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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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mardi 9 septembre 2014

Emploi: le monde fait face à une crise généralisée (Banque mondiale)

Sydney - La planète fait face à une crise de l'emploi généralisée qui menace les perspectives de relance de la croissance, a averti mardi la Banque mondiale, selon laquelle il n'existe aucun remède miracle.

La Banque mondiale a rendu publique une étude sur l'emploi mondial à l'occasion d'une réunion des ministres du Travail et de l'Emploi du G20 en Australie. Celle-ci indique que 600 millions d'emplois supplémentaires doivent être créés au niveau mondial d'ici 2030 pour faire face à l'augmentation de la population.

"Il y a peu de doute qu'il y a une crise généralisée de l'emploi", a commenté Nigel Twose, directeur de la Banque mondiale chargé de cette question. "Comme l'indique clairement cette étude, il y a pénurie d'emplois, et d'emplois qualifiés".

Egalement préoccupantes, "les inégalités salariales et de revenus se creusent au sein de nombreux pays du G20 en dépit de progrès dans certains pays émergents comme le Brésil et l'Afrique du Sud", a ajouté Nigel Twose.

De manière générale, les créations d'emploi se portent mieux dans les pays émergents que dans les pays les plus avancés, grâce à des moteurs comme la Chine et le Brésil, mais les perspectives ne sont pas réjouissantes, a-t-il dit. "Les projections actuelles sont moroses. Des défis importants se profilent à l'horizon".

D'après le rapport réalisé conjointement avec l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), plus de 100 millions de personnes sont au chômage dans les pays du G20 tandis que 447 millions sont considérées comme des "travailleurs pauvres" vivant avec moins de deux dollars par jour.

La croissance économique devrait rester faible, tandis que la situation de l'emploi pèse sur la consommation et les investissements, indique l'étude. Les salaires réels stagnent dans de nombreux pays membres du G20, voire reculent dans certains.

"Il n'existe pas de solution magique pour résoudre la crise de l'emploi, dans les marchés émergents comme dans les économies avancées", a ajouté le responsable.

"Nous savons que nous devons créer 600 millions d'emplois supplémentaires dans le monde d'ici 2030 simplement pour faire face à la croissance démographique", a-t-il souligné.

Chaque pays doit adopter une approche interministérielle du problème avec la "collaboration durable et directe du secteur privé", a préconisé M. Twose.

En avril, les ministres des Finances du G20 s'étaient fixé comme objectif de doper le produit intérieur brut (PIB) mondial de 2% sur les cinq prochaines années.

Mais le Fonds monétaire international a prévenu en juillet que ces objectifs de croissance pourraient être minés par la hausse des taux d'intérêt et le ralentissement des économies émergentes.





awp

vendredi 20 juin 2014

Union européenne: disposition contre l'évasion fiscale des entreprises adoptée

Luxembourg - Les ministres européens des Finances ont adopté vendredi une disposition renforçant la législation européenne pour lutter contre l'optimisation fiscale pratiquée par certaines entreprises pour échapper à l'impôt en Europe.

Il s'agissait d'une proposition d'amendement de la Commission pour renforcer la directive européenne dite "mères-filiales".

Cette directive avait été initialement conçue pour éviter que les entreprises d'un même groupe établies dans plusieurs Etats membres ne soient imposées deux fois pour le même revenu.

Mais certaines entreprises exploitaient cette disposition en profitant des disparités entre les règles des différents Etats membres pour éviter toute forme d'imposition dans quelque pays que ce soit, à travers des montages fiscaux appelés "prêts hybrides".

"C'est un important élément utilisé par les multinationales pour éviter l'impôt", avait expliqué avant la réunion le commissaire européen chargé de la Fiscalité, Algirdas Semeta, soulignant que cela faisait "perdre des sommes d'argent considérables aux Etats". En remédiant aux failles du dispositif, "nous contribuerons à regarnir les coffres des Etats membres et à assurer une égalité de traitement" au sein de l'UE, a-t-il ajouté.

Les nouvelles règles devraient combler les lacunes de la directive en faisant notamment en sorte que ces prêts hybrides ne puissent plus bénéficier d'exonérations fiscales.

C'est du "bon travail", s'est réjoui le ministre grec, Guikas Hardouvelis, qui présidait la réunion des 28 ministres. Les décisions européennes en matière fiscale requièrent l'unanimité des Etats membres.
Le texte a été adopté après la levée des réserves exprimées par Malte, le seul pays qui s'opposait jusqu'ici à l'adoption de cette disposition, et qui a obtenu les garanties qu'il réclamait auprès de la Commission.

Les Etats membres auront jusqu'au 31 décembre pour transposer la directive amendée dans leur législation nationale.

La question de l'évasion fiscale des entreprises figure parmi les priorités politiques de nombreux pays de l'UE et a aussi été mise en avant dans d'autres instances comme le G20. La modification de la directive "mères-filiales" fait partie d'un plan d'action plus vaste de la Commission européenne, présenté fin 2012, pour lutter contre ce phénomène.

Récemment, la Commission s'est attaquée par un autre biais aux pratiques fiscales agressives des multinationales en ouvrant des enquêtes approfondies visant trois Etats (Irlande, Pays-Bas et Luxembourg), soupçonnés d'accorder des avantages fiscaux injustifiés à des entreprises comme Google ou Starbucks.





awp

dimanche 23 février 2014

Le G20 veut doper la croissance mondiale de 2 points de pourcentage d'ici 2018

SYDNEY - Les pays du G20 se sont fixé dimanche pour objectif de doper la croissance de deux points de pourcentage supplémentaires d'ici 2018, et ont promis que leurs banques centrales continueraient de communiquer clairement sur leur politique monétaire.
Pour réaliser cet objectif de croissance porté par le Fonds monétaire international (FMI), les pays du G20 réunis à Sydney s'engagent à développer des politiques ambitieuses mais réalistes, ont-t-ils indiqué dans le communiqué final de leur réunion.

Nous mènerons des politiques ambitieuses mais réalistes pour augmenter notre PIB conjoint de plus de 2 (points de pourcentage) au-dessus de la trajectoire induite par les politiques actuelles au cours des cinq prochaines années, précisé le communiqué.

Cela représente plus de 2.000 milliards de dollars US en termes réels et permettra la création de nombreux emplois, ont souligné les grands argentiers.

Le FMI prévoit une croissance mondiale de 3,7% cette année et 3,9% en 2015.

L'Allemagne était réticente à fixer un objectif chiffré pour la croissance dans le communiqué final, mais l'initiative était notamment soutenue par la France, l'Australie, la Grande-Bretagne et le Fonds monétaire international (FMI).

Le Trésorier australien Joe Hockey avait auparavant souligné l'extraordinaire bonne volonté des représentants des vingt principales économies du monde à parvenir à un consensus avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 en novembre à Brisbane (Australie, est).

Autre sujet majeur, les effets collatéraux pour les pays émergents de la sortie progressive de la Réserve fédérale américaine (Fed) de sa politique monétaire ultra-accommodante (tapering).

Les banques centrales continueront de communiquer clairement et d'être attentives aux impacts de leurs politiques sur l'économie mondiale, a souligné le communiqué.

Plusieurs pays émergents (Inde, Argentine, Turquie, Afrique du Sud...) ont enregistré ces derniers mois une chute de leur devise.

En cause, la réduction des achats mensuels d'actifs de la Fed, qui met fin à une abondance de liquidités sur les marchés, et les attentes d'une remontée des taux américains, qui incitent les investisseurs à sortir leurs capitaux des émergents pour les rapatrier vers les Etats-Unis.

Des doutes sur la solidité de ces économies ou de leurs instances politiques sont aussi à l'origine de ce reflux des capitaux.

L'Indonésie et l'Afrique du Sud avaient demandé à la Fed, à la veille du G20, de mieux communiquer sur sa politique monétaire.

Mais les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et le FMI ont aussi appelé les émergents à mettre de l'ordre chez eux en accélérant les réformes économiques susceptibles de les mettre à l'abri contre de fortes turbulences financières et des mouvements de reflux conjoncturel.

Le G20 a par ailleurs profondément regretté dimanche que les réformes sur les quotas et la gouvernance du FMI décidées en 2010 n'aient toujours pas été mises en oeuvres.

Notre priorité est toujours la ratification des réformes de 2010 et nous engageons les Etats-Unis à le faire avant notre prochaine réunion en avril, ont-ils indiqué.

L'accord de 2010 prévoit un doublement du capital du fonds (les quote-parts) et une redistribution de l'actionnariat au profit des pays émergents, alors que l'institution est contrôlée depuis ses origines par les Etats-Unis et l'Europe. Mais la réforme est bloquée par le Congrès américain.






afp

mercredi 19 février 2014

Volatilité et basse inflation, risques pour l'économie du G20 (FMI)

Washington - La reprise de l'économie mondiale devrait se confirmer en 2014 et 2015 à condition que la volatilité sur les marchés émergents soit de courte durée et qu'une inflation trop basse ne s'installe pas en zone euro, estime le Fonds Monétaire International.

Dans une note publiée mercredi avant la réunion des ministres des finances du G20 ce week-end à Sydney, le FMI confirme dans l'ensemble ses projections de janvier misant sur une croissance mondiale de 3,75% en 2014 et de quelque 4% en 2015, "à condition que l'impact de la récente volatilité financière soit de courte durée".

Le Fonds enjoint ces pays émergents à adopter "des politiques macro-économiques crédibles" et des taux de change flexibles, meilleure façon de "survivre aux turbulences".

Une conjonction de facteurs a fait chuter les monnaies de plusieurs pays émergents, dit le rapport qui reconnaît aussi que la sortie de la politique ultra-accommodante amorcée par la Réserve Fédérale américaine (Fed) a joué un rôle.

"Des inquiétudes à propos du retrait de la politique monétaire non-conventionnelle aux Etats-Unis ont provoqué de forts mouvements de prix sur les marchés émergents", estime l'institution internationale.

"Il y a de la marge pour une meilleure coopération sur la sortie des politiques monétaires non-conventionnelles, y compris pour des discussions plus larges de la part des banques centrales sur ces plans de sortie", affirme encore le Fonds.

Il apparaît en tout cas "important d'éviter un retrait prématuré de la politique monétaire expansionniste, y compris aux Etats-Unis", insiste le FMI.

Le Fonds recommande à la Fed "d'ajuster graduellement le rythme et la composition de ses achats d'actifs pour refléter l'évolution des conditions économiques tout en continuant sa politique prudente de communication afin d'éviter les risques de volatilité excessive sur les marchés".

Dans la zone euro, qui sort de la récession, "la reprise est faible, inégale et fragile". Le FMI voit le "très bas" niveau d'inflation dans les pays industrialisés, "particulièrement en zone euro" comme "un nouveau risque" pour l'expansion de l'activité.

"Une inflation basse augmente la probabilité d'une déflation", s'inquiète le FMI.

Le niveau d'inflation en zone euro a atteint 0,7% en janvier alors que l'objectif de la Banque centrale européenne (BCE) est de le maintenir proche de 2% à moyen terme. Quant aux anticipations d'inflation pour 2014, elles ont été nettement revues en baisse par les professionnels interrogés par la BCE, qui prévoient 1,1% en 2014 contre 1,5% attendu jusqu'ici.








awp

G20: premier sommet pour la nouvelle patronne de la Fed, Janet Yellen

Sydney - Le G20 tiendra ce week-end à Sydney sa première réunion de l'année, baptême du feu de la nouvelle présidente de la Fed, Janet Yellen, au moment où les pays émergents souffrent des effets collatéraux de la fin du programme de soutien de la banque centrale.

Après une première alerte à l'été 2013, les devises de plusieurs émergents ont dévissé ces dernières semaines, de l'Argentine à la Russie, en passant par l'Afrique du Sud et la Turquie.

En cause, la réduction des achats mensuels d'actifs de la Réserve fédérale américaine et les attentes d'une remontée des taux américains, qui incitent les investisseurs à sortir leurs capitaux des émergents pour les rapatrier vers les Etats-Unis.

Des doutes sur la solidité de ces économies ou de leurs instances politiques sont aussi à l'origine de ce reflux des capitaux. Mais la Fed, qui a pour mandat de veiller avant tout sur l'économie américaine, est parfois accusée d'indifférence pour les dommages collatéraux que sa politique occasionne.

Le Trésorier australien, Joe Hockey, hôte de ce G20, ne veut pas de "parlote" et juge "extrêmement important" que les ministres des Finances et les banquiers centraux s'accordent sur des objectifs de croissance supérieurs aux prévisions actuelles.

Mais "nous n'ignorerons pas les instabilités récentes sur les marchés financiers internationaux, et notamment, leur impact sur les économies de ces émergents", a-t-il ajouté.

Un agenda en accord avec les Etats-Unis, qui vont plaider "la promotion de la croissance", selon un haut responsable du Trésor. Il s'attend certes à ce que les turbulences "considérables" des monnaies de pays émergents soient "un des principaux axes de discussion", mais il les attribue surtout à des facteurs internes à ces pays.

Mi-février, Janet Yellen, qui venait de prendre ses fonctions, avait simplement noté "qu'à ce stade", cette volatilité "ne posait pas de risque substantiel pour les perspectives économiques américaines".
La Fed "observe attentivement" ces mouvements, avait-elle simplement déclaré devant le Congrès.

Bien que reconnaissant les difficultés des émergents, "elle semble aussi dire +ce n'est pas mon problème+", note Adam Hersh, économiste à l'American Progress Action Fund, un centre de recherche. "Ca ne va pas être bien reçu par les pays en développement membres du G20".


Pression sur la Fed

"Les Etats-Unis devraient s'inquiéter des effets de leurs politiques sur le reste du monde", estimait ainsi fin janvier le gouverneur de la banque centrale indienne, Raghuram Rajan.

"Nous voudrions vivre dans un monde où les pays prennent en compte les effets de leurs politiques sur les autres pays plutôt que faire juste ce qui est approprié pour lui-même", a-t-il déclaré fin janvier.

Selon une source gouvernementale française, "le consensus est le même (à propos des grandes banques centrales): il faut être collectivement attentifs aux effets de nos politiques sur les autres économies".
"Ce sera l'occasion pour la Fed d'expliquer, comme elle le fait à chaque fois, ses objectifs", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

Janet Yellen avait déjà représenté la Fed lors d'un G20, en juillet dernier à Moscou, remplaçant le président d'alors, Ben Bernanke.

Mais "la coopération monétaire est considérée comme extrêmement difficile car les banques centrales ont des mandats nationaux", rappelle Philippe Martin, professeur d'économie à Sciences-Po.

Les émergents "ne peuvent pas attendre grand chose de la réunion de Sydney. Ils vont certainement mettre une sorte de pression sur la Fed, mais avec un impact très faible", prévoit-il.

Malgré le ralentissement de la croissance en Chine, deuxième économie mondiale, et les turbulences chez les émergents, cette réunion du G20 se tiendra dans un contexte plutôt favorable pour l'économie mondiale.

Le Fonds monétaire international (FMI) a relevé --très légèrement-- fin janvier ses perspectives de croissance pour 2014, pour la première fois depuis près de deux ans et table désormais sur 3,7% pour l'économie mondiale, après 3% en 2013.

Mais l'Europe pourrait être menacée de déflation, un phénomène dangereux qui crée un cercle vicieux dont il est difficile de sortir, comme l'illustre le Japon, aux prises avec ce mal depuis 15 ans.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a récemment mis en garde contre "des risques croissants de déflation qui pourraient être désastreux pour la reprise", affirmant que cet "ogre doit être combattu".





awp

jeudi 5 septembre 2013

Au G20, les Brics portent la voix de pays émergents en crise

Saint-Pétersbourg - Les pays des Brics se sont réunis jeudi pour porter la voix des économies émergentes au sommet du G20 et rappeler aux pays riches leur responsabilité dans la tempête financière qu'elles traversent actuellement.

La réunion des chefs d'Etat du Brésil, de Russie, d'Inde, de Chine et d'Afrique du Sud a été ouverte peu après 11H00 GMT par Vladimir Poutine, accompagné de ses ministres des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et des Finances, Anton Silouanov.

L'objectif de la rencontre est de mettre au point "une approche commune concernant les principaux sujets du sommet du G20", qui doit s'ouvrir plus tard dans la soirée, a expliqué le chef de l'Etat russe.
Les cinq pays des Brics, qui représentent plus du quart des richesses et 40% de la population de la planète, cherchent à s'afficher en chefs de file des économies émergentes, devenues pendant l'été une source d'inquiétude majeure.

"L'économie mondiale est dans une situation bien plus stable qu'il y a cinq ans", à la création du G20, a observé jeudi la conseillère du Kremlin, Ksénia Ioudaéva.

La croissance se renforce dans la plupart des pays riches, l'Europe est sortie de récession mais "il existe des risques liés à la fin des mesures de relance aux Etats-Unis", a-t-elle averti.

Conséquence du projet de la banque centrale des Etats-Unis de réduire son soutien à l'économie, les monnaies émergentes piquent du nez. La roupie indienne a perdu environ le quart de sa valeur depuis le début de l'année, le réal brésilien 15%, la lire turque plus de 11%, le rouble russe 10%, poussant les autorités monétaires de ces pays à engager des sommes considérables sur les marchés pour défendre leur monnaie.

Après avoir inondé le système financier, et notamment les pays émergents, de liquidités, la Réserve férale (Fed) se prépare à lever le pied sur son soutien à l'économie.


"ETRE CONSCIENTS DES RÉPERCUSSIONS"

Les investisseurs, anticipant une hausse des taux aux Etats-Unis, y reviennent et les économies émergentes subissent des fuites massives de capitaux qui pèsent sur leurs devises nationales.

Les Etats-Unis "devraient être conscients des répercussions de leur politique et prendre leurs responsabilités en ce qui concerne la stabilité de l'économie mondiale", a estimé jeudi le vice-ministre chinois des Finances, Zhu Guangyao.

Pour autant, a-t-il ajouté, les Brics "n'ont pas besoin de plan d'aide" mais de "réformes structurelles" pour affronter le phénomène.

L'Afrique du Sud avait mis en garde lundi contre des décisions "basées sur les seuls intérêt nationaux (qui) peuvent avoir des conséquences graves sur les autres nations".

Côté américain, la sous-secrétaire au Trésor, Lael Brainard, a rappelé que si la politique de la Fed devenait moins généreuse, cela serait "parce que l'économie américaine se renforce, ce qui est clairement positif pour l'économie mondiale".

Selon les experts de la société de recherche IHS Global Insight, 44 milliards de dollars ont quitté les marchés émergents depuis trois mois, et le mouvement ne fait que commencer.

Pour Jan Randolf, économiste chez IHS, le message des Brics est de "rappeler à l'occident et au FMI leurs responsabilités envers les pays en voie de développement".

"Non seulement les marchés émergents constituent le moteur de la croissance mondiale depuis la crise financière de 2007, mais les afflux de liquidités de l'ordre du millier de milliards de dollars par an qu'ils ont reçus ces dernières années étaient clairement liés à la réaction monétaire des pays occidentaux à leurs propres crises", ajoute-t-il.

Vladimir Poutine a rappelé les avancées obtenues lors de la réunion des Brics en mars à Durban: la création d'une banque de développement dotée au départ de 50 milliards de dollars pour financer les investissements et des réserves communes de devises de 100 milliards de dollars.

Ces deux outils restent pour l'instant à l'état de projet, faute d'accord sur leur financement, mais la mise sur pied des réserves de devises est "au stade finale", a indiqué le président russe.

Ces dernières constitueraient un outil considérable dans lequel pourraient puiser les Brics pour défendre leurs monnaies sur les marchés. Elles doteraient en outre les pays d'émergents de leur propre FMI, d'autant que la réforme des quotas de l'organisation basée à Washington, censée leur donner plus de poids, semble au point mort.








awp

mardi 27 août 2013

Fonds propres: les banques en avance sur les délais de Bâle III

Londres - Les grandes banques de la planète seront sans doute en conformité avec les nouvelles règles de fonds propres de Bâle III bien avant la date limite de la fin 2018. C'est ce qu'a fait savoir mardi le Comité de Bâle.

Dans un rapport destiné aux chefs d'Etat et de gouvernement du G20 qui seront réunis en Russie les 5 et 6 septembre, le Comité, chargé d'édicter les nouvelles règles, explique que sur une période de six mois à fin décembre 2012, le ratio de fonds propres 'dur' moyen des grandes banques mondiales était passé de 8,5% à 9% des actifs pondérés du risque.

Seuls deux pays membres du Comité - la Turquie et l'Indonésie - n'ont pas encore promulgué les textes d'application de Bâle III, qui exige de toutes les banques d'avoir constitué un ratio de fonds propres dur de 7% au moins d'ici décembre 2018. Cette proportion représente le triple du pourcentage prévalant avant la crise financière de 2007-2009.

Le déficit de capital des banques qui étaient en dessous des 7% était de l'ordre de 200 milliards d'euros (246,8 milliards de francs) au total en juin 2012, mais il a depuis sensiblement diminué, a précisé le Comité, sans être plus précis.

"C'est une évolution positive qui permettra de bâtir un système bancaire résistant et d'améliorer la confiance du public envers les ratios réglementaires", a dit dans un communiqué Stefan Ingves, président du Comité.


PARER AUX VARIATIONS DE CALCUL

Il a ajouté que le Comité examinait également les moyens de parer aux variations "excessives" naissant des différentes méthodes de calcul du risque employées par les banques pour déterminer leurs niveaux de capital.

En Suisse, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, les banques sont instamment priées de se mettre à niveau avec d'autres dispositions de Bâle III, gouvernant en particulier le ratio de levier. Celui-ci mesure le niveau des fonds propres à constituer en fonction des engagements de la banque non pondérés des risques.





awp

lundi 3 juin 2013

L'OIT dénonce la hausse des inégalités dans les pays avancés

GENEVE - Les inégalités ont progressé dans la grande majorité des pays avancés, a averti lundi l'Organisation internationale du travail (OIT) qui dénonce l'augmentation des salaires des hauts dirigeants et des profits des grandes entreprises.

Alors que l'économie mondiale se remet lentement de la crise financière, la plupart des pays émergents et en développement connaissent une hausse de l'emploi et une réduction des inégalités de revenus, contrairement aux pays à revenu élevé, indique le rapport annuel de l'OIT sur le travail dans le monde.

Les inégalités de revenus ont augmenté dans les économies avancées au cours des deux dernières années, dans le contexte d'une hausse du chômage mondial: il manque plus de 30 millions d'emplois en 2013 pour retrouver le niveau d'avant la crise de 2008 et le chômage passera de 200 millions aujourd'hui à près de 208 millions en 2015, selon l'OIT.

Les inégalités de revenus ont, elles, augmenté entre 2010 et 2011 dans 14 des 26 économies avancées étudiées, y compris en France, au Danemark, en Espagne, et aux Etats-Unis.

Les chiffres présentent une évolution positive dans de nombreuses régions du monde en développement mais ils dressent un tableau inquiétant pour de nombreux pays à haut revenu, malgré la reprise économique, a déclaré le directeur général de l'OIT, Guy Ryder.

Dans certains pays européens en particulier, la situation commence à mettre à rude épreuve le tissu économique et social, a-t-il ajouté.

Ainsi, le rapport montre que les classes moyennes de nombreuses économies avancées régressent, un phénomène nourri notamment par le chômage de longue durée, la détérioration de la qualité de l'emploi et les travailleurs qui abandonnent le marché du travail.

En Espagne, les ménages à revenus intermédiaires ne représentent plus que 46% des ménages à la fin de 2010 contre 50% en 2007. Aux Etats-Unis, les 7% les plus riches de la population ont vu leurs revenus nets moyens augmenter pendant les deux premières années de la reprise, tandis que les 93% ont vu leur revenu net décliner.

Cette diminution de la taille des classes moyennes -- un marché habituellement important en termes de pouvoir d'achat -- peut remettre en cause les objectifs d'implantation des entreprises, a souligné Raymond Torres, directeur de l'Institut international d'études sociales de l'OIT.

L'OIT relève par ailleurs que l'incapacité à transformer les profits en investissements dans les pays industrialisés ralentit la reprise de l'emploi.

Alors que la part du profit dans l'économie totale a augmenté entre 2007 et 2012 de 3,4 points de pourcentage dans les pays du G20 à revenu intermédiaire et de 2,2 points de pourcentage dans les pays du G20 à haut revenu, l'investissement a reculé de 3,6 points, explique l'OIT.

Par contre, le rapport établit que la rémunération des cadres dirigeants a, une nouvelle fois, grimpé en flèche dans beaucoup de ces pays, après une courte pause au lendemain de la crise mondiale.

En Allemagne et à Hong Kong, par exemple, la rémunération moyenne d'un président directeur général de grandes sociétés a augmenté de plus de 25% entre 2007 et 2011, les salaires des dirigeants en Allemagne équivalent à 150 à 190 fois celui du salarié moyen. Aux Etats-Unis ce chiffre atteint 508 fois celui du salarié moyen en 2011. 





awp

dimanche 17 février 2013

G20: les taux de changes ne doivent pas servir à doper la compétitivité

MOSCOU - Les taux de changes ne doivent pas servir à doper la compétitivité des Etats, mais la politique monétaire doit continuer à soutenir la reprise économique, déclarent samedi les pays riches et émergents du G20 dans le communiqué final de leur réunion de Moscou.

Les ministres des Finances et banquiers centraux du G20, réunis depuis la veille, mettent aussi l'accent sur des stratégies budgétaires de moyen terme crédibles pour réduire leurs déficits, sans plus faire référence à des objectifs chiffrés et à des échéances précises.

Selon eux, les risques les plus extrêmes menaçant l'économie mondiale se sont réduits et la situation s'est améliorée sur les marchés financiers. Pour autant des risques importants persistent et la croissance mondiale est encore trop faible, estiment les grands argentiers des principales puissances de la planète, selon une version officielle en français du communiqué.

La réunion de Moscou s'est tenue sur fond de craintes d'une guerre des monnaies, qui serait provoquée par un enchaînement de dévaluations compétitives par des pays en quête de croissance.

Le G20 tente d'écarter ce risque.

La politique monétaire doit viser la stabilité des prix domestiques et continuer à soutenir la reprise économique, en conformité avec les mandats respectifs des différentes banques centrales, estiment les pays riches et émergents.

Toutefois, ils s'engagent à s'abstenir de procéder à des dévaluations compétitives. Nous ne fixerons pas de cibles de taux de changes à des fins de compétitivité, promettent-ils.

Les ministres et banquiers centraux réaffirment leur engagement à progresser plus rapidement vers des systèmes de taux de change davantage déterminés par les marchés et qui reflètent les fondamentaux économiques.

Le G7 des pays riches avait été plus loin mardi, réitérant clairement son engagement de longue date pour des taux de change déterminés par le marché.

Sur le sujet brûlant des changes, les pays du G20 disent vouloir travailler en plus étroite collaboration les uns avec les autres, de manière à croître ensemble et dénoncent la volatilité excessive.

S'agissant de la rigueur budgétaire, le communiqué ne fait plus référence directement aux objectifs fixés en 2010 par les pays riches membres du G20 à Toronto, où ils s'étaient engagés à réduire d'au moins de moitié leur déficit public à l'horizon 2013, ce que plusieurs gouvernements ont échoué à faire, et à stabiliser voire réduire leurs ratios de dette publique à l'horizon 2016.

Nous continuerons à mettre en oeuvre nos précédents engagements, se borne à dire le forum économique.

Les économies avancées élaboreront, d'ici le sommet de Saint-Pétersbourg (en septembre 2013, NDLR), des stratégies budgétaires de moyen terme crédibles, conformément aux engagements pris par nos chefs d'Etat et de gouvernement à Los Cabos (en juin 2012, NDLR), écrivent les ministres.

Ces plans à moyen terme vont être mis en oeuvre en tenant compte des conditions économiques à court terme et des marges de manoeuvre budgétaires là où elles existent, ajoutent-ils.

Enfin, le G20 appelle les pays en excédent, comme l'Allemagne ou la Chine, à développer les sources internes de croissance. Les Etats-Unis et le Japon doivent lever les incertitudes budgétaires et la zone euro renforcer son union économique et monétaire.







awp

mardi 12 février 2013

Fiscalité des sociétés: plan en vue pour s'attaquer aux failles (OCDE)


Paris - En pleine controverse sur les impôts dérisoires payés par des multinationales comme Starbucks ou Google, l'OCDE a reconnu mardi pour la première fois des failles dans les normes fiscales internationales et a promis un "plan d'action" ambitieux pour y remédier.

L'OCDE se targue d'avoir permis plusieurs avancées contre l'évasion fiscale et le secret bancaire.

Dans le sillage de la crise financière de 2008, elle a publié une liste noire, poussant les paradis fiscaux, pour être blanchis, à se conformer à ses normes en matière de transparence et à signer des accords de coopération bilatéraux.

Mais l'attention politique et médiatique s'est récemment portée sur un autre aspect du problème: les multinationales. C'est l'objet du rapport publié mardi par l'OCDE, qui se propose de "lutter contre l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices".

Derrière cet intitulé un rien barbare, le diagnostic est alarmant: "certaines multinationales utilisent des stratégies qui leur permettent de ne payer que 5% d'impôts sur les bénéfices, alors que des entreprises plus petites en acquittent jusqu'à 30%".

"Bien que techniquement licites, ces stratégies sapent la base d'imposition de nombreux pays et menacent la stabilité du système international", a déclaré le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria. "A l'heure où pouvoirs publics et citoyens ont du mal à joindre les deux bouts, il est essentiel que tous les contribuables - particuliers et entreprises - paient leur juste part d'impôts."

Plusieurs cas ont défrayé la chronique. Les cafés Starbucks ou le distributeur en ligne Amazon ont été pointés du doigt pour les tours de passe-passe qui leur permettent de payer très peu d'impôts dans des pays où leur activité est florissante.

L'exemple le plus connu est celui de Google. Grâce à une série de montages financiers, baptisés "sandwich irlandais", la quasi-totalité des revenus du moteur de recherche, déclarés en Irlande après un passage aux Pays-Bas, sont transférés aux Bermudes, un paradis fiscal notoire.

Le gouvernement britannique a tapé du poing sur la table. D'autres capitales, comme Berlin, Paris mais aussi Washington, s'inquiètent de voir tant de recettes fiscales passer à travers les mailles du filet -- on estime que 1.700 milliards de dollars de profits réalisés par des sociétés américaines ne sont pas rapatriés aux Etats-Unis.

L'Allemagne, le Royaume-Uni et la France ont demandé au Groupe des vingt principaux pays riches et émergents (G20) de s'emparer du sujet.

L'OCDE remettra son rapport aux ministres des Finances du G20, réunis vendredi et samedi à Moscou, et promet un "plan d'action global" d'ici l'été. Elle espère surfer sur la vague d'indignation pour aboutir "rapidement" à de nouvelles règles internationales permettant de "rendre inopérants les schémas agressifs d'optimisation fiscale", selon le responsable de la fiscalité à l'OCDE, Pascal Saint-Amans.

L'organisation fait en effet un constat sévère sur les règles existantes qui protègent les multinationales de la double imposition mais leur permettent "d'échapper complètement à l'impôt" et qui "ne sont plus en phase" avec une économie mondiale de plus en plus intégrée, immatérielle et numérique.

Or, ces règles ont le plus souvent été inspirées par l'OCDE elle-même, souligne Mathilde Dupré, de l'ONG CCFD-Terre solidaire, en pointe sur ces sujets, qui se réjouit néanmoins de ce diagnostic. "Pour la première fois, l'organisation reconnaît qu'il y a des failles dans ses règles", relève-t-elle.

Selon l'ONG, les 3.000 conventions fiscales bilatérales conclues par les Etats sous la pression de l'OCDE se révèlent aujourd'hui être autant d'obstacles à une remise à plat du système, puisqu'il faudrait les renégocier une à une.

Pascal Saint-Amans n'exclut pas de recommander au G20 une convention multilatérale pour remplacer les traités existants.






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Le G7 tente de déminer les craintes d'une "guerre des monnaies"


Londres - Les pays du G7 ont tenté de déminer mardi les craintes d'une "guerre des monnaies", ravivée par les mesures prises récemment par le Japon, en réitérant qu'ils laissaient au marché le soin de fixer librement les taux de change tout en jugeant qu'une "volatilité excessive" était négative.

Le club des pays riches a décidé de se fendre d'un communiqué officiel à quelques jours de la réunion vendredi et samedi à Moscou des ministres des Finances du G2O, qui rassemble pays riches et émergents, alors que les inquiétudes montent sur une course aux dévaluations compétitives.

Réaffirmant leur "engagement de longue date pour des taux de change déterminés par le marché", les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G7 ont assuré que ses membres ne se fixeraient pas "d'objectif de taux de change" dans un communiqué publié par le Royaume-Uni, qui en assure la présidence cette année.

"Une volatilité excessive et des mouvements désordonnés dans les taux de change peuvent avoir des implications défavorables pour la stabilité économique et financière", ont par ailleurs réitéré les grands argentiers de ce club qui réunit l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Italie et le Japon.

"Nous continuerons à nous consulter étroitement sur les changes et à coopérer de façon appropriée" et "nos politiques budgétaires et monétaires ont été et resteront orientés vers nos objectifs nationaux respectifs en utilisant des instruments nationaux", ont-ils encore dit.

Washington avait apporté sa contribution lundi au débat sur une "guerre des monnaies" en appelant - par la voix de Lael Brainard, sous-secrétaire au Trésor chargée des questions internationales - les pays du G20 à éviter les "dévaluations compétitives" afin de limiter les sources de "conflit" et ne pas handicaper une économie mondiale encore "faible".

Les craintes d'une "guerre des monnaies" entre grandes puissances ont été relancées après l'assouplissement monétaire décidé en janvier par la banque centrale du Japon, sous la pression du nouveau gouvernement, pour combattre la déflation et la cherté du yen qui pénalise les exportations.

Mais le communiqué du G7 semble toutefois dédouaner les mesures japonaises en n'y faisant aucune référence directe.

Le ministre des Finances japonais, Taro Aso, a d'ailleurs salué le ton du texte en soulignant que "les différents pays ont bien compris que la politique monétaire du Japon n'était pas une manipulation des monnaies".

Sur le marché des changes, le communiqué du G7 a donc eu pour conséquence une poursuite de l'affaiblissement du yen et de la remontée de l'euro face au dollar.

La remontée de l'euro préoccupe fortement la France, qui craint qu'elle ne mine ses efforts de relance de la compétitivité et veut qu'un débat soit ouvert au sein de la zone euro, alors que les Etats-Unis font eux aussi tourner massivement la planche à billets, ce qui a pour effet de diluer la valeur du billet vert face à l'euro.
Berlin et la BCE rejettent toutefois l'idée d'une surévaluation de la monnaie unique.

Il faut "faire en sorte que les monnaies ne soient pas l'instrument d'écarts de compétitivité qui ne seraient pas réels mais qui seraient simplement monétaires. Nous devons faire en sorte que les parités ne soient pas utilisées à des fins commerciales", a insisté le président français François Hollande après la diffusion du communiqué du G7.

Pour les analystes, les tentatives d'apaisement risquent donc dans tous les cas de tourner court. "Tout ce qui a attrait" à la guerre des monnaies "semble sur-interprété" par le marché et "l'hystérie devrait se poursuivre jusqu'à la réunion du G20", ont commenté ceux de Commerzbank.








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lundi 12 novembre 2012

Reprise économique mondiale "faible" jusqu'en 2014 au moins


Paris - La reprise de l'économie mondiale restera faible au moins jusqu'en 2014, dans un contexte d'incertitude accrue en Europe et aux Etats-Unis, a estimé l'agence de notation Moody's Investors Service dans une étude publiée lundi.

"Nous attendons à court terme une croissance inférieure à la tendance de long terme dans la plupart des économies avancées, ainsi qu'un ralentissement de la croissance dans les marchés émergents", a expliqué Collin Ellis, responsable de cette étude chez Moody's.

Dans l'ensemble des pays du G20, c'est-à-dire les principaux pays développés et émergents de la planète, l'économie devrait croître de 2,7% en 2012, 3% en 2013 et 3,3% en 2014, selon Moody's.

L'agence pointe notamment le risque d'une "récession pire que ce qui est envisagé à l'heure actuelle dans la zone euro, accompagnée d'une restriction plus sensible du crédit, en particulier si la crise des dettes souveraines s'intensifie encore".

Autres facteurs pouvant remettre en question la reprise, "une resserrement budgétaire trop important aux Etats-Unis en 2013", un "choc d'offre sur le pétrole en raison des risques géopolitiques qui ressurgissent" et "la possibilité d'un atterrissage brutal dans d'importantes économies émergentes dont la Chine, l'Inde et le Brésil".

Dans l'ensemble, "l'agence de notation maintient son pronostic d'une croissance relativement saine aux Etats-Unis, tandis que la zone euro dans son ensemble devrait stagner en 2013".

"Le redressement des finances publiques et la volatilité des marchés financiers vont continuer à peser sur les affaires et la confiance des consommateurs dans les économies avancées, tandis que l'incertitude renforcée va continuer à ralentir la consommation, l'embauche et l'investissement", ajoute Moody's.

"Dans le même temps, les perspectives de croissance pour les économies émergentes se sont réduites, reflétant une nouvelle décélération du commerce mondial et le manque d'impulsion nouvelle pour la demande domestique, selon le communiqué.




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