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jeudi 24 mai 2012

Allemagne: les entrepreneurs prennent acte de la crise, leur moral en chute


Francfort - Le baromètre Ifo du climat des affaires en Allemagne a enregistré un net recul en mai, son premier depuis novembre de l'année dernière, signe que le moral des entrepreneurs allemands commence à souffrir de la crise en zone euro.

L'Ifo affiche 106,9 points en mai contre 109,9 points en avril et 109,8 points en mars, a annoncé jeudi une porte-parole de l'institut du même nom qui réalise cette enquête mensuelle très suivie par les analystes.

Le consensus d'analystes réuni par l'agence Dow Jones Newswires attendaient également un recul de ce baromètre mais bien plus faible, à 109,5 points.

"L'évaluation de la situation actuelle est en net recul. Cependant elle reste au-dessus de la moyenne à long terme", a commenté le président de l'Ifo Hans-Werner Sinn dans un communiqué.


NOUVEAU RÉALISME?

Selon lui, "l'avenir est jugé avec plus de pessimisme par les entreprises. L'économie allemande subit la hausse des incertitudes qui pèsent sur la zone euro".

"Nouveau réalisme?", a commenté l'économiste d'ING Carsten Brzeski, notant que l'évaluation de leur situation actuelle par les entrepreneurs aussi bien que celle de leur situation future avaient nettement baissé.

L'Ifo est en effet composé de l'agrégation de deux chiffres: le sentiment actuel des entrepreneurs et celui de leurs attentes pour les six mois à venir. Le premier est passé de 117,5 points en avril à 113,3 points en mai; le second de 102,7 points en avril à 100,9 points en mai.

Environ 7000 entrepreneurs prennent part chaque mois à cette enquête, dans les domaines de l'industrie, de la construction, du commerce de gros et détail.

"Si le recul était attendu, son ampleur non", a commenté Constantin Wirschke, économiste chez Natixis. L'indicateur, d'un point de vue historique, "reste à un niveau élevé mais l'incertitude a refroidi l'ambiance", a-t-il ajouté.

Pour son confrère de la banque Berenberg, Christian Schulz, "la reprise de la crise en zone euro, liée aux élections grecques, semble une nouvelle fois avoir atteint l'économie réelle allemande, mettant fin à une période de résistance" au cours du premier trimestre 2012, où le pays a retrouvé la croissance (+0,5%) après le recul de 0,2% du PIB au dernier trimestre 2011.

Annalisa Piazza du courtier Newedge a vu dans ces chiffres des "signes de panique", avec une chute de confiance dans tous les secteurs.

En revanche, le ministre allemand de l'Economie, Philipp Rösler, a préféré mettre en lumière le chiffre de la croissance, dans un communiqué.

"L'économie allemande a retrouvé la croissance au premier trimestre de manière étonnamment rapide. Elle se révèle solide et efficace, en ces temps difficiles", écrit-il, jugeant que malgré le recul de l'Ifo, "les entrepreneurs sont confiants en l'avenir" et "l'économie allemande reste la locomotive de la croissance en Europe".





AWP

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