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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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jeudi 17 juillet 2014

Zone euro: le Parlement européen donne son feu vert à l'euro en Lituanie

Strasbourg - Le Parlement européen a massivement approuvé mercredi l'entrée de la Lituanie dans la zone euro, dont elle deviendra le 19e membre le 1er janvier 2015.

L'introduction de la monnaie unique dans le petit pays balte a été approuvée par 545 voix pour, 116 contre et 34 abstentions. L'avis du Parlement sur cette question n'était que consultatif.

En juin, le processus avait déjà reçu le feu vert de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne, puis des ministres de la zone euro, lesquels avaient considéré que la Lituanie présentait un "degré élevé de convergence durable avec la zone euro" et qu'elle remplissait donc les conditions nécessaires.

L'ensemble des États membres de l'Union doit encore donner son feu vert le 23 juillet.

Vilnius voit l'euro comme un rempart contre la Russie et une manière de renforcer son poids politique en Europe. Pays balte de 3 millions d'habitants, membre de l'UE depuis 2004, la Lituanie rejoint ses voisines l'Estonie et la Lettonie, déjà dotées de l'euro depuis respectivement 2011 et 2014.

"L'Europe et l'euro constituent un havre de paix géopolitique", a souligné mardi devant le Parlement européen le jeune eurodéputé conservateur lituanien Gabrielius Landsbergis, petit-fils du père de l'indépendance lituanienne Vytautas Landsbergis.

"La population ressentira les effet positifs de l'euro, du fait de taux en baisse qui contribueront à la croissance, et aux investissements dont nous avons cruellement besoin", a souligné de son côté l'élue socialiste lituanienne Vilija Blinkeviciute.

Le rapporteur du texte, le conservateur allemand Werner Langen, a observé que la Lituanie présentait "un taux de change stable, une inflation basse malgré une dépendance énergétique en hausse, un endettement public réduit, un déficit limité", et tout cela "malgré la crise financière".







awp

mercredi 4 juin 2014

L'UE donne son feu vert à la Lituanie pour entrer dans l'euro en 2015


Bruxelles - La Commission européenne et la Banque centrale européenne ont donné mercredi leur feu vert pour l'entrée dans l'euro en janvier 2015 de la Lituanie, qui deviendra le 19e membre de la zone.

La Lituanie remplit maintenant tous les critères de convergence, a indiqué l'exécutif européen, qui propose que la Lituanie puisse adopter l'euro le 1er janvier 2015.

La décision doit être encore soumise aux dirigeants européens, puis validée par les ministres des Finances mi-juillet. Le Parlement aura également son mot à dire.

Le commissaire européen chargé des affaires économiques, Olli Rehn, a salué la politique budgétaire et les réformes économiques sérieuses de la Lituanie. Ces efforts ont conduit à une augmentation impressionnante de la prospérité des citoyens lituaniens, a-t-il ajouté.

Nos efforts et le travail que nous avons fournis ont été salués, s'est félicité de son côté le Premier ministre lituanien, Algirdas Butkevicius, qui voit dans ce feu vert une étape vers une croissance plus rapide, ainsi qu'une vie meilleure pour tous les habitants du pays.

Compte tenu des développements à nos frontières, l'adoption de l'euro prend encore plus d'importance. C'est un pas supplémentaire vers plus de sécurité au niveau économique, financier et politique, a-t-il ajouté, sans mentionner directement les tensions avec la Russie.

Vilnius voit l'euro comme un rempart contre la Russie et une manière de renforcer son poids politique en Europe. Pays balte de 3 millions d'habitants, membre de l'UE depuis 2004, la Lituanie suit dans la voie de l'euro l'Estonie et la Lettonie voisine, déjà membres de l'euro depuis respectivement 2011 et 2014.

La décision annoncée mercredi n'est qu'un début, a réagi le ministre lituanien des Finances, Rimantas Sadzius. Nous devons nous assurer que cette nouvelle sera bien accueillie par la population et que le passage à l'euro se fera en douceur.





awp

jeudi 27 juin 2013

La Lituanie veut une présidence de l'UE tournée vers l'Est

Vilnius - La Lituanie veut placer sa présidence semestrielle de l'Union européenne à partir du 1er juillet sous le signe d'un rapprochement avec les ex-républiques soviétiques de l'est, une initiative perçue par Moscou comme une ingérence dans sa zone d'influence.

"L'Europe doit comprendre que le moment est crucial pour que ses partenaires de l'est se rapprochent de l'Union européenne. Nous voulons aider ces pays", déclare la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite dans une interview à l'AFP.

La Lituanie, qui succède à l'Irlande, va accueillir en novembre un sommet entre l'UE et les six Etats du Partenariat oriental - Ukraine, Moldavie, Bélarus, Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie.

L'UE doit les impliquer dans "un processus d'intégration plus rapide et plus profond", évitant d'appliquer "deux poids, deux mesures" à l'égard de ces pays et de leur ancien maitre russe sur des sujets comme la libéralisation des visas, affirme Mme Grybauskaite.

Lors du sommet du Partenariat oriental, l'Ukraine pourrait signer un accord commercial d'association avec l'UE, en discussions depuis longtemps.

Mais l'UE a indiqué à maintes reprises qu'elle souhaitait d'abord régler avec Kiev plusieurs questions concernant les droits de l'Homme et en particulier la détention de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko.

"L'affaire Timochenko est devenue un symbole et ils doivent le comprendre, ils doivent faire quelque chose", estime Mme Grybauskaite, ajoutant que l'Europe "n'allait pas dicter exactement" ce que Kiev devrait faire pour permettre la conclusion d'un accord.

Moscou, qui de son côté presse l'Ukraine de rejoindre l'Union douanière russe, s'inquiète de la concurrence de ce Partenariat oriental.

"Nous sommes quelque peu préoccupés par les appels lancés par certains responsables politiques pour dicter aux pays du Partenariat oriental leur choix d'une association ou d'une autre", a commenté jeudi l'ambassadeur de Russie en Lituanie Vladimir Chkhikvadze dans le quotidien Vilniaus Diena.

Le Kremlin a vu dans le Partenariat oriental lancé en 2009 par la Pologne et la Suède, "le signe d'une compétition géopolitique", explique Vytis Jurkonis, analyste à l'Université de Vilnius.


PUISSANCE EUROPÉENNE MAJEURE AU MOYEN-ÂGE

Pour lui, le Partenariat oriental devrait permettre "d'orienter le radar de la politique étrangère de l'UE vers l'Est autant que vers le Sud" après le printemps arabe et les évènements du Proche-Orient.

Au Moyen-âge, le Grand Duché de Lituanie était une puissance européenne majeure qui s'étendait de la Baltique à la Mer Noire, rappelle Antanas Kulakauskas, professeur d'histoire à l'Université Vytautas Magnus de Kaunas (centre).

"Mais les aspects géopolitiques et économiques ne sont pas moins importants. La frontière orientale de l'UE est à 30 kilomètres de Vilnius et la Lituanie n'en tire pas d'intérêt économique", souligne-t-il.
Première république soviétique à se séparer de l'URSS en mars 1990, la Lituanie est aujourd'hui ancrée à l'Ouest, membre de l'UE et de l'Otan depuis 2004, et prévoit d'entrer dans la zone euro en 2015.
Lors de la crise mondiale, son économie a plongé de 14,8% en 2009 et Vilnius a du prendre des mesures d'austérité drastiques pour retrouver le chemin de la croissance (+3% attendus cette année, selon le ministère des Finances).

"La Lituanie pourrait se présenter comme un modèle de pays flexible ayant réussi à maîtriser la crise rapidement", commente Nerijus Maciulis, chef économiste de la Swedbank à Vilnius.

Après l'accord politique conclu jeudi à Bruxelles sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020, la présidence lituanienne va devoir négocier les détails de ce programme de 960 milliards d'euros.

"Il y a environ 70 actes juridiques que nous allons devoir négocier avec le Parlement européen", souligne Mme Grybauskaite.

Parfois surnommée "la dame de fer" pour ses exigences de discipline budgétaire, Mme Grybauskaite, une ancienne commissaire européenne au Budget, avait déjà planché sur le budget de l'UE 2007-2013.

L'accord sur le budget doit encore être approuvé par une majorité qualifiée des 754 députés du Parlement européen qui se réunit en session plénière à partir de lundi prochain.

Après la Lituanie, c'est la Grèce qui prendra la présidence de l'UE le 1er janvier 2014.





awp