Francfort - Les banques allemandes sont trop peu solides en comparaison de leurs concurrentes européennes parce que trop dépendantes des taux d'intérêt, a jugé mardi un représentant de la Bundesbank (Buba), appelant les établissements à repenser leur modèle d'activité et envisager des fusions.
Qu'il s'agisse de la capacité des banques à encaisser un choc financier ou de leur niveau de rentabilité, les instituts de crédits allemands restent en moyenne assez loin derrière leurs pairs de la zone euro, a déclaré Andreas Dombret, membre du directoire de la banque centrale allemande, lors d'un congrès à Francfort.
Une explication est que "le modèle d'activité des banques allemandes est relativement dépendant des revenus d'intérêts. Un tel modèle pose un défi majeur dans l'environnement actuel de taux d'intérêts très bas", a-t-il ajouté.
Sur les six premiers mois de l'année, les résultats d'exploitation des grandes banques allemandes ont été en repli de 8% par rapport à leur niveau de 2013, a notamment souligné M. Drombret.
"Une stratégie évidente pour les banques allemandes serait de diversifier leurs sources de revenus", selon lui; des fusions au sein du secteur pourraient également "être une stratégie potentielle".
Bâti sur trois piliers - les banques privés commerciales, les banques publiques et les banques coopératives-, le secteur bancaire allemand a obtenu une bonne mention lors de la publication récente du résultats d'une vaste revue d'actifs et de tests de résistance menés par les autorités européennes. Sur les 25 établissements soumis à cette épreuve, un seul à échoué.
Pour autant, un tiers des instituts n'a réussi ces tests que de justesse.
awp
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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mardi 18 novembre 2014
jeudi 27 mars 2014
Tests de résistance (USA) : 5 banques, dont Citigroup, doivent revoir leur copie
Washington - La Réserve fédérale (Fed) américaine a demandé mercredi à cinq grandes banques aux Etats-Unis de revoir leurs plans de distribution de leur capital, notamment l'américaine Citigroup.
Les quatre autres établissements bancaires sont les filiales américaines des britanniques HSBC et RBS, de l'espagnole Santander, ainsi que l'américaine Zions Bancorporation, a annoncé la Banque centrale américaine à l'issue de tests de résistance.
Depuis 2010, les géants du secteur sont soumis à une série de scénarios de crise afin d'évaluer leur solidité et leur niveau de capitalisation en cas de tempête financière.
Il s'agit d'éviter que l'Etat soit conduit comme lors de la crise financière de 2008 à venir à la rescousse de groupes bancaires devenus "trop importants pour faire faillite" ("too big to fail").
La liste des établissements testés, disposant plus de 50 milliards de dollars d'actifs aux Etats-Unis, compte 12 banques de plus que l'année passée, soit 30 établissements. Les trois banques étrangères sommées de revoir leur planification de capital sont des nouvelles venues sur cette liste.
Les tests publiés mercredi complètent une première batterie de tests collectifs parus la semaine dernière, où déjà la Fed avait soumis ces banques à des scénarios hypothétiques de crise pour éprouver leur santé financière.
Tous les groupes bancaires, sauf un --Zions Bancorporation--, avaient alors démontré avoir suffisamment de capitaux propres pour résister à l'éventualité d'une grave crise financière du type de celle de 2008.
Cette deuxième phase de tests dits "CCAR" (Comprehensive Capital Analysis and Review) est plus individualisée puisqu'elle prend en compte les projets de distribution et d'immobilisation de capital (distribution de dividendes, rachat de capital, émissions d'actions...) de chaque établissement.
Groupe bancaire de Salt Lake City (Utah) largement implanté dans l'ouest des Etats-Unis, Zions a échoué pour des raisons "quantitatives", "parce qu'il n'a pas atteint le minimum de capital requis en cas de stress", selon la Fed.
Les quatre autres établissements ont vu leurs scénarios de distribution de capital rejetés pour "des raisons qualitatives". Ils doivent soumettre un nouveau plan d'ici 90 jours, a précisé la Fed.
La Fed estime par exemple que le processus interne de ces banques pour planifier la redistribution de leur capital manque de "contrôle interne" ou évalue mal la projection des revenus et des pertes en cas de crise.
awp
vendredi 8 avril 2011
Tests de résistance européens: 90 banques mises à l'épreuve
Londres (awp/afp) - Quatre-vingt-dix banques européennes, représentant plus de 65% des actifs bancaires de l'UE, participeront aux nouveaux tests européens destinés à mesurer leur solidité en cas de choc économique, a annoncé vendredi à Londres l'autorité chargé de superviser ces tests.
Cette épreuve est avant tout destinée à rassurer les marchés alors que le système financier de la zone euro traverse une nouvelle phase de turbulences.
91 banques avaient subi des tests l'an dernier, mais ceux-ci avaient été vivement critiqués pour leur manque de sévérité. Certaines de ces banques ont depuis disparu, en raison notamment de mouvements de fusions ou d'acquisitions. Toutes celles existant encore passeront à nouveau l'épreuve.
En revanche, selon l'Autorité européenne de supervision des banques (EBA), quatre établissements ont été ajoutés à la liste: un autrichien, un danois, un irlandais et un norvégien.
L'objectif, a rappelé l'EBA dans un communiqué, est de tester globalement "plus de 65% des actifs bancaires européens" et au moins 50% des actifs dans chaque pays de l'Union européenne.
Les mêmes quatre banques françaises seront testées qu'en 2010, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE.
Le pays le plus représenté sur la liste est de loin l'Espagne avec 24 établissements bancaires, devant l'Allemagne (13).
Les résultats des nouveaux tests doivent être connus avant la fin du mois de juin.
Pour réussir l'examen, les banques devront pouvoir justifier d'un ratio minimal de 5% de capitaux propres "durs" (core Tier 1) en cas de choc économique pour réussir l'épreuve, un critère plus sévère que l'an dernier, selon l'EBA.
Seules 7 banques avaient échoué aux tests de l'an dernier (5 espagnoles, 1 allemande et 1 grecque) mais, quelques mois plus tard, deux grandes banques irlandaises ayant réussi l'épreuve se trouvaient au bord de la faillite.
rp
AWP
jeudi 10 mars 2011
Espagne: 12 entités financières ont besoin de 15,15 mrd EUR (Banque d'Espagne).
Madrid (awp/afp) - Douze entités financières espagnoles, dont huit caisses d'épargne, ont besoin de capitaux supplémentaires pour un montant total de 15,152 milliards d'euros, a annoncé jeudi la Banque d'Espagne, soit moins que les prévisions du gouvernement qui tablait sur un maximum de 20 milliards.
Ces besoins de capitaux répondent aux nouvelles exigences du gouvernement en termes de solvabilité, fixées par décret le 18 février.
A partir de jeudi, tous les établissements financiers espagnols devaient respecter un niveau de solidité financière d'au moins 8% (pour les fonds propres "durs", par rapport aux montants de crédits engagés), sauf pour une partie des caisses d'épargne qui devaient atteindre un taux d'au moins 10%.
"Au total, douze entités doivent augmenter leur capital d'un montant total de 15,152 milliards d'euros", écrit la Banque d'Espagne dans un communiqué, précisant que "sur ces douze entités, deux sont des banques espagnoles, deux sont des filiales de banques étrangères et huit sont des caisses d'épargne", ces dernières étant considérées comme le maillon faible du système financier du pays.
Cette annonce survient alors que l'agence Moody's a dégradé jeudi matin la note souveraine de l'Espagne, à "Aa2", s'inquiétant notamment du coût de la restructuration bancaire et doutant de l'estimation du gouvernement, qui avait assuré que le secteur avait besoin de 20 milliards d'euros pour se refinancer.
Moody's "pense que le coût total devrait être plus proche des 40-50 milliards", a-t-elle indiqué.
De son côté, Fitch a chiffré les besoins de capitaux du secteur à 38 milliards d'euros, dans "un scénario de stress de base", un montant qui grimpe à 96,7 milliards "dans un scénario de stress plus extrême, sur la base d'expérience des banques en Irlande".
Espagne/Tests de résistance: 38-97 mrd EUR nécessaires pour les banques (Fitch).
Madrid (awp/afp) - L'agence de notation Fitch a estimé jeudi que le système bancaire espagnol aurait besoin de 38 à 96,7 milliards d'euros pour se refinancer, dans le cadre de tests de résistance qu'elle a menés, en amont des tests européens dont les résultats seront connus en juin.
Cette annonce survient alors qu'une autre agence, Moody's, a dégradé jeudi matin la note souveraine de l'Espagne, à "Aa2", s'inquiétant notamment du coût de la restructuration bancaire et doutant de l'estimation du gouvernement, qui estime que le secteur a besoin de 20 milliards d'euros pour se refinancer.
Moody's "pense que le coût total devrait être plus proche des 40-50 milliards", a-t-elle indiqué.
De son côté, Fitch chiffre les besoins de capitaux du secteur à 38 milliards d'euros, dans "un scénario de stress de base", un montant qui grimpe à 96,7 milliards "dans un scénario de stress plus extrême, sur la base d'expérience des banques en Irlande".
L'Etat irlandais a dû voler au secours des banques irlandaises pour leur éviter la faillite, avant de finir par conclure l'an dernier un plan de sauvetage international de 85 milliards d'euros avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international.
L'Espagne, qui a dévoilé en février un nouveau plan de restructuration du secteur bancaire, appelle quant à elle les banques et caisses d'épargne espagnoles à chercher en priorité des fonds privés pour se refinancer, n'envisageant d'intervenir qu'en derniers recours.
"La majorité des besoins de capitaux est liée au secteur des caisses, qui représentaient 39% des actifs du système bancaire fin septembre 2010", estime Fitch, chiffrant leurs besoins entre 19,4 et 54,7 milliards, pour atteindre un taux de fonds propres durs d'environ 10%, niveau exigé par le gouvernement espagnol pour les caisses non cotées.
Certes, l'Espagne comme l'Irlande ont été ébranlées par l'éclatement de leur bulle immobilière, mais Fitch "ne prévoit pas que les pertes liées aux crédits en Espagne soient aussi élevées qu'en Irlande". Toutefois, "le scénario de stress de base a une probabilité raisonnable de se matérialiser".
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