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mardi 24 avril 2012

L'Espagne est dans un moment d'extrême fragilité

MADRID - Le ministre espagnol du Budget, Cristobal Montoro, a reconnu mardi que son pays était dans un moment extrêmement délicat, un moment d'extrême fragilité, alors que les marchés doutent de sa capacité à suivre son strict programme budgétaire dans un contexte de récession.

Il s'agit d'un moment extraordinairement délicat pour le pays, a-t-il déclaré devant les députés, réunis pour l'examen du budget 2012, d'une rigueur historique, mais ce budget vise à faire revenir la confiance envers la société espagnole, la confiance de nos partenaires européens envers l'Espagne, la confiance des marchés.

C'est le budget le plus austère de la démocratie, qui en outre veut être le plus réaliste, ce dont a besoin d'Espagne pour surmonter cette situation de crise, a-t-il indiqué. C'est un budget adapté à la récession économique, qui a commencé fin 2011.

L'Espagne a promis de ramener son déficit public de 8,51% du PIB fin 2011 à 5,3% en 2012 puis 3% en 2013, mais la situation se complique car elle a renoué dès ce trimestre avec la récession.

La Banque d'Espagne a estimé lundi que le PIB du pays avait accentué son recul au premier trimestre, avec une baisse de 0,4% par rapport au dernier trimestre 2011, où il avait déjà diminué de 0,3%.

Ses prévisions sont généralement confirmées par les chiffres officiels, qui seront connus, dans leur version provisoire, lundi prochain.

Deux trimestres de recul du PIB signifient l'entrée d'un pays en récession, dont l'Espagne n'était sortie qu'au début de 2010.

La difficulté de réduire le déficit dans ce contexte, à laquelle s'ajoute un chômage record (22,85% fin 2011), a mis ces derniers jours le pays sur la sellette.

Pourtant, il n'y a pas d'autre chemin, a assuré mardi Cristobal Montoro: le chemin doit être droit, sans aucun doute, il faut réduire le déficit public, même si le chemin est difficile, bien sûr car nous sommes dans une situation de crise exceptionnelle.

L'objectif de réduction du déficit public ne peut être mis en doute ou reporté dans le temps, il doit être indiscutable, dans le moment comme celui que nous traversons, parce qu'il est la condition sine qua non pour sortir de cette crise.

De son côté, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a déclaré, à son arrivée au Parlement: la politique économique que le gouvernement mène est une politique économique dure, elle est coûteuse, elle ne va pas produire d'effets à court terme mais c'est ce qu'il faut faire en ce moment.

S'il y a des doutes sur l'Espagne, s'il y a des doutes sur son budget, ces doutes concernent particulièrement les régions et les municipalités d'Espagne, c'est comme ça, a reconnu Cristobal Montoro.

Il est donc important de garantir et d'obliger les régions et les villes à remplir leur objectif de déficit, fixé à 1,5% du PIB pour les premières (contre 2,94% en 2011) et 0,3% du PIB pour les secondes (contre 0,38% en 2011).

Car c'est de cela que dépend la solution de la crise, la crédibilité de l'Espagne et l'accès aux marchés pour permettre au pays de se financer normalement.

Madrid a vu ses taux d'intérêt presque doubler mardi, pour lever 1,933 milliard d'euros en bons à 3 et 6 mois, souffrant du climat de tension sur les marchés, qui a ramené la Bourse à ses plus bas niveaux en trois ans.

Rétablir la confiance, c'est ça la clé, dans un moment critique pour le pays, a insisté M. Montoro. L'Espagne a d'énormes difficultés, d'énormes problèmes, mais c'est un pays capable de faire face à tous ces défis, toutes ces tâches à accomplir.














AFP

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