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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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lundi 18 novembre 2013

Trop de banques européennes ont survécu à la crise financière

Berlin - Trop de banques européennes ont survécu à la crise financière, affirme dans un entretien publié lundi le président du régulateur européen du secteur EBA, Andrea Enria.

"Je suis convaincu que trop peu de banques européennes ont été démantelées et ont disparu du marché", déclare l'Italien dans un entretien au quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung". "Il y en a eu à peine 40 (qui ont disparu), et aux États-Unis par comparaison environ 500", poursuit-il.

"Les gouvernements ont voulu maintenir en vie leurs banques, et cela a freiné le processus de convalescence" du système financier européen, critique M. Enria, dont l'institution a organisé une série de tests de résistance sur les banques européennes ces dernières années. Ces tests ont été critiqués car jugés trop indulgents.

A ces critiques se sont ajoutées celles de Jürgen Fitschen, le patron de la première banque allemande Deutsche Bank, qui a regretté lundi lors de la Semaine européenne de la Finance de Francfort (ouest de l'Allemagne) le manque de confiance dans "les forces du marché".

"Il faut permettre à l'avenir que certaines banques puissent faire faillite", a-t-il plaidé.
"La consolidation en Europe a pris du retard" a-t-il ajouté, précisant que trop de banques "ne progressent pas car on les maintient en vie sans qu'elles apportent leur contribution au changement".

Dans le cadre de l'union bancaire en gestation, qui doit permettre de renforcer le paysage bancaire en Europe, M. Enria est favorable à des mécanismes et structures véritablement européens, indique-t-il dans un autre entretien au Financial Times.

"Nous avons besoin de mécanismes de décision européens plutôt que des décisions prises par des comités", plaide-t-il. "On nous donne des responsabilités mais avec tellement de garde-fous nationaux sur toutes nos missions que parfois je suis inquiet de ne pas pouvoir arriver à les effectuer", déplore-t-il encore.

L'union bancaire doit instituer des mécanismes de restructuration et démantèlement des banques non viables, mais à ce jour les Européens n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la forme que prendra cette "résolution", à qui sera confié le pouvoir de décision et qui en assurera le financement.

L'Allemagne notamment est favorable à une coopération des autorités nationales, tandis que d'autres, dont la Banque centrale européenne (BCE), militent en faveur d'une autorité centrale distincte.






awp

mardi 4 décembre 2012

L'idée d'une supervision bancaire en zone euro, source de nombreuses frictions


Bruxelles - La mise en place d'une supervision commune des banques de la zone euro, condition pour que le fonds de sauvetage permanent de l'union monétaire puisse prêter directement aux banques, est source de nombreux points de friction entre Européens.  


L'ETENDUE DU DISPOSITIF

Le projet de la Commission prévoyait de confier à la BCE la supervision des 6.000 banques de la zone euro, en commençant par celles des pays sous programme d'aide, avant d'étendre progressivement le dispositif à tous les établissements de crédit.

L'Allemagne estimait que les plus petites banques, notamment les banques régionales allemandes, devaient en être exclues. Finalement, elles seront elles aussi soumises au mécanisme de supervision mais la répartition des tâches de supervision entre la BCE et les autorités nationales, qui pourront agir en son nom, reste à définir.

La France souhaite "un système qui s'applique à toutes les banques et dans lequel la BCE soit le décideur ultime", a rappelé lundi son ministre des Finances, Pierre Moscovici.


LES PAYS PARTICIPANT AU MECANISME

Plusieurs pays souhaitent entrer dans le système mais ne font pas encore partie de la zone euro. Ils ne sont donc pas représentés à la BCE, comme la Pologne ou la Suède.

Ces pays "auront un droit de vote égal au sein de ce conseil de supervision", a assuré mi-novembre le commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier. Mais cela pose une difficulté, car le conseil des gouverneurs, représentant seulement les pays de la zone euro, restera l'organe qui aura le dernier mot.

Pour le ministre suédois des Finances, Anders Borg, il va donc falloir assurer une stricte séparation entre les fonctions de supervision de la BCE et ses fonctions de garant de la politique monétaire de la zone euro, ce qui pourrait nécessiter un changement de traité. La Commission estime que des solutions sont possibles à traité constant.


LE POIDS DE LA BCE AU SEIN DE L'AUTORITE BANCAIRE EUROPEENNE

L'Autorité bancaire européenne, l'EBA, restera chargée de la régulation bancaire dans toute l'UE. Mais si la BCE, en tant que superviseur unique de la zone euro, vote au nom des 17 au sein des instances de décision de l'EBA, les 10 autres risquent de se retrouver automatiquement mis en minorité. 

Le Royaume-Uni s'y oppose farouchement, tout comme la Suède. A l'inverse, la France ne veut pas d'un système de vote qui accorde au Royaume-Uni un droit de veto.


LE CALENDRIER

En octobre, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont souhaité un accord sur le cadre politique fin 2012 et une mise en oeuvre graduelle en 2013, alors qu'au départ, la France, l'Espagne et l'Italie voulaient une mise en oeuvre dès le début de l'année 2013.

L'Allemagne a plaidé au contraire pour éviter toute précipitation. M. Barnier a estimé mi-novembre que la mise en oeuvre s'étalerait finalement "jusqu'en 2014".


Les ministres des Finances de l'Union européenne n'ont pas réussi à se mettre d'accord ce mardi et se retrouveront le 12 décembre pour tenter d'aboutir.




awp

vendredi 9 décembre 2011

Toutes les banques allemandes devraient se recapitaliser seules

Berlin - Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble estime que les banques allemandes pourront combler elles-mêmes leurs besoins de capital, chiffrés à plus de 13 milliards d'euros, a déclaré son porte-parole vendredi.

Il ne l'a pas explicitement précisé mais l'affirmation vaut notamment pour la Commerzbank, deuxième banque du pays, qui fait l'objet d'intenses spéculations sur un éventuel renflouement par l'Etat.

M. Schäuble salue le fait que les résultats aient été publiés, a dit le porte-parole lors d'un point de presse régulier. Le ministre estime que les différentes banques qui en ont besoin peuvent s'acquitter des exigences de l'Autorité bancaire européenne (EBA), a-t-il ajouté, c'est-à-dire renflouer leur capital par leurs propres moyens.

L'EBA, installée à Londres, a chiffré jeudi soir à 13,1 milliards d'euros le besoin cumulé de capital des banques allemandes pour remplir ses critères de solidité financière. Six établissements, sur 13 examinés, sont concernés, dont les deux plus grandes banques allemandes, Deutsche Bank et Commerzbank.

Cette dernière a le plus gros besoin (5,3 milliards d'euros), et les investisseurs mettent en doute depuis plusieurs semaines sa capacité à le combler sans avoir recours à la puissance publique. C'est déjà l'Etat allemand qui avait dû voler à son secours lors de la crise financière de 2008-2009, et il détient depuis 25% de son capital.

Le gouvernement allemand prévoit tout de même de réactiver son fonds d'aide aux banques mis en place après la faillite de Lehman Brothers, le SoFFin, pour envoyer un signal fort que l'Etat va défendre la stabilité des marchés financiers.

Un projet de loi, qui sera présenté au dernier conseil des ministres de l'année la semaine prochaine, prévoit de doter le SoFFin de 400 milliards d'euros de nouvelles garanties pour porter assistance aux banques qui en auraient besoin.

Il prévoit surtout que le BaFin, l'autorité allemande de contrôle des marchés financiers, puisse obliger les banques qui n'auront pas réussi à renforcer leur capital par leurs propres moyens, à accepter des fonds du SoFFin pour le faire.

Auparavant, les appels à ces fonds publics étaient basés sur le strict volontariat des établissements bancaires.

Le SoFFin avait été créé à l'automne 2008 par Berlin pour faire face, avec une dotation potentielle de 480 milliards d'euros, aux risques de faillites bancaires en Allemagne. Ces garanties ont expiré fin 2010.










AFP

jeudi 8 décembre 2011

BCE: nouvelles mesures en faveur des banques de la zone euro

FRANCFORT - La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi une série de mesures exceptionnelles pour étendre encore son soutien aux banques de la zone euro, améliorer leur accès aux liquidités et donc assurer le bon fonctionnement de l'économie en zone euro.

L'institution monétaire de Francfort, qui a aussi décidé jeudi de baisser son principal taux d'intérêt à 1%, va fournir par deux fois des liquidités aux banques, désormais jusqu'à une durée de 36 mois, a annoncé son président Mario Draghi, pour les aider à trouver les fonds dont elles manquent depuis que la confiance dans le système financier européen a disparu.

La première opération doit être menée le 21 décembre et la deuxième le 29 février 2012. Jusqu'à présent, la BCE pratiquait de tels prêts, à volume illimité et à taux fixe, sur des durées allant du jour le jour jusqu'à un an.

La BCE va en outre élargir l'éventail des garanties (collatéraux) exigées en échange de ses prêts, afin de permettre aux banques les plus en difficulté d'accéder à ses financements.

Elle acceptera dorénavant davantage d'obligations sécurisés, notées d'un simple A, ainsi que certaines obligations bancaires ordinaires si les banques centrales nationales le décident.

Troisième mesure, l'abaissement du niveau de réserve obligatoire des banques, de 2% à 1%.

Ce taux, représentant le montant que les banques doivent placer en réserve auprès des banques centrales à chaque fois qu'elles accordent un prêt, a perdu de son importance depuis que la BCE offre des liquidités à un volume illimité aux banques.

Ces trois mesures devraient soulager les banques de la zone euro, ce dont s'est déjà félicitée la Fédération bancaire allemande. Les opérations de refinancement à très long terme ainsi que la baisse du taux de réserve obligatoire aident à réduire l'incertitude sur le marché monétaire et rendent ainsi le système bancaire européen plus résistant, a souligné son président Michael Kemmer, dans un communiqué.

Le soutien (de la BCE) aux banques va très loin avec ces mesures, a souligné Holger Schmieding, de la banque Berenberg.

M. Draghi s'est par ailleurs inquiété des réformes portant sur la capitalisation des banques de l'Union européenne. Il ne faudrait pas qu'elles aboutissent à pénaliser le fonctionnement de l'économie de la zone euro, a-t-il déclaré, quelques heures avant la publication par l'Autorité bancaire européenne (EBA) de sa nouvelle estimation des besoins en recapitalisation des banques européennes.

Les autorités européennes on en effet décidé que les banques devaient améliorer leur proportion de capitaux propres durs pour être capables de faire face à un effondrement des marchés financiers.

Fin octobre, l'EBA avait estimé à 106 milliards d'euros ces besoins en nouveaux capitaux.

Mais l'EBA avait alors précisé qu'elle allait réviser ce chiffre en fonction des dernières données disponibles sur l'exposition des banques aux dettes souveraines des pays de la zone euro.








AFP