Francfort - Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a affirmé lundi que son institution était prête à utiliser tout instrument à sa disposition, y compris un nouveau prêt à long terme en faveur des banques (LTRO), si l'évolution des taux d'intérêt le requérait.
Rappelant que les banques de la zone euro ont remboursé une grande partie des deux premiers LTRO accordés fin 2011 et début 2012, Mario Draghi a jugé que cela constituait "d'un côté un bon signe car cela montre que les banques ne sont pas dépendantes du financement de la BCE".
"D'un autre côté, les marchés observent la baisse de liquidités et pourraient réagir en montant les taux d'intérêt", a dit M. Draghi, devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles.
En conséquence, "nous sommes prêts à agir avec tout instrument, y compris un nouveau LTRO pour maintenir les taux du marché monétaire à un niveau correspondant à notre objectif d'inflation à moyen terme", a déclaré M. Draghi.
A travers les deux LTRO accordés en décembre 2011 et février 2012, la BCE avait prêté plus de 1.000 milliards d'euros à taux très faible aux banques de la zone euro qui souffraient d'un manque d'accès au marché interbancaire, afin d'éviter un effondrement du crédit et de soutenir l'économie de la région.
Mario Draghi a également jugé lundi prématurée la question de savoir si la Grèce aura besoin d'un troisième plan d'aide.
"Cette question est prématurée car le plan précédent court jusque fin 2014", a déclaré M. Draghi lors de son audition trimestrielle devant la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles, retransmise sur internet.
Le patron de la BCE a souligné que cette décision dépendrait aussi de la capacité de la Grèce à retourner se financer sur les marchés, "qui est difficilement prévisible".
Depuis 2010, Athènes a reçu un total de 240 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI. Mais les spécialistes s'attendent à ce que le pays ait encore besoin d'une aide supplémentaire de l'ordre de 10 milliards.
Le FMI estime ainsi que la Grèce aura besoin de 4,4 milliards en 2014, et 6,5 milliards en 2015.
awp
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