services, qui compte 11,3 millions de salariés, avait détruit 36.300 emplois au deuxième semestre 2011.
En revanche, les deux autres grands secteurs souffrent : 9100 emplois sont perdus dans l'industrie, 4300 postes dans la construction.
Le comportement des entreprises reste "compliqué" à interpréter sans données complémentaires disponibles, souligne l'expert de l'OFCE.
Elles ont ainsi pu "réduire la durée du travail en recourant moins aux heures supplémentaires ou en mobilisant davantage les dispositifs de temps partiel", avance M. Plane. Ces dispositifs simplifiés en janvier par le précédent gouvernement ont permis à l'Allemagne, au plus fort de la crise, de préserver l'emploi.
La timide reprise de l'emploi salarié pourrait-elle tenir aussi au retardement de plans sociaux au vu de l'échéance présidentielle, comme l'ont souligné des syndicats? "Cet "effet politique" a peut être été sous-estimé mais les plans sociaux représentent une infime minorité des ajustements du marché du travail", répond M. Plane.
Ces chiffres provisoires font écho à la reprise de l'emploi intérimaire enregistrée pour le deuxième mois consécutif en mars par Pôle emploi, qui a également fait état de 1,6 million de projets de recrutements pour 2012 (+4,3% par rapport à 2011).
AWP
vendredi 5 août 2011
USA: 117'000 créations d'emplois et chômage à 9,1% en juillet, mieux que prévu
Washington - Les créations d'emplois se sont nettement améliorées aux Etats-Unis en juillet, permettant de faire repartir le taux de chômage à la baisse, selon des chiffres publiés vendredi par le département du Travail.
L'économie américaine a créé 117.000 postes de plus qu'elle n'en a détruits, soit le total le plus élevé depuis avril, et un chiffre meilleur que ne le prévoyaient les analystes. Ceux-ci tablaient sur 85.000.
Ces créations d'emplois ont été suffisantes pour faire baisser le taux de chômage de 0,1 point à 9,1%, alors que les analystes tablaient sur une stabilité à 9,2%.
Les créations d'emplois des deux mois précédents ont par ailleurs été nettement révisées à la hausse, à 46.000 en juin (contre 18.000 auparavant estimé) et 53.000 en mai (contre 25.000).
Parmi les statistiques gouvernementales, la plus encourageante concerne le secteur privé, qui a connu 154.000 embauches nettes à lui seul en juillet, après deux mois où le rythme de ses recrutements avait considérablement ralenti.
Pour une fois, ce chiffre est meilleur que celui calculé par le cabinet de conseil en ressources humaines ADP, qui était de 145.000.
Le département du Travail a relevé les créations d'emplois "dans la santé, le commerce de détail, l'industrie manufacturière et minière".
L'emploi public a de son côté diminué pour le neuvième mois consécutif, de 37.000 postes. "La baisse a été presque entièrement due à la fermeture partielle des services publics du Minnesota", a précisé le ministère, en référence au chômage partiel des fonctionnaires de cet Etat qui n'avait pas de budget pour fonctionner au début du mois.
La première économie mondiale a donné ces dernières semaines des signes de faiblesse qui ont plongé les marchés financiers mondiaux dans le doute et pesé lourdement sur la cote de popularité du président Barack Obama.
Mardi, M. Obama avait appelé la classe politique à "faire tout ce qui est en [son] pouvoir pour faire croître cette économie et remettre l'Amérique au travail".
Le taux de chômage parfois appelé "réel" est plus élevé que 9,1%. Si l'on tient compte des chômeurs exclus du décompte gouvernemental pour diverses raisons (comme les chercheurs d'emplois dits "découragés" ou "en marge de la population active") et des personnes contraintes de travailler à temps partiel faute de trouver l'emploi à plein temps qu'elles désirent, il s'établit 16,1%, en baisse de 0,1% par rapport à juin.
Le salaire horaire moyen (mesuré en dollars courants), stable en tout début d'année, a progressé pour le quatrième mois consécutif, de 0,4% dans le privé en juillet. Les heures travaillées étaient stables pour le sixième mois consécutif.
sm
AWP
lundi 13 juin 2011
USA: Lacker (Fed) déplore les réticences des entreprises à embaucher
Washington - La réticence des entreprises américaines à embaucher risque d'entraver la reprise économique aux Etats-Unis, a estimé lundi un des dirigeants de la banque centrale américaine (Fed), Jeffrey Lacker.
"La réticence de nombreux employeurs à embaucher dans une situation de hausse de la demande illustre de manière saisissante la possibilité que la croissance s'avère longtemps moins forte qu'elle ne pourrait l'être", a déclaré M. Lacker, président de l'antenne de la Fed à Richmond (Est des Etats-Unis), lors d'un discours dans sa circonscription.
Selon le texte de son allocution distribué à la presse, M. Lacker a noté que ces réticences étaient particulièrement manifestes dans les entreprises manufacturières, qui sont le principal moteur de la reprise économique en cours aux Etats-Unis depuis bientôt deux ans, grâce notamment à la forte demande en provenance d'Asie pour leurs produits.
"Dans nos discussions avec les patrons d'entreprises manufacturières de la région de Richmond, nous entendons encore et toujours que ceux-ci sont résolus à maintenir leurs effectifs aussi bas que possible, que ce soit en augmentant la productivité, en recourant aux heures supplémentaires ou simplement en travaillant plus intensément", a noté M. Lacker.
Selon lui, "il apparaît que les industriels se retiennent d'embaucher, même lorsqu'ils constatent une hausse des commandes, car ils doutent de la force et de la viabilité de cette reprise et sont dans l'incertitude en ce qui concerne le cadre réglementaire et fiscal à venir".
M. Lacker faisait là référence à la façon dont les autorités de surveillance financière américaines comptent traduire dans la réglementation les dispositions de la loi de réforme de Wall Street de juillet 2010, ainsi qu'à la volonté annoncée par le gouvernement de réformer l'impôt sur les sociétés.
Selon les chiffres officiels, les embauches ont considérablement ralenti aux Etats-Unis en mai et l'évolution du marché de l'emploi ne permet pas pour l'instant d'espérer autre chose qu'une résorption particulièrement lente du chômage très élevé qui continue de frapper le pays.
rp
AWP
jeudi 9 juin 2011
France---Emploi salarié: +0,4% au 1er trimestre
Paris - Quelque 58'200 emplois ont été créés en France au premier trimestre dans le secteur marchand et ce, principalement hors intérim, soit une hausse de la création d'emplois de 0,4% dans le trimestre, contre 0,3% au trimestre précédent, a annoncé l'Insee jeudi.
L'Institut de la statistique a revu à la hausse son estimation pour le dernier trimestre 2010, à 0,3%, contre 0,2% initialement annoncé en mars, soit au total 48'300 emplois créés entre octobre et décembre derniers, dont 22'500 postes d'intérim.
Au premier trimestre 2011, les effectifs de l'intérim ne se gonflent que de 5900 postes, soit une hausse de 1,0%, après +3,9% au quatrième trimestre.
Durant les trois premiers mois de l'année, la hausse de l'emploi marchand a donc été principalement portée par l'emploi hors intérim, "deux fois plus forte que le trimestre précédent", avec 52'300 postes contre 25'700 au quatrième trimestre 2010, souligne l'Insee.
Sur un an, à la fin du premier trimestre 2011, l'emploi salarié dans les secteurs principalement marchands a progressé de 1,1%, ce qui représente 181'700 emplois supplémentaires, selon ces premières données de l'Insee pour le trimestre.
L'emploi dans l'industrie est resté stable en début d'année, avec une toute petite création de 1300 emplois.
"C'est la première fois depuis le premier trimestre 2001 que l'industrie ne perd pas d'emplois sur un trimestre", souligne l'Insee.
Sur un an l'évolution reste toutefois négative (-1,0%, soit -32'800 postes).
L'emploi dans la construction, en baisse les neuf trimestres précédents, est cette fois à la hausse: +0,2%, soit 3000 emplois créés.
Enfin, le tertiaire garde le rythme de progression "dynamique" du dernier trimestre 2010: +0,5% (53'900 créations).
Egalement publiées jeudi, des données de Pôle emploi confirment une hausse similaire de 0,4% de l'emploi salarié au premier trimestre, contre des évolutions de l'ordre de 0,1% ou 0,2% en 2010, souligne-t-on au service public de l'emploi.
Selon ces statistiques, établies à partir des données des seules entreprises affiliées à l'assurance chômage, cela représente 64'000 créations nettes d'emplois.
Pour le directeur des études de Pôle emploi, Bernard Ernst, elles sont "une très bonne nouvelle", même si les effets de la crise ne sont pas encore estompés (plus de 227'000 salariés de moins que début 2008).
D'autant que la création d'emploi s'est essentiellement faite hors intérim, ce qui "peut être le signe que l'emploi devient plus stable", a souligné le directeur général du service public de l'emploi Christian Charpy, lors d'une conférence de presse.
"Après une année de reprise lente de l'emploi salarié, on assiste à une accélération forte de la création d'emploi au cours du premier trimestre 2011 et cette tendance devrait selon nous se prolonger sur l'ensemble de l'année", a aussi déclaré Christian Charpy jeudi sur Radio classique.
Pour autant, il a prôné la prudence pour le reste de l'année, évoquant un rythme de création d'emplois "un peu plus ralenti", mais tout de même "soutenu".
jq
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