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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

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lundi 12 janvier 2015

Zone euro: la Grèce, principal risque d'une économie en croissance modérée

Paris - Les élections en Grèce et leurs conséquences sont pour les trois grands instituts statistiques européens le principal risque pesant sur l'économie de la zone euro, qui devrait connaître une croissance "modérée" ces prochains trimestres.

"Les aléas baissiers sont principalement liés au résultat des élections en Grèce et ses possibles conséquences pour la stabilité de la zone euro", écrivent ensemble l'Insee (France), l'Ifo (Allemagne) et l'Istat (Italie).

Des élections législatives se tiendront le 25 janvier en Grèce. Le parti de gauche Syriza, qui est favorable à un maintien dans la zone euro mais entend mettre fin à la politique d'austérité selon lui imposée au pays, est donné favori par les sondages.

A l'inverse, une poursuite de la dépréciation de l'euro et de la baisse du prix du pétrole aurait un impact positif.

Les trois instituts prédisent une croissance restant "modérée" dans la zone euro, encouragée notamment par le bas niveau des prix du pétrole.

"Au quatrième trimestre 2014, l'activité devrait continuer à croître au même rythme modéré qu'au troisième trimestre 2014 (+0,2 %). Aux premier et deuxième trimestres 2015, le produit intérieur brut (PIB) progresserait modestement de 0,3%, principalement grâce à la croissance de la demande interne", lit-on dans leur communiqué.

La demande interne sera selon les trois instituts soutenue par la baisse du prix du pétrole, qui donne du pouvoir d'achat aux ménages.

Sur le front des prix à la consommation, très surveillés en raison de la crainte d'une déflation paralysante en zone euro, Insee, Ifo et Istat tablent sur un "plancher au premier trimestre 2015" pour le taux d'inflation, qui devrait "augmenter faiblement" au printemps.





awp

jeudi 8 janvier 2015

Zone euro: comme un air de légère reprise économique

Paris - Les ménages français ont meilleur moral, les Allemands consomment, le chômage baisse en Espagne: il y a dans plusieurs pays de la zone euro comme un air de petite reprise, mais elle reste bien vulnérable.

"Il y a un peu de mieux dans les enquêtes de conjoncture", c'est-à-dire ces sondages menés chaque mois auprès des consommateurs et des entrepreneurs, souligne Jean-Luc Proutat, économiste de BNP Paribas.

En France, le moral des ménages s'est amélioré en décembre comme en novembre, selon l'Institut national de statistique et d'études économiques (Insee), tandis que l'indice d'activité du secteur privé de la société Markit est lui à son meilleur niveau depuis huit mois.

En Allemagne, les ventes de détail ont davantage progressé que prévu en novembre, selon des données encore provisoires.

Et en Espagne, le chômage a reculé en 2014 comme en 2013, ce qui, avec la hausse de la consommation, des ventes de voiture, la reprise du crédit et la stabilisation des prix de l'immobilier, alimente un retour de la confiance.

"Nous n'avons pas un taux de croissance exceptionnel en vue, autour de 1% en 2015 pour la zone euro voire un peu plus, mais c'est une accélération", par rapport par exemple à la prévision 2014 de la Commission européenne pour la zone, à savoir 0,8%, souligne M. Proutat.

Les économistes de la banque Berenberg croient discerner dans une note un "second souffle pour la zone euro", et jugent que "la nouvelle résilience dans les pays périphériques" très éprouvés tels que l'Espagne et l'Irlande, constitue "une base solide pour les prochaines années".

L'environnement économique est en tout cas plus favorable, avec un "alignement des planètes" particulièrement propice: pétrole toujours moins cher, euro en baisse, taux d'intérêts à des planchers historiques pour les grandes économies, et pari sur une politique très généreuse de la Banque centrale européenne.

M. Proutat avait calculé le 12 décembre qu'avec un baril à 64 dollars, la zone euro pourrait compter sur un surplus d'activité de 0,3 point de Produit intérieur brut en 2015. Depuis, l'or noir a vu sa valeur chuter encore, à moins de 50 dollars le baril.


BIEN FRAGILE

Mais ce frémissement conjoncturel perceptible est bien fragile, comme est venu encore jeudi le rappeler un indicateur très suivi, celui des commandes industrielles passées à l'Allemagne, qui ont affiché en novembre un recul marqué de 2,4% sur un mois.

Apolline Menut, économiste de Barclays, rappelle elle dans une note que si l'indice PMI du climat des affaires en zone euro continue à signaler une expansion, il avait en décembre été légèrement révisé à la baisse entre la première estimation et le pointage final, ce qui voit l'union monétaire "finir l'année sur une touche de faiblesse".

Enfin, l'instabilité des marchés reste grande. Signe que la confiance des investisseurs est loin d'être très robuste, ceux-ci se ruent sur les obligations d'Etat française et allemande, dont la rémunération n'en finit pas de battre des records à la baisse, et à se méfier de la Grèce, où l'approche d'élections législatives.

Depuis le début de l'année l'indice boursier Eurostoxx 50, regroupant les poids lourds européens, affiche ainsi une baisse de 2,7%.

Pour de nombreux économistes, cette volatilité est en partie liée à l'attente d'annonces de la BCE, dont les marchés espèrent des rachats spectaculaires d'actions.

Les investisseurs "sont déjà allés très loin" dans leurs attentes, et le risque d'une déception existe, souligne M. Proutat.




awp
afp

mercredi 7 janvier 2015

Zone euro: prix en baisse de 0,2% en décembre, le risque de déflation se précise

Bruxelles - Les prix ont baissé de 0,2% en décembre dans la zone euro sous l'effet de la chute des prix de l'énergie, selon une première estimation publiée mercredi par l'office européen de statistiques Eurostat.


Il s'agit de la première baisse des prix dans la zone euro depuis octobre 2009 (-0,1%).

Si elle se prolonge, la zone euro entrera dans une période de déflation, un phénomène craint par les économistes, car il s'agit d'un cercle vicieux de baisse des prix, de la production, des salaires et de la consommation, qui empêche l'économie de redémarrer.

Le taux négatif d'inflation est attribuable a fait que les prix de l'énergie ont dévissé de 6,3% en décembre, contre une baisse de 2,6% en novembre, mois où l'inflation était de 0,3% dans la zone euro, souligne Eurostat.

Les prix sont demeurés stables pour le secteur alimentation, boissons alcoolisées et tabac (0,0% contre +0,5% en novembre) ainsi que pour les biens industriels hors énergie (0,0% contre -0,1% en novembre). La seule hausse concerne les prix des services (+1,2%, comme en novembre).

Les économistes mettent en garde depuis plusieurs mois contre le risque de déflation dans la zone euro, ou même de désinflation, c'est-à-dire une inflation très basse.

La Banque centrale européenne, dont l'objectif est de maintenir à moyen terme un taux d'inflation inférieur, mais proche de 2%, pourrait décider de lancer un programme d'assouplissement quantitatif, sur le modèle de ce qu'a fait la Réserve fédérale américaine (Fed) ces dernières années. Cela reviendrait à injecter des liquidités dans le système financier de la zone euro pour stimuler l'activité économique et l'inflation.

La prochaine réunion de la BCE est prévue le 22 janvier.






awp

vendredi 2 janvier 2015

Zone euro: risque de déflation "pas exclu" mais "limité" (Draghi)

Berlin- Le risque de déflation en Europe "n'est pas exclu mais il est limité", estime le président de la BCE Mario Draghi dans une interview au quotidien économique allemand Handelsblatt de vendredi.


Il juge cependant que le risque de voir son institution ne pas parvenir "à remplir (son) mandat concernant la stabilité des prix est plus élevé qu'il y a six mois".

"Le risque (d'une déflation) n'est pas exclu mais il est limité", souligne M. Draghi qui affirme que la BCE se prépare à cette éventualité.

"Nous sommes en train de nous préparer techniquement pour modifier début 2015 l'ampleur, le rythme et le caractère des moyens à mettre en place s'il devenait nécessaire de réagir à une trop longue période d'inflation trop faible", a-t-il expliqué, ajoutant: "il y a là-dessus une unanimité au sein du directoire".

L'inflation pointait à 0,3% seulement en novembre et devrait passer rapidement en territoire négatif, avec la chute des cours du pétrole.

Concernant la situation économique de l'Europe, M. Draghi préfère parler "plutôt d'une longue période de faiblesse que d'une crise" et se dit "prudemment optimiste" quant à l'année à venir.

"Je pense que la combinaison de notre politique monétaire et des réformes d'Etat va ramener beaucoup de la confiance perdue", affirme-t-il, estimant que "l'économie dans tous les pays de la zone euro va connaître la croissance" l'an prochain.

M. Draghi appelle les pays européens à accentuer leurs efforts de réformes structurelles et à travailler à diminuer la pression fiscale.

"Je me lamente du trop plein de bureaucratie et d'impôts. Nous avons en Europe l'une des charges d'imposition les plus élevées au monde, c'est un lourd handicap compétitif", relève-t-il notamment.


"Les réformes structurelles importantes - flexibilité du marché du travail, moins de bureaucratie, des impôts plus faibles - avancent trop lentement", juge M. Draghi qui affirme que "tous" les pays de la zone euro sont concernés, y compris l'Allemagne, même s'il salue "l'annonce du gouvernement d'investissements supplémentaires dans les infrastructures".





awp

mercredi 17 décembre 2014

USA: la Fed veut garder son cap monétaire pendant une période considérable

Washington - La Banque centrale américaine (Fed) a conservé mercredi ses taux d'intérêts inchangés pour soutenir la reprise et réaffirmé qu'elle entendait garder ce cap monétaire pour une période considérable, non sans susciter d'importantes dissensions dans ses rangs.


A l'issue de deux jours de réunion, le comité monétaire de la réserve fédérale (FOMC) a sans surprise annoncé le maintien de ses taux directeurs entre 0% et 0,25%, leur niveau depuis décembre 2008.

Un mois et demi après avoir tourné la page de ses injections massives de liquidités, la Fed maintient donc en l'état l'autre volet de sa politique monétaire ultra-accommodante, mise en oeuvre pour contrer la récession économique de 2008-2009.

Déjouant les attentes des marchés, la banque centrale a surtout réaffirmé qu'elle maintiendrait ses taux proches de zéro pendant une période considérable, surtout si les projections d'inflation continuent d'être inférieures à l'objectif de 2% sur le long terme.

Plusieurs investisseurs s'attendaient pourtant à ce que la Fed abandonne cette référence temporelle et laisse ainsi entendre qu'elle serait prête à commencer à relever ses taux avant la date prévue de la mi-2015.

Ce statu quo et cet appel à la patience ont provoqué d'importantes dissensions au sein du FOMC, trois de ses membres ayant voté contre la décision adoptée mercredi.

L'un d'eux, Richard Fisher, président de l'antenne de la Fed de Dallas a ainsi assuré que l'amélioration de la conjoncture économique aux Etats-Unis devait conduire à avancer la date d'un premier relèvement des taux. 

Un autre dissident, Charles Plosser, président de la Fed de Philadelphie, a lui indiqué que la référence à un élément de calendrier n'était pas compatible avec l'amélioration de la conjoncture américaine.


Craintes sur l'inflation 

Dans décision, le FOMC note certes que le marché du travail s'est encore amélioré aux Etats-Unis, sur fond d'embauches solides et d'un taux de chômage plus faible.

En novembre, l'économie des Etats-Unis a généré en novembre les plus fortes créations d'emplois depuis presque trois ans et le taux de chômage est demeuré inchangé, à 5,8%, au plus bas en six ans. 

L'activité économique progresse à un rythme modéré, note également le FOMC, alors que le produit intérieur brut a crû de 3,9% en rythme annualisé au troisième trimestre.

Mais le comité monétaire relève également que les dépenses des ménages, moteur de la croissance américaine, ne progressent qu'à un rythme modéré et que la reprise du secteur immobilier demeure lente.

A l'heure d'une chute des cours mondiaux du brut, la Fed semble surtout s'inquiéter du faible niveau d'inflation aux Etats-Unis, qui tourne actuellement autour de 1,4% par an, loin de son objectif de 2%.

Ses nouvelles prévisions économiques dévoilées mercredi donnent corps à cette crainte.

Selon la Fed, les prix à la consommation aux Etats-Unis ne devraient plus progresser qu'entre 1,2 à 1,3% en 2014 contre une fourchette de 1,5% à 1,7% attendue jusqu'à présent.

En 2015, l'inflation pourrait même descendre jusqu'à 1,0% alors que la fourchette basse de son estimation de septembre était fixée à 1,6%. L'objectif de 2% d'inflation annuelle ne serait ainsi atteint au mieux qu'en 2106, selon ces projections.

Pour le reste, la Fed se montre en revanche optimiste et améliore ses projections de croissance et de chômage.

Le produit intérieur brut du pays (PIB) devrait ainsi progresser de 2,3% à 2,4% sur un an au dernier trimestre 2014, marquant une embellie par rapport aux 2,0% à 2,2% prévus en septembre, selon ces nouvelles projections trimestrielles.

L'optimisme est encore plus net sur le front de l'emploi: en 2014, le taux de chômage devrait s'établir à 5,8% alors qu'une fourchette allant de 5,9% à 6,0% était jusque-là prévue.

L'embellie devrait se poursuivre en 2015 où ce taux devrait encore baisser, entre 5,2% à 5,3%, faisant mieux que l'évaluation retenue en septembre (5,4% à 5,6%).




awp

jeudi 11 décembre 2014

Zone euro BCE: près de 130 mrd EUR prêtés à plus de 300 banques

Francfort - La BCE a annoncé jeudi avoir prêté 129,8 milliards d'euros à 306 banques européennes, lors de sa deuxième édition de prêts géants bon marché à long terme (TLTRO) qui doivent stimuler les crédits aux entreprises pour relancer la zone euro.


La plupart des analystes tablaient sur une demande d'environ 150 milliards d'euros à l'occasion de ce deuxième TLTRO que les banques devront rembourser à la Banque centrale européenne en septembre 2018.

En septembre, lors d'un premier tour, 255 établissements avaient emprunté 82,6 milliards, une somme nettement en-dessous des attentes des acteurs de marché.

Le volume total alloué aux banques lors des deux premiers tours s'avère ainsi faible au regard des ambitions de la BCE. Son président Mario Draghi était prêt à mettre 400 milliards sur la table dès cette année, mais elles n'ont emprunté que 212,4 milliards au total.

La BCE avait déjà accordé des méga prêts à taux très bas au système bancaire, en 2011 et 2012, lors de la crise de l'euro. Le principe des TLTRO est similaire: leur taux a été fixé à 0,15%, à peine au-dessus du taux directeur de la BCE actuellement à son plus bas historique (0,05%).

Mais cette fois, le gardien de l'euro souhaite s'assurer que les liquidités injectées profitent bien à l'économie réelle. Ces nouveaux prêts sont dits "ciblés": les banques bénéficiaires s'engagent à augmenter leurs crédit au secteur privé.

Celles qui se soustrairaient à cette obligation devront rembourser leur emprunt plus tôt, dès l'automne 2016.

La BCE espère ainsi faciliter l'accès des PME au crédit et les inciter à investir. Par ricochet, cela doit permettre de relancer la croissance atone de la zone euro, et de contrer le risque de déflation, spirale auto-entretenue de baisse des prix et des salaires, qui guette le Vieux continent.

Après les deux opérations de cette année, six autres TLTRO seront organisés à raison d'un par trimestre entre mars 2015 et juin 2016. Les banques pourront emprunter par ce biais jusqu'à trois fois le montant net des crédits supplémentaires qu'elles auront alloués au secteur privé.

Mario Draghi avait expliqué en août qu'il espérait pouvoir injecter entre 450 et 850 milliards d'euros dans le système économique et financier, grâce à l'ensemble de ces méga prêts aux banques.



awp

mardi 25 novembre 2014

OCDE: la zone euro fait peser un "risque majeur" sur l'économie mondiale

Paris - "La zone euro s'approche du point mort et fait peser un risque majeur pour la croissance mondiale, avec un chômage qui reste élevé et une inflation qui reste loin de l'objectif" de 2% de la Banque centrale européenne (BCE), selon l'OCDE.


Elle prévoit pour la zone euro une croissance de 0,8% cette année, 1,1% l'an prochain et 1,7% en 2016.

Face à cette conjoncture peu dynamique, l'Organisation de coopération et de développement économiques écrit dans son rapport d'automne sur les perspectives économiques mondiales que "le rythme plus lent de consolidation budgétaire structurelle que la France et l'Italie proposent dans le cadre de leurs budgets 2015 semble justifié".

La remarque intervient au moment où la Commission européenne peine à valider les projets de budget français et italien.

Intervenant dans un autre débat sensible, l'OCDE répète que la BCE doit prendre "des mesures supplémentaires", par exemple "davantage d'achats d'obligations sécurisées et de titres adossés à des actifs (ABS), et aussi des achats d'obligations souveraines (...) et d'obligations d'entreprises".

"Un appui monétaire plus important est essentiel sans quoi une période prolongée de faible inflation voire même de déflation est au bout du chemin", prévient l'économiste en chef de l'OCDE Catherine Mann, dans un propos introductif.

A propos de la France plus précisément, l'OCDE a encore un peu baissé sa dernière prévision de croissance 2015, à 0,8% contre 0,9% estimés début novembre. Le gouvernement français a lui bâti son budget 2015 sur une hypothèse de 1%.

Selon l'OCDE l'économie française devrait ensuite croître de 1,5% en 2016 (contre 1,7% selon le gouvernement).

L'organisation prévient que le chômage ne baissera pas en France avant 2016, touchant autour de 10% de la population active soit le double de l'Allemagne, et que cette même année la dette publique dépassera le seuil symbolique de 100% du Produit intérieur brut.

L'OCDE, groupement de 34 économies avancées, juge que la France, même en ralentissant son rythme d'ajustement budgétaire, doit "mettre en place un contrôle plus serré de la dépense publique", et "avancer sur les réformes structurelles".

Pour le reste du monde, l'OCDE a dans l'ensemble confirmé les prévisions faites le 6 novembre peu avant le sommet du G20, dressant le portrait d'une économie "à petite vitesse".

La croissance mondiale devrait atteindre 3,3% cette année, 3,7% l'an prochain puis 3,9%, tirée notamment par les Etats-Unis (2,2% puis 3,1% puis 3,0%), la Chine (7,3% puis 7,1% puis 6,9%) et le Royaume-Uni (3,0%, 2,7% puis 2,5%).

Le rythme sera donc ralenti la zone euro, avec une France à la peine et une Italie encore plus embourbée (l'OCDE voit une récession de 0,4% en 2014, puis des taux de croissance de 0,2% et 1%), face à une Allemagne plus robuste (1,5% de croissance en 2014 puis 1,1% et 1,8%).

Un autre maillon faible pour la croissance mondiale, hors Europe, est le Japon avec une croissance attendue à 0,4% en 2014 puis 0,8% puis 1,0%.





awp

vendredi 21 novembre 2014

La BCE prête à étendre ses rachats d'actifs si nécessaire (Draghi)

Francfort - La Banque centrale européenne (BCE), qui a multiplié les initiatives de soutien à l'économie ces derniers mois, est prête à étendre ses rachats d'actifs si nécessaire et "sans délai indu", a déclaré vendredi son président Mario Draghi.


"Nous sommes prêt à recalibrer l'ampleur, le rythme et la composition de nos achats (d'actifs) si nécessaire" et ce "sans délai indu", a déclaré M. Draghi lors d'un congrès bancaire à Francfort.

"A court terme, les indicateurs (mesurant les attentes d'inflation) se sont dégradés à des niveaux que je qualifierais d'excessivement bas", a notamment souligné l'Italien, estimant qu'il est devenu "essentiel pour la BCE d'agir et de continuer à agir pour ramener l'inflation à proximité de 2%".

La hausse des prix en zone euro stagne à un niveau très faible depuis des mois. En octobre, l'inflation a légèrement accéléré à 0,4%, après 0,3% en septembre, mais reste très éloignée de l'objectif "d'un peu moins de 2%" de la BCE.

Il est "essentiel de rapprocher l'inflation (en zone euro, NDLR) de son objectif et ce sans délai" et pour ce faire, la banque centrale utilisera "tous les moyens à sa disposition, dans le cadre de son mandat", a martelé M. Draghi.

Pour autant, "il est également clair que si la politique monétaire agit sur la demande au sein de l'économie, d'autres politiques peuvent participer à ce processus, ou du moins ne pas le freiner", a-t-il ajouté. L'Italien a déjà appelé à de nombreuses reprises ces derniers mois les gouvernements de la zone euro à accélérer le rythme des réformes structurelles.

L'institution monétaire de Francfort a abaissé depuis le mois de septembre son principal taux directeur à 0,05%, son plus bas niveau historique, et a déployé depuis juin un vaste arsenal d'outils, comprenant des achats d'obligations sécurisées et de titres adossés à des actifs (ABS), dont elle attend désormais les premiers résultats.

Les gardiens de l'euro s'attendent à ce que ces mesures fassent enfler son bilan d'environ 1.000 milliards d'euros.

Mais sur fond d'économie à la peine et devant la menace de déflation, la communauté financière et un certain nombre de gouvernements européens appellent avec ferveur de leurs voeux un "quantitative easing" ou "QE", selon l'acronyme américain utilisé pour les rachats d'actifs, qui pourrait viser cette fois des obligations d'entreprises ou des obligations publiques.

Les propos de M. Draghi vendredi, vus comme ouvrant un peu plus la porte à un tel "QE", ont été bien accueillis en Bourse, accélérant la progression du CAC-40 à Paris et du Dax à Francfort.






awp

vendredi 29 août 2014

Zone euro: la menace de déflation se précise, la pression sur la BCE s'accentue

Bruxelles - L'inflation a de nouveau ralenti en août dans la zone euro, à seulement 0,3%, rendant de plus en plus crédible la menace d'une spirale déflationniste et renforçant la pression sur la Banque centrale européenne pour qu'elle prenne des mesures de relance.

 Si ce chiffre de 0,3% se confirme, après la première estimation publiée vendredi par l'office européen de statistiques Eurostat, il s'agira du niveau d'inflation le plus faible enregistré par l'Union monétaire depuis octobre 2009.

L'inflation dans la zone euro était à 0,4% en juillet et atteignait encore 1,3% il y a un an.

Dans le même temps, l'office italien de statistiques Istat a annoncé que les prix avaient baissé de 0,1% en août sur un an, une première dans ce pays depuis 1959.

 "Avec une inflation qui tend vers zéro, le coussin qui nous sépare de la déflation est de plus en plus mince", met en garde Martin Van Vliet, de la banque ING.

Une déflation, marquée par une baisse générale des prix, peut engendrer un cercle vicieux pour l'économie: les consommateurs seraient alors encouragés à suspendre leurs achats dans l'espoir de nouvelles baisses des prix, les entreprises à diminuer leur production pour s'ajuster à la demande, entraînant une baisse des salaires qui, à son tour, ferait baisser la demande et les prix.

 On n'en est pas encore là. Le taux particulièrement bas enregistré en août est alimenté par une baisse de 0,3% des prix dans le secteur alimentation, boissons et tabac et par celle, plus spectaculaire encore, des prix de l'énergie à -2,0%, contre -1,0% en juillet. Or, ces éléments sont les plus volatils dans le calcul de l'inflation.

 L'inflation sous-jacente, jugée plus pertinente par les économistes pour évaluer les tendances car elle mesure l'évolution des prix sans ces éléments, est légèrement remontée, à 0,9% contre 0,8% le mois précédent, souligne Johannes Gareis, économiste à Natixis.

Plusieurs de ses collègues envisagent une stabilisation, voire une hausse des prix dans le courant de l'automne, à l'image de Marco Valli d'Unicredit, qui juge que "l'inflation a probablement atteint son point le plus bas".


LA BCE À LA RESCOUSSE ?

 Pour autant, le chiffre d'août ne peut être balayé d'un revers de main, selon les analystes. D'une part, parce qu'on est très loin de l'objectif d'inflation à moyen terme de la BCE, fixé un peu en-dessous de 2% et, d'autre part, parce que la baisse des prix de l'énergie et de l'alimentation "pourrait se prolonger", souligne Jennifer McKeown, de Capital Economics, notamment sous l'effet de l'embargo russe sur les produits alimentaires européens.

Le chômage toujours élevé est un autre élément susceptible de peser à la baisse sur les salaires et les prix, ajoute cette économiste. Eurostat a annoncé vendredi que le taux de chômage était resté stable à 11,5% dans la zone euro en juillet.

Tous ces éléments maintiennent la pression sur la BCE pour qu'elle agisse en soutien à l'économie. Son président, Mario Draghi, s'est dit prêt la semaine dernière à "ajuster davantage la position de (sa) politique".

 Mais l'institution de Francfort ne devrait pas annoncer de mesures nouvelles à l'issue de sa prochaine réunion le 4 septembre, estiment les économistes unanimes.

 "Il est probable que la BCE voudra d'abord évaluer l'impact" de son programme en cours de prêts ciblés à très long terme (TLTRO) "avant de décider de nouvelles mesures", prédit Johannes Gareis.

"Même si, récemment, la possibilité que la BCE recoure au quantitative easing (ou QE, un programme de rachat d'actifs, ndlr) est devenue plus probable, cela ne nous semble pas imminent", ajoute Martin Van Vliet.

 Tout en restant attentiste, la BCE pourrait faire passer jeudi le message que cette option "est clairement sur la table", anticipe Jennifer McKeown.





awp

mercredi 13 août 2014

France: une faiblesse de l'inflation lourde de conséquences économiques

Paris - La France a connu en juillet une glissade saisonnière des prix qui ne la condamne pas encore à la déflation, mais qui entretient l'inertie économique tout en neutralisant les efforts de rigueur budgétaire.
 Les prix à la consommation ont flanché en juillet par rapport à juin, de 0,3%, a annoncé l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Cette baisse estivale est habituelle, s'expliquant par les soldes et l'arrivée sur les étals de fruits et de légume de saison et meilleur marché.

Mais c'est un autre chiffre qui inquiète les économistes: celui de l'écart des prix sur douze mois, de juillet 2013 à juillet 2014. Cet écart, le "taux d'inflation" connu du grand public, est ressorti à 0,5%, descendant à 0,4% hors tabac.

En juillet 2013, les prix avaient également baissé de 0,3% sur un mois mais le taux annuel était nettement plus vigoureux, à +1,1%.

0,5%, c'est encore un chiffre positif, et ce n'est donc pas la déflation, cette baisse franche et prolongée des prix paralysant progressivement l'activité que Manuel Valls et François Hollande ont brandi comme une menace dans leurs discours.

 Mais c'est bien en-dessous d'un niveau sain d'inflation, estimé à un peu moins de 2% par la Banque centrale européenne.

LE RISQUE DE LA PROPHÉTIE AUTO-RÉALISATRICE

"Le plus préoccupant, c'est ce taux d'inflation annuel hors tabac de 0,4%, car il sert de base dans les négociations salariales", estime Philippe Waechter, chef de la recherche économique chez Natixis AM.

Ce taux entre aussi en compte dans le calcul du SMIC, des minima sociaux, du taux du livret A, autant de repères familiers aux consommateurs.

 Or, dans une France où l'investissement des entreprises est figé et la dépense publique comprimée, la consommation est le dernier relais de croissance.

"Le risque avec les déclarations de MM. Valls et Hollande sur la déflation, c'est que cette idée s'instille dans l'esprit des consommateurs, ce qui n'encourage pas à la dépense", souligne M. Waechter.

En d'autres termes: en avertissant du risque d'une spirale baissière des prix, un phénomène qui s'enclenche véritablement quand les consommateurs reportent leurs achats dans l'espoir de prix toujours plus bas, le gouvernement risque de la provoquer.

 Mais l'exécutif n'a guère d'autre choix: il lui faut bien souligner la faible inflation pour préparer au dérapage du déficit public.

 - L'impossible équation budgétaire -

Conjugué à une faible croissance, le niveau trop bas des prix neutralise en effet les efforts budgétaires.

 Et les économistes s'attendent à ce que l'Insee annonce jeudi une quasi-stagnation du Produit intérieur brut au deuxième trimestre.

 Sans attendre la nouvelle redoutée, le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, juge "inévitable" d'abandonner l'objectif d'un déficit public de 3% du PIB en 2015.

 "On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte", explique-t-il dans un entretien aux Echos mis en ligne mercredi soir.

 La croissance faible diminue les recettes fiscales, sans permettre de réduire les dépenses sociales.

La faible inflation, elle, a pour conséquence que la TVA, première source de financement de l'Etat, ne "rentre" pas au rythme espéré, puisqu'elle est calculée en pourcentage des prix de vente.

 Le dérapage est important: le gouvernement a rédigé son budget 2014 avec une hypothèse d'inflation annuelle moyenne de 1,2%, là où le taux ne s'est établi qu'à 0,5% en juillet.

 Par ailleurs, quand Bercy fixe des plafonds de dépenses aux ministères, c'est en anticipant une certaine hausse des prix. Si les prix sont plus bas que prévu, il y a moins d'incitation à réduire le déficit structurel des administrations, celui sur lequel se concentre Bruxelles.

Enfin les économies passant par le gel des prestations sociales, qui consistent à ne plus les aligner sur les prix, ont elles aussi moins d'impact, puisque les revalorisations supprimées auraient de toute façon été marginales.

 Dans ces conditions, impossible ou presque à la France de ramener son déficit public à 3,8% cette année puis 3,0% l'an prochain, contre 4,3% en 2013, jugent unanimement les économistes.

Mais Paris n'est pas seul face à ces problèmes puisque l'apathie des prix se généralise en zone euro, en dépit des tentatives de la Banque centrale européenne pour les ranimer.

 L'Espagne, le Portugal et la Grèce sont en déflation: les prix s'y affichent en baisse en variation annuelle. L'Allemagne, incontestable moteur économique du continent, a affiché en juillet son plus bas taux d'inflation depuis février 2010 (+0,8%).

 Pour Joachim Fels, analyste de Morgan Stanley, "la zone euro est en voie de +japonisation+".

Le Japon, troisième économie mondiale, est englué depuis près de deux décennies dans la déflation et la stagnation économique, tout en ayant à supporter des déficits publics colossaux.






afp

jeudi 31 juillet 2014

Zone euro: l'inflation tombe en juillet à 0,4%, au plus bas depuis 2009

Bruxelles - L'inflation a ralenti à 0,4% en juillet dans la zone euro, après avoir atteint 0,5% le mois précédent, selon une première estimation jeudi de l'office européen de statistiques, Eurostat.

Elle évolue ainsi à son plus bas niveau depuis octobre 2009, date où l'inflation en zone euro était passée en territoire négatif à -0,1%, a indiqué un porte-parole d'Eurostat.

Ce nouveau ralentissement ravive le spectre de la déflation, soit un cercle vicieux de baisse généralisée des prix et des salaires, qui plane depuis des mois et touche certains Etats membres.

Face à ce scénario, la Banque centrale européenne (BCE) a pris des mesures en juin. Elle a baissé de dix points de base son principal taux directeur, à 0,15%, et annoncé un paquet de mesures exceptionnelles destinées à encourager les banques à prêter davantage aux entreprises et ménages.

L'objectif de la BCE est de veiller à la stabilité des prix et de maintenir l'inflation juste en dessous de 2%. Or, l'inflation se situe depuis des mois à un niveau très faible, sous le seuil de 1%, considéré comme la zone de danger par l'institut monétaire.

En juillet, c'est la baisse des prix de l'énergie qui a le plus joué sur le niveau de l'inflation: ils ont reculé de 1% après une hausse de 0,1% le mois précédent.

Les prix dans le secteur de l'alimentation, des boissons alcoolisées & tabac ont eux aussi reculé de 0,3% après un repli de 0,2% en juin. Les prix des biens industriels hors énergie sont à l'arrêt (0,0%, après un repli de 0,1% en juin).

Seuls les services voient leurs prix nettement augmenter (+1,3%, stable par rapport au juin), a indiqué Eurostat dans un communiqué.







awp

USA: la Fed poursuit la réduction de son aide, signale une remontée des prix

Washington - La banque centrale américaine (Fed) a décidé mercredi de réduire encore son soutien exceptionnel à l'économie des Etats-Unis dont la croissance a nettement rebondi au deuxième trimestre.

A l'issue d'une réunion à Washington, le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Réserve fédérale a, sans surprise, décidé de diminuer de 10 milliards de dollars supplémentaires ses injections mensuelles de liquidités.

C'est la sixième fois consécutive que le FOMC réduit son aide monétaire destinée à soutenir la reprise en maintenant une pression sur les taux à la baisse.

Le FOMC a également laissé les taux d'intérêt au jour le jour inchangés, proches de zéro comme ils le sont depuis fin 2008. Le Comité promet toujours qu'ils resteront à ce niveau "pendant une période de temps considérable" après la fin du stimulus monétaire.

Ce point a soulevé la dissension d'un des membres du Comité, Charles Plosser de la banque régionale de Philadelphie, réputé être du camp des "faucons" très soucieux de lutter contre l'inflation.

Ce responsable estime que ce calendrier ne "reflète pas les progrès considérables de l'économie vers les objectifs de la Fed".

Le rythme de réduction des achats d'actifs devrait se poursuivre "à pas mesurés" au cours des prochaines réunions, redit le Comité monétaire, laissant entendre que cette aide monétaire cessera donc en octobre à moins d'un retournement de conjoncture.


L'INFLATION PLUS PRÈS DE L'OBJECTIF

Fait nouveau, le Comité monétaire note dans son communiqué que l'inflation se rapproche de son objectif de 2%. Il souligne que "la probabilité que l'inflation reste au dessous du niveau de 2% a quelque peu diminué".

En effet, l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation CPI s'est établie à 2,1% en juin sur un an.

Les marchés pourraient interpréter cette attention consacrée à l'inflation comme l'indication qu'une première hausse des taux pourrait intervenir plus tôt que prévu. Jusqu'ici, les économistes s'attendaient à un premier mouvement sur les taux à la mi-2015.

"Le ton se fait moins +colombe+", résumait l'économiste de HFE, Jim O'Sullivan, faisant référence au courant au sein de la Fed plus préoccupé par le chômage que par l'inflation.

"Si l'inflation continue d'augmenter, alors ce nouveau langage de la Fed pourrait présager une hausse des taux plus rapide qu'attendu. Mais je reste sceptique", affirmait pour sa part Paul Edelstein d'IHS Global Insight qui attend pour cela de voir "une ferme augmentation des salaires".

Pour Paul Ashworth de Capital Economics, "les subtils changements dans le communiqué et le vote dissident suggèrent que les faucons affirment de plus en plus leur point de vue".

La Fed prend acte du rebond de l'activité économique au deuxième trimestre, alors que le département du commerce a annoncé une expansion du PIB de 4% d'avril à juin après une contraction de 2,1% au premier trimestre due à l'hiver long et rigoureux.

Si "les conditions du marché du travail se sont améliorées", celui-ci demeure "sous-utilisé de façon significative", affirme le communiqué. Une politique monétaire "hautement accommodante demeure appropriée", réaffirme la Fed.

La banque centrale signale une progression "modérée" des dépenses de consommation mais rappelle que la reprise du secteur immobilier demeure "lente".

Vendredi les nouveaux chiffres de l'emploi pour juillet donneront des indications sur la vigueur du marché de l'emploi.

Les analystes s'attendent à ce que le taux de chômage se maintienne à 6,1% après l'embellie du marché du travail en juin. Ils prévoient 220'000 créations d'emplois.

A la surprise des marchés, le taux de chômage aux Etats-Unis s'était replié de 0,2 point en juin par rapport à mai pour s'établir à son plus bas niveau depuis près de six ans, grâce à de fortes créations d'emplois (288'000).

Toutefois, selon l'indicateur avancé de la société de services informatiques ADP publié mercredi et qui ne se focalise que sur les créations d'emplois dans le secteur privé, celles-ci ont été décevantes en juillet à 218'000 contre 281'000 en juin.








awp

vendredi 18 juillet 2014

Lagarde (FMI): une inflation obstinément basse peut gravement nuire à la croissance en Europe

Paris - La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a averti vendredi que la croissance en Europe pourrait être gravement affectée si l'inflation y demeure très basse et a prévenu que l'orientation actuelle des marchés est peut-être trop positive.

Une inflation obstinément basse peut gravement nuire à la croissance et alourdir le poids de la dette, a-t-elle déclaré dans un discours prononcé devant la Fondation Robert Schuman à Paris, appelant la BCE à maintenir une politique monétaire accommodante.

La politique monétaire doit rester accommodante, pas de manière indéfinie, mais jusqu'à ce que la demande privée se soit complètement rétablie et que la BCE ait atteint son objectif de stabilité des prix, a-t-elle déclaré, dans une allusion à l'objectif d'un peu moins de 2% d'inflation de la Banque centrale européenne. 

Interrogé par le journal français Le Monde de vendredi sur la faiblesse de l'inflation en Europe, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré: Il n'y a pour le moment aucun signe de déflation.

Je pense que ni les banques centrales ni les économistes ne sont capables d'expliquer pourquoi, au niveau mondial, avec la masse de liquidités que l'on a et avec l'endettement très élevé des pays industriels, comparable en fait à celui de l'après-guerre, l'inflation reste si basse. Les recettes classiques de la croissance engendrée par des déficits publics ou par de la création monétaire ne fonctionnent plus, a déclaré au journal M. Schäuble, qui s'est lui aussi exprimé vendredi devant la Fondation Robert Schuman à Paris.

La patronne du FMI a toutefois présenté comme une bonne nouvelle que l'économie européenne soit en train de commencer à se remettre de la crise. On le voit sur un certain nombre d'indicateurs. On le voit aussi à l'orientation très positive des marchés, peut-être trop positive par rapport aux fondamentaux, a-t-elle ajouté.

Dans un apparent appel du pied à l'Allemagne, elle a par ailleurs estimé que les pays disposant de marges budgétaires suffisantes doivent pouvoir engager une politique d'investissements publics.









awp

jeudi 17 juillet 2014

Zone euro: l'inflation stable en juin à 0,5%, confirme Eurostat

Bruxelles - L'inflation est restée stable en juin dans la zone euro, à 0,5% sur un an, comme en mai, selon une deuxième estimation publiée jeudi par l'office européen de statistiques Eurostat.

L'inflation demeure à son niveau le plus bas en plus de quatre ans dans l'union monétaire, et se situe pour le neuvième mois en dessous de 1%.

Cette inflation basse a incité la Banque centrale européenne (BCE) à agir début juin par un paquet de mesures destinées à la faire remonter et à faire redémarrer la croissance. Elle a notamment décidé de baisser ses taux d'intérêt qui étaient déjà au plus bas.

Lors de sa réunion de juillet, la BCE a laissé ses taux inchangés et n'a pas annoncé de nouvelles actions pour soutenir l'économie.

En juin, des taux annuels négatifs d'inflation ont été enregistrés en Grèce (-1,5%), au Portugal (-0,2%) et en Slovaquie (-0,1%). Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Autriche (1,7%) et au Luxembourg (1,2%).

L'inflation hors énergie s'est élevée à 0,5% dans la zone euro. Les prix de l'énergie ont très légèrement augmenté (+0,1%). Parmi les autres composantes, les prix des services ont progressé de 1,3%, mais ceux des produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac ont diminué de 0,2% et ceux des produits industriels non énergétiques de 0,1%.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, l'inflation s'est établie à 0,7% en juin, contre 0,6% en mai.





awp