Montréal - L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a exhorté mercredi le Canada à davantage lutter contre le réchauffement climatique, en particulier en augmentant les taxes prélevées sur l'exploitation des ressources minières et les hydrocarbures.
L'exploitation des ressources non renouvelables doit être gérée avec soin, à la fois pour réduire aujourd'hui les impacts négatifs sur l'environnement et pour assurer demain un avenir meilleur aux générations futures, a plaidé le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurria, qui participait à Montréal au Forum Économique International des Amériques.
Dans sa synthèse Études économiques de l'OCDE - Canada, l'organisation internationale passe en revue l'état de l'économie canadienne qui progresse à bon rythme et présente un système financier sain.
Quatre recommandations principales sont formulées, dont deux sont d'ordre environnemental: gérer les recettes tirées des ressources (naturelles) non renouvelables et faire en sorte que la croissance soit respectueuse de l'environnement.
Le Canada s'est retiré de l'accord de Kyoto en 2011 et son Premier ministre conservateur, Stephen Harper, a encore répété lundi que la lutte contre le réchauffement climatique ne devait pas se faire au détriment de l'économie.
L'OCDE appelle à faire preuve de prudence et d'équité pour davantage épargner les profits générés par la production de pétrole et de gaz ainsi que par l'exploitation des mines, citant en exemple la Norvège.
Notamment, l'organisation souligne que la province d'Alberta, qui dispose des troisièmes réserves mondiales de pétrole, n'a épargné que 8% des recettes pétrolières depuis 1983 car cet argent finance les dépenses courantes en maintenant de faibles taux d'imposition.
Aussi, l'OCDE conseille au Canada d'alourdir les prélèvements sur l'exploitation de ressources non renouvelables.
Comme les Etats-Unis, le Canada vise une réduction de 17% de ses gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005. Or, souligne l'organisation, si la tendance se maintient, une baisse de seulement 0,4% sera constatée dans six ans.
L'OCDE estime que le meilleur moyen d'atteindre l'objectif affiché est de créer un réel marché du carbone national afin d'envoyer un signal-prix unique du carbone, dans l'optique d'une association à terme avec les systèmes internationaux d'échange de droits d'émission.
Enfin, elle note que l'exploitation des ressources naturelles se fait parfois contre le gré des peuples autochtones et suggère la mise en place d'orientations claires obligeant les compagnies minières à prendre en compte ces peuples afin que les projets leur procurent des avantages à long terme.
awp
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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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jeudi 12 juin 2014
jeudi 24 octobre 2013
Canada : Politique monétaire inchangée, taux directeur à 1%
Ottawa - La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 1%, inchangé depuis septembre 2010, soulignant que la croissance économique du pays était "un peu moins favorable" que ne laissaient penser les précédentes prévisions.
La banque centrale s'attend désormais à une croissance du PIB de 1,6% en 2013 (+1,8% en juillet), mais prévoit toujours une accélération en 2014 et 2015 avec des taux de 2,3% et 2,6% respectivement (contre +2,7% prévus pour ces deux années en juillet).
Dans ses précédents communiqués, la BoC "était beaucoup trop optimiste en espérant un rebond des investissements des entreprises et des exportations", a déclaré à l'AFP Charles St-Arnaud, chef économiste pour le Canada à la banque Nomura, à New York. L'institution "est maintenant en ligne avec les attentes du FMI" qui, au début du mois, disait s'attendre à une croissance de 1,6% du PIB canadien en 2013 et de 2,2% pour 2014, a ajouté M. St-Arnaud.
Dans son communiqué, la Banque remarque que "la détente monétaire considérable en place actuellement demeure appropriée et a donc décidé de maintenir le taux cible du financement à un jour à 1%".
La véritable surprise de ce texte réside "dans la disparition de toute mention à une future hausse du taux", a remarqué Charles St-Arnaud, estimant qu'en conséquence une telle action ne sera pas décidée "avant 12 mois."
Le maintien à 1% du taux directeur de la Banque du Canada démontre que ses dirigeants "sont vraiment inquiets" par une éventuelle détérioration de la situation et elle souligne "les risques d'une correction du marché intérieur", a pour sa part fait valoir Sébastien Galy, analyste de la Société Générale à New York.
Au Canada, "le niveau de l'activité économique est plus bas" que prévu précédemment par la Banque, en raison des "conditions économiques incertaines" à l'étranger et dans le pays, reconnait la Banque.
"Bien que les dépenses des ménages demeurent solides, le ralentissement de la croissance des crédits aux ménages et le relèvement des taux hypothécaires laissent entrevoir une correction graduelle des déséquilibres dans le secteur des ménages", est-il indiqué.
A l'échelle mondiale, l'économie "devrait connaître une croissance modeste en 2013", note la Banque.
Aux Etats-Unis, l'économie "est plus faible qu'escompté", mais une accélération est toujours attendue en 2014 et 2015, "à mesure que les vents contraires attribuables à la situation budgétaire se dissiperont et que le désendettement des ménages sera mené à terme".
L'Europe connaît de son côté une "reprise naissante" qui, tout en restant "modeste", "a dépassé les attentes".
Locomotive de la croissance mondiale, la Chine traverse "un regain de vigueur", tandis que les autres économies émergentes ont vu leur croissance ralentir "dans un contexte de resserrement de leurs conditions financières".
"Dans l'ensemble, l'économie mondiale devrait progresser de 2,8 % en 2013, puis accélérer pour atteindre 3,4 % en 2014 et 3,6 % en 2015", a estimé l'institution.
awp
mercredi 17 avril 2013
Canada: la banque centrale maintient son taux inchangé à 1%
Montréal (awp/afp) - La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 1%, inchangé depuis septembre 2010, notant que le rythme de progression de l'économie mondiale serait modeste en 2013.
Elle a aussi révisé à la baisse sa prévision de croissance économique pour le Canada, la ramenant à 1,5% en 2013, au lieu de 2% comme elle le prévoyait en début d'année. La banque envisage maintenant une progression de 2,8% en 2014 (contre 2,7% précédemment) et de 2,7% en 2015.
La banque souligne dans un communiqué que la croissance de l'économie mondiale se déroule conformément à ses attentes, alors que l'expansion se poursuit "à un rythme modeste" aux Etats-Unis, que l'Europe "demeure en récession" et que la Chine "a ralenti".
Au Canada, "après la faiblesse affichée au second semestre de 2012, la croissance économique (...) devrait reprendre de la vigueur tout au long de 2013 à la faveur d'un redressement des exportations nettes et d'un retour à un rythme d'expansion plus solide des investissements des entreprises", estime-t-elle.
En revanche, les dépenses de consommation, qui portent l'économie canadienne depuis sa sortie de récession en mai 2009, "devraient progresser à une cadence modérée au cours de la période de projection, alors que l'investissement résidentiel devrait diminuer encore par rapport aux niveaux historiquement élevés atteints précédemment".
La banque s'attend à ce que l'inflation, faible ces derniers mois, reste modérée dans les prochains trimestres avant de remonter graduellement à 2% d'ici le milieu de 2015, alors que l'économie canadienne retrouvera son plein potentiel.
En attendant, "la détente monétaire considérable en place actuellement demeurera probablement appropriée pendant un certain temps, après quoi une réduction modeste sera probablement nécessaire, de façon à atteindre la cible d'inflation de 2%", indique-t-elle.
La prochaine réunion de la banque centrale canadienne aura lieu le 29 mai.
awp
mercredi 6 mars 2013
Canada: la banque centrale maintient son taux inchangé à 1%
OTTAWA - La Banque du Canada a maintenu mercredi son taux directeur à 1%, inchangé depuis septembre 2010, notant que les conditions financières mondiales demeurent expansionnistes malgré la volatilité observée récemment.
Aux Etats-Unis, la croissance se poursuit et la demande du secteur privé gagne en vigueur. La croissance s'est raffermie aussi en Chine tandis qu'en Europe, c'est la récession qui continue, relève la banque centrale, tout en observant que le pétrole lourd canadien fait encore l'objet de décotes sous l'effet de la congestion des infrastructures de transport.
Dans les grands pays émergents autres que la Chine, l'activité devrait bénéficier de mesures de relance, estime-t-elle.
Au Canada même, l'économie a crû de 0,6%, en rythme annuel au quatrième trimestre de 2012, la progression de la plupart des composantes intérieures du PIB ayant été contrebalancée par un ralentissement marqué des investissements en stocks.
Selon la banque, la croissance devrait se redresser au cours de 2013, poussée par une hausse modeste des dépenses des ménages, une reprise des exportations et une croissance solide des investissements des entreprises, tandis que l'investissement résidentiel devrait continuer à reculer par rapport aux niveaux élevés atteints récemment.
Les exportations devraient toutefois rester inférieures à leur niveau d'avant la récession jusqu'au second semestre de 2014, en raison de la demande étrangère contenue et des défis qui subsistent sur le plan de la compétitivité, y compris la vigueur persistante du dollar canadien.
Enfin, la banque explique le maintien de son taux à 1% par des capacités inutilisées de l'économie, les perspectives modérées en matière d'inflation et l'évolution dans le bon sens des déséquilibres dans le secteur des ménages.
La détente monétaire considérable en place actuellement demeurera probablement appropriée pendant un certain temps, après quoi une réduction modeste sera probablement nécessaire, de façon à atteindre la cible d'inflation de 2%, conclut-elle.
afp
Aux Etats-Unis, la croissance se poursuit et la demande du secteur privé gagne en vigueur. La croissance s'est raffermie aussi en Chine tandis qu'en Europe, c'est la récession qui continue, relève la banque centrale, tout en observant que le pétrole lourd canadien fait encore l'objet de décotes sous l'effet de la congestion des infrastructures de transport.
Dans les grands pays émergents autres que la Chine, l'activité devrait bénéficier de mesures de relance, estime-t-elle.
Au Canada même, l'économie a crû de 0,6%, en rythme annuel au quatrième trimestre de 2012, la progression de la plupart des composantes intérieures du PIB ayant été contrebalancée par un ralentissement marqué des investissements en stocks.
Selon la banque, la croissance devrait se redresser au cours de 2013, poussée par une hausse modeste des dépenses des ménages, une reprise des exportations et une croissance solide des investissements des entreprises, tandis que l'investissement résidentiel devrait continuer à reculer par rapport aux niveaux élevés atteints récemment.
Les exportations devraient toutefois rester inférieures à leur niveau d'avant la récession jusqu'au second semestre de 2014, en raison de la demande étrangère contenue et des défis qui subsistent sur le plan de la compétitivité, y compris la vigueur persistante du dollar canadien.
Enfin, la banque explique le maintien de son taux à 1% par des capacités inutilisées de l'économie, les perspectives modérées en matière d'inflation et l'évolution dans le bon sens des déséquilibres dans le secteur des ménages.
La détente monétaire considérable en place actuellement demeurera probablement appropriée pendant un certain temps, après quoi une réduction modeste sera probablement nécessaire, de façon à atteindre la cible d'inflation de 2%, conclut-elle.
afp
dimanche 4 mars 2012
Canada: croissance de 2,5% en 2011 malgré un ralentissement au 4e trimestre
MONTREAL - L'économie canadienne a ralenti au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) progressant de 1,8%, ce qui a porté à 2,5% la croissance pour l'ensemble de l'année 2011, a annoncé vendredi l'institut Statistique Canada.
L'institut a également revu en forte hausse la croissance du troisième trimestre, la portant à 4,2% en rythme annuel, au lieu des 3,5% annoncés initialement.
La hausse du PIB pour l'ensemble de 2011 a été légèrement plus forte que celle prévue par la banque centrale canadienne, qui tablait sur une hausse de 2,4% du PIB. Elle fait suite à une croissance de 3,2% enregistrée en 2010.
Cette relative bonne tenue de l'économie canadienne s'explique essentiellement par la demande intérieure, qui a augmenté de 3% en 2011, après une hausse de 4,5% en 2010.
Bien que conforme aux attentes, la hausse du PIB au quatrième trimestre est surtout due à une activité plus forte que prévu en décembre, la croissance ayant augmenté de 0,4% par rapport à novembre en raison notamment d'une hausse de la production pétrolière et gazière.
Au quatrième trimestre, la croissance a été surtout portée par les dépenses de consommation et les exportations. La demande intérieure finale a augmenté de 0,5%.
Les investissements des entreprises en usines et matériel ont augmenté pour un huitième trimestre consécutif, mais l'investissement dans les logements a ralenti.
La croissance des exportations, qui avait atteint 3,8% au troisième trimestre, a aussi ralenti, s'établissant à +1,1% au quatrième trimestre. Le commerce extérieur a néanmoins contribué à la croissance, grâce notamment à une reprise de la demande en provenance des Etats-Unis, premier partenaire commercial du Canada, notamment dans les secteurs automobile et manufacturier.
La bonne tenue de l'économie canadienne en décembre augure bien pour le début de 2012, a indiqué une économiste de la banque CIBC, Emanuella Enenajor.
Nous nous attendons à ce que le rythme de l'activité augmente au premier trimestre 2012, a-t-elle dit.
La Banque du Canada prévoit une croissance économique de 2% en 2012 et une accélération en 2013 à 2,8%.
AFP
L'institut a également revu en forte hausse la croissance du troisième trimestre, la portant à 4,2% en rythme annuel, au lieu des 3,5% annoncés initialement.
La hausse du PIB pour l'ensemble de 2011 a été légèrement plus forte que celle prévue par la banque centrale canadienne, qui tablait sur une hausse de 2,4% du PIB. Elle fait suite à une croissance de 3,2% enregistrée en 2010.
Cette relative bonne tenue de l'économie canadienne s'explique essentiellement par la demande intérieure, qui a augmenté de 3% en 2011, après une hausse de 4,5% en 2010.
Bien que conforme aux attentes, la hausse du PIB au quatrième trimestre est surtout due à une activité plus forte que prévu en décembre, la croissance ayant augmenté de 0,4% par rapport à novembre en raison notamment d'une hausse de la production pétrolière et gazière.
Au quatrième trimestre, la croissance a été surtout portée par les dépenses de consommation et les exportations. La demande intérieure finale a augmenté de 0,5%.
Les investissements des entreprises en usines et matériel ont augmenté pour un huitième trimestre consécutif, mais l'investissement dans les logements a ralenti.
La croissance des exportations, qui avait atteint 3,8% au troisième trimestre, a aussi ralenti, s'établissant à +1,1% au quatrième trimestre. Le commerce extérieur a néanmoins contribué à la croissance, grâce notamment à une reprise de la demande en provenance des Etats-Unis, premier partenaire commercial du Canada, notamment dans les secteurs automobile et manufacturier.
La bonne tenue de l'économie canadienne en décembre augure bien pour le début de 2012, a indiqué une économiste de la banque CIBC, Emanuella Enenajor.
Nous nous attendons à ce que le rythme de l'activité augmente au premier trimestre 2012, a-t-elle dit.
La Banque du Canada prévoit une croissance économique de 2% en 2012 et une accélération en 2013 à 2,8%.
AFP
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