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vendredi 13 juin 2014

Afrique du Sud: Fitch baisse la perspective à négative

Johannesburg - L'agence de notation financière Fitch a abaissé vendredi à négative la perspective économique de l'Afrique du Sud, la plus industrialisée du continent, notamment en raison de l'impact des grèves minières et de l'incapacité du gouvernement à faire décoller la croissance.

Les mouvements sociaux dans les mines mais plus généralement toutes les grèves, revendications salariales, et les problèmes récurrents d'approvisionnement électrique, entravent l'activité, estime l'agence, qui prévient que sa note BBB pourrait être abaissée à moyen ou long terme. 

L'Afrique du Sud est confrontée à un certain nombre de faiblesses structurelles, a souligné Fitch, qui avait déjà livré un avertissement négatif semblable il y a deux ans. 

Le PIB par tête est plus faible et croît moins vite que dans les pays similaires. La distribution des revenus est l'une des plus inégales au monde, en partie à cause du passé d'apartheid. Le chômage est à 25%, le marché du travail plombé par les grèves et la frustration lié au coût de la vie et aux mauvais services publics continue d'alimenter les manifestations, a ajouté l'agence de notation.

Fitch pronostique désormais une croissance inférieure à 2% cette année en Afrique du Sud (1,7% contre 2,8% prévus en décembre) et observe que le pays ne parvient pas à s'extraire d'une spirale de révisions à la baisse de ces prévisions de croissance. 

Fitch constate aussi que la forte dépréciation du rand ces deux dernières années n'a pas permis d'augmenter la compétitivité et la croissance, et que le pays souffre d'un problème de gouvernance et de corruption qui gêne la réalisation de réformes structurelles.

A cet égard, Fitch considère que le récent remaniement du gouvernement de Jacob Zuma en début de second mandat, et notamment certaines nominations ministérielles clés, n'ont rien de rassurant.

Fitch s'inquiète aussi du déficit budgétaire persistant, générateur d'un gonflement de la dette publique qui devrait atteindre un pic de 50% du PIB en 2016 (contre 27% en 2008).

L'incapacité à enrayer les déficits de la balance nationale des comptes courants, à l'équilibre fin 2009, est aussi une raison de se montrer négatif selon Fitch. Le déficit des comptes courants rend le pays plus vulnérable aux fluctuations des liquidités mondiales.

La solidité du système bancaire et la fermeté de la banque centrale face à l'inflation ne suffisent pas à compenser tous ces risques.

Le Trésor public sud-africain a réagi en assurant de son engagement résolu à garder la dette publique dans les limites du gérable. 

Dans son communiqué, il a souligné que le gouvernement est conscient des difficultés de croissance et a donné la priorité la mise en oeuvre accélérée du plan national de développement (NDP). 

Ce train de réformes est contrarié depuis un an et demi par l'aile gauche du pouvoir, qui en rejette l'inspiration profondément néo-libérale.

Au premier trimestre 2014, l'économie sud-africaine s'est contractée (-0,6% par rapport au trimestre précédent) pour la première fois depuis la grande récession de 2009, principalement en raison de la grève sans précédent des mineurs de platine pour arracher de fortes revalorisations de salaires. 

Ce conflit social, le plus long de l'histoire minière national, pourrait prendre fin après qu'un accord de principe a été trouvé en milieu de semaine avec le syndicat radical Amcu.







awp

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