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vendredi 28 février 2014

CAC 40: des résultats 2013 solides, signes d'une "reprise poussive"

Paris - Les résultats financiers des entreprises du CAC 40 en 2013 ont globalement été de bonne facture, avec des perspectives optimistes pour 2014 mais sans euphorie, reflet d'une reprise économique qui reste poussive.

"Globalement, les publications ont été correctes sans catastrophe majeure", relève Fabien Laurenceau, stratégiste actions d'Aurel BGC. "L'optimisme reste de rigueur, même si on n'est pas dans l'euphorie", ajoute-t-il.

Pour l'ensemble des groupes qui ont publié leurs comptes annuels à ce jour, soit 37 des 40 des plus grands groupes cotés à Paris, le bénéfice net cumulé est en repli de près de 12% par rapport aux résultats 2012, à 42,8 mrd EUR, pour un chiffre d'affaires étal (-0,57%) à 1126 mrd EUR, selon un décompte de l'AFP.

Certains groupe affichent des replis marqués, en particulier ceux exposés aux pays émergents qui ont subi la défiance des investisseurs au printemps 2013, mais d'autres au contraire ont constitué d'agréables surprises, explique Fabien Laurenceau.

C'est notamment le cas du numéro deux mondial des vins et spiritueux Pernod Ricard, très présent en Chine, et dont l'activité a lourdement chuté en 2013.

C'est également le cas de Total mais pour d'autres raisons, poursuit-il, car malgré des prix du baril relativement élevé, la seconde plus grande pondération du CAC "souffre comme toutes les pétrolières qui n'arrivent pas à progresser en volume et subissent une activité aval (chimie, raffinerie, distribution) toujours compliquée".

Il y a également ceux qui ont en partie déçu, mais là encore, les choses sont à relativiser, explique l'analyste. Des groupes comme Sanofi ou Essilor, également très exposés aux émergents, ont été affectés mais dans une moindre mesure.

Mais l'un et l'autre ont fait la preuve de leur résilience au plus fort de la crise, comme en atteste leur parcours boursier en 2012-2013. Ils ont donc simplement confirmé leur solidité sans extravagance, estime-t-il.

"Essilor a très, très bien résisté pendant la crise. Il n'y a donc rien d'affolant, seulement un effet de rattrapage pour un groupe très internationalisé et donc exposé, notamment aux émergents", souligne-t-il. Même chose pour Sanofi, très internationalisé et donc plus sensible à la conjoncture mondiale.

Côté bonnes surprises figure un secteur qui avait particulièrement souffert ces dernières années : celui de l'automobile au sens large, avec des chiffres et des perspectives solides délivrés par Michelin et Renault, à l'instar des acteurs européens comme Daimler et BMW.

"C'est un secteur qui a très bien performé en 2013 et qui confirme à présent avec ses résultats annuels", relève ainsi Fabien Laurenceau.

Las banques ont également été au rendez-vous, notamment la Société Générale qui a surpris positivement, ou Crédit Agricole. Le poids lourd du secteur BNP Paribas a en revanche un peu déçu, mais principalement en raison de provisions qui ont pesé sur son résultat.

"On voit que la normalisation est en cours et que la période de stress intense est derrière nous", souligne à ce titre Fabien Laurenceau, alors que les banques avaient particulièrement souffert en Bourse en 2012.

Le secteur de la construction au sens large a également agréablement surpris, avec des groupes comme Vinci mais également Legrand qui se sont montrés solides l'an dernier.

Le groupe de BTP "va mieux, retrouve un peu de croissance organique et signifie que la situation s'est stabilisée en Europe de l'Ouest", souligne l'analyste.

Enfin, le secteur aéronautique, avec Airbus Group (ex-EADS) et Safran, a délivré des publications conformes aux attentes, "ce qui n'est pas étonnant puisque le secteur est tiré par la croissance du secteur aérien dans les pays émergents", souligne Fabien Laurenceau.

Mais les attentes étaient très élevées après de fortes progressions des cours en 2013, ce qui peut expliquer quelques prises de bénéfice, poursuit-il, comme ce fut le cas de Safran, dont le cours a lourdement chuté malgré une publication d'excellente facture.

Reste qu'"il n'y a pas eu depuis un an de véritable révision à la hausse des bénéfices" de la part des grands groupes français, ce qui signifie qu'on est à un tournant avec l'essentiel des hausses des cours derrière nous, estime l'analyste.

"Il va à présent falloir que les entreprises délivrent des taux de croissance attractif pour voir leurs cours continuer à monter", prédit-il.









awp

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