Bonjour

Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




Affichage des articles dont le libellé est Juncker. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Juncker. Afficher tous les articles

mercredi 26 novembre 2014

UE: Juncker annonce un plan pour mobiliser 315 milliards d'euros d'investissements

Strasbourg - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé mercredi un plan destiné à mobiliser 315 milliards d'euros pour des investissements en Europe, afin de remettre l'Europe au travail.


Nous créons un nouveau Fonds européen pour l'investissement stratégique qui permettra de mobiliser 315 milliards d'euros au cours des trois prochaine années, a déclaré M. Juncker devant le Parlement européen.

Il est temps de lancer les travaux et de remettre l'Europe au travail. Nous n'avons pas besoin d'argent frais, mais besoin d'un nouveau départ et de nouveaux investissements, a-t-il souligné. 

Je vois des enfants dans une école à Thessalonique travaillant sur des ordinateurs flambant neufs, je vois un Français rechargeant sa voiture électrique sur l'autoroute, a déclaré le président de la Commission européenne, en évoquant de possibles projets d'investissements.

Le plan s'appuiera sur une partie du budget européen et sur la BEI, le bras financier de l'UE, mais ne sera pas alimenté par des contributions directes des Etats membres, même si la porte est laissée ouverte pour que les Etats participent.

Les Etats membres devraient participer à ce fonds pour augmenter son efficacité, a affirmé M. Juncker en allemand, dans une adresse directe à Berlin. Nous devons être conscients que nous avons une communauté de destin, cela implique de la solidarité avec tout le monde, a-t-il plaidé, soulignant que les contributions des Etats membres ne seraient pas comptabilisées dans leur déficit et leur dette.

Parant aux critiques sur le manque d'ambition du plan, il a affirmé que l'argent mobilisé est plus important que ce que les Etats membres peuvent faire par eux-mêmes.

Il n'a pas exclu d'aller au-delà de 315 milliards d'euros. Nous avons besoin d'un mécanisme souple, simple d'utilisation qui puisse se développer au fil du temps. Il pourra être reconduit en 2018, 2019, 2020, a-t-il dit.




awp

jeudi 26 juin 2014

Merkel tend la main à Cameron qui se prépare à encaisser sa défaite

La chancelière allemande Angela Merkel a tendu la main à David Cameron. Son homologue britannique est réduit à encaisser la défaite sur la désignation du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

"Nous devons faire en sorte de trouver un large terrain d'entente sur le contenu" des politiques européennes dans les prochaines années, a affirmé Mme Merkel à son arrivée à une réunion de la droite européenne avant l'ouverture d'un sommet de l'UE.

Lâché dans la foulée par ses alliés suédois Fredrik Reinfeldt et néerlandais Mark Rutte, avec lesquels il avait organisé il y a deux semaines une conjuration des anti-Juncker, M. Cameron a dû en prendre acte.

"Il y aura un vote demain et nous verrons son issue. Mais il est absolument vital que les gens sachent que je fais ce que je dis", a-t-il encore martelé à la BBC.


Cameron écarte la perspective d'une rupture


S'il a jugé que ses homologues commettaient une erreur en cédant au Parlement européen sur leurs prérogatives concernant la nomination du chef de l'exécutif européen, il a exclu d'agiter la menace d'une rupture.

Le nouveau Premier ministre conservateur finlandais, Alexander Stubb, a lui aussi tenté de lui faciliter la tâche, en souhaitant que les chefs d'Etat et de gouvernement fixent à M. Juncker un programme de "libéralisation" économique, "plus près de la position britannique".

Pour les tenants de l'orthodoxie budgétaire, l'enjeu est de ne pas perdre l'allié britannique face à l'offensive de la gauche européenne en faveur d'une plus grande souplesse dans l'application des règles budgétaires.


Soutiens de Hollande et Renzi à Junker


Les dirigeants sociaux-démocrates, emmenés par le Français François Hollande et l'Italien Matteo Renzi, avaient apporté leur soutien à M. Juncker dès le week-end dernier. Mais en échange, ils réclament une plus grande flexibilité dans l'application du Pacte de stabilité, pour soutenir l'investissement et la croissance.

Angela Merkel a répété mercredi son refus de modifier ce Pacte. Les dirigeants européens devraient s'entendre sur la nécessité d'exploiter toutes les marges existantes, selon un projet de conclusions obtenu par l'AFP.


Hommage aux victimes de la "Grande" guerre


Les 28 dirigeants ont mis momentanément de côté leurs querelles pour rendre hommage aux millions de morts de la Première Guerre mondiale, près d'un siècle après l'attentat de Sarajevo qui, le 28 juin 1914, avait déclenché le conflit.

Ils ont symboliquement ouvert leur sommet dans la ville martyre d'Ypres, au nord-ouest de la Belgique, théâtre de plusieurs batailles majeures et de la première utilisation d'armes chimiques.

Leur dÎner doit être consacré aux priorités de l'UE, et donc au programme de la Commission, pour les cinq prochaines années, avant la désignation de M. Juncker comme président vendredi.










ats

mardi 11 juin 2013

Chômage des jeunes: Juncker demande une aide européenne accrue pour la Grèce

ATHENES - Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a demandé mardi à Athènes que l'Europe alloue à la Grèce une bonne partie des six milliards d'euros destinés par l'UE à lutter contre le chômage des jeunes entre 2014 et 2020 et s'est déclaré prêt à aider le pays à lutter contre l'évasion fiscale.

Je repars optimiste de Grèce, mais il reste l'énorme problème du chômage, notamment des jeunes, un problème sous-estimé dans la partie nord de l'Europe, a déclaré M. Juncker à la sortie d'un entretien avec son homologue grec Antonis Samaras.

On n'a pas accompli notre devoir tant que 60% des jeunes sont au chômage, je voudrais que les 6 milliards d'euros destinés à lutter entre 2014 et 2020 contre le chômage des jeunes soient avancés à 2014-2015 et qu'une bonne partie soit allouée à la Grèce, a dit M. Juncker qui effectue une visite de travail à Athènes depuis lundi.

Il a, à cet égard, demandé à la Commission européenne de prendre comme année de référence pour le calcul des sommes allouées pays par pays non pas l'année 2010, qui ne fait pas de sens, mais l'année où le chômage de masse a pris son envolée.

La Grèce est l'un des pays de la zone d'euro, le plus touché par le chômage, qui atteint près de 27%, affectant surtout les jeunes à près de 60%.

Le Premier ministre luxembourgeois a également indiqué que les ministres des Finances de la zone euro étaient en train de voir comment élargir d'ici la fin de l'année la base d'assiette sur la fiscalité de l'épargne, ce qui permettra de lutter plus efficacement contre la fraude et l'évasion fiscales, problème endémique en Grèce.

L'évasion fiscale est un problème grec, mais les autres pays doivent s'inscrire dans le même élan de volonté pour la faire reculer, a-t-il dit à l'AFP. 

Revenant sur les critiques du FMI à l'égard de l'UE sur la gestion du dossier grec, M. Juncker, ex chef du file de la zone euro au moment où la Grèce a recouru au mécanisme de sauvetage UE-FMI en 2010, a dit à la presse qu'il avait pour habitude de ne jamais critiquer ceux qui ont fait des progrès en matière d'auto-critique.

Nous avons commis des erreurs, qui n'en n'aurait pas commis confronté à la situation qui était celle de la Grèce l'essentiel est que nous avons réussi à éviter que le pays ne sorte du territoire de la zone euro, le résultat est là, a-t-il souligné.

M. Samaras a pour sa part déclaré qu'il n'était pas tombé des nues lors des critiques émises la semaine dernière par le FMI au sujet des conditions du premier plan d'aide à la Grèce.

J'avais dit (à l'époque) que c'était la mauvaise recette, aujourd'hui nous sommes en train d'améliorer les choses, les taux sont tombés à la moitié de ce qu'ils étaient en 2010 (...) nous voyons la lumière devant nous, a-t-il souligné.






afp

jeudi 16 mai 2013

Zone euro: Juncker constate l'apaisement sur le front de la crise


Berlin - Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a constaté jeudi à Berlin l'apaisement de la situation en zone euro par rapport à l'année dernière, mais douché les espoirs d'avancées sur l'évasion fiscale à un sommet européen la semaine prochaine.

"La situation est moins dramatique qu'il y a un an", a-t-il jugé, face à des journalistes, avant une rencontre avec la chancelière Angela Merkel.

Lors du sommet européen à Bruxelles la semaine prochaine, les responsables européens pourront se réjouir de la "période plus calme" de ces dernières semaines, a-t-il estimé.

Il a toutefois passablement douché les attentes quant à ce sommet, estimant qu'il ne serait "pas possible mercredi à Bruxelles d'élargir les décisions sur lesquelles les ministres des Finances se sont mis d'accord" cette semaine.

Le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement sera consacré entre autres à l'évasion fiscale et la Commission européenne avait exprimé le souhait que la rencontre puisse aller plus loin qu'une réunion des ministres des Finances qui s'est tenue cette semaine.

Ceux-ci n'ont pas réussi à surmonter l'opposition de l'Autriche et du Luxembourg à un échange automatique d'informations sur les intérêts versés aux détenteurs de comptes étrangers.

Mais il y a un an, un tel rendez-vous aurait tourné autour "d'une éventuelle exclusion de la Grèce de la zone euro, et il y aurait eu des spéculations sur la survie de la zone euro", a rappelé M. Juncker.

"Toutes les peurs, tous les gros titres (de la presse) ont disparu, comme engloutis sous terre", a-t-il poursuivi, tout en avertissant immédiatement que "nous sommes sur la bonne voie mais le pire n'est pas encore derrière nous".

Il a insisté sur la nécessité des réformes, y compris dans le secteur bancaire, et d'une harmonisation fiscale. "Évidemment, nous avons besoin de davantage de croissance et de davantage d'emploi", a-t-il conclu.

De son côté, la chancelière a insisté sur l'importance de faire avancer l'union bancaire.
"Plus nous nous penchons sur le sujet des banques, plus il est clair que la crédibilité du secteur bancaire européen est un sujet central, y compris pour le redressement de l'économie", a-t-elle commenté.




awp

mardi 24 juillet 2012

Juncker réaffirme "l'engagement à assurer la stabilité de la zone euro"

BRUXELLES — Le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a réaffirmé mardi son "ferme engagement à assurer la stabilité de la zone euro", au lendemain de l'abaissement par l'agence de notation Moody's des perspectives de l'Allemagne, du Luxembourg et des Pays-Bas.

L'agence a abaissé de "stable" à "négative" la perspective des trois pays, ouvrant la possibilité d'une perte de leur note actuelle, AAA. Moody's a justifié sa décision par une probabilité accrue de voir la Grèce sortir de l'euro, événement susceptible d'aggraver la crise financière en Europe.

L'annonce de Moody's est intervenue au lendemain d'une journée de forte baisse sur les places financières européennes, traduisant les inquiétudes des investisseurs concernant la zone euro et notamment l'Espagne, dont les taux d'emprunt ont atteint lundi 7,56%.

Dans un communiqué commun, l'Espagne, la France et l'Italie ont demandé mardi la mise en oeuvre "immédiate" des accords conclus lors du dernier Conseil européen, les 28 et 29 juin pour enrayer la crise de la dette et aider les banques européennes.
(NDLR: ce communiqué a été démenti par la suite par la France et l'Italie)

"La rapidité est une condition essentielle au succès de toute action européenne", souligne le secrétaire d'Etat espagnol à l'Union européenne, Inigo Méndez de Vigo. "Il y a un décalage inquiétant entre les décisions qu'a prises le Conseil européen et la mise en oeuvre des accords".

Dans un communiqué, M. Juncker, également Premier ministre du Luxembourg, dit sobrement prendre "note de la décision de Moody's qui confirme la notation très élevée d'un nombre important d'Etats membres de la zone euro".

L'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas, souligne-t-il, conservent des "fondamentaux sains", ainsi que d'autres pays de la zone euro. "Dans ce contexte, nous réaffirmons notre ferme engagement à assurer la stabilité de la zone euro dans son ensemble", a-t-il dit.

Les marchés financiers restaient stables mardi, malgré l'annonce de Moody's. En Grèce, le Premier ministre Antonis Samaras a déclaré mardi que le recul du Produit intérieur brut pourrait dépasser 7% en 2012, près du double des prévisions initiales. M. Samaras dit espérer un retour de la croissance "début 2014".

Une délégation de la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) est arrivée mardi à Athènes, afin de procéder à une évaluation de la situation budgétaire grecque et vérifier le respect des engagements pris par Athènes en échange de l'aide de la zone euro et du FMI. Pour le chef du Parti socialiste grec (PASOK) Evangelos Vénizelos, la renégociation des conditions des prêts accordés à la Grèce est inévitable.

La situation dans la zone euro a été au centre d'un entretien mardi à Paris entre le président François Hollande et le chef du Parti travailliste britannique, Ed Miliband.

"Nous avons tous deux exprimé notre préoccupation concernant la situation économique et la nécessité pour les gouvernements de continuer à travailler à résoudre la crise", a commenté M. Miliband. "Nous sommes d'accord sur le fait que nous ne pouvons pas résoudre les problèmes (...) sans une Europe de nouveau en croissance", a ajouté le chef du Parti travailliste. François Hollande, a estimé M. Miliband, a contribué "à faire avancer ce débat en Europe et au plan international".

Pour le moment, explique-t-on de source diplomatique française, "il n'est pas nécessaire de réunir un sommet".

On est mobilisés, c'est pour cela que pour l'instant il n'est pas nécessaire de réunir un sommet parce que tout le monde se parle. On regarde la situation, on regarde les options, on se parle les uns aux autres, on regarde ce que disent les Espagnols, ce que disent les Italiens, on parle avec les Allemands, avec la Commission, les institutions européennes. On évalue la situation. Après, on verra s'il est nécessaire de mobiliser tel ou tel instrument mais on n'en est pas encore là", a-t-on ajouté.




SIPA
AFP

dimanche 18 mars 2012

Grèce: Juncker reconnaît l'insuffisance des mesures pour la relance

ATHENES - La zone euro a surtout mis l'accent sur l'assainissement des finances publiques de la Grèce et non sur la croissance pour l'aider à sortir de la crise, a reconnu le chef de file de l'eurogroupe Jean-Claude Juncker dans un entretien au journal Kathimérini publié dimanche.

Je crois qu'on n'a pas suffisamment mis l'accent sur la dimension de la croissance au problème général grec. Nous avons surtout insisté sur l'assainissement des finances publiques sans donner de solution alternative ou laisser le choix à la Grèce (...), a dit M. Juncker au quotidien grec.

Nous nous sommes montrés durs à l'égard de l'assainissement des finances mais très faibles à l'égard de l'autre paramètre important, celui de la croissance, a-t-il indiqué, en soulignant qu'il regrettait l'aggravation des conditions de vie des Grecs.

M. Juncker a jugé qu'il aurait été plus logique de mettre dès le début l'accent sur la dimension de la croissance (...) la Grèce traversant maintenant sa cinquième année de récession.

Les coupes importantes dans les salaires et les retraites ainsi que la hausse des taxes imposées à la Grèce depuis 2010 par la zone euro et le FMI, en échange de prêts pour faire sortir le pays de la crise, ont favorisé l'aggravation de la récession, l'économie ayant accumulé un recul de 15% ces dernières années, provoquant la colère de la rue.

Ce n'est que dans le deuxième plan d'aide approuvé récemment que l'UE et le FMI ont commencé à élaborer des mesures de croissance.

L'Union européenne (UE) insiste sur l'accélération de l'absorption des fonds de cohésion européens par la Grèce pour relancer son économie. Le pays, qui peut prétendre à 20,4 milliards d'euros en fonds de cohésion européens pour la période 2007-2013, en a absorbé jusqu'à présent seulement 35%.

De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) dans son nouveau programme d'aide de 28 milliards d'euros avalisé jeudi, préconise la réalisation des réformes structurelles destinées à accélérer la croissance de l'économie et de l'emploi.

Le chef de la mission du FMI en Grèce, Poul Thomsen, reconnaît en regardant en arrière, que certains changements auraient dû être effectués d'une façon différente.

Par exemple, je crois que le programme (d'assainissement de l'économie grecque) a été trop basé sur l'augmentation de l'imposition alors qu'il aurait fallu insister plus sur la réduction des dépenses publiques, a indiqué M. Thomsen dans un entretien publié dimanche dans l'hébdomadaire grec To Vima.

Il a toutefois insisté sur la baisse des salaires effectué car le coût salarial doit s'adapter à la productivité basse du pays afin de favoriser la compétitivité.

Le non-ajustement des salaires est la raison principale pour le taux élevé du chômage, souligne M. Thomsen.

Il a annoncé la nécessité de l'adoption prochainement de nouvelles mesures d'économie de l'ordre de 5,5% du PIB en réduisant les dépenses publiques.




AFP

mardi 14 février 2012

La zone euro reporte sa décision sur une aide vitale à la Grèce

BRUXELLES - Les ministres des Finances de la zone euro ont à nouveau décidé de reporter leur décision sur un nouveau plan de sauvetage crucial pour la Grèce car le pays n'a pas encore rempli les conditions qui lui ont été fixées, a annoncé mardi soir leur chef de file, Jean-Claude Juncker.

Il semble que de nouveaux travaux techniques doivent encore être réalisés entre la Grèce et la troïka qui rassemble les principaux bailleurs de fond du pays, et ce dans plusieurs domaines, a-t-il dit. 

Dans ce contexte, j'ai décidé de convoquer les ministres à une conférence téléphonique demain mercredi, en remplacement d'une réunion physique prévue à l'origine à Bruxelles pour boucler le cas de la Grèce , a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les ministres des Finances de la zone euro se retrouveront finalement à Bruxelles lundi prochain pour faire le point lors d'une rencontre cette fois-ci prévue de longue date.

La réunion de mercredi soir devait servir à l'origine débloquer un plan de soutien d'une ampleur sans précédent, totalisant 230 milliards d'euros, avec une aide publique de 130 milliards d'euros et un effacement partiel de la dette de la Grèce de 100 milliards d'euros. Sans cette aide, le pays risque de se retrouver en faillite dans les semaines qui viennent.

Avant de donner son accord à ce programme d'aide, la zone euro avait toutefois fixé la semaine passé plusieurs conditions à la Grèce, dont le vote par son parlement du programme d'austérité exigé par ses créanciers publics. Ce qui a été fait dimanche.

Reste encore à Athènes à trouver 325 millions d'euros d'économies supplémentaires dans son budget 2012 et pour les chefs des partis de la coalition au pouvoir à s'engager par écrit à mettre en oeuvre le plan de rigueur après les élections d'avril.

Sur ces points, une réunion préparatoire de hauts fonctionnaires de la zone euro mardi à Bruxelles a montré qu'il restait du travail à faire, a fait savoir M. Juncker.

Je n'ai pas reçu les garanties par écrit des chefs de la coalition au pouvoir en Grèce concernant la mise en place du programme d'austérité, a-t-il affirmé. Et il reste un trou budgétaire de 325 millions d'euros à combler, a-t-il ajouté.

En outre, il reste des problèmes à dissiper concernant l'analyse de la soutenabilité de la dette, a souligné M. Juncker. En clair, il n'est toujours pas certain que les trois éléments du plan de soutien à la Grèce - programme d'austérité, nouveaux prêts et effacement partiel de la dette - permettent de ramener comme prévu le niveau de la dette globale du pays à un niveau jugé soutenable, à savoir 120% du Produit intérieur brut en 2020 contre 160% aujourd'hui.

Le Fonds monétaire international, qui fait partie de la troïka, fait de ce seuil une condition pour apporter sa propre contribution au sauvetage de la Grèce. 

Le déblocage de l'aide à la Grèce n'a cessé d'être reporté depuis une dizaine de jours par les Européens qui exigent des garanties fermes des parties politiques sur place.

Plus tôt mardi, le ministres néerlandais des Finances Jan Kees de Jager s'était montré sceptique sur une issue positive lors de la réunion de l'Eurogroupe. Lors d'un entretien à la chaîne de télévision RTLZ, il avait jugé faible la possibilité que le plan de sauvetage de la Grèce soit approuvé définitivement mercredi.

Ils (le gouvernement grec) doivent d'abord mieux faire leurs devoirs, a-t-il déclaré, soulignant que les Pays-Bas ne voteraient pas l'aide sans avoir pu examiner clairement les conséquences pour l'économie, pour la croissance, pour la dette.








AFP

mercredi 18 janvier 2012

La zone euro au bord de la récession

LUXEMBOURG - La zone euro est au bord de la récession économique, a estimé mercredi soir le chef de file des ministres des Finances de l'Union monétaire, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, en appelant à trouver les moyens de soutenir la croissance.

Dans la zone euro nous sommes au bord de la récession technique, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Luxembourg. Un récession technique est définie par les économistes par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut (PIB).

Un grand nombre d'analystes s'attendent à ce que l'activité économique dans l'Union monétaire se soit repliée au dernier trimestre de l'année 2011 - les chiffres ne sont pas encore connus - et fasse de même au premier trimestre de l'année en cours. Ils pensent qu'ensuite le PIB de la zone euro stagnera puis recommencera à croître faiblement.

Il s'agirait donc d'une phase récessive d'ampleur limitée. Mais qui n'arrangera pas les affaires des gouvernements européens au moment où tous doivent trouver les moyens de réduire leurs déficits publics.

Je crois que la consolidation budgétaire est une approche qui ne connaît pas d'alternative, a estimé M. Juncker, à l'issue d'une rencontre avec le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo.

Nous devons consolider nos finances publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance, a-t-il ajouté, en rappelant que la question serait au centre du prochain sommet des dirigeants européens le 30 janvier.

Je crois que la consolidation budgétaire est nationale et que la croissance doit pouvoir disposer d'éléments d'inspiration européenne, a encore estimé M. Juncker, qui est aussi Premier ministre du Luxembourg.

Par ailleurs, le président de l'Eurogroupe a relativisé les dégradations de notes de plusieurs pays de la zone euro et du Fonds de secours financier de l'Union monétaire (FESF ou EFSF) par Standard & Poor's.

L'EFSF n'a pas de difficultés à se financer sur le marché pour trouver de l'argent et prêter ensuite à des conditions avantageuses aux Etats qui en ont besoin, a-t-il jugé. Une manière de signifier que les gouvernements actionnaires du mécanisme ne seront pas invités à augmenter leurs garanties afin que le FESF retrouve la meilleure note possible, triple A.

L'Allemagne, principal actionnaire, s'y refuse de toute façon.

Je crois comme d'autres qu'il ne faut pas accorder une trop grande importance, ni une trop grande attention aux opinions émises par les agences de notation. Je les prends au sérieux et je voudrais qu'elles me prennent au sérieux, a-t-il ajouté, regrettant ainsi que ces agences n'aient pas assez pris en compte les efforts entrepris par la zone euro.






AFP

lundi 19 décembre 2011

L'Europe appelle le monde à la rescousse pour renforcer son pare-feu

BRUXELLES- L'Union européenne s'est engagée lundi à apporter plus de 150 milliards d'euros au Fonds monétaire international et a appelé le reste du monde à suivre son exemple afin que l'institution puisse à son tour aider la zone euro à renforcer son pare-feu contre la crise de la dette.

"L'Union européenne apprécierait que les membres du G20 (le forum des pays riches et émergents, ndlr) ainsi que d'autres pays membres du FMI financièrement solides soutiennent les efforts visant à préserver la stabilité financière mondiale en contribuant à augmenter les ressources du FMI", a indiqué le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, dans un communiqué.

Le texte, publié à l'issue d'une réunion téléphonique des ministres des Finances de l'UE, précise que les pays de la zone euro se sont mis d'accord lundi pour montrer l'exemple en fournissant 150 milliards d'euros au Fonds monétaire international "sous forme de prêts bilatéraux".

Or, si cet objectif est bien celui que l'Union monétaire s'était fixé au sommet européen des 8 et 9 décembre, le but était de parvenir à un montant total de 200 milliards d'euros, en comptant des participations d'autres pays européens extérieurs à la zone euro, mais la Grande-Bretagne, sollicitée à hauteur de 30 milliards d'euros, a campé sur son refus de délier les cordons de sa bourse dans l'immédiat.

Le FMI a néanmoins dit être satisfait. "Nous saluons le soutien des ministres des Finances de l'UE à un accroissement substantiel des ressources du FMI, au moment où nous travaillons à renforcer nos capacités à assumer nos responsabilités systémiques envers nos Etats membres dans le monde", a indiqué un porte-parole dans un communiqué.

Londres ne veut pas abonder pour la seule zone euro et n'est prête à envisager une nouvelle contribution au FMI que dans le cadre d'un effort international très large incluant les pays du G20, qui s'y sont jusqu'ici montrés plus que réticents.

"Le Royaume-Uni a toujours été prêt à envisager des ressources supplémentaires pour le FMI mais pour sa mission mondiale", autrement dit pas spécifiquement pour aider la zone euro à résoudre la crise de la dette, et "dans le cadre d'un accord global", a indiqué un porte-parole du gouvernement britannique dans un communiqué diffusé à Bruxelles.

Parmi les dix pays de l'Union européenne non membres de la zone euro, seuls quatre --la République tchèque, la Suède, le Danemark et la Pologne-- se sont fermement engagés lundi au cours de la réunion téléphonique à mettre la main au portefeuille pour renforcer les ressources du FMI. Ce dernier peut prêter aujourd'hui 296 milliards d'euros (385 milliards de dollars) à ses membres, compte tenu des montants qu'il a déjà engagés.

La Grande-Bretagne ne pouvait pas, pour des raisons de politique intérieure notamment, "accepter d'emblée de passer à la caisse parce que la zone euro a fixé un montant sans la consulter" mais devrait finir par le faire car elle a tout "intérêt" à ce que la zone euro se tire d'affaire, a expliqué à l'AFP une source gouvernementale européenne.

La contribution du FMI au pare-feu est d'autant plus cruciale pour la zone euro que le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, a averti que la BCE ne pouvait pas servir de pompier miracle, d'abord dans un long entretien publié dimanche par le Financial Times, puis devant le Parlement européen lundi après-midi.

Il a rappelé en outre que le financement des Etats par la BCE était "interdit", en réponse aux appels répétés lancés à l'institut monétaire pour qu'il soutienne plus activement les pays fragiles de l'Union monétaire via des achats massifs d'obligations sur les marchés.

M. Draghi insiste pour que les gouvernements de la zone euro augmentent les ressources de leur propre mécanisme d'endiguement de la crise de la dette. Les ministres ont d'ailleurs également évoqué au cours de leur réunion de lundi le Mécanisme européen de stabilité (MES), le dispositif appelé à entrer en vigueur mi-2012 et à remplacer définitivement un an plus tard l'actuel Fonds de sauvetage temporaire de la zone euro (FESF).

Le MES, qui devrait atteindre progressivement une capacité de prêts de 500 milliards d'euros, doit être doté à cet effet d'un capital de départ de 80 milliards d'euros.

La réunion de lundi a permis de lever les inquiétudes exprimées par les Finlandais concernant la possibilité qu'au sein du MES, certaines décisions soient prises à la majorité qualifiée de 85% pour le rendre plus efficace et réactif, selon la source gouvernementale interrogée par l'AFP.

Une déclaration devrait préciser dans quelles conditions cette majorité s'appliquera. A l'image d'autres petits pays, la Finlande craignait d'être marginalisée.

En revanche, les ministres n'ont pas discuté du rythme auquel serait versé le capital de départ du MES. M. Juncker a plaidé en faveur d'un seul versement afin d'"éviter de donner une mauvaise impression aux marchés", mais l'Allemagne est favorable à plusieurs versements.




AFP