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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
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mercredi 21 septembre 2011
USA: pourquoi Wall Street résiste à la crise européenne
New York - Politique budgétaire unifiée, économie tournée vers la consommation intérieure et exposition moindre aux actifs grecs: les Etats-Unis possèdent plusieurs atouts qui expliquent que leurs marchés soient relativement épargnés par la crise européenne.
Depuis le début de l'année l'indice phare de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a reculé de 1,09% malgré la dégringolade des marchés au milieu de l'été après la dégradation de la note de solvabilité des Etats-Unis. L'indice Nasdaq, à dominante technologique, a pour sa part abandonné 0,91% depuis le 1er janvier.
Rien à voir avec les Bourses européennes: l'indice parisien Cac 40 a perdu 22,24%, le Dax de Francfort 20,18%, le Footsie de Londres 9,40%. Et dans les pays les plus en difficulté, la Bourse de Milan enregistre -31,13%, celle d'Athènes -44,80%.
Les raisons du contraste entre les Etats-Unis et le Vieux Continent sont multiples, selon les analystes consultés par l'AFP.
"De manière purement technique: la crise est européenne, pas américaine", souligne Evariste Lefeuvre, chef économiste pour les Amériques, pour la banque Natixis.
"L'Europe et les Etats-Unis ne sont pas confrontés au même risque: les Etats-Unis ont des marchés actions qui reflètent un risque de croissance -tout en étant résistant-, alors que de l'autre côté, vous avez des marchés qui reflètent plus un risque de dislocation", résume M. Lefeuvre.
Alors que la finance pèse lourd dans les indices boursiers européens, les indices américains sont, eux, tournés vers le marché intérieur. Le PIB américain est d'ailleurs généré à 70% par la consommation locale, ce qui rend le pays moins perméable aux turbulences extérieures.
L'économie américaine a en outre un volume d'exportations soutenu et n'est pas exposée à un seul marché en particulier.
Pays émergents, Asie, Amérique du Sud: "les entreprises américaines bénéficient vraiment de la force de l'économie hors Etats-Unis, alors qu'en Europe, beaucoup d'exportations sont faites à l'intérieur de l'UE", explique Gregori Volokhine, responsable du département actions chez Meeschaert New York.
"On s'est beaucoup focalisés sur l'Europe ces derniers temps. Mais l'Europe n'a pas tant d'influence que ça", lance Marc Pado, de Cantor Fitzgerald. "C'est beaucoup de ressenti et peu de rationnel".
En outre, politiquement, les Etats-Unis possèdent des outils fédéraux permettant de décider unilatéralement de leurs politiques budgétaire, monétaire et fiscale, quand les Européens doivent composer avec différents échelons qui diluent toute action.
"Leur politique fiscale est beaucoup plus facile à changer et à adapter que celle des Européens", souligne M. Volokhine.
Cette complexité d'action a été déplorée à mots couverts par le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, invité exceptionnel le week-end dernier de la réunion en Pologne des ministres de l'Economie et des Finances de l'Union européenne (Ecofin).
Selon la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter, qui a ensuite été démentie par Washington, M. Geithner a demandé à ses pairs que l'UE augmente le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et soutienne davantage ses banques. Des remarques qui ont déplu aux Européens, Mme Fekter répondant notamment que les fondamentaux de la zone euro sont "meilleurs que ceux des Etats-Unis".
"Si les gens ne voulaient pas avoir de remarques, il ne fallait pas l'inviter à l'Ecofin", déclare Evariste Lefeuvre, de Natixis. "Si la Grèce fait défaut, il va nécessairement y avoir un effet de contagion qui va entraîner la planète dans son ensemble", rappelle-t-il.
AFP
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