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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

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mercredi 16 avril 2014

Chine: ralentissement de la croissance à 7,4% au premier trimestre (officiel)

Pékin - La Chine a enregistré au premier trimestre une croissance de 7,4%, a annoncé mercredi le gouvernement, confirmant un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale.

Sur les trois premiers mois de l'année, la progression du produit intérieur brut (PIB) publié par le Bureau national des statistiques(BNS) s'établit très en-deçà de la croissance de 7,7% enregistrée au quatrième trimestre 2013.

Le chiffre officiel est en revanche légèrement supérieur à la prévision médiane de 13 analystes interrogés par l'AFP (7,3%).

"L'économie dans son ensemble a progressé dans une fourchette appropriée, alors que se poursuivent les ajustements structurels, les transformations et améliorations (du modèle économique)", a commenté Sheng Laiyun, porte-parole du BNS, tout en se félicitant de la "stabilité" du marché du travail.

Après une croissance de 7,7% en 2012 puis en 2013 --un niveau plus vu depuis 1999--, Pékin s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du géant asiatique depuis près d'un quart de siècle.

"Nous devons garder à l'esprit que l'environnement extérieur demeure compliqué et volatile, et que notre économie reste sous pression", a cependant tempéré M. Sheng.

De fait, les statistiques mensuelles également dévoilées mercredi par le BNS dépeignaient un tableau toujours maussade de la conjoncture.

La production industrielle chinoise a ainsi enregistré en mars une hausse de 8,8% par rapport à la même période de 2013, inférieure aux attentes des experts interrogés par Dow Jones Newswires (+9%).

Elle n'a donc connu qu'une faible accélération, après la hausse de 8,6% sur un an enregistrée sur les deux premiers mois de l'année --le rythme le plus faible depuis 5 ans.

Les ventes au détail, baromètre de la consommation des ménages, ont progressé de 12,2% sur un an en mars, a précisé le BNS, un chiffre en ligne avec les prévisions du marché.

Quant aux investissements en capital fixe --reflétant les dépenses dans les infrastructures--, ils ont augmenté de 17,6% sur l'ensemble du premier trimestre, sensiblement en-deçà des prévisions des analystes.

En dépit du ralentissement de l'économie, les autorités chinoises ont réitéré ces dernières semaines leur intention de continuer leur ambitieux programme de réformes destiné à rééquilibrer le modèle de croissance du pays.

Pékin souhaite doper la consommation intérieure et renforcer le secteur privé, et diminuer la dépendance vis-à-vis des exportations et des investissements dans les infrastructures, tout en rognant les monopoles des grands groupes publics et les sévères surcapacités du secteur industriel.





awp

lundi 14 avril 2014

Chine: la croissance a sévèrement trébuché au T1

Pékin - L'économie chinoise a connu un fort ralentissement au premier trimestre et devrait enregistrer cette année sa pire performance depuis un quart de siècle, selon un panel d'analystes interrogés par l'AFP, tandis que Pékin assure maintenir le cap de ses réformes.



Sur les trois premiers mois de 2014, le Produit intérieur brut (PIB) de la deuxième économie mondiale devrait avoir progressé de 7,3% par rapport au 1er trimestre 2013, selon la prévision médiane de ce panel de 13 économistes.

Pour eux, le chiffre officiel de la croissance - qui sera publié mercredi par le gouvernement - devrait donc marquer une nette décélération par rapport au trimestre précédent (+7,7%).

"C'est un début d'année très maussade, et les principales statistiques publiées ces derniers mois ont été assez décevantes", a souligné Sun Junwei, économiste chez HSBC, pointant notamment la contraction continue de l'activité manufacturière.

"La conjoncture s'est encore dégradée, et les niveaux de la production industrielle comme des investissements en capital fixe indiquent un affaiblissement général", a renchéri Wendy Chen, de la banque Nomura.

Le gouvernement chinois, engagé depuis l'an dernier dans un ambitieux programmes de réformes économiques et financières, semble toutefois prêt à s'accommoder de ce ralentissement: il s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%, ce qui serait le plus faible taux de croissance du géant asiatique depuis 1990.

Les experts interrogés par l'AFP tablent quant à eux en moyenne sur une croissance de 7,4% cette année. En 2013, le PIB chinois avait crû de 7,7%, répétant sa performance de 2012, soit déjà un plus bas depuis 13 ans.


DES "AJUSTEMENTS", MAIS PAS DE PLAN DE RELANCE

Certes, des mesures de soutien très ciblées, dévoilées début avril par Pékin, via des réductions fiscales aux petites entreprises et des investissements dans le réseau ferroviaire, "devraient avoir un impact à partir de la fin du deuxième trimestre, et la croissance devrait en bénéficier", a estimé Mme Sun.

Mais d'ici là, "la croissance pourrait encore reculer davantage au deuxième trimestre, et en cas de morosité persistante, il est probable que les autorités adopteront (à nouveau) des mesures d'assouplissement monétaire et des coups de pouce fiscaux", a renchéri Wendy Chen.

Pour nombre d'analystes, une possibilité pourrait être un abaissement du taux de réserves obligatoires imposé aux établissements financiers chinois, afin de les inciter à offrir davantage de prêts aux entreprises.

En revanche, le Premier ministre Li Keqiang a expressément exclu la semaine dernière toutes "mesures significatives" supplémentaires pour doper l'activité.

De fait, "un plan de relance à grande échelle est très improbable", a relevé Tang Jianwei, analyste de Bank of Communications, un établissement chinois. "Ce sont les réformes qui concentrent l'attention" du gouvernement, a-t-il insisté.

Pékin affiche depuis un an l'objectif de rééquilibrer le modèle de croissance chinoise, en vue de doper la consommation intérieure et le secteur privé, et de diminuer la dépendance vis-à-vis des exportations et des investissements dans les infrastructures, moteurs des dernières décennies.

Les autorités désirent notamment encourager une meilleure allocation des capitaux dans le pays, dont une grande partie sont accaparés par des mastodontes publics peu rentables et des industries lourdes minées par de sévères surcapacités. Ces réformes structurelles sont susceptibles de rogner l'activité et la croissance à court terme.

La Chine enregistrera 7,5% de croissance en 2014 et 7,3% en 2015, à condition qu'elle poursuive ses efforts pour rééquilibrer son économie vers "un modèle plus durable", a prévenu la semaine dernière le Fonds monétaire international (FMI).

Pékin pourrait au final tenter de trouver un juste milieu "entre la poursuite des réformes et le soutien à la croissance", en combinant ajustements structurels et politiques de stimulation, par exemple en renforçant les aides aux petites et moyennes entreprises, a commenté M. Tang.

Une ligne qu'a semblé effectivement esquisser vendredi Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale chinoise.

"Nous n'avons pas besoin de mettre en place de grandes politiques (de relance)", mais la situation économique pourrait "nécessiter des modestes mesures d'ajustement", a-t-il expliqué dans la presse officielle.








awp

jeudi 25 avril 2013

Hollande: Tous les obstacles aux investissements chinois en France seront levés

PEKIN - Le président français François Hollande, en visite en Chine jeudi, a assuré que tous les obstacles, tous les freins aux investissements chinois en France seront levés, alors que son homologue Xi Jinping a souhaité une Europe plus ouverte aux produits et investissements chinois.

François Hollande s'exprimait à la clôture d'un forum économique tenu à Pékin en présence de M. Xi, au premier jour de sa première visite officielle en Chine.

Nous espérons que la France travaillera à faciliter les investissements chinois en Europe, lui avait dit le chef de l'Etat chinois auparavant dans son discours.

Tous les obstacles, tous les freins, toutes les procédures seront levées, lui a assuré en réponse François Hollande.

Nous sommes prêts à accueillir davantage d'investissements chinois en France, a-t-il insisté souhaitant que les entreprises chinoises en France créent davantage d'emplois en France au-delà des 11.000 qui l'ont déjà été.

Le président chinois a de son côté appelé la France à oeuvrer pour que l'UE ouvre au plus tôt des négociations en vue d'un accord sino-européen sur les investissements.

La Chine est prête à importer davantage de produits français, a déclaré Xi Jinping qui espère en retour que la France interviendra pour que l'UE lève les restrictions à l'exportation sur les produits de haute technologie vers la Chine.

Au niveau mondial, les investissements chinois à l'étranger s'élèveront à 500 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, a rappelé M. Xi.

L'an dernier, ces investissements s'étaient élevés à 77 milliards de dollars, avec une progression de 28,6% sur un an.

Donnant la mesure de l'importance présente et future de la deuxième économie mondiale, il a ajouté que plus de 400 millions de touristes allaient se rendre à l'étranger au cours des cinq années à venir.

En 2012, ils étaient 83 millions et ont dépensé quelque 102 milliards de dollars, selon les chiffres des Nations unies.

Les touristes chinois dépensent beaucoup lors de leurs voyages à l'étranger, notamment dans le luxe, mais la France leur a accordé, jusqu'à présent, des visas moins facilement que d'autres pays de l'espace Schengen.

Le président chinois a également indiqué que les importations chinoises atteindraient entre 8.000 et 10.000 milliards de dollars d'ici 2018.

Il s'est également élevé contre le protectionnisme et a plaidé pour la prudence dans la régulation commerciale.

François Hollande lui a assuré que malgré l'ampleur du déficit commercial de la France avec la Chine, qui a atteint l'an dernier près de 26 milliards d'euros, le protectionnisme n'était pas une solution.

Comment résorber ce déséquilibre ? Par le protectionnisme ? Clairement non, a dit le président français.

Xi Jinping a pour sa part affirmé que le gouvernement chinois poursuivait une politique d'achats juste et impartiale, alors que nombre d'entreprises européennes et américaines en Chine dénoncent régulièrement les difficultés d'accès aux marchés publics chinois.

Il a relevé qu'au-delà des domaines traditionnels du nucléaire, de l'aéronautique, de l'automobile, la coopération économique franco-chinoise avait commencé à s'étendre aux économies d'énergie et à la protection de l'environnement, à l'agroalimentaire, à la santé et à l'économie numérique.

La Chine et la France doivent renforcer la complémentarité et l'imbrication de leur intérêts, a encore dit le numéro un chinois.




awp