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mardi 8 octobre 2013

FMI: la récession moins profonde que prévu pour 2013 en zone euro, poursuite d'une reprise modérée pour l'Europe émergente

Bruxelles - La zone euro connaîtra une récession un peu moins profonde que prévu en 2013, mais fera ensuite face à une reprise "molle", a indiqué mardi le Fonds monétaire international (FMI) en publiant ses nouvelles prévisions économiques mondiales. L'institut estime également que les pays de l'Europe émergente poursuivront une reprise modérée.

Le produit intérieur brut de la zone euro devrait se replier de 0,4% cette année, et non plus de 0,5% comme envisagé jusqu'ici, avant que la région ne renoue avec la croissance avec un PIB en hausse de 1,0% en 2014 (prévision inchangée).

L'an prochain, les quatre principales économies de la zone euro verront leur activité progresser, y compris l'Espagne qui devrait voir son PIB progresser de 0,2%. L'institut de Washington tablait jusqu'ici sur une croissance au point mort pour Madrid en 2014.

Au rayon des bonnes nouvelles: la France devrait, selon le FMI, échapper à la récession cette année et enregistrer une croissance de 0,2% (et non plus un repli de 0,1%). L'an prochain, la deuxième économie de la zone euro devrait voir sa croissance s'accélérer, avec un PIB en hausse de 1,0%.

De son côté, l'Allemagne, moteur économique de la zone euro, devrait faire mieux que prévu avec une croissance de 0,5% cette année (contre 0,3% jusqu'ici) et de 1,4% l'an prochain (contre 1,3%).

Même si "la zone euro s'extrait de la récession, l'activité économique devrait rester molle", note le FMI, avec un chômage évoluant au-dessus de 12%, un niveau record.

En cause: la faiblesse de l'économie des pays du sud, les pays dits de la périphérie par opposition à ceux jugés plus solides.

"Les pays du noyau dur montrent des signes de reprise. Ce n'est pas le résultat d'un changement politique majeur mais d'un changement de climat, qui pourrait être source de satisfaction si les particuliers et les entreprises décidaient de dépenser plus. Pendant ce temps, les pays du sud continuent de souffrir", résume Olivier Blanchard, chef économiste du FMI.

"Les progrès pour améliorer la compétitivité et les exportations ne sont pas encore suffisants pour compenser une demande interne déprimée", poursuit-il dans un propos introducteur.

Qui plus est, les efforts pour réduire les déficits continuent de peser sur l'activité des pays les plus fragiles même s'ils devraient être moindres l'an prochain et représenter un peu moins de 0,5 point de PIB. Un niveau "adéquat", pour le FMI qui recommande toutefois "si nécessaire, une certaine flexibilité".


L'Europe émergente poursuit une reprise modérée

"L'activité a repris au cours du premier semestre 2013 grâce à des conditions financières plus faciles dues à l'assouplissement monétaire, l'amélioration du financement externe et un rebond après le mauvais temps", souligne le rapport.

Le FMI prévoit une croissance dans cette région de 2,25% cette année et de 2,75% en 2014, après une hausse de 1,5% l'an dernier, sans changement par rapport à ses prévisions d'avril.

Le FMI inclut dans la catégorie "Europe émergente" sept pays membres de l'Union européenne, la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Lituanie, la Lettonie et la Croatie, ainsi que deux pays non-UE, la Turquie et la Serbie.

D'autres pays de la région, la Slovaquie, la Slovénie et l'Estonie, membres de la zone euro, ainsi que la République tchèque sont considérés comme pays "avancés".

Mais les différences au sein de l'Europe émergente sont importantes, souligne le FMI qui note "une croissance forte en Turquie et dans les pays baltes, une reprise naissante en Europe du sud-est et en Hongrie, un nouvel affaiblissement en Pologne".

La croissance en Turquie, qui n'est pas membre de l'UE mais qui est la plus grande économie du groupe, devrait atteindre 3,8% en 2013 et 3,5% en 2014.

Le récent resserrement monétaire dans ce pays devrait se traduire par un ralentissement de l'activité au cours du deuxième semestre 2013 mais "l'impact de ce ralentissement sera plus que compensé par la croissance nettement plus forte que prévu au premier semestre".

En Pologne, la croissance devrait ralentir à 1,25% cette année après 2,2% en 2012, avant une reprise à 2,25% en 2014. "L'économie a été influencée par l'affaiblissement de la zone euro. Sur le plan intérieur, la longue période de croissance forte de la consommation semble s'achever", explique le FMI.

En Europe du sud-est la reprise est là, seule la Croatie devant rester en récession en 2013 (-0,6%) avant de reprendre à 1,5% en 2014. L'économie hongroise devrait rester "globalement stable" cette année (0,2%) et reprendre à 1,25% en 2014. Dans les pays baltes, la croissance devrait ralentir mais rester forte cette année, notamment en Lettonie (+4%) et en Lituanie (+3,4%).

Toutefois, "une récession plus prolongée dans la zone euro est un risque majeur, surtout pour les pays qui ont des liens intra-européens forts comme la Croatie, la Hongrie et la Pologne", avertit le FMI.

"Une nouvelle détérioration des conditions de financement extérieur est une autre préoccupation majeure en particulier pour les pays présentant d'importants déséquilibres extérieurs comme la Turquie ou la Serbie", ajoute le rapport.

Dans les pays ayant des niveaux d'endettement ou de déficit élevés "les risques de refinancement ont augmenté ces derniers mois et il faudra prendre des mesures pour réduire ces vulnérabilités", estime le FMI.














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