Bonjour

Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




Affichage des articles dont le libellé est Cameron. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cameron. Afficher tous les articles

jeudi 26 juin 2014

Merkel tend la main à Cameron qui se prépare à encaisser sa défaite

La chancelière allemande Angela Merkel a tendu la main à David Cameron. Son homologue britannique est réduit à encaisser la défaite sur la désignation du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

"Nous devons faire en sorte de trouver un large terrain d'entente sur le contenu" des politiques européennes dans les prochaines années, a affirmé Mme Merkel à son arrivée à une réunion de la droite européenne avant l'ouverture d'un sommet de l'UE.

Lâché dans la foulée par ses alliés suédois Fredrik Reinfeldt et néerlandais Mark Rutte, avec lesquels il avait organisé il y a deux semaines une conjuration des anti-Juncker, M. Cameron a dû en prendre acte.

"Il y aura un vote demain et nous verrons son issue. Mais il est absolument vital que les gens sachent que je fais ce que je dis", a-t-il encore martelé à la BBC.


Cameron écarte la perspective d'une rupture


S'il a jugé que ses homologues commettaient une erreur en cédant au Parlement européen sur leurs prérogatives concernant la nomination du chef de l'exécutif européen, il a exclu d'agiter la menace d'une rupture.

Le nouveau Premier ministre conservateur finlandais, Alexander Stubb, a lui aussi tenté de lui faciliter la tâche, en souhaitant que les chefs d'Etat et de gouvernement fixent à M. Juncker un programme de "libéralisation" économique, "plus près de la position britannique".

Pour les tenants de l'orthodoxie budgétaire, l'enjeu est de ne pas perdre l'allié britannique face à l'offensive de la gauche européenne en faveur d'une plus grande souplesse dans l'application des règles budgétaires.


Soutiens de Hollande et Renzi à Junker


Les dirigeants sociaux-démocrates, emmenés par le Français François Hollande et l'Italien Matteo Renzi, avaient apporté leur soutien à M. Juncker dès le week-end dernier. Mais en échange, ils réclament une plus grande flexibilité dans l'application du Pacte de stabilité, pour soutenir l'investissement et la croissance.

Angela Merkel a répété mercredi son refus de modifier ce Pacte. Les dirigeants européens devraient s'entendre sur la nécessité d'exploiter toutes les marges existantes, selon un projet de conclusions obtenu par l'AFP.


Hommage aux victimes de la "Grande" guerre


Les 28 dirigeants ont mis momentanément de côté leurs querelles pour rendre hommage aux millions de morts de la Première Guerre mondiale, près d'un siècle après l'attentat de Sarajevo qui, le 28 juin 1914, avait déclenché le conflit.

Ils ont symboliquement ouvert leur sommet dans la ville martyre d'Ypres, au nord-ouest de la Belgique, théâtre de plusieurs batailles majeures et de la première utilisation d'armes chimiques.

Leur dÎner doit être consacré aux priorités de l'UE, et donc au programme de la Commission, pour les cinq prochaines années, avant la désignation de M. Juncker comme président vendredi.










ats

vendredi 25 octobre 2013

Royaume-Uni: nouvelle accélération de la croissance à 0,8% au troisième trimestre

Londres - La croissance de l'économie britannique a encore accéléré au troisième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) ayant progressé de 0,8% sur la période par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée vendredi par l'Office des statistiques nationales (ONS).

Cette croissance est conforme aux attentes des analystes, selon un consensus établi par Dow Jones Newswires.

Elle marque une nouvelle accélération après la croissance de 0,7% enregistrée au deuxième trimestre et celle de 0,4% au premier.

En glissement annuel, l'économie britannique a crû de 1,5% au troisième trimestre, a ajouté l'ONS.
"La première estimation du PIB montre que la reprise accélère" avec la "plus forte croissance (trimestrielle) depuis le deuxième trimestre 2010" dans le pays, a commenté Samuel Tombs, économiste de Capital Economics.

Tous les secteurs d'activité ont contribué à cette croissance, l'activité ayant progressé de 1,4% dans l'agriculture, de 0,5% dans l'industrie, de 2,5% dans la construction et de 0,7% dans les services, a détaillé l'ONS.

Mais l'économie britannique reste toujours 2,5% au-dessous de son pic du premier trimestre 2008, juste avant la crise.

Frappée de plein fouet par la crise financière qui a entraîné le sauvetage par l'État de plusieurs banques, le Royaume-Uni a connu une profonde récession en 2008-2009 avec une contraction de 7,2% de son PIB.

Plombée par la crise de la zone euro et une cure d'austérité, le pays a ensuite alterné fin 2011 et début 2012 croissance et contraction -- sans connaître de deuxième récession contrairement à ce qui avait été estimé initialement --, avant de repartir sur les chapeaux de roues au printemps.

Le gouvernement du conservateur David Cameron s'est empressé de saluer la publication de ces chiffres qui "montrent que le dur labeur de la Grande-Bretagne paie et que le pays est sur la voie de la prospérité", selon un porte-parole du ministère des Finances.

"De nombreux risques subsistent mais grâce à notre programme économique, la reprise a désormais un véritable rythme", a ajouté ce porte-parole.







awp
Dow Jones Newswires

vendredi 28 juin 2013

L'UE engage la lutte contre le chômage des jeunes

Les dirigeants européens se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour mobiliser quelque huit milliards d'euros (9,8 milliards de francs) afin de lutter contre le chômage des jeunes, lors d'un sommet à Bruxelles. Les discussions ont, toutefois, été parasitées par des négociations sur le budget imposées par le Britannique David Cameron.

Sans surprise, les 27 ont accepté le déblocage accéléré des six milliards d'euros prévus dans le budget européen 2014-2020 pour lutter contre le chômage des jeunes. Cette "Initiative pour la jeunesse" concerne les régions les plus frappées par le chômage des jeunes, soit treize pays.

Ils utiliseront cette enveloppe principalement en 2014 et en 2015, a indiqué le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, lors d'une conférence de presse concluant cette première journée de sommet. Les principaux bénéficiaires devraient être l'Espagne, la Grèce, l'Italie et la France la première année, a précisé un diplomate européen.

Plan plus ambitieux

Mais les Européens ont été plus loin que prévu, en décidant de puiser également dans des fonds inutilisés, ficelant ainsi un plan un peu plus ambitieux que prévu.

Grâce à la flexibilité décidée dans la gestion du budget 2014-2020, la somme destinée à aider les jeunes "sera bien plus importante que six milliards d'euros. Elle devrait au moins s'élever à huit milliards d'euros, selon les projections", a affirmé M. Van Rompuy.

Cette somme va notamment servir à traduire en actes la "Garantie pour la jeunesse", qui prévoit de proposer une formation ou un emploi dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi à un jeune.

Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. La situation est alarmante dans certains pays comme la Grèce et l'Espagne, où plus d'un jeune sur deux est sans emploi, faisant craindre l'émergence d'une "génération perdue".


Statu quo pour le rabais britannique

Le débat a, du reste, été parasité par les demandes britanniques concernant la sauvegarde de leur rabais dans le budget 2014-2020. Londres craignait, en effet, que le nouveau mode de financement de la Politique agricole commune (PAC) ne réduise légèrement l'assiette et donc le montant de la ristourne britannique.

Mais d'autres pays, comme la France, s'inquiétaient de devoir contribuer davantage si le Royaume-Uni obtenait satisfaction. Au final, "rien de changé pour le rabais britannique", a affirmé M. Van Rompuy. "Il est absolument essentiel que nous maintenions l'accord que nous avons eu en février", a-t-il estimé.




ats

mercredi 25 janvier 2012

Royaume Uni: récession en vue, pression sur le gouvernement

Londres - Le spectre d'une nouvelle récession se rapproche du Royaume-Uni, dont l'économie s'est contractée au dernier trimestre 2011, et la crise dans la zone euro met un peu plus en péril la stratégie du gouvernement qui reste basée sur la poursuite de la rigueur.

Selon une première estimation officielle publiée mercredi, le produit interieur brut (PIB) britannique a reculé de 0,2% au dernier trimestre 2011, une performance pire que celle attendue par les experts après une hausse de 0,6% au trimestre précédent.

L'annonce, attendue dans un climat d'inquiétude grandissante sur l'avenir du pays, a été relayée en direct par les chaînes d'information en continu.

Le ministre des Finances George Osborne a aussitôt pointé du doigt l'impact de la crise chez les voisins de la Grande-Bretagne, avec lesquels elle réalise près de la moitié de ses échanges.

"Les problèmes économiques du Royaume-Uni ont été aggravés par la situation dans la zone euro, par une crise qui se déroule à nos portes", a-t-il plaidé.

Mais il s'est dit déterminé à "ne pas dévier" du plan d'austérité gouvernemental, en dépit des appels à l'assouplir alors que le chômage est déjà au plus haut depuis 17 ans.

Pour lutter contre un déficit public parmi les plus élevés en Europe et contenir une dette qui vient de dépasser le seuil symbolique des 1.000 milliards de livres (1.200 milliards d'euros), "il n'y a pas d'autre voie possible", a martelé M. Osborne.

Mais même le Fonds monétaire international (FMI), considéré par le Premier ministre David Cameron comme un de ses plus fermes soutiens, a conseillé mardi aux gouvernements de modérer leurs politiques de rigueur budgétaire face au ralentissement général de l'économie mondiale.

Ce que n'a pas manqué de rappeler Ed Balls, le responsable de l'opposition travailliste pour les questions économiques. "Le temps est venu pour David Cameron et George Osborne d'écouter les avis qui leur sont donnés, y compris par le FMI", a-t-il dit, en accusant une nouvelle fois le plan de rigueur d'avoir échoué et de "faire de gros dégâts".

La plupart des économistes estiment désormais probable un retour du pays à la récession après celle des années 2008/2009. La récession se définit techniquement par deux trimestres d'affilée de contraction de l'économie.

Pour Vicky Redwood, du cabinet Capital Economist, "le Royaume-Uni est en fait déjà de retour dans la récession et l'économie va continuer de se contracter durant la majeure partie de cette année".

La majorité de ses collègues estiment toutefois qu'une telle récession devrait être brève et sans aucune mesure avec la précédente, qui s'était traduite par un recul total du PIB de près de 7%.

Même plus modérée, toute nouvelle contraction de l'économie aurait un impact sur les rentrées fiscales et menacerait l'ambitieux plan de réduction du déficit sur lequel le gouvernement a misé toute sa crédibilité. Or M. Osborne a déjà été contraint cet automne de reporter de deux ans, jusqu'à l'horizon 2017, son objectif d'un retour à l'équilibre budgétaire.

Le mois dernier, l'agence de notation Moody's avait augmenté la pression en émettant des doutes sur la pérennité du sacro-saint "triple A" britannique en cas de détérioration marquée de l'économie.

M. Cameron continue toutefois de disposer d'un atout majeur dont ses homologues de la zone euro sont privés: une banque centrale autonome.

Or la Banque d'Angleterre a signalé mercredi qu'elle était disposée à effectuer rapidement de nouvelles injections massives de liquidités dans l'économie pour soutenir l'activité, une politique qui a jusque-là aidé le Royaume-Uni à emprunter dans de très bonnes conditions pour financer sa dette.



AWP

dimanche 8 janvier 2012

Royaume Uni: Cameron veut plus de contrôle et de transparence des salaires des patrons

LONDRES - Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé dimanche des mesures pour plus de transparence et de contrôle sur les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises et des banques, dont les montants suscitent un mécontentement croissant en période d'austérité.

Ce n'est pas normal que la rémunération d'un dirigeant ne cesse d'augmenter quand elle n'est pas à la mesure du succès de l'entreprise, a affirmé David Cameron au cours d'une interview télévisée sur la BBC.

Les grosses récompenses attribuées à ceux qui échouent mettent, je pense, les gens hors d'eux, a-t-il ajouté, alors que les banques s'apprêtent à dévoiler les montants, parfois astronomiques, des bonus accordés à leurs employés.

Et alors que les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises ont explosé depuis trente ans au Royaume-Uni, David Cameron a souhaité une transparence en termes de publication des rémunérations, afin qu'on puisse réellement voir ce que les gens gagnent.

Le Premier ministre conservateur a également estimé que les actionnaires devaient pouvoir voter sur le niveau des rémunération et sur les indemnités de départ d'un dirigeant de grande entreprise.

Jusqu'à présent les actionnaires ne disposent que d'un vote consultatif.

David Cameron a précisé qu'il voulait que ces changements interviennent au printemps et que le ministre du Commerce Vince Cable serait chargé du dossier.

Il a également fustigé un capitalisme de petits copains et jugé crucial de réformer les comités fixant les rémunérations. Il a appelé à la fin du système dans lequel les hauts dirigeants, qui siègent dans divers conseils d'administration, approuvent eux-mêmes leurs rémunérations réciproques.

Dans une interview au Sunday Telegraph, il s'est également dit frappé de voir que désormais, la critique des hauts salaires et des bonus bancaires émane même du monde de l'entreprise.

Les hommes et les femmes qui dirigent des petites entreprises, travaillent dur (...) et ne se versent pas d'énormes sommes d'argent, sont furieux du niveau de rémunération de cadres supérieurs qui ne prennent pas les mêmes risques qu'eux, a-t-il poursuivi.

Selon une étude publiée en novembre dernier, certains patrons britanniques ont vu leurs revenus augmenter de 4.000% ces trente dernières années, tandis que les salaires étaient multipliés par quatre seulement pour les classes moyennes, professeurs ou policiers par exemple.

La saison des bonus, en janvier, est très suivie par les médias et le public depuis la crise de 2008 qui a obligé l'Etat à s'endetter lourdement pour sauver le secteur bancaire, contribuant à la mise en place du plan de rigueur actuel.

Ces bonus sont scrutés cette année avec une hostilité encore accrue, en raison du mauvais état de l'économie.

En décembre, le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg avait averti les banques que le gouvernement était déterminé à empêcher les rémunérations irresponsables. Et une puissante association d'investisseurs britanniques avait jugé que ces bonus devaient être revus sérieusement à la baisse.






AFP

vendredi 18 novembre 2011

Cameron à Berlin affiche une entente de façade avec Angela Merkel

Berlin - La chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique David Cameron ont eu à coeur d'afficher leur entente vendredi à Berlin, sans pouvoir dissimuler leurs profonds différends sur les questions européennes. 

L'Allemagne a ses intérêts, comme la Grande-Bretagne a les siens, a déclaré M. Cameron, une affirmation qui relativise les déclarations d'amitié dont les deux dirigeants ont truffé leur conférence de presse commune.

Sur les questions qui fâchent, le rôle de la Banque centrale européenne (BCE) dans la résolution de la crise qui secoue la zone euro, ou encore l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, les positions n'ont pas bougé.

Il n'y a eu aucun rapprochement sur ce dernier point, a concédé Mme Merkel. Paris et Berlin appellent de leurs voeux cette taxe, nouvelle mouture de la taxe Tobin, mais Londres qui craint pour sa place financière rejette l'idée. Nous devrons continuer à travailler, a dit Mme Merkel. 

M. Cameron, dont le pays n'appartient pas à la zone euro, a pour sa part plaidé pour que toutes les institutions de la zone euro (soutiennent) la monnaie unique pour la défendre, en réponse à une question sur le rôle de la BCE dans la lutte contre la crise.

L'Allemagne est opposée à une plus forte implication de la BCE, réclamée par de plus en plus de pays qui estiment que l'institution monétaire est la seule à pouvoir contenir la contagion de la crise. 

Mais je ne sous-estime pas une minute l'engagement de pays comme l'Allemagne et les autres (pays) de la zone euro à assurer le succès de l'euro a dit le chef de gouvernement britannique, un appel à peine déguisé à l'Allemagne à infléchir sa ligne. C'est ce qui est dans l'intérêt de la Grande-Bretagne et c'est ce que nous aimerions voir se réaliser, a-t-il ajouté. 

Mme Merkel n'a évoqué qu'au détour d'une phrase le troisième sujet de contentieux, les changements de traités européens voulus par l'Allemagne pour renforcer la discipline budgétaire.

Les partenaires de l'Allemagne ont pour le moment manifesté assez peu d'appétit pour la démarche.

Les chefs de gouvernement irlandais et danois en visite à Berlin cette semaine ont signifié leur réticence à s'embarquer dans le processus de changements de traités, du côté de la Commission européenne la vision prévaut également que la résolution immédiate de la crise doit d'abord se faire avec les instruments existants. 

Alors que la chancelière voit dans la crise une chance pour approfondir l'intégration européenne, le locataire de Downing Street, euro-sceptique déclaré, veut quant à lui saisir l'occasion pour faire refluer les pouvoirs de Bruxelles. 

Mais la Grande-Bretagne, comme l'Allemagne, a un intérêt fort à ce que la crise soit résolue, a dit M. Cameron, qui a promis de travailler avec sa partenaire allemande. Nous sommes en accord sur la direction générale, a dit le Britannique.

Quand David et moi avons travaillé sur un problème nous avons toujours trouvé une solution, a assuré pour sa part la chancelière.










AFP