Bonjour
Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.
mardi 27 septembre 2011
Sauver l'euro est dans l'intérêt de l'Allemagne
Francfort - Sauver la Grèce est dans l'intérêt de l'Allemagne, estiment la plupart des économistes allemands selon lesquels le coût d'une faillite serait bien supérieur à celui d'un plan d'aide, tandis qu'une minorité d'experts pensent le contraire.
Depuis que les critiques s'accumulent en Allemagne vis-à-vis de ce sauvetage, la chancelière Angela Merkel le répète sur tous les tons: le pays "a exceptionnellement profité de l'euro".
Son objectif: s'assurer que les députés voteront jeudi la réforme du Fonds de secours de la zone euro (FESF), qui engagera l'Allemagne à hauteur de 211 milliards d'euros, sous forme de garanties, contre 123 milliards jusqu'à présent.
"En temps que nation exportatrice, nous avons particulièrement besoin d'une monnaie commune stable. La croissance à venir et de nombreux emplois en dépendent, ici même en Allemagne", a affirmé mardi au quotidien populaire Bild le ministre de l'Economie Philipp Rösler, du parti libéral FDP, qui compte de nombreux opposants au sauvetage de la Grèce.
Les entreprises sont sur la même longueur d'onde. "Un effondrement de la zone euro sera bien plus coûteux que son sauvetage", a ainsi mis en garde le patron du groupe Bosch, Franz Fehrenbach, l'un des plus grands groupes allemands, dans le Handelsblatt.
"Cela entraînerait une grave crise économique et des conséquences incalculables sur les marché financiers", ajoute-t-il.
Selon des calculs de la banque publique KfW, "l'appartenance à la zone euro a procuré à l'Allemagne un avantage économique de 50 à 60 milliards d'euros en 2009 et 2010", soit environ 30 milliards d'euros par an.
Premières exportatrices de la zone, les entreprises allemandes peuvent vendre plus facilement grâce à l'euro biens et services à leurs partenaires, sans se soucier des fluctuations des taux de changes, souligne la KfW.
La conjoncture allemande profite aussi d'une inflation contenue par la Banque centrale européenne (BCE), mieux que la Bundesbank ne l'avait fait au temps du Deutsche Mark, comme aime à le rappeler son président Jean-Claude Trichet.
Ces dernières années, l'Allemagne a joui grâce à la BCE de taux d'intérêt plus bas que si elle avait mené sa propre politique monétaire, relève en outre la KfW.
Les économistes ne se risquent pas à calculer les conséquences pour l'Allemagne d'un hypothétique échec de l'euro.
Dans un système financier complexe et interdépendant comme le nôtre, "il est presque impossible de prévoir les effets (d'une telle crise) à l'avance", explique à l'AFP Stefan Schneider, de Deutsche Bank.
En cas de sortie de la Grèce de la zone, "cela pèsera fortement sur les économies exportatrices" comme l'Allemagne, prévient toutefois KfW.
Les économistes allemands ne sont toutefois pas unanimes. L'institut Ifo, l'un des principaux organismes de recherche sur la conjoncture, est vent debout contre le sauvetage de la Grèce.
"L'Allemagne n'a pas profité de l'euro (...) mais de ses efforts pour contenir ses salaires et ses coûts", tonne l'un de ses responsables, Jürgen Gaulke.
Il ne faut pas craindre un effondrement du système bancaire européen en cas de sortie de la Grèce de l'eurozone selon lui, car il suffira aux Etats de recapitaliser temporairement leurs banques, ce qui en Allemagne "serait presque de la petite monnaie comparée au Fonds de sauvetage", juge-t-il.
Selon les derniers chiffres disponibles de la Fédération bancaire BdB, datant de mai, les banques allemandes sont exposés à hauteur de 10 milliards d'euros à la dette publique grecque.
"Les aides aux banques sont généralement une bonne affaire pour l'Etat", qui peut réaliser une plus-value lorsqu'il sort ensuite de leur capital, souligne cette voix discordante et bien isolée.
AWP
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire