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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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mercredi 2 avril 2014

Allemagne: le salaire minimum, mode d'emploi

Berlin - Le conseil des ministres allemand a adopté mercredi la loi établissant à partir de 2015 un salaire minimum horaire de 8,50 EUR bruts, et il ne vaudra vraiment pour tous qu'à partir de 2017, certains actifs en étant toutefois exclus.

- Quand entrera-t-il en vigueur?

La loi adoptée mercredi doit passer par la chambre basse du Parlement Bundestag (4 juillet), puis la chambre haute Bundesrat (à l'automne), où elle peut encore subir quelques modifications, mais vraisemblablement minimes. Elle doit entrer en vigueur au 1er janvier 2015.

Une période de transition est prévue pour les secteurs qui seront à cette date sous le coup d'un accord salarial négocié entre partenaires sociaux. Au 1er janvier 2017 il vaudra pour tous.

Cette période de répit, critiquée par la confédération syndicale DGB comme trop longue, doit permettre à certaines branches pour le moment très éloignées d'un salaire minimum de s'adapter, et dans certains cas forcer un dialogue social qui n'existait pas.

C'est par exemple le cas des chauffeurs de taxi: leur fédération et celle de leurs employeurs veulent se dépêcher de conclure un accord de branche avant la fin de l'année, pour avoir encore deux ans de sursis avant de tomber sous la coupe du salaire minimum, qui va certainement conduire à des suppressions d'emplois et/ou à une hausse du tarif des courses.

- A qui s'appliquera-t-il, et qui en sera exclu'

L'institut de recherche économique DIW estime que juste avant son entrée en vigueur, l'Allemagne comptera 4,5 millions de salariés qui gagnent moins de 8,50 EUR de l'heure. La ministre de l'Emploi Andrea Nahles a parlé mercredi de 4 millions de personnes pour qui il représentera "une amélioration de leur revenu" - sur quelque 39 millions de salariés et une population active de 42 millions de personnes en incluant les professions libérales (chiffres 2012).

La ministre de l'emploi a opté pour un champ d'application très large du salaire minimum, et, contrairement à certaines revendications, un même montant sur tout le territoire.

Quelques exceptions vaudront toutefois:

* les bénévoles

* les moins de 18 ans, pour ne pas créer d'incitation à entrer sur le marché du travail au lieu de commencer un apprentissage ou des études. Ce seuil a été contesté jusqu'au bout, les milieux économiques et une partie de la droite réclamant une exclusion des moins de 21 ans voire 25 ans.

* les apprentis en formation

* les stagiaires mais seulement si leur stage est inférieur à six semaines et s'il est obligatoire dans le cadre d'une formation professionnelle ou universitaire. Mme Nahles veut mettre fin à l'enchaÎnement de stages pas ou mal payés qui est le lot de beaucoup de débutants sur le marché du travail.

* les chômeurs de longue durée (au chômage depuis plus d'un an) seront exemptés de salaire minimum pendant les six mois suivant leur embauche, pour favoriser leur réinsertion sur le marché du travail. La minisre allemande a reconnu qu'elle n'aurait aucun moyen d'éviter que les entreprises ne se servent de chômeurs de longue durée comme un réservoir de main d'oeuvre provisoire à bas coût.

Les agriculteurs, qui voulaient que soient exclus les travailleurs saisonniers auxquels ils ont recours par exemple pour la récolte des pommes et des asperges n'ont pas obtenu gain de cause.

- Comment son application sera-t-elle contrôlée?

Les effectifs des douanes, en charge des contrôles sur le marché du travail, seront étoffés, a promis la ministre, sans engagement chiffré.

La loi prévoit aussi que la responsabilité des entreprises qui font appel à des sous-traitants qui eux-mêmes enfreignent les règles du salaire minimum soit engagée. "Un entrepreneur ne pourra pas dire 'ça m'est égal ce que font mes sous-traitants'", a dit la ministre.









awp

mardi 19 novembre 2013

France: la rémunération des patrons du CAC40 retrouve ses niveaux de 2011

Paris - La rémunération moyenne des patrons du CAC 40 a retrouvé cette année les niveaux de 2011, à 3,5 millions d'euros, mais demeure inférieure à celle de leurs pairs européens, selon une étude publiée mardi.

La rémunération globale directe des patrons du CAC 40 s'est établie à 3,48 millions d'euros en moyenne à ce jour en 2013, contre 3,49 millions en 2011 et 3,08 millions en 2012, selon cette étude du cabinet Towers Watson.

Cette rémunération, qui tient compte du salaire de base, des bonus et des stocks options, reste toutefois dans la moyenne basse des 100 principaux groupes européens, parmi lesquels figurent 14 groupes français, souligne l'enquête.

Ainsi, pour ces 14 patrons hexagonaux, la rémunération globale directe s'établit à 3,78 millions d'euros, loin derrière celle de la plupart de leurs collègues européens. Seule celle des patrons des grands groupes nordiques, dont sept figurent parmi le top 100 en Europe, est inférieure à 1,91 million d'euros.

Les Suisses (8 groupes dans le top 100) tiennent la palme à 7,63 millions d'euros de rémunération globale directe, devant les Espagnols (5 groupes) à 7,21 millions, les Allemands (15 groupes) à 6,3 millions et les Britanniques (21 groupes) à 5,7 millions.

Viennent ensuite les Italiens (4 groupes parmi le top 100) à 4,1 millions d'euros et enfin les Belges (5 groupes) à 3,96 millions.

Le décalage entre les Français et leurs voisins s'explique, selon le cabinet Towers Watson, par un salaire de base médian inférieur parmi les groupes du CAC 40 à celui dans les autres grands groupes européens mais également par une structure de rémunération plus portée sur des éléments variables liés à la performance de l'entreprise dans des pays comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne.

L'étude juge par ailleurs "positive" la mise en place d'un "Say on Pay" sur la rémunération des dirigeants, en vertu duquel les assemblées générales des actionnaires vont dorénavant être consultées sur la question, car elle permet selon le cabinet une "véritable autorégulation".

Le Say on Pay tend à améliorer la gouvernance des entreprises en obligeant conseils d'administrations et comités de rémunération à "instaurer une meilleure communication avec les représentants des actionnaires et les autres parties prenantes" et par la mise en place d'organes de contrôle, estime l'étude.





awp

mardi 18 septembre 2012

Grèce: le coût du travail chute


Athènes - Avec l'austérité imposée par ses bailleurs de fonds, comprenant coupes salariales et abaissement du salaire minimum, la Grèce est le pays de l'UE qui a enregistré la plus forte chute du coût unitaire du travail, indique Eurostat mardi.

Les coûts unitaires du travail, c'est-à-dire ce qu'un employeur, entreprise ou administration, doit payer en coûts salariaux pour une heure de production, ont reculé de 11,5% au premier trimestre 2012 par rapport au même trimestre de 2011, selon des données diffusées pour la première fois par Eurostat.

Ces chiffres pourraient constituer une matérialisation du gain de productivité recherché par les créanciers du pays pour tenter de relancer une économie à bout de souffle, avec une chute attendue du PIB cumulée de 25% sur la période 2008 et 2014, selon le ministre des Finances, Yannis Stournaras.

A l'inverse, on a assisté à une hausse moyenne de 1,5% des coûts unitaires du travail dans les pays de la zone euro (17 pays), et de 1,4% dans les 27 pays de l'Union européenne pour la même période.

Dans les entreprises privées, au premier trimestre, le coût unitaire du travail a régressé de 8,9% et a chuté de 15,7% dans le secteur non-marchand, ce qui reflète l'ampleur des coupes salariales opérées dans la fonction publique sous la pression des différents plans d'austérité.

Dans le privé, le secteur de la construction a subi les principales ponctions salariales, avec une chute de 18,4% du coût unitaire du travail au premier trimestre par rapport à la même période de 2011. Suivent l'industrie (-11,1%) et les services (-4,4%).

Selon la presse, le ministre des Finances Yannis Stournaras, qui négocie un nouveau paquet d'austérité avec les créanciers du pays, a exposé ces chiffres lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Nicosie vendredi dernier, soulignant qu'aucune nouvelle mesure de réduction salariale supplémentaire n'était nécessaire.

Le salaire minimum a été réduit de 22% en Grèce, et de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans, début 2012.







awp
eurostat

dimanche 8 janvier 2012

Royaume Uni: Cameron veut plus de contrôle et de transparence des salaires des patrons

LONDRES - Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé dimanche des mesures pour plus de transparence et de contrôle sur les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises et des banques, dont les montants suscitent un mécontentement croissant en période d'austérité.

Ce n'est pas normal que la rémunération d'un dirigeant ne cesse d'augmenter quand elle n'est pas à la mesure du succès de l'entreprise, a affirmé David Cameron au cours d'une interview télévisée sur la BBC.

Les grosses récompenses attribuées à ceux qui échouent mettent, je pense, les gens hors d'eux, a-t-il ajouté, alors que les banques s'apprêtent à dévoiler les montants, parfois astronomiques, des bonus accordés à leurs employés.

Et alors que les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises ont explosé depuis trente ans au Royaume-Uni, David Cameron a souhaité une transparence en termes de publication des rémunérations, afin qu'on puisse réellement voir ce que les gens gagnent.

Le Premier ministre conservateur a également estimé que les actionnaires devaient pouvoir voter sur le niveau des rémunération et sur les indemnités de départ d'un dirigeant de grande entreprise.

Jusqu'à présent les actionnaires ne disposent que d'un vote consultatif.

David Cameron a précisé qu'il voulait que ces changements interviennent au printemps et que le ministre du Commerce Vince Cable serait chargé du dossier.

Il a également fustigé un capitalisme de petits copains et jugé crucial de réformer les comités fixant les rémunérations. Il a appelé à la fin du système dans lequel les hauts dirigeants, qui siègent dans divers conseils d'administration, approuvent eux-mêmes leurs rémunérations réciproques.

Dans une interview au Sunday Telegraph, il s'est également dit frappé de voir que désormais, la critique des hauts salaires et des bonus bancaires émane même du monde de l'entreprise.

Les hommes et les femmes qui dirigent des petites entreprises, travaillent dur (...) et ne se versent pas d'énormes sommes d'argent, sont furieux du niveau de rémunération de cadres supérieurs qui ne prennent pas les mêmes risques qu'eux, a-t-il poursuivi.

Selon une étude publiée en novembre dernier, certains patrons britanniques ont vu leurs revenus augmenter de 4.000% ces trente dernières années, tandis que les salaires étaient multipliés par quatre seulement pour les classes moyennes, professeurs ou policiers par exemple.

La saison des bonus, en janvier, est très suivie par les médias et le public depuis la crise de 2008 qui a obligé l'Etat à s'endetter lourdement pour sauver le secteur bancaire, contribuant à la mise en place du plan de rigueur actuel.

Ces bonus sont scrutés cette année avec une hostilité encore accrue, en raison du mauvais état de l'économie.

En décembre, le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg avait averti les banques que le gouvernement était déterminé à empêcher les rémunérations irresponsables. Et une puissante association d'investisseurs britanniques avait jugé que ces bonus devaient être revus sérieusement à la baisse.






AFP