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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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jeudi 11 décembre 2014

Australie: le chômage à son plus haut niveau depuis 12 ans

Sydney - Le chômage a atteint en novembre son plus haut niveau en Australie depuis douze ans, en raison du ralentissement de l'économie consécutif au repli du prix des matières premières et de la demande chinoise, selon des chiffres officiels publiés jeudi.


Le taux de chômage a légèrement augmenté à 6,3%, contre 5,8% à la même époque l'an dernier, a indiqué le Bureau australien des statistiques (ABS).

Pendant la période sous revue, 42'700 emplois ont été créés mais le nombre de personnes qui se sont présentées sur le marché du travail pour chercher un emploi a augmenté.

Le nombre d'emplois à plein temps a augmenté de 1800 tandis que les postes à temps partiel ont bondi de 40'800, selon des données légèrement meilleures que les prévisions des économistes, qui tablaient sur la création de 15.000 emplois.

"Bien que le chômage ait légèrement augmenté, les chiffres de novembre sont quand même meilleurs qu'attendu et laissent supposer une amélioration modeste du marché du travail en novembre", ont souligné deux économistes de la banque ANZ, Savita Singh et Riki Polygenis.

L'économie australienne, qui a échappé à toute récession depuis plus de vingt ans, tente de trouver de nouveaux moteurs de croissance pour prendre le relais de son secteur minier, où les investissements sont annoncés en nette baisse pour l'an prochain.

La banque centrale australienne, la Reserve Bank of Australia (RBA) est sous la pression du marché pour réduire encore ses taux d'intérêt qui, à 2,5%, sont déjà à leur plus bas niveau, après une croissance plus molle que prévu au troisième trimestre, selon des chiffres publiés la semaine dernière.

Le ralentissement de l'économie en Chine, premier partenaire commercial de l'Australie, pèse sur le dynamisme du secteur des matières primaires et nuit plus largement à l'économie du pays tandis que la chute des prix des matières premières grève ses revenus.

Pour David de Garis, responsable des études économiques à la National Australia Bank, la création d'emplois n'a pas été assez soutenue malgré la bonne santé d'autres segments de l'économie du pays. "Il y a des créations d'emplois, mais beaucoup sont à temps partiel et à faible revenu", a-t-il souligné.





awp

mercredi 4 juin 2014

Australie: croissance de 3,5% au 1er trimestre, plus forte que prévu

Sydney - L'Australie a affiché une croissance économique plus forte que prévu au premier trimestre 2014, portée par les exportations de minerais, qui ont nettement progressé grâce à une saison des cyclones inhabituellement calme.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,5% sur un an et de 1,1% par rapport au dernier trimestre 2013, a annoncé mercredi le Bureau australien de la statistique. Les analystes tablaient sur une hausse de 3,1% sur un an et de 0,8% sur trois mois.

Sur les trois derniers mois 2013, le PIB avait progressé de 2,8% sur un an et 0,8% sur trois mois.
Le secteur minier a représenté au total 80% de la croissance enregistrée début 2014, selon les chiffres officiels.

Le Trésorier, Joe Hockey, équivalent du ministre de l'Economie et des Finances, a souligné que l'absence de tempêtes violentes avait contribué à la bonne tenue des exportations minières, qui partent pour la plupart du nord du pays.

"Ce fut un premier trimestre hors norme car il n'y a pas eu de cyclones, notamment dans l'Etat d'Australie occidentale où se trouve Port Hedland. Nos mineurs ont exporté en quantités et merci mon Dieu car ça a eu un impact positif sur l'économie", a-t-il déclaré.

Port Hedland est le premier port pour l'exportation de minerais de fer en Australie. Il est situé dans la région de Pilbara (ouest) d'où est extraite une bonne partie de ces minerais qui ont fait la richesse du pays ces 15 dernières années.

Le nord de l'Australie est régulièrement balayé par des cyclones en début d'année, qui entraÎnent souvent une suspension de l'exploitation minière.

Grâce à ses richesses minières, très demandées par les pays émergents dont la Chine, l'Australie est le seul grand pays développé à avoir échappé à la récession de 2008/2009 et affiche depuis plusieurs années un taux de chômage inférieur à 6%.

Mais les investissements dans ce secteur vont peu à peu décroÎtre, en raison de la baisse des cours des matières premières et du ralentissement de la croissance en Chine. L'économie australienne doit à présent se trouver d'autres moteurs de croissance.

Le gouverneur de la Banque centrale australienne, Glenn Stevens, a ainsi souligné mardi que si la croissance s'était maintenue début 2014, en partie grâce à "des exportations solides" dans le secteur minier, de telles progressions se feraient de plus en plus rares au cours des trimestres à venir.

Felicity Emmett, économiste à la banque ANZ, qualifie les chiffres de la croissance de "résultat particulièrement bon" mais elle souligne que plusieurs indicateurs pointent vers un ralentissement au 2e trimestre.

"Les chiffres sur les ventes de détail suggèrent un nouveau ralentissement de la consommation des ménages et il est peu probable que les exportations contribuent à l'avenir autant à la croissance", estime-t-elle.

"En outre, le ralentissement des investissements dans le secteur minier sera de plus en plus perceptible au fur et à mesure que les gros projets de gaz naturel liquéfié s'achèvent", ajoute l'économiste.

Shane Oliver, chef économiste chez AMP Capital, table sur une croissance trimestrielle de seulement 0,5% en avril-juin. "Le volume des exportations minières va ralentir, de même que la consommation des ménages dont la confiance a été ébranlée par le budget de rigueur (présenté en mai) et la baisse des cours du minerai de fer va peser sur le revenu de la nation", prévoit-il.

La Banque centrale a maintenu mardi, pour le 10e mois d'affilée, son principal taux directeur au niveau historiquement bas de 2,5% afin de soutenir l'investissement dans les secteurs d'activité non-miniers.







awp

mardi 5 novembre 2013

Australie: taux d'intérêt inchangés, restent au plus bas historique

Sydney - La banque centrale australienne a laissé inchangé mardi son taux d'intérêt au niveau historiquement bas de 2,50%, pour le 3e mois consécutif, après une série de baisses destinées à relancer les secteurs économiques autres que minier.

La Banque de réserve d'Australie a estimé que la politique monétaire actuelle "restait appropriée" et que les pleins effets des baisses précédentes "se faisaient toujours sentir, et pour un moment encore", a déclaré le gouverneur Glenn Stevens.

"L'économie a affiché une croissance légèrement inférieure à la tendance au cours de l'année écoulée et le taux de chômage a un peu grimpé", a-t-il ajouté. "Cela devrait continuer à court terme, au fur et à mesure que l'économie s'adapte à une baisse des niveaux d'investissement dans la mine".

"A plus longue échéance, la demande privée hors du secteur minier devrait augmenter à un rythme accrue, mais ces prévisions sont entourées d'une très grande incertitude", a précisé le gouverneur.
Il a noté une amélioration récente du sentiment de confiance des ménages et des entreprises mais "il est encore trop tôt pour savoir si cela va durer".

Il a également estimé que le taux de change du dollar australien restait "inconfortablement élevé" et qu'il devait baisser pour garantir une économie équilibrée. Le dollar australien valait 94,79 cents US mardi en milieu de journée.

La devise s'est renchérie ces dernières années, portée par le boum minier qui a dopé l'économie du pays au cours de la décennie passée. Elle a cependant cédé 9% de sa valeur depuis un an, parallèlement au ralentissement de l'économie australienne.

La banque centrale avait abaissé de 25 points de base son taux d'intérêt début août, à 2,50%, un niveau jamais atteint jusqu'alors depuis la création de la Banque de réserve australienne (RBA) en 1959.

L'Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières qui lui a permis d'être le seul grand pays occidental à échapper à la récession en 2008. Son économie est en expansion depuis 21 années consécutives.

Mais elle connaît un fort ralentissement provoqué par le fléchissement des cours des matières premières, corrélé à l'atonie de la conjoncture internationale et au tassement de la croissance en Chine.





awp

jeudi 13 juin 2013

Australie: baisse surprise du chômage en mai, à 5,5%

Sydney - Le taux de chômage a reculé à 5,5% en mai en Australie, selon les chiffres officiels publiés jeudi, une baisse surprise qui pourrait inciter la banque centrale du pays à repousser un nouvel assouplissement monétaire.

Les analystes tablaient sur un taux de 5,6%, soit un niveau identique à celui d'avril, révisé à la hausse.
Le nombre de personnes occupant un emploi a augmenté, en net, de 1100, a précisé le Bureau australien des statistiques, alors que les analystes s'attendaient à une baisse nette de 10'000.

Le dollar australien s'est légèrement renforcé après la diffusion de ces chiffres, à 94,90 cents US, contre 94,41 cents US juste avant.

La Première ministre du pays, Julia Gillard, s'est emparée de cet indicateur pour déclarer que son gouvernement travailliste plaçait l'emploi "en première position". "C'est ce que nous avons fait pendant la crise financière mondiale, et nous continuons en investissant pour l'avenir, comme par exemple dans des infrastructures de transport public dont nous avons tant besoin", a-t-elle déclaré.

Des élections parlementaires sont prévues pour le 14 septembre et les travaillistes sont pour le moment donnés largement perdants face aux conservateurs menés par Tony Abbott.

Selon Michael Blythe, économiste à la Commonwealth Bank of Australia, ces chiffres prouvent que le marché de l'emploi tient le coup malgré une baisse de l'indice de confiance des ménages et des entreprises.

"Le marché s'attendait à ce que ces chiffres servent de détonateur à une baisse des taux en juillet. Ca semble désormais beaucoup moins certain", a-t-il déclaré.

Début mai, la banque centrale a ramené son taux d'intérêt directeur à 2,75%, soit un plus bas historique, jamais atteint y compris pendant la crise financière de 2008/09.

L'Australie bénéficie depuis plusieurs années de la forte demande des pays émergents en matières premières qui lui a permis d'être le seul grand pays occidental à échapper à la récession en 2008. Son économie est en expansion depuis 21 années consécutives.

Mais au premier trimestre 2013, sa croissance a ralenti à 2,5% sur un an, contre 3,1% sur les trois derniers mois de 2012. Un essoufflement dû au fléchissement des cours des matières premières, corrélé à l'atonie de la conjoncture internationale et au ralentissement de l'activité en Chine, première consommatrice mondiale d'énergie et principal partenaire commercial de l'Australie.




awp

mardi 1 mai 2012

Australie: baisse des taux d'intérêt de 50 points de base, à 3,75%


Sydney  - La Banque centrale australienne a annoncé mardi une baisse de 50 points de base de ses taux directeurs, à 3,75%, à la faveur d'une faible inflation qui permet de diminuer le loyer de l'argent pour soutenir l'activité dans un contexte de ralentissement mondial.

Il s'agit de la première mesure corrective de la Reserve Bank of Australia (RBA) depuis les deux baisses de novembre et décembre 2011, d'un quart de point à chaque fois, et de la baisse la plus franche depuis celle de 100 points de base décidée en février 2009 en pleine crise financière mondiale.

Cette baisse était largement attendue alors que la hausse des prix à la consommation n'a progressé que de 0,1% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, et de 1,6% sur un an, contre 3,1% en moyenne pour l'année 2011.

Les analystes avaient toutefois tablé sur un abaissement de 0,25% seulement.

Le gouverneur de la RBA, Glenn Stevens, a pris acte du ralentissement de l'activité en Chine dont l'industrie est fortement consommatrice de matières premières australiennes (charbon, minerai de fer, etc.).

"La croissance chinoise s'est ralentie, comme prévu, et devrait observer un rythme plus mesuré et durable à l'avenir" tandis que la conjoncture dans les autres pays asiatiques "s'est tassée", a-t-il indiqué dans un communiqué.

La crise des dettes souveraines en zone euro et les signes contradictoires d'un rebond de l'économie américaine constituent d'autres motifs d'inquiétude sérieuse justifiant un relâchement des conditions de crédit, selon eux. "L'Europe restera une source potentielle de chocs négatifs pour quelque temps encore", a-t-il prévenu.

FORTE DEMANDE CHINOISE ET INDIENNE

Pour le ministre des Finances Wayne Swan, cette décision était particulièrement escomptée par les ménages et les petites entreprises. Il a exhorté les banques commerciales à répercuter la baisse dans leurs propres taux de prêt.

Depuis plusieurs années, l'Australie bénéficie de la très forte demande des pays émergents (Chine et Inde notamment) en matières premières qu'elle possède en abondance.

Ce boom des matières premières lui a ainsi permis d'échapper à la crise financière de 2007/08 --seul grand pays occidental à y parvenir.

Canberra table sur une croissance de 3,25% sur l'exercice budgétaire 2011/12, mais certains pans de l'activité (tourisme, industrie manufacturière) pâtissent de la cherté du dollar australien.

La monnaie local, qui plafonne à des niveaux historiquement hauts depuis 18 mois, a glissé mardi après l'annonce de la banque centrale, à 103,22 cents US contre 104,10 cents US à l'ouverture.

Depuis plusieurs mois, certains économistes mettaient en garde contre le développement d'une économie à deux vitesses : d'un côté le secteur minier qui profite de l'appétit des pays émergents et de la flambée des cours des matières premières, et de l'autre les secteurs plus sensibles aux variations conjoncturelles des économies matures.

Pour Shane Olivier, chef économiste à AMP Capital Investors, la décision de la RBA montre que celle-ci "tente de corriger le tir".

"La RBA a enfin résolu de redresser la barre et d'inverser le resserrement monétaire de facto que nous avons vu depuis le début de l'année (...) et de s'attaquer au fait que l'économie non-minière en Australie connaît des difficultés", a-t-il estimé.







AWP

mardi 29 novembre 2011

Australie: Fitch relève d'un cran la note à "AAA"

Paris  - L'agence de notation Fitch Ratings a relevé mardi d'un cran la note de l'Australie, pour lui conférer son prestigieux "AAA" réservé aux emprunteurs les plus fiables de la planète, afin de refléter ses politiques économiques saines et son très faible niveau d'endettement.

La perspective de cette note, ainsi que d'autres notes associées, est "stable", ce qui implique que sa modification n'est pas envisagée par Fitch à court ou moyen terme, alors même que les agences de notation sont engagées dans un réexamen de leurs notes conférées aux émetteurs souverains.

Fitch était la dernière des trois grandes agences internationales à ne pas octroyer la note maximale à la dette du pays-continent.

L'Australie dispose de points forts, tels qu'une économie à forte valeur ajoutée, de solides institutions politiques et sociales ainsi qu'une grande souplesse dans la mise en oeuvre de ses politiques, a souligné Fitch.

Elle bénéficie notamment d'une faible dette publique et d'un objectif d'inflation crédible qui donnent aux autorités la flexibilité nécessaire pour mener des politiques budgétaires et monétaires à contre-cycle, qui lui permettent de faire face aux aléas de la conjoncture économique.

Fitch a notamment relevé que le taux d'endettement ne représentait que 26,3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2010, contre un taux médian de 55,7% dans les autres pays notés "AAA" par l'agence.

Elle a ajouté que la croissance moyenne du pays était en moyenne de 2,8% entre 2005 et 2010, soit bien plus que les 1,4% enregistrés par les autres pays notés "AAA". Favorisé par le boom des cours des matières premières, le pays devrait connaître une croissance de l'ordre de 3,4% en moyenne au cours des années 2012-2013, a pronostiqué l'agence.

En revanche, Fitch a relevé une faiblesse relative du pays, avec une dette extérieure représentant 53,2% du PIB en 2010, ce qui le rend vulnérable à la conjoncture mondiale.

Pour renforcer son "AAA", l'Australie devra mener à bien sa politique d'assainissement budgétaire à moyen terme. La principale menace pesant sur cette note réside dans le système bancaire, qui pourrait rencontrer des difficultés en cas de dégradation de la qualité de ses actifs ou de difficultés d'accès aux marchés des capitaux.





AWP