Bonjour

Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




jeudi 27 février 2014

Portugal: la troïka appelle à un large consensus autour de la rigueur

LISBONNE - Les créanciers du Portugal (UE-FMI-BCE) ont appelé les partis politiques et la population à un large consensus autour de la rigueur budgétaire qui doit perdurer encore quelques années, ont rapporté mercredi des députés à l'issue d'une rencontre avec leurs représentants.

La troïka a fait savoir qu'il serait bon d'avoir un consensus élargi, non seulement avec le PS mais aussi avec la société portugaise dans son ensemble, a indiqué Miguel Frasquilho, vice-président du groupe parlementaire du parti gouvernemental PSD (centre droit).

Alors que la sortie du Portugal de son programme d'assistance de 78 milliards d'euros prévue le 17 mai s'engage favorablement, la tâche est loin d'être conclue, a-t-il poursuivi.

La troïka a estimé que la période d'ajustement de l'économie portugaise allait durer quelques années encore et qu'il ne fallait donc pas alléger les sacrifices, a assuré Luis Fazenda, député du Bloc de gauche.

Pour l'heure, le Parti socialiste, principale formation de l'opposition, est resté sourd aux appels en faveur d'un consensus politique réitérés par le Premier ministre Pedro Passos Coelho.

Quand le gouvernement appelle à un consensus, il ne pourra jamais compter avec le PS, car le PS ne partage pas l'idéologie libérale de l'Etat minimum, a déclaré mardi son secrétaire général Antonio José Seguro.

Que le Portugal quitte son programme avec ou sans filet de sécurité, ce qui compte pour la troïka n'est pas la forme que prendra cette sortie mais la poursuite de la politique d'austérité, a résumé le député communiste Miguel Tiago.

Lors de sa rencontre avec la troïka, le PSD s'est déclaré en faveur d'une ligne de crédit de précaution, à condition que les contreparties imposées au pays ne soient pas trop sévères.

Si les conditions étaient favorables, un programme de précaution nous paraîtrait plus prudent, dans la mesure où les taux d'emprunt du Portugal sont toujours supérieurs à ceux de l'Irlande, a expliqué Miguel Frasquilho avant de préciser qu'aucune option n'a été arrêtée.

Selon mes informations, les conditions imposées à l'Irlande étaient si lourdes que le pays a fini par sortir du programme sans filet de sécurité en décembre dernier, a-t-il ajouté.

Quant au PS, il s'est déclaré favorable à une sortie sans filet de sécurité avec un plein accès aux marchés. En cas d'échec, nous rendrons le gouvernement responsable, a prévenu mercredi un de ses dirigeants, Oscar Gaspar.

Reçus à leur tour par les représentants des créanciers, les partenaires sociaux se sont montrés insensibles aux appels à un consensus. 

Nous leur avons dit qu'il ne fallait pas compter sur nous pour contribuer au désastre social et économique du pays, a déclaré Arménio Carlos, secrétaire général de la confédération syndicale CGTP, proche du Parti communiste.

Ils estiment que le programme est un succès et qu'il faut continuer à le mettre en oeuvre. Leur succès est notre malheur, a-t-il relevé.

La troïka a été arrogante. Elle a insisté sur son modèle affirmant qu'il n'y avait pas d'alternative, a renchéri Joao Vieira Lopes, président de la Confédération du commerce et des services du Portugal.

Plus modéré, le chef du patronat portugais Antonio Saraiva a indiqué que, selon la troïka, il revient aux Portugais de définir le modèle économique de développement souhaité pour le pays et de prendre en main leur destin.

Les chefs de mission de la troïka étaient arrivés jeudi dernier à Lisbonne pour mener l'avant-dernier examen des comptes du pays avant sa sortie du programme.






afp

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire