LISBONNE - Le plan d'aide au Portugal reste en bonne voie, même si des défis persistent, ont estimé lundi ses créanciers internationaux à l'issue d'une nouvelle évaluation du programme de rigueur et réformes conclu en mai 2011.
Cet examen confirme que le programme enregistre des progrès significatifs, ont déclaré la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, dans un communiqué conjoint.
Comme l'avait annoncé un peu plus tôt le ministre portugais des Finances, Vitor Gaspar, la mission UE-BCE-FMI recommande le versement d'une nouvelle tranche d'aide de 4,1 milliards d'euros, dans le cadre d'un prêt total de 78 milliards.
D'après l'évaluation des institutions internationales, nous respectons notre programme de redressement, s'est ainsi félicité le ministre des Finances.
Après cette tranche, nous aurons reçu environ 75% des ressources financières totales prévues par le programme d'un montant total de 78 milliards, obtenu en échange d'un vaste programme de rigueur et de réformes sur trois ans, a-t-il expliqué.
La Troïka a de son côté souligné que les autorités appliquent les politiques de réforme en grande mesure comme prévu et le processus d'ajustement extérieur est plus rapide qu'attendu, jugeant aussi que l'ambitieux objectif de déficit budgétaire pour 2012 (4,5% du PIB) reste réalisable.
Mais, a-t-elle estimé, la hausse du chômage apparaît comme une inquiétude pressante et les efforts de redressement budgétaire doivent être combinés avec le rétablissement de la compétitivité de l'économie portugaise, ce qui constitue un équilibre difficile à atteindre.
La Troïka a également confirmé qu'elle tablait désormais sur une récession de l'économie portugaise de 3% du PIB cette année, puis sur une relance modérée de 0,2% l'an prochain. Ses précédentes prévisions étaient de -3,25% en 2012 et +0,3% en 2013.
Ce nouvel examen a en outre permis de constater des progrès en matière de réformes destinées à augmenter la croissance à long terme. Tout en saluant la réforme du code du travail adoptée le mois dernier, la Troïka a estimé que davantage de mesures sont nécessaires et urgentes afin d'assouplir ce marché.
Alors que des inquiétudes subsistent sur la capacité du Portugal à se refinancer normalement à partir de septembre 2013 comme prévu, ses créanciers se sont une nouvelle fois dits prêts à soutenir le Portugal jusqu'à ce que le pays puisse revenir sur les marchés privés de la dette, à condition que Lisbonne continue d'appliquer son programme avec rigueur.
AFP
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