Bonjour

Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




lundi 2 janvier 2012

Zone euro: la BCE a racheté 462 mio EUR d'obligations souveraines

Francfort - La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi avoir racheté en une semaine 462 millions d'euros d'obligations souveraines, un montant en hausse par rapport à la semaine précédente mais qui reste loin des records déjà atteints pour cette opération anti-crise.

La semaine dernière, la BCE avait racheté sur le marché secondaire pour seulement 19 millions d'euros de titres de dettes, un montant extrêmement faible s'expliquant par des raisons techniques, et ne signifiant pas que les marchés de la dette souveraine se sont normalisés.

Au cours des opérations précédentes, la facture hebdomadaire de l'institution de Francfort tournait plutôt entre 3 et 5 milliards d'euros. Début août, elle avait même déboursé 22 milliards d'euros en une semaine.

Au total, la BCE a accumulé pour 211,5 milliards d'euros de titres de dette depuis mai 2010, un montant qu'elle "stérilise" chaque semaine en prenant de la part des banques des dépôts de même ampleur, afin d'éviter toute augmentation de la masse monétaire qui aurait un effet inflationniste.

La baisse du montant des opérations hebdomadaires de rachat s'explique selon les analystes par l'octroi récent aux banques commerciales de la zone euro d'un prêt géant de 489 milliards d'euros sur trois ans. 

Certaines banques ont profité de cette opération historique de la BCE pour se débarrasser d'obligations publiques peu sûres, en les plaçant en garantie auprès de la banque centrale.

Le programme de rachat d'obligations, contesté en particulier par les autorités monétaires allemandes, concernait l'an dernier au premier chef la Grèce. Ces derniers mois ce sont l'Espagne et l'Italie qui en ont été les principales bénéficiaires.

De nombreux économistes et responsables politiques en Europe appellent la BCE à passer la vitesse supérieure de ce programme, en ne se contentant plus d'acheter les obligations sur le marché secondaire, c'est-à-dire une fois qu'elles sont déjà passées entre les mains des banques et des investisseurs privés, mais directement auprès des Etats lors de l'émission de dette (marché primaire).

L'institution s'y refuse toutefois absolument jusqu'ici.



AWP

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire