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jeudi 29 mai 2014

Chine: les firmes européennes très inquiètes du ralentissement économique

Pékin - Les entreprises européennes présentes en Chine redoutent que "les années prospères soient derrière elles", s'alarmant du ralentissement de l'économie, des coûts croissants du travail, d'un durcissement des règlements et d'une pollution endémique, selon un rapport publié jeudi.

D'après l'enquête annuelle sur la confiance des firmes européennes en Chine, publiée par la Chambre de commerce de l'Union européenne (UE) dans le pays, près de la moitié d'entre elles pensent que "l'âge d'or des multinationales" sur le marché chinois est désormais révolu.

Alors que Pékin a lancé d'ambitieuses réformes pour "rééquilibrer" le modèle économique du pays, la croissance chinoise est tombée à 7,4% au premier trimestre, au plus bas depuis 18 mois.

Ce ralentissement "est passé devant la hausse du coût du travail comme préoccupation numéro 1 des entrepreneurs concernant leurs perspectives en Chine", souligne la Chambre de commerce.

Des tensions sociales grandissantes, des séries de mouvements de grèves et une réduction de la main-d'oeuvre disponible dans certains secteurs ont conduit les entreprises étrangères à accroÎtre les salaires de leurs employés chinois au cours des dernières années.

"Bien entendu, ce n'est pas vraiment surprenant d'avoir un net sentiment de détérioration quand on est confronté à une croissance de 7% après avoir connu des taux de 10% ou davantage pendant les deux dernières décennies", a observé Joerg Wuttke, président de la Chambre, lors d'une conférence de presse.

Selon l'enquête, pour laquelle ont été interrogées 552 entreprises européennes en Chine, quelque 68% des firmes de plus de 1000 employés décrivent une dégradation du climat des affaires au cours des deux dernières années.


BARRIÈRES RÉGLEMENTAIRES

Parmi les causes de cet accès de morosité, la Chambre pointe un recul des performances financières des entreprises, des révisions à la baisse de leurs objectifs, mais aussi un net durcissement des règlements imposés par les autorités et des cadres de régulation.

Ainsi, "les barrières réglementaires et restrictions d'accès au marché chinois" ont privé les entreprises européennes de 21,3 milliards d'euros de revenus potentiels en 2013, estime la Chambre de commerce, soit l'équivalent du PIB de l'Estonie.

"Les entreprises ont noté que leurs marges bénéficiaires se resserraient et que, pour la toute première fois depuis que cette enquête est réalisée (depuis au moins une décennie, ndlr), leurs marges en Chine étaient plus basses que pour leurs activités mondiales dans leur ensemble", a insisté M. Wuttke.

La pollution atmosphérique qui recouvre régulièrement d'une chape brunâtre les métropoles chinoises a été citée par 68% des entreprises interrogées comme le principal obstacle pour attirer des talents étrangers.

Et 64% des entreprises ont estimé que la pollution était également la plus grosse difficulté rencontrée dans leurs efforts pour conserver leurs employés expatriés en Chine.

Enfin, la salve d'enquêtes très médiatisées, pour corruption ou entente sur les prix, lancées par Pékin contre de grands groupes pharmaceutiques ou agro-alimentaires étrangers n'a rien fait pour améliorer le moral des entrepreneurs européens.

Cet environnement maussade encourage "la moitié des entreprises européennes" en Chine à explorer "de façon routinière" les opportunités d'investissement dans d'autres pays d'Asie, insiste la Chambre.

"Autrefois, on regardait uniquement la croissance économique en Chine et c'est tout. Désormais, on regarde le tableau d'ensemble (dans le monde), et on se demande où l'on peut prospérer avec les meilleures marges", souligne M. Wuttke, évoquant l'amélioration de la conjoncture dans "certaines régions", dont les Etats-Unis.

Pour autant, "les firmes européennes continueront de regarder la Chine comme très importante sur un plan stratégique", tempère la Chambre de commerce, pointant que le marché chinois, de par son envergure, "continuera de générer une grosse part de leurs revenus mondiaux".







awp

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