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Bienvenue sur bip-trading. Ce blog est consacré au suivi des fondamentaux des marchés financiers mondiaux. L'information est centrée sur l'Europe et l'Euroland.

Dans une économie sur la voie de la mondialisation, on se trouve quotidiennement confronté à des évènements et des nouvelles qui bouleverse les sphères économiques et financières.




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mercredi 10 décembre 2014

IPO: sans être spectaculaire, 2014 s'avère être une bonne année

Paris - Sans toutefois être épique, 2014 a été la meilleure année depuis 2010 pour le marché mondial des introductions en Bourse, tant en nombre d'opérations qu'en terme de montants levés, selon une étude publiée mercredi par le cabinet EY.


En 2014, "l'activité des introductions boursières mondiales continue de se renforcer", souligne EY, qui a recensé 1206 opérations pour 256,5 milliards de dollars levés, soit une augmentation de 35% en volume et 50% en valeur par rapport à 2013.

"2014 a été une bonne année pour les introductions en Bourse dans le monde mais a manqué de peu être une année épique", souligne Franck Sebag, associé d'EY en charge de ce rapport, cité dans un communiqué.

"La combinaison d'une faible volatilité pour l'essentiel de l'année, de bons résultats d'entreprises et un manque d'alternative en termes d'investissements a concentré l'appétit pour le risque vers les actions", poursuit l'associé.

Mais "la volatilité sur les marchés actions dans le monde en octobre s'est traduite par un quatrième trimestre 2014 qui a déçu les attentes", souligne le cabinet de conseil.

Pour 2015, "les entreprises pourraient être plus prudentes", estime d'ailleurs M. Sebag.

"Avec l'abaissement des perspectives du FMI (Fonds monétaire international, ndlr) pour la croissance mondiale, le retour attendu de la volatilité, l'année 2015 pourrait être plus complexe pour le marché mondial des introductions en Bourse", souligne l'étude, qui s'attend toutefois à voir l'économie s'améliorer en cours d'année et donc "2015 finir légèrement devant 2014".

Cette année, les Etats-Unis ont mené la danse en termes de capitaux levés, avec 288 opérations pour 95,2 milliards de dollars, soit le plus grand nombre d'opérations depuis 2004 et le plus haut niveau de capitaux levés depuis 15 ans, poursuit EY.

Le Nasdaq, indice des valeurs technologiques de la Bourse de New York, a concentré le plus grand nombre d'opérations au monde tandis que le NYSE était en tête du point de vue des montants, même en excluant la méga opération d'Alibaba.

Les opérations ont été les plus nombreuses dans la région Asie-Pacifique, avec 546 introductions en Bourse pour 81,4 milliards de dollars levés.

Même si aucun secteur ne concentre plus de 16% des opérations à travers le monde, la santé tient le haut du pavé en nombre d'opérations (193, soit 16% du total), suivi du secteur technologique (167, soit 14%) et de l'industrie (142 soit 12%).

Du point de vue des capitaux, le secteur technologique se place en tête avec 50,2 milliards de dollars levés, dont près de la moitié par le géant chinois du commerce en ligne Alibaba.

L'étude couvre les opérations recensées pour la période du 1er janvier au 4 décembre ainsi que les opérations dont la clôture est annoncée pour la fin du mois.





awp

mardi 8 avril 2014

BOURSE de Paris: les trois clés de la réussite (étude EY)

Paris- Quelle est la recette du succès d'une entreprise en Bourse? Celle qui réunit trois ingrédients clés : présence dans les pays émergents, dynamique de croissance et rentrées d'argent frais, selon une étude du cabinet EY (ex-Ernst & Young).

L'étude s'est penchée sur l'évolution des cours boursiers de 102 sociétés de l'indice SBF 120, de début 2009 à fin 2013, et sur le suivi de ces entreprises effectué par les professionnels de marché.

Cette rétrospective des performances des plus grandes capitalisations boursières françaises permet d'expliquer leur niveau de valorisation en Bourse. Un niveau basé sur des critères précis, loin des accusations d'irrationalité dont le marché peut parfois faire l'objet.

"Cette étude (...) confirme l'idée selon laquelle la valeur d'une entreprise reste liée à ses fondamentaux", écrit Nicolas Klapisz, l'associé du cabinet qui a dirigé ce travail de recherche.

Dans leurs notes, les analystes financiers privilégient ainsi, selon l'étude, en priorité la présence dans les pays émergents à forte croissance (62%), le recours à la croissance externe (54%) ainsi que la stabilité de l'activité et la récurrence des flux de trésorerie (47%), pour apprécier la valeur future d'une entreprise.

Pour les investisseurs a priori, "une valeur phare sera ainsi une valeur de croissance, ayant une volatilité limitée de ses cash-flows (flux de trésorerie, ndlr)", souligne l'étude.

Mais au-delà des prédictions d'analystes, les performances réelles des grandes entreprises françaises en Bourse dépendent bien des mêmes critères, selon l'étude.

L'examen des cours de Bourse des quatre dernières années montre que le prix de l'action est influencé à la hausse par la part des pays émergents dans le chiffre d'affaires et par la croissance annualisée de l'excédent brut d'exploitation (Ebitda).

En revanche, la volatilité annualisée de l'Ebitda, qui lorsqu'elle est trop forte empêche de générer des flux de trésorerie, influe à la baisse sur le prix d'une action.

"Ainsi, les marchés financiers réagissent positivement à la croissance, mais négativement à une trop forte volatilité. (...) Si les analystes portent une attention particulière à ces éléments, c'est bien parce que le marché les valorise, et inversement", explique l'étude.

Entre reprise progressive de la croissance et crise des dettes souveraines, la Bourse de Paris a connu des hauts et des bas entre 2009 et fin 2013. Mais "aussi mouvementés aient-ils été ces dernières années, les cours sont donc toujours influencés par la croissance et le risque", rappelle EY.

Les entreprises qui réussissent sont celles qui s'appuient sur "la solidité d'un modèle économique et surtout sur sa capacité à générer des résultats et des cash-flows de manière pérenne", conclut l'étude.

Le cabinet relève également que l'embellie boursière à l'oeuvre depuis 2012 profite en priorité à certains secteurs. Les valeurs qui ont la cote sont celles qui touchent au transport/automobile, à la santé, aux produits industriels, aux télécoms et aux biens de consommation.









awp

samedi 11 mai 2013

DAX: entreprises majoritairement entre des mains étrangères


Francfort - Plus de la moitié des actions des entreprises allemandes cotées sur l'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort étaient détenues par des investisseurs étrangers en 2012, selon une étude du cabinet Ernst & Young publiée vendredi.

En moyenne, environ 55% des actions du Dax se trouvaient dans des mains étrangères l'an passé, tandis que les investisseurs allemands détenaient 37% des titres, affirment les auteurs de cette enquête, précisant que les détenteurs des 8% restants n'ont pas pu être identifiés.

Pour 24 des 30 entreprises du Dax, la part des investisseurs étrangers est passée d'en moyenne 44% en 2005 à 58% en 2012, notent-ils également.

"Malgré la crise de l'euro, les entreprises du Dax sont toujours intéressantes pour des investisseurs étrangers, la part des actions qu'ils détiennent est toujours stable et à un niveau élevé", a commenté Martin Steinbach, chef du département en charge des introductions en Bourse chez Ernst & Young.
En outre, la part des actionnaires étrangers dans les entreprises du Dax les plus performantes tend à se renforcer, selon lui.

Premiers représentés sur le Dax, les investisseurs européens (hors Allemagne) détenaient 26% des actions de l'indice en 2012, suivis des actionnaires d'Amérique du Nord, et notamment des Etats-Unis, qui représentaient à eux seuls une part de 19%, ajoute l'étude.


DEUTSCHE BÖRSE EN TÊTE

Parmi les entreprises les plus prisées par les étrangers, l'opérateur boursier Deutsche Börse était détenu l'an passé à 81% par des investisseurs non allemands, suivi du groupe de chimie-pharmacie Merck (77%) et de l'équipementier sportif Adidas (75%).

A l'inverse, les groupes où les capitaux étrangers étaient le moins présents étaient la compagnie aérienne Lufthansa, où leur part plafonnait à 34%, le constructeur automobile BMW (31%) et le chimiste Henkel (24%).

En outre, les auteurs de l'étude remarquent que les investisseurs institutionnels détenaient en moyenne 63% des actions du Dax, tandis que les parts des investisseurs stratégiques et privés étaient respectivement de 18% et 12%.

Enfin, huit actions sur dix se trouvaient sous la forme de capital flottant, c'est-à-dire susceptibles d'être échangées en Bourse, tandis que le reste des parts était détenu sous forme de capital fixe par de grands investisseurs.




awp

lundi 21 janvier 2013

Banques: regain d'optimisme en Europe pour les six prochains mois


Francfort - Les banques européennes sont plus optimistes pour leur activité dans les six mois à venir, en dépit d'une nouvelle détérioration de la conjoncture attendue dans plusieurs pays, selon une étude du groupe d'audit et de conseil Ernst & Young publiée lundi.

Au total 37% des banques européennes sondées tablent sur une amélioration de leurs activités opérationnelles sur cette période, alors que 24% prédisent le contraire et 39% s'attendent à une stagnation, selon cette étude qui révèle toutefois de profondes disparités selon les pays.

Ainsi les banques britanniques sont particulièrement optimistes pour leur activité (59%), tout comme les banques italiennes (51%), scandinaves (45%) et mêmes espagnoles (37%).

"Les instituts de crédit italiens et espagnols estiment que le pire de la crise de la dette dans leurs pays est passé et que leur activité va désormais repartir de l'avant", a expliqué Dirk-Müller Tronnier, l'un des co-auteurs de l'étude, lors d'une conférence de presse à Francfort (ouest).

Par ailleurs les mesures exceptionnelles de la Banque centrale européenne (BCE) en faveur des banques l'an dernier, comme ses prêts de liquidité sur trois ans et son nouveau programme de rachats d'obligations publiques ont "rassuré" les banques des pays en crise, a complété Claus-Peter Wagner, autre co-auteur de l'étude.

En France les banques sont plus partagées: 30% d'entre elles s'attendent à une amélioration de leur activité, 30% à une détérioration et 41% à une stagnation.

En Allemagne, où l'économie s'est contractée de 0,5% au quatrième trimestre 2012 et où une croissance molle est attendue au premier semestre, les banques sont plus pessimistes: 39% d'entre elles misent sur un déclin de leur activité, 36% sur un statu quo et seulement 25% sur une progression.

Globalement 41% des banques européennes prédisent une nouvelle détérioration de la conjoncture dans leurs pays respectifs, 40% une stabilisation et 19% seulement une amélioration dans les six prochains mois, selon l'étude.

Dans ce contexte, les banques européennes veulent mettre l'accent sur leurs activités de banque de détail -notamment les crédits immobiliers aux particuliers- ainsi que les opérations de dépôt, alors qu'en revanche elles voient rouge pour leurs activités de banque d'affaires et de marché.

Les réductions d'effectifs dans le secteur, un mouvement qui a déjà été amorcé l'an dernier, devraient se poursuivre: 45% des banques européennes prévoient de supprimer des postes dans les six prochains mois, notamment dans leurs services administratifs. Seulement 21% prévoient d'en créer.

Ernst & Young précise avoir réalisé ce sondage par téléphone auprès de 269 banques à travers l'Europe entre novembre et décembre 2012.




awp