Paris - Le secteur manufacturier français a continué à se contracter en mars, à un rythme cependant plus lent que les mois précédents, alors que la période a vu "la plus forte hausse des prix de vente depuis 2009", selon l'indice PMI publié mardi par le cabinet Markit.
L'indice établi à partir d'une enquête auprès d'un panel représentatif composé de plus de 400 entreprises du secteur en France s'établit à 44 points en mars contre 43,9 points en février.
Bien que se redressant très légèrement par rapport à février, et affichant un plus haut de trois mois, il demeure très éloigné du seuil de 50 points qui marque la frontière entre période d'expansion et période de récession.
"La forte détérioration de la conjoncture se poursuit, en mars, dans le secteur manufacturier français, malgré une très légère hausse de l'indice PMI", a noté Jack Kennedy, économiste chez Markit, dans un communiqué.
"Face à l'atonie de la demande, les politiques de prix de plus en plus agressives pratiquées par les fabricants français ne suffisent pas à prévenir une nouvelle baisse soutenue des nouvelles commandes. L'emploi, l'activité achats et les stocks enregistrent de nouveaux reculs marqués, témoignant d'une industrie française aux abois", a-t-il ajouté.
Le volume des nouvelles commandes reçues par les fabricants français se replie pour le 21e mois consécutif en mars, le taux de contraction se redressant légèrement par rapport au mois dernier.
La baisse des commandes est plus marquée sur le marché intérieur que sur les ventes à l'export et entraîne un nouveau repli de la production en mars, à un rythme qui est cependant le plus faible depuis le début de l'année.
Le volume du travail en cours affiche un 11e repli mensuel consécutif ce qui a conduit les fabricants français à réduire de nouveau leurs effectifs en mars. Le taux de contraction de l'emploi reste élevé malgré un repli à son plus bas niveau depuis 3 mois.
Les entreprises manufacturières françaises ont également diminué leurs stocks de produits finis pour le 12e mois consécutif en mars.
Quant aux prix de vente, ils diminuent pour le 3e mois consécutif en mars, au rythme le plus élevé depuis novembre 2009, des entreprises expliquant avoir réduit leurs tarifs afin de faire face à de fortes pressions concurrentielles.
awp
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