Berlin - Le fonds de soutien de la zone euro FESF a annoncé mardi avoir levé 1,5 milliard d'euros à six mois, à un taux en baisse par rapport à la dernière opération de ce genre, et reste donc peu affecté par les turbulences sur le marché de la dette.
Le Fonds a reçu des offres de plus de 3 milliards d'euros, dont la moitié qualifiées de "non-compétitives", c'est-à-dire se composant simplement d'un volume sans que la banque ou l'investisseur intéressé n'annonce un taux.
Le taux est ressorti à 0,1421%. Il y a un mois, le Fonds avait emprunté un volume similaire, et à la même échéance, à un taux encore supérieur à 0,2%.
Alors même que la crise de la dette en zone euro se renforce, et que des pays comme l'Italie ou l'Espagne voient leurs taux flamber, le mécanisme de secours, qui dépend pourtant des garanties fournies par les Etats européens, continue d'être bien reçu sur les marchés.
En réalité le Fonds profite surtout d'être adossé à l'Allemagne, première puissance économique de la zone euro et considérée comme un gage de sécurité par les investisseurs.
Le Fonds de soutien effectue régulièrement des émissions d'obligations de maturités différentes, à trois mois, six mois, trois ans, cinq ans, sept ans ou dix ans.
Le FESF emprunte de l'argent à des taux faibles et le prête avec un taux bonifié aux gouvernements qui ne peuvent plus emprunter seuls à des taux raisonnables en raison de leurs difficultés budgétaires.
Trois pays sont dans ce cas, la Grèce, l'Irlande et le Portugal mais le FESF ne précise jamais quels pays seront bénéficiaires de ses émissions.
Les banques espagnoles, qui se sont vues promettre une ligne de crédit pouvant atteindre 100 milliards d'euros, pourraient également recevoir l'aide du Fonds, à moins que le MES (Mécanisme européen de stabilité), qui doit entrer en action début juillet, ne s'en charge.
AWP
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